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18 décembre 2013

Retour en haute technologie!

ou la preuve que le CANAL+ technologique peut survivre aux aléas économiques et sociaux du moment!
Une petite révolution technologique, un grand pas pour le client ou comment consommer CANAL avec les outils d’aujourd’hui !

Acquiescer et se rendre à l'évidence, my CANAL, ca décoiffe ! Smartphone, Tablettes, PC, Décodeurs… Depuis quelques jours, CANAL+ propose à ses abonnés une nouvelle interface qui révolutionne l’accès et le contrôle des programmes. Le nouveau portail Web my Canal est un service permettant d'accéder à l'ensemble des contenus proposés par Canal+ et Canalsat sur l'ensemble des écrans connectés, et ils le sont tous aujourd'hui! 
 
http://bit.ly/1bcJajx
126 chaînes disponibles en live depuis une connexion Wifi ou 3G et 4G, 4 000 programmes disponibles à la Demande, le streaming opérationnel, bluffant et en plus ça marche ! Avec la possibilité de re-visionner le programme en cours immédiatement et de remonter le temps jusqu’à 8h...
 
L’écosystème technologique de CANAL devient ici réalité! Piloter depuis sa tablette son décodeur, programmer un enregistrement depuis son portable, consommer le programme en cours sur son smartphone, enregistrer son programme et le consommer hors connexion... une nouvelle révolution technologique inventée, développée par les salariés du Groupe et proposée gratuitement aux abonnés !

5 noms de services, 8 adresses Internet en une seule !
Plus besoin de rechercher l’adresse internet de CANALSAT tout en surfant sur CANALPLAY alors que l’adresse CANAL+ n’est pas accessible. Ce nouveau service permet d'unifier les services télévisuels du Groupe Canal +, CanalSat et Canal + sont donc réunit sur cette plateforme. La simplification devient réalité !

Cette application signe peut être enfin le retour de CANAL+ dans le giron des créateurs de technologies innovantes. Espérons que cette éclaircie en annonce d'autres plus ambitieuses encore!

Une belle réalisation collective dont il faut  se féliciter en cette fin d'année 2013 quelque peu bousculée et dans l'attente d'une année 2014 qui devrait être riche en évènements, réorganisation de Vivendi notre actionnaire, arrivée de nouveaux concurrents, développement international...

En attendant ces nouvelles aventures, les équipes de la CGC Médias de CANAL+ vous souhaitent de très belles fêtes de fin d'année! 



Tel 01 71 35 13 17

 


 

14 décembre 2013

J’veux ce poste !

Exaucée !
Cette fin d’année 2013 sera marquée d’une pierre blanche ! Gwenaelle De Chambure n’aura pas eu besoin de déposer ses chaussons au pied du grand sapin sis à l’entrée du hall de CANAL, en devenant patronne du Service Pro, c’est-à-dire la vente de nos abonnements aux collectivités, elle est déjà comblée d’un joli cadeau! Il suffisait pour cela de dire « je veux les marchés pro »! Ce doit être le syndrome iPhone, parler à sa machine pour obtenir tout de suite satisfaction…

Faites l'expérience, dites vous-aussi dans votre combiné téléphonique « augmentation » « mobilité » « respect »… tentez votre chance, mais pour les marchés pro, c'est trop tard, pas assez rapide !

Zut, on avait oublié ! Le poste est occupé. C’est qui? Thierry Mazoyer? Combien d’ancienneté? 25 ans… c’est beaucoup non?! Allez zouu… Trouvez-moi une raison, remerciez-le...!

Injustice ! Cette décision aussi abrupte qu’incompréhensible a mis tout un business et au-delà en émoi! Déstabiliser une équipe qui tourne et maintenait son business dans une période difficile, c’est évidemment logique… dans le Canal+ finissant de 2013 !

