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28 juin 2013

L’innovation à CANAL, c’est aussi dans le social…

Pour la première fois dans l’histoire de CANAL+, et peut-être dans l’histoire d’une grande entreprise Française, une Direction Générale décide de prendre part à l’élection des responsables d’un Comité d’Entreprise!

Y avait-il péril en la demeure? Un dysfonctionnement majeur ? Une impasse empêchant le bon fonctionnement de cette instance ? Non, simplement une volonté, une envie de peser sur le choix des responsables élus qui auront à administrer le Comité d’Entreprise ces trois prochaines années. Mais en agissant ainsi, il faut admettre que la direction de CANAL+ rompt un devoir de neutralité nécessaire à la permanence d’un dialogue social ouvert, équilibré et constructif.
Le législateur a effectivement prévu que le président,
représentant l’employeur au CE, puisse prendre part à l’élection du Secrétaire de l'instance. En réalité, le pouvoir du Président d’un Comité d'Entreprise est déjà exorbitant sans qu’il lui soit nécessaire d'en prendre "le contrôle politique". C’est en effet à lui qu’il revient de le convoquer et d’établir l’ordre du jour conjointement avec le Secrétaire élu... et il reste l'Employeur, y compris face aux élus d'un Comité d'Entreprise.  

En agissant ainsi, la Direction de CANAL+ retire au CE son autonomie de gestion et de gouvernance et perturbe son fonctionnement. En prenant position en faveur d’un syndicat plutôt que d’un autre, elle crée une situation ambigüe et inconfortable pour le bénéficiaire quel qu’il soit, une ingérence qui fragilise la légitimité des élus ainsi désignés.

Nous pouvons considérer que c’est une décision grave et lourde de sens pour la démocratie sociale dans la première entreprise audiovisuelle de France. En agissant ainsi, la Direction de CANAL+ et sa DRH Sophie Guieysse, refuse de laisser la démocratie sociale fonctionner normalement. Le code du travail a effectivement prévu un vote du Président du CE pour l’élection du Secrétaire, rien de plus. Mais nous considérons que cette disposition du Code du Travail doit être exploitée lorsque l’élection du Secrétaire est rendue impossible par un blocage dans le fonctionnement de l’instance… Hors à CANAL+, l’instance issue de la dernière élection de juin fonctionne normalement, aucun blocage administratif ou juridique ne justifiait l’intervention de la Direction pour la désignation de ses responsables.
Perte de neutralité, légitimité fragilisée, pourquoi donc prendre un tel risque alors que s’ouvre à nous une nouvelle période troublée qui nécessite de rassembler l’ensemble des acteurs sociaux autour de la refondation d’un modèle économique bousculé et d'un environnement social qui se dégrade?
Multiplication des départs, licenciements, ruptures conventionnelles, démissions, mutations, l’iceberg social dérive vers toujours plus d’autocratie. Nous savons que les mois qui viennent vont être sujets à bouleversements. C’est pourquoi nous avions tendu la main lors de ces élections, persuadés que l’intelligence l’emporterait sur l’intransigeance.
Nous étions surement trop optimistes ! Mais notre volonté reste intacte. Elle présuppose toutefois un respect réciproque et une acceptation de la démocratie sociale indispensable pour un dialogue permanent, décrispé, ouvert. Ce n’est pas malheureusement le choix de notre Direction aujourd'hui et nous ne pouvons que le regretter.

A l'occasion de ces dernières élections notre syndicat, la CGC Médias, a progressé dans les urnes de 100% en trois ans. Elle pèse aujourd’hui 40% de représentativité dans le collège encadrement. En agissant comme elle l’a fait, la Direction de CANAL+ refuse de considérer ce changement radical dans l’organisation sociale de notre entreprise. C’est une erreur, une faute. Ce n’est pas un bon signal donné aux 4 000 salariés du groupe, au 10 000 autres qui travaillent pour nous directement ou indirectement.  
Cette situation ne nous empêchera pas d’agir partout où nous sommes pour le bien des salariés et de l’entreprise. Mais nous aurions préféré que la Direction de CANAL+ reste neutre comme ce fut le cas ces trente dernières années.
Le nouveau  CE de CANAL+ devient ainsi le premier CE de France "cogéré". La logique voudrait dans ces conditions, que la présidence de l'entreprise se propose aux suffrages des salariés. En acquérant ainsi une légitimité mesurable, sa participation à l’élection du bureau du Comité d’Entreprise prendrait alors tout son sens… si bien sur les résultats étaient au RDV! Mais non décidemment, le modèle gagnant à l'Allemande restera encore longtemps une utopie.     

Le changement, ce n’est pas encore pour maintenant !



 

 Tel 01 71 35 13 17

 
   

16 juin 2013

DIALOGUES, pour la première fois en France, des Intermittents veulent prendre leur place comme représentants du personnel dans une grande entreprise de l’audiovisuel !

Comme une révolution !
DIALOGUES, ce sont des salariés Intermittents qui ont décidé de se présenter aux élections professionnelles de CANAL+!
 