« Je veux les marchés pro » ! Scepticisme, ironie, colère ! Vous les égarés de la mobilité, les écartés de la promotion, les détachés et autres missionés, que n’avez-vous demandé à temps votre job de Noël ? Vous n’êtes pas commercial ? Mais qu’importe ! CANAL ou l’expérimentation par l’absurde d’un « management par le déplacement »

Trop fort! Vous êtes aux Achats, allez donc faire un p’tit tour aux Services Clients. Vous êtes de la Finance allez donc au Marketing... Et vous là-bas, de la Technique allez voir si vous ne seriez pas mieux à la Finance... quant à vous de la Distribution, frottez-vous à l'Edition, vous allez apprendre la vraie vie...  ou bien sinon un p'tit poste à Kinshasa, il fait chaud là bas, une belle expérience en perspective pour vous et pour vos proches!

Alors, une directrice financière de haut vol pour installer de l'abonnement dans les prisons, les hôtels et les maisons de retraite, pourquoi pas! Pour se former le caractère et compléter un CV dans l’attente de jours meilleurs?!

Après tout, on apprend à tout âge et en tout lieu ! De plus, cette décision va participer au bien-être de tous, va rebooster le moral des troupes dans une période où tout va bien dans le meilleur des mondes. Pensez-donc, les abonnements rentrent, il y a un peu de TVA en plus à payer, une concurrence qui s’accroit, des procès à mener… mais tout ça n’est rien, faut faire bouger le navire !

A quoi mesure-t-on l’échec d’un politique sociale ? Existe-t-il un thermomètre pour cela? Généralement lorsque cette politique impacte l’économie de l’entreprise et son business. Dans le cas présent, inutile de prendre un cliché !

Alors que la DRH étudie les résultats de son enquête « d’engagement » CANAL+ Moi, certains ont dû comprendre CANAL+ moi d’abord ! Ceux-là devraient pourtant prendre le temps de décrypter le message des salariés et de comprendre que ce type de décision accroit la démotivation, le désengagement, l’inquiétude !

Déçue de n’avoir pu accéder au poste suprême de la fonction financière, refoulée de Canal+ Overseas, il ne restait plus de solution pour notre chère GDC! Sauf un petit arrangement pour satisfaire quelques égos, lorsque les relations le permettent ! Il y avait justement un secteur de la Distribution épargné par le chahutage permanent de ces dernières années, c’était les marchés pro. Et bien voilà c’est fait! Il suffisait d’être patient, tout le monde est maintenant logé à la même enseigne, enfin l’équité. Faudrait penser également à un déménagement du service, ils sont depuis trop longtemps au même endroit, ça fini par engourdir !

Quel sens du bien commun, de l’équité, de la vertu, de l’intérêt général dans cette nouvelle affaire… Il n’y avait donc pas d’autre solution? Et maintenant, à qui le tour ! Tremblez managers, patrons de services, votre tour viendra !

Au-delà de l’incompréhension, il faut d’abord remercier Thierry et ses équipes du travail réalisé. Personne n’a démérité dans ce secteur, bien au contraire. Manager apprécié de ses équipes, il avait su créer un environnement protégé du bazard ambiant. Mais la mise en abîme des business semble être le seul horizon managérial d’une entreprise qui se cherche dans l’inquiétude d’un nouveau monde que certains de ses patrons peinent à comprendre.

Pour avancer sur ce chemin sinueux, c’est surtout de stabilité, de respect, de communication dont nous avons besoin. Au contraire, le modèle managérial actuel s’enferre dans l’absurdité, sourd aux appels et aux plaintes, empêtré dans cette incapacité à reconnaitre l’impasse, à accepter l’erreur, à se remettre en question.

Car le cas de Thierry Mazoyer est emblématique d’un problème de fond qui perturbe l'ensemble de l'édifice depuis quelques années. De grandes compétences nous manquent cruellement, remerciées les unes après les autres depuis des années. Cette fin d’année 2013 est malheureusement rythmée comme les mois précédents par de nombreux départs, des licenciements, parfois économiques lorsque les postes disparaissent totalement des organigrammes. 

Un petit clin d'oeil aux Xavier, Julien, Olivia, Aïcha, Floris, Fabrice, Max et tant d'autres disparus cette année, remerciés sans espoirs pour eux d'un parachutage salutaire! 

Alors, quelles innovations pour changer notre vie de Canalien ? D’abord un changement de politique sociale. Un aggiornamento indispensable et urgent pour que cesse la chasse aux Thierry Mazoyer de tous poils, pour toutes celles et ceux qui croient encore que CANAL peut à nouveau se développer selon des normes humainement acceptables et compréhensibles. Il n'y aura pas d'avenir sans ce changement. ….

En cette période de fête et de souhaits, déposons au pied du sapin nos envies, pour qu’enfin 2014 ouvre un nouveau chemin porteur d’espoirs, pour sortir d’un modèle managérial et RH qui s’épuise, fatigue, démotive !

Bon vent Thierry, merci, et vivement demain!




 Tel 01 71 35 13 17

 
 
 

05 décembre 2013

Jog, déjà de retour !

A peine parti déjà revenu ! JOG, notre ex patron Technique décidemment, ne peut plus se passer de CANAL+! Jo Guegan, après avoir œuvré pendant presque 10 années comme patron de l’ensemble des entités techniques du Groupe, Informatique, Diffusion, Transmission… venait de prendre une retraite bien méritée ! 

Mais voilà, Jog est encore un jeune homme, hors de question pour lui d’aller perdre son temps à couper l’herbe grasse de sa Bretagne profonde, ou de prendre la présidence d’une association d’anciens Canaliens déprimés!

A peine sorti, pot de départ organisé le jeudi, le lundi suivant, Jog se pointe à l’accueil de CANAL avec sa nouvelle et superbe carte de visite « ... bonjour, Monsieur Guegan  prestataire, j’ai RDV avec Mme michu et Mr Machin… »

Avouez qu’après avoir exercé en maître ce dur métier de Directeur Technique à CANAL, de voir s’ouvrir automatiquement tous les jours les portillons de l’entreprise dès son approche, de déjeuner à la petite lucarne, le restaurant VIP interne à CANAL, de rouler en superbe Lexus aux frais de la princesse, essence comprise dans le package toute l'année, cet épisode est bien cocasse. Il serait même risible si, dans le même temps de nombreux salariés, compétents et reconnus ne se faisait remercier parfois abruptement et sans ménagement...  

Acceptable si Jog n’avait pas déjà ajouté de multiples activités à son activité Canalienne historique, vantant par exemple il y a tout juste un an les bienfaits d'une grande marque de... téléviseurs dans plusieurs revues nationales au détriment de certaines règles éthiques. http://bit.ly/IIqvFG
Une incartade de cette ampleur aurait valu le licenciement immédiat de n’importe quel salarié ! Mais ici rien n’est venu troubler la quiétude de Jog, poursuivant son chemin tranquillement au sein de notre belle entreprise!

Ce pourrait être compréhensible si les succès avaient été au RDV, l’accomplissement de grands projets sans heurt ou dégât… Mais la route d’un patron de Technique dans une grande entreprise est forcément chaotique et bordée d’impondérables. Il ne suffit pas de venir du conseil, en l’occurrence de Cap Gemini, pour réussir !

Des centaines de salariés en ont fait la triste expérience pendant des années, ramant parfois sur leur ordinateur, rageant d’attendre une connexion, le chargement d’une vidéo, ou la transmission d’un simple document. Eructant après un contact avec le support technique délocalisé en Pologne, un service bien éloigné pour régler des problèmes locaux…

Pire, en 2004, nous étions la seule entreprise de France et de Navarre à avoir mis en place le poste de travail informatique léger. Ah, vous n'avez pas eu cette chance, vous les p'tits jeunes fraichement arrivés... plus d’ordinateur sur le bureau, des disques durs déjà dans les nuages, pour l'époque une révolution… au final, un véritable fiasco et le retour sur le bureau de chaque salarié d’un bon ordinateur classique…