C’est une première en France. Au premier tour de ces élections professionnelles, un Cadre Intermittent présenté par notre syndicat Philippe Hournon de Groland, a été élu. La liste DIALOGUES est née de la volonté des Intermittents au statut Employés de prolonger ce premier succès pour prendre la place qui leur revient dans le débat social interne à CANAL+
 
Ils sont des milliers à travailler en permanence pour CANAL+, il était normal que leur expression soit portée par eux dans les instances sociales. Le poste de Délégué du Personnel, c'est un premier pas qui devra être transformé!
 
Cette initiative originale pourrait peut-être changer la donne en permettant une expression libre et constructive de ces salariés auprès de la Direction de CANAL+. Aujourd’hui, la seule alternative qui s’offre à eux, c’est de se taire ou bien de prendre le chemin qui les mène bien souvent jusqu’à  l’inspection du travail lorsque le contentieux devient le seul mode possible de défense de leurs intérêts!
 
Soutenir la liste DIALOGUES pour ce deuxième tour des élections professionnelles à CANAL+, c’est envisager autrement la place des Intermittents dans le débat social de nos entreprises de l'audiovisuel. Il s’agit de tenter d’ouvrir un nouveau chemin car entre résignation ou contentieux, il existe de toute évidence une voie médiane faite de concertations, d’échanges, de débats… de DIALOGUES !  

Une autre manière d’aborder au fond les problèmes posés par ces milliers de salariés engagés pour certains depuis des décennies. Rémunération, carrière, mobilité, reconnaissance professionnelle, formation, engagement social, congés maternités… les sujets sont légions. Le contexte juridique est également propice au renouvellement de la réflexion alors que le sujet fait de nouveau débat au plan national
 
Des structures associatives et syndicales sont à la manœuvre depuis des années sur l’intermittence. Leur présence est indispensable et primordiale. Mais pour la première fois, avec DIALOGUES, des Intermittents élus représentants du personnel pourront aborder d’une nouvelle manière leur relation avec leur employeur
 
Eux et eux seuls sont à même d’exprimer et de porter leurs revendications à l’intérieur des entreprises qui les emploient. C’est le pari que nous prenons en soutenant cette liste inédite et indépendante ! 
 
Le succès de cette initiative pourrait à terme permettre de renouveler le débat dans notre secteur d’activités. Radio-France, TF1, M6, CANAL+, des milliers d’intermittents travaillent au succès de nos émissions. Ils doivent prendre toute leur place dans le débat social qui les concerne directement. Les spécificités des métiers de l’intermittence dans l’audiovisuel, la nature même des missions qui leurs sont confiées, les frontières parfois ténues entre contrats en CDI ou Intermittents imposent de porter un regard renouvelé pour sortir du déni ou du conflit
 
Nous mettrons à leur disposition notre expertise technique et juridique afin de les accompagner et faire de cette initiative originale un tremplin pour un dialogue constructif et permanent!
 
Soutenir et voter pour ces candidats et permettre d'envisager autrement l'avenir de ces milliers de salariés de CANAL+! La CGC Médias de CANAL+ soutien cette initiative historique pour que ces contrats précaires ne se transforment en une nouvelle variable d'ajustement budgétaire et sociale!  
 
 Tel 01 71 35 13 17

 
  
 

11 juin 2013

Offshore, test ou pilote…?

…finalement même les dirigeants en charge de ce dossier ne savent plus très bien.

C'est en tout cas ce qui ressort de l’expression de Laurent Fiscal patron de la Direction Commerciale de CANAL+.  Questionné sur le pourquoi d’une nouvelle délocalisation de certains services dont il a la charge côté commercial et marketing, le test ou le pilote pour lui, c’est kif-kif….

Et où va-t-il installer ces prestataires ? Au Maroc évidemment ! deux mois après Olivier Le Gallo, patron des Services Clients, qui a décidé de la même destination pour des centaines de prestataires travaillant pour CANAL+, c'est au tour de la Direction Commerciale, le hasard bien sur!
http://bit.ly/14CsfcQ

Le constat est clair, c’est un début de délocalisation qui prend rapidement de l’ampleur… Il y a deux mois nous nous sommes alarmés de la délocalisation de nos prestataires de la relation clients vers ce pays ensoleillé. "Ne vous inquiétez pas nous faisons un test grandeur nature" répondait alors la direction concernée.
 
Cette même réponse fut transmise à notre actionnaire Vivendi auprès de qui nous recherchions les raisons de cette délocalisation de centaines d’emplois aujourd’hui basés en France. Depuis 30 ans, les Centres de la Relations Clients de CANAL+ sont installés en métropole. Mais voilà, le contexte imposerait de poursuivre la politique d’économies engagée depuis des années quitte à balayer d’un revers de contrat des centaines d’emplois basés sur notre territoire, mettre dans la difficulté autant de familles tout en rompant le contrat moral qui lie CANAL+ pour que notre entreprise serve en France les intérêts sociaux de notre pays, sur notre territoire.