Un concept sorti certainement de la tête d’un consultant en chambre, isolé dans son labo, ou d’un fournisseur intelligent capable de vendre du vent à la plus grande entreprise audiovisuelle de France !  Heureusement tout cela n’est plus que mauvais souvenirs…

En 2004, le renouveau managérial devait favoriser la révolution technologique. Un décodeur nouveau chaque année, moderne et produit à bas couts en Chine ou en Inde, des systèmes de gestion qui devait résoudre toutes les difficultés opérationnelles bref, des outils du 21ème siècle mis à disposition de salariés déboussolés, alors que nous sortions d’une crise financière dramatique abasourdi par la possible disparition de l’entreprise après l’épisode Jean Marie Messier !

Les muscles de Jog allaient nous aider à sortir de l’ornière, on allait enfin savoir ce que le mot technique voulait dire… On a cru… On a vu…

Entretemps ces dernières années, Jog a laissé partir de nombreuses compétences, accepté de licencier des salariés engagés qui ont dû parfois se battre pour faire valoir leurs droits élémentaires. Eux n’ont pas eu cette chance de revenir avec en poche un nouveau business et de poursuivre leurs affaires avec CANAL. Certains se sont retrouvés à la rue, à peine remerciés des jours et des nuits à déménager des pans entiers de l’entreprise, à résoudre des problèmes colossaux pour que tourne nos business sans qu'auncun client ne soit affecté, et ils ont réussi!

La plupart de ces salariés évincés ont pu rebondir, prouvant qu’une autre vie pouvait être possible après CANAL, obligés à se recaser, à rechercher un espace de survie


Aujourd’hui, un autre jour technologique est en marche. C’est pourquoi le retour immédiat de notre ancien patron questionne. Mais que vient-il donc faire à nouveau dans cette galère alors qu’il pourrait profiter enfin du temps qui passe ? Lire et relire notre blog lui aussi vieux de 10 ans, adhérer à notre syndicat et prendre sa part au débat social maintenant libéré de ses obligations de réserve !

Et bien non, apparemment on ne peut décidément pas quitter CANAL comme ça ! Vraiment cette entreprise est trop attachante, trop intéressante. Et puis jetez un œil sur les petits que l’on a placé et vérifier qu’ils ne font pas de connerie, qu’ils sont bien les produits de JOG... il vaut mieux être à l’intérieur de temps à autre…

Quel talent! Dès le lendemain de son pot de départ, présenter sa nouvelle entreprise, cela a dû prendre du temps de monter ce nouveau business. Car Jog n’a pas participé aux réunions de préparation à la retraite, il a officié jusqu’à son dernier jour, alors…

Alors que certains de nos dirigeants considèrent que l’on ne devrait pas passer plus de 5 ans dans la même entreprise, sauront-ils faire comprendre qu’ajouter des années de prestations sécurisées… et pour cause… après 10 années de bons et loyaux services, suffit à dévaloriser leur conception du management opérationnel ? Rien n’est moins sûr ! N’est pas Jog qui veut !!

Bon vent et bonne "retraite"à notre cher JOG!

 
 Tel 01 71 35 13 17

 
 
 

02 décembre 2013

CANAL+ Afrique, filiale de CANAL se développe… à marche forcée sur le plan social !

Quand l'Afrique souffre!
Il ne s’agit pas du dernier film réalisé par Philippe de Broca mais de la situation des salariés Parisiens de CANAL + Afrique, filiale contrôlée à 100% par CANAL+. Cette société affiche chaque année de bons résultats, et pour cause ! Inscrite à l’agenda du Groupe comme une priorité pour pallier au ralentissement des activités en métropole, CANAL+ Afrique bénéficie d’un fort potentiel sur des marchés porteurs à très forte croissance.

Installé en Afrique du Nord depuis 1984, CANAL+ Afrique se devait d’élargir son marché aux autres pays qui connaissent aujourd'hui des taux de croissance importants, où apparait une nouvelle classe moyenne friande de consommer comme ici et voulant disposer du meilleur des technologies. CANAL+ investi ces territoires selon un modèle intégré développé en France avec quelques variantes adaptées à l’environnement culturel local. Rien de plus normal, nous aurions dû franchir le pas depuis des années… mieux vaut tard…

Si ce développement économique et technique est nécessaire, indispensable et judicieux,  en revanche, il se paie parfois au prix fort sur le plan social, notamment pour les équipes basées à Paris!

Les équipes de Direction et de Pilotage basées sur le site de Boulogne Billancourt souffrent de ce développement réalisé avec des moyens humains et financiers extrêmement contraints. Des moyens réduits comme pour l’ensemble du groupe CANAL+, une politique de réduction des coûts drastiques qui imposent aux patrons de business, des choix aux limites de l’acceptable. Charge de travail parfois colossale où il n’est pas rare de trouver un salarié réalisant les tâches et missions de 2 postes ou 2 postes et demi, organisation en tension, budgets élagués, salaires étriqués… !

CANAL+ au travers de sa filiale est aujourd’hui présent dans + de 25 pays. Les enjeux et les objectifs fixés depuis Paris pour les équipes déployées en Afrique sont très ambitieux. Mais en France, aucune ressource supplémentaire ne vient accompagner le développement naturel de nos activités à l’étranger. Pire, les départs se multiplient. Cette politique sociale impacte le fonctionnement de cette entité au mépris du respect de certaines règles, celles qui régissent à minima le droit social.

Notre syndicat considère que cette situation est anormale et s’inquiéte pour le proche avenir! On ne pourra obtenir de résultats conséquents et durables sans un développement symétrique en métropole avec l’attribution de moyens humains et financiers supplémentaires. Il est urgent de cesser de réduire et de pressurer des équipes investies au-delà du raisonnable. Une situation qui empire à mesure que le développement des activités se poursuit.

Certains salariés Parisiens sont épuisés et inquiets devant l’ampleur de la tâche et de la charge de travail à accomplir. La multiplication des projets de toutes natures et dans tous les secteurs d’activités doivent être réalisés dans des temps extrêmement limités et avec le minimum de moyens. Ces impératifs finissent par  lasser des salariés épuisés et en manque de reconnaissance  

Le nécessaire renforcement des équipes Parisiennes est indispensable pour accompagner le développement des filiales locales, des points de ventes indirects et des boutiques qui ouvrent sur le territoire Africain.

Hors, en évinçant parfois en virant manu militari et sans alerte préalable des salariés pris au dépourvu, CANAL+ Overseas fragilise son modèle social et sa capacité à réaliser ces objectifs ambitieux. CDD, stagiaires, contrats en alternance constituent aujourd’hui l’essentiel des recrutements. Ces recrutements à bas coûts sont réalisés en contradiction avec certaines règles du droit social qui veut qu’un stagiaire soit en… stage lorsqu’il intègre une entreprise, qui veut qu’un CDD de remplacement laisse sa place lorsque le salarié qu’il remplace revient de sa formation ou d’une absence légale, qui veut qu’un CDI dont le poste est supprimé bénéficie d’une procédure de licenciement économique…

Les trois prochaines années sont présentées comme cruciales et déjà très chargées… des annonces qui, dans la situation présente, ne cessent d’inquiéter la majorité des salariés Parisiens. Les aides et soutiens apportés par la maison mère n’y suffiront pas ! Si CANAL+ Overseas organise et pilote, CANAL+ Afrique réalise mais dans des conditions opérationnelles qui se dégradent fortement.
 
C’est pourquoi le siège des activités à Boulogne est entré en tension. Une tension perceptible, une inquiétude qui s’accroit dans un désert syndical, CANAL Overseas restant à l’écart du droit social interne, en dehors de l’UES, l’Unité Economique et Sociale dont bénéficie les 4 000 autres salariés du Groupe CANAL. Un statut plus protecteur que nous ne cessons de revendiquer, mais un peu seul, pour les salariés de cette filiale.