Des millions de chômeurs hantent Pôle Emploi, peut être encore des centaines de milliers supplémentaires ces prochains mois et nous devrions accepter cet état de fait ? Certains responsables sont si peu à l’aise avec cette opération qu’elle a été montée dans le plus grand secret, un roman digne du Rainbow Warrior… mais chacun se souvient de l'épilogue de cette triste affaire!

Test ou pilote aujourd'hui et demain, épreuve, essai, expérience, expérimentation…? On se moque des élus et représentants du personnel de CANAL+ à qui l’on fait prendre des vessies pour des lanternes. Ce genre d’opérations nécessite des mois de préparation, de négociations, de mise en place de structures d’accueils sur
place, de processus de recrutements, de formations, etc. On ferait tout cela pour une période de test ? Allons, même le plus bleu des élus du personnel verrait rouge !
Est-ce ainsi qu’une filiale importante de vivendi remercie la collectivité pour avoir  profité pendant des années du bénéfice mondial consolidé  le BMC, des milliards d’euros d’économies fiscales en contrepartie de la création d’emplois dans… la relation client notamment !

Hier la Direction des Services Clients, aujourd’hui  la Direction Commerciale et demain nos centres internes? Dans le contexte économique actuel, chacun doit porter sa part. CANAL+ doit éviter toute délocalisation de l’emploi hors de France. Nous réussirons mieux nos mutations internes en gardant nos emplois… et nos abonnés, car ces salariés sont aussi des consommateurs de nos chaînes.

Direction Commerciale, Direction des services clients, Direction Technique, nous revendiquons le maintien de l’activité et des emplois en métropole. Pour l’emploi, pour l’avenir, c’est en France que l’on doit développer, chaque fois que cela est possible, nos activités!


 Tel 01 71 35 13 17

 
 

06 juin 2013

Demain est un autre jour... Nous y sommes !

La nouvelle loi sur la "Sécurisation de l'emploi" est passée au Parlement. Elle est devant le Conseil Constitutionnel. Une fois validée, ce dont personne ne doute, elle changera profondément le Code du Travail. Hors, seuls les syndicats qui auront obtenus 50% de représentativité au 1er tour des élections du Comité d'Entreprise pourront peser sur les négociations relatives à l'application de cette loi.

Licenciements, mobilité, gestion des carrières, consultation du Comité d’Entreprise, prévoyance, rémunération, durée du travail, des sujets qui devront faire l’objet d’une négociation pouvant devenir obligatoire en cas de difficultés conjoncturelles... Autant dire que toutes les entreprises vont être concernées par ces bouleversements.

Pour CANAL+, ce scénario est loin d'être exclu dans les 18 mois qui viennent ! On mesure ici la responsabilité des futurs élus et responsables syndicaux lorsqu’ils devront participer à ce type de négociations.

Un accord de "maintien dans l’emploi" ne pourra être conclu qu’en cas de difficultés économiques conjoncturelles dans l’entreprise. Le diagnostic de cette situation sera analysé avec les organisations syndicales représentatives. Le Comité d’Entreprise pourra également intervenir et nommer un expert-comptable.

L’accord pourra "aménager" la rémunération et  la durée du travail En contrepartie de cet accord, l’entreprise devra s’engager à maintenir les emplois pendant la durée de validité de l’accord. Pendant cette période, d’une durée maximale de deux ans,  les licenciements pour motif économique seront suspendus. En revanche, les salariés qui refuseraient de se plier à ces nouvelles règles pourraient être licenciés.

La mobilité est elle aussi concernée ! Aujourd’hui, hormis les commerciaux, lorsque le salarié signe son contrat de travail sauf stipulation contraire, il peut être nommé dans un rayon de 50 kms autour de son lieu habituel de travail.

Demain, avec cette loi, il en ira tout autrement ! La direction d’une entreprise pourra engager une négociation portant sur les conditions de mobilité professionnelle et géographique. Un accord dit "de mobilité interne" permettra ainsi à l’employeur d’effectuer des modifications de poste ou de lieu de travail. Une fois négocié et appliqué, le salarié qui refuserait de se plier à l’accord conclu  pourrait être licencié.

Un élément important de cette loi porte sur le développement de la GPEC ou gestion des emplois et des compétences. La négociation de cette GPEC s’élargit au champ de la mobilité professionnelle, de la formation professionnelle, des recours aux différents contrats de travail, CDD, CDI, Intermittents, stagiaires, prestataires…

Cette négociation porte également sur les conditions d’accès et le maintien dans l’emploi des salariés âgés et de leur accès à la formation professionnelle…

Sans oublier les nouvelles procédures en cas de licenciements collectifs profondément modifiées par cette loi. En cas de projet de cette nature, les entreprises devront soit négocier un accord collectif avec les organisations syndicales et le présenter au Comité d’Entreprise pour recueil d’un avis, soit établir un document unilatéral devant être homologué par l’administration. !

Cette loi devrait entrer en application très prochainement, elle modifie en profondeur l’ordre social établi et le code du travail !
 
Elle donne aux représentants du personnel encore plus de responsabilités dans les négociations qui devront être menées de gré ou de force

Demain est un autre jour, nous y sommes!




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