Là comme ailleurs, un certain modèle de management peut être également questionné lorsqu’un patron de business considère qu’il faut balayer l’historique et reconstruire sur de nouvelles bases. Faire fi du passé social de l’entreprise, de l’histoire individuelle et collective des équipes, nourrissant l’inquiétude lorsque de mesures prises parfois abruptement déstabilisent et inquiètent. 

Cette pompe Afrique de CANAL+ a un besoin urgent de carburant, de reconnaissance et de respect! Ces salariés qui  participent fortement à l'atteinte de ces résultats ne reçoivent en retour bien souvent que brimades ou sanctions. Certains se sentent fragilisés, victimes d’une politique sociale et managériale inexpliquée, où l’enjeu semble être de faire partir toutes celles et ceux indociles ou n’entrant pas dans l’épure du moment 

Il faut que cela change! Il faut cesser de pointer du doigt les salariés de CANAL + Afrique et leur donner les moyens d’accompagner dignement en métropole le développement de nos activités du continent Africain. Ces salariés-là obtiennent des résultats incontestables et incontestés, ils ont fait la preuve de leur investissement, managés par un Directeur Général reconnu et respecté. Il suffirait de peu pour que l’harmonie revienne, pour que s’ouvre un nouveau chemin de développement borné par le respect et la reconnaissance.

En attendant et en espérant, nous devrions également poursuivre l’intégration dans l’UES des équipes de Canal+ Overseas! Dès lors, les salariés de ces entités seraient mieux protégés, accompagnés, conseillés. C’est aujourd’hui impossible car cette muraille nous interdit d’aller plus avant socialement. Une ineptie que les salariés de Canal+ Overseas commencent à payer au prix fort.

Alors vous, salariés de CANAL+ Overseas et de CANAL+ Afrique, persuadés que l’intérêt individuel et collectif impose une intégration à l’UES de CANAL+, prenez la parole, exprimez-vous individuellement et collectivement auprès de vos représentants du personnel afin de faire avancer ce débat. Nous sommes à votre disposition pour discuter de ce projet, en mesurer les enjeux, balayer les contre-vérités et les inepties colportées en interne.  Pour faire entrer CANAL+ Overseas dans une spirale sociale vertueuse et protectrice, il n’y a pas d’autre solution que l'intégration. Contactez-nous !
 
 Tel 01 71 35 13 17

 

 

26 novembre 2013

Vivendi se Bollorise…

C’est fait ! Après des mois d’atermoiements, la direction de Vivendi annoncera demain dans la presse la scission des activités du Groupe en 2 entités, d’un côté SFR qui va prendre ainsi son indépendance et de l’autre un pôle médias constitué de CANAL+, Universal Musique et GVT la filiale télécom Brésilienne !

Comme le précise le communiqué publié par Vivendi hier soir, le pôle média sera présidé par… Vincent Bolloré himself et un DG Arnaud de Puyfontaine, encore inconnu dans cette galaxie aux entrées restreintes, aujourd’hui patron de groupe de presse en Angleterre.
Arnaud de Puyfontaine n’est pas sans connaissance à l’intérieur du Groupe Vivendi puisqu’il a commencé sa carrière chez Rhône Poulenc, une entreprise alors dirigée par Jean René Fourtou et dont est issue également Bertrand Meheut.
Maintenant que la messe est dite, reste à mettre en musique le requiem puis la symphonie qui devraient retentir lors de la prochaine assemblée générale des actionnaires actuels de Vivendi lorsque ceux-ci valideront le projet ainsi présenté et la nomination des nouveaux patrons des 2 groupes constitués.
Sur les plans stratégiques, économiques, sociaux ou financiers,  toutes les questions et les options sont maintenant ouvertes pour vérifier que les deux entités vont bien créer du plus, de la valeur, dans chacun de ces segments et ne pas se traduire à terme par une fragilisation globale et un risque plus important que dans la construction juridique actuelle.
Un grand gagnant dans cette affaire, pour l’instant, les marchés financiers, qui vont peut-être enfin reconnaitre la valeur réelle de nos activités notamment médias, dépréciées depuis plus de 10 ans. Mais ces marchés sans âmes sauront aussi sanctionner s’il le faut de nouveaux faux pas ou tergiversations.
Sur le plan social, il est évidement trop tôt pour mesurer
les conséquences d’un tel chambardement qui n’est pas sans rappeler l’épisode Messier de 2001. Côté CANAL, la cure d’amaigrissement suivie depuis plusieurs années fait de notre entreprise une proie aux atours plus présentables.
Mr Bolloré arrive donc à ses fins en prenant le contrôle direct d’un ensemble d’activités qui vont devoir être soutenues financièrement dans leurs développements, des investissements futurs importants que permettront une dette apurée par la vente d’actifs réalisés, Maroc Telecom ou Activision Blizard !
Le calendrier est maintenant clair ! Une mise en musique progressive qui sauf accident, devrait arriver à terme vers juin 2014.
Autre conséquence potentielle, l’accélération du calendrier pour le renouvellement du management de CANAL+. Une époque s’éteint, une autre est en gestation...
Naître c’est faire naufrage sur un ile... (Peter Pan 1904) Espérons que notre nouvelle ile soit paradisiaque !
A suivre en détail dans nos éditions papiers et électronique!


 Tel 01 71 35 13 17

 

 

20 novembre 2013

L'apologie de "la réorg..." dans nos entreprises déboussolées

Comment ça va le travail? Tout va bien, mais on est en réorg... Que vous preniez le métro, que vous discutiez avec des amis, en famille, avec vos collègues de votre job, dans tous les cas,  "la réorg" semble être le nouvel horizon de nos entreprises, visiblement malades d'un monde qu'elles ont de grandes difficultés à appréhender !

Et quoi de plus naturel lorsque l'on ne comprend plus son environnement, que de vouloir le faire bouger à l'image d'une toupie que l'on ferait tourner sans fin quitte à s'étourdir soi-même

Faites bouger vos organisations, parce que le monde bouge, pour s'adapter à la numérisation globale, pour éviter que vos collaborateurs cédéisés s’habituent au confort établi, pour mettre en mouvement permanent le corps social de l’entreprise,  pour…, on ne sait même plus parfois pourquoi il faut encore se réorganiser, mais il faut que ça bouge même si les conséquences de ces mouvements sont bien souvent improductifs ou anxiogènes...

Déménagement, changement de périmètre, réaffectation, mobilité, changement de statut, éviction, tout est bon pour justifier la mise en abîme des organisations!

Les résultats de cette politique sont souvent affligeants parfois inquiétants. Une grogne qui partout s'amplifie, une incompréhension des objectifs business, une anxiété grandissante pour des salariés qui se demandent chaque matin s'ils vont retrouver leur bureau, leur collègue, se faire convoquer par la RH, apprendre dans le couloir qu’il déménage,  découvrir par hasard le départ de leur manager, stupéfait parfois d'apprendre qu’il ont été dégradé dans leur statut, dans leur fonction à l’insu de leur plein gré…

Dans quel environnement social vivons-nous? Un monde parfois déconnecté des réalités sociales et humaines où, après avoir orienté les organisations autour du seul Dieu de la Finance, quelques dirigeants basculent au tout organisationnel, nouvel eldorado pour des business efficaces et donc supposés plus rentables!

Et comme il faut aller vite, plutôt que de prendre le temps de la réflexion collective, plutôt que d’analyser les conséquences de décisions qui s’avèrent bien souvent destructrices de valeurs, ces responsables déboussolés voire tétanisés par la transformation rapide d’un monde incertain, avancent à marche forcée, à l’aveugle sur un modèle de pensée qui vieillit à la vitesse de la lumière

CANAL ne déroge pas à  la règle, pire, l'entreprise pourrait constituer un cas d’école, un sujet d'étude intéressant dans ce qu’il a parfois de caricatural. Deux objectifs primaires peuvent expliquer malgré tout ces mouvements internes : des économies budgétaires à réaliser et la mise en mouvement d’un CANAL historique qui vieillit trop vite et n’est plus tendance !

Si la nécessité d’une transformation de l’entreprise ne fait pas débat, la méthode, elle, pose problème. Décidée en chambre, par quelques personnes de la DRH, omnipotente en la matière, ces réorganisations viennent à se confronter aux réalités opérationnelles souvent plus complexes qu'envisagé à l'origine. L’humain, et c'est heureux, ne se réduit pas à une équation scientifique. Dès lors, l’incompréhension s’ajoute à l’inquiétude créant en certains endroits des situations relationnelles délétères, conflictuelles

Il faut pourtant avouer qu’il serait assez simple de procéder autrement. Tout d’abord en s’appuyant sur les relais que constituent à tous les échelons de l’entreprise le management intermédiaire. Autre acteur sensibilisé aux difficultés du terrain, disposant d'une bonne connaissance des business, la représentation du personnel. Mais là, c’est l’autisme qui l’emporte… Occupez-vous de l’arbre de Noël, et laissez-nous décidez du reste, nous savons !

Certaines initiatives sont pourtant encourageantes. Par exemple, des formations destinées aux manageurs pour sensibiliser, expliquer l’environnement social interne. Des idées que nous portons depuis des années considérant qu’on manage d’autant mieux lorsque l’on est sensibilisé aux actions des différents acteurs sociaux en interne comme en externe. De ce point, la tâche est immense.

Qui est donc cet inconnu, le représentant du personnel ? Nous aurions aimé apporter notre pierre et notre expérience dans ces formations comme acteur engagé au sein de l’entreprise, mais là encore c’était trop demander. Faire intervenir un syndicaliste devant une assemblée de managers dans une réunion organisée par la RH apparait en 2013 à CANAL+ encore incongru… ! Le chemin sera encore long pour que l’intelligence l’emporte sur la contrainte ou la sottise...

Ce n’est pas vrai partout, et les projets déployés dans notre CRC Rennais constituent en cela une belle avancée. Une ouverture sur l’environnement externe, une écoute affinée des salariés et de leurs projets, au final des axes de développement individuels et collectifs au service de tous et de chacun, dans l’esprit qui nous anime, servir les intérêts des salariés sans desservir l’entreprise. Il faut saluer cette expérience. C’était notre proposition en matière de gestion des carrières, nous ne nous sommes pas tromper dans notre analyse comme dans les outils à déployer. Malheureusement, cela reste une expérience…

Réorg réorg… oui c’est indispensable. Mais la réussite de ces mouvements impose tout d’abord le respect des acteurs de terrain, seuls à même de comprendre les tensions sociales à l’œuvre et de leurs extensions en cas de changement. Echanges approfondis, timings élargis, respect des acteurs sociaux et des IRP, dialogue encore et toujours pour que CANAL en se réorganisant ne perde pas son âme et conserve des troupes volontaires et motivées s'il n'est déjà trop tard ! Une utopie? Non, une nécessité urgente!

La réussite de nos projets futurs ne passe plus par le secret des décisions de quelques-uns pour tous. Nos modèles de business sont anglo-saxons ? Mais où sont nos modèles sociaux ? Nous appelons depuis longtemps au renouveau social. Il n’est plus indispensable, il est urgent de la mettre en œuvre

2014 sera peut être l'année de ce renouveau ! Le futur pôle médias issu de la segmentation des activités de Vivendi ne saurait prospérer sur un terreau social archaïque. C'est peut être là que se trouve la clé du changement... où alors...


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