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28 mars 2012

Des entretiens annuels sous tension...

Tous les ans à pareille époque, revient le rituel des entretiens annuels! Mais cette année semble marquée par un changement, une évolution sensible dans ce qui est décrit par certains managers... ou DRH de pôle!.

Défaut de communication, manque de partage, réactivité insuffisante, leadership à développer… Tout est bon pour déstabiliser ici où là des dizaines de cadres, le tout sans justification réelle au regard du travail réalisé.

Des propos reproduits à l'identique sur de nombreux entretiens, comme si le copier/coller, ou le bouche à oreille fonctionnait à plein. Trouver des arguments pour déstabiliser ne serait donc pas aisé... quand tout va bien! 

Les salariés que nous rencontrons nous ont tous fait part de leur étonnement voir de leur colère. Pour beaucoup, ils se sont investis sans compter pour atteindre des objectifs parfois démesurés, souvent dans des conditions acrobatiques et un environnement dégradé, alors que les restrictions budgétaires, le manque de personnel, la désorganisation, plombent l’ambiance et la qualité du travail.

Ils sont d’autant plus étonné que leur hiérarchie directe n’a jamais fait la moindre remarque tout au long de l’année, allant parfois jusqu'à les féliciter pour leur engagement conséquent.

Et puis, février arrive et ses mauvaises nouvelles !
D’abord une augmentation de salaire très faible ou inexistante, puis un entretien annuel aux commentaires acides.

"...tout au long de l'année, j'ai bossé comme une malade, j’ai avancé sur mes dossiers, et pourtant je me prends un scud sans comprendre pourquoi, sans surtout une seule remontrance tout au long de l'année..." "...je ne comprends pas, mes objectifs sont atteints, je me suis investi, et pourtant on me reproche des choses incroyables..."

Ce sont quelques-uns des commentaires que viennent nous porter les salariés un peu déboussolé par ce qu'ils lisent sur eux-mêmes. Déboussolés... et révoltés!

Pourquoi ces attaques contre des cadres investis et compétents ?
Déstabilisez, il en restera bien quelque chose semble dire ces modèles RH de management. Nous sommes en période de réduction de coûts, 140M€ en année pleine, il faut bien les trouver quelque part.

Et la masse salariale constitue un objet d’ajustement financier non négligeable. Plusieurs centaines de millions d’euros sont consacrés à la rémunération des collaborateurs de CANAL+. Imaginons d’en économiser 15% et c’est plusieurs dizaines de millions qu’il faut trouver. C’est l’une des tâches des DRH de pôles que de signaler les failles, repérer les postes fragiles et les potentiels au départ... Et quoi de mieux que de provoquer le questionnement par une remise en cause dans un entretien annuel!

Faire partir le maximum de salariés…
C’est malheureusement aujourd’hui une dure réalité. Dommage que ces bataillons de compétences aillent alimenter notre nouveau concurrent direct Al Jazeera!

Si la masse salariale est sous contrainte, et il n’y a aucune raison qu’elle ne le soit pas, alors ne cherchez pas plus loin les raisons de ces discours formatés, de ces écrits inexacts et partiaux.

Communiquez mieux, soyez proactifs, affirmez votre leadership… ou, comme des dizaines de salariés venez nous voir et partager vos expérience tout en préparant votre défense !

Car ce serait une erreur de ne rien faire, de penser qu’il ne s’agit là que d’un évènement sans importance… C’est ainsi qu’année après année se constitue un dossier personnel qui pourra toujours servir au cas où…

L’entretien annuel doit refléter la réalité de l'année passée et préparer l'année suivante. Il n’est pas là pour servir de support à l’ajustement du corps social de l’entreprise. C'est une déviance qu'il nous faut dénoncer, corriger, réorienter! 

L'entretien annuel, outil d'évaluation, de progression professionnelle, d'aide à la mobilité, ou simple outil d'ajustement des effectifs? A quoi sert-il, par qui est-il lu, s'il est lu... Les déviances récentes obligent à la prudence et à la réaction! Ne restez pas inactif, réagissez.

Vous êtes insatisfait, exprimez-le, écrivez-le!
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26 mars 2012

Le poste impossible disparait des radars...!

Trop fort...!
Comment résoudre une problématique d'organisation lorsqu'un poste pose problème... en le supprimant tout simplement d'un organigramme! Fallait y penser.

C'est une pratique classique et courante à CANAL+ depuis quelques années. Ainsi, sous couvert "d’évolution des organisations", de nombreux postes passent à la trappe, en toute opacité.

Car, quand un poste existe, il répond à un besoin opérationnel, un salarié l'occupe, remplit des missions, exécute de tâches...
Mais, parfois, du jour au lendemain le poste peut disparaitre des organigrammes sans aucune explication.

Pire, il arrive que des salariés, responsables de service, découvrent par une alerte de leurs collaborateurs directs qu'ils ont "disparu" de l'organisation! "…tu n’es plus notre responsable…?" "…Ha pourquoi…?" "… tu n’es plus dans l’organigramme…!" Sympathique non!

Sur ce sujet,  la DRH nous joue souvent le grand jeu... Le poste est affiché sur l'organigramme mais sans être affecté. Une annonce est publiée sur l'intranet, pendant, 4, 6 ou 12 mois... et puis tout le monde oubli, le travail est absorbé par les salariés du service et ni vu ni connu, l'annonce est finalement enlevée, les organigrammes sont définitivement modifiés, et le tour est joué.

Voilà comment des dizaines de postes disparaissent des organisations depuis plusieurs années!

Et le "poste impossible", il est passé où?
Le poste impossible, chacun l'aura reconnu, c'est celui de directeur des relations sociales.
Depuis 3 ans, 3 titulaires, Guy Delfourd, Jérôme Tilly et enfin Thierry Chamouton. Tous remerciés ou partis vers d’autres cieux plus respectueux. Et depuis la fin de l’année une vacance longue, trop longue.

"Y a qu’à le supprimer…"
Une surprise parmi tant d’autres a retenu notre attention sur les organigrammes mis à jour ces jours ci, le poste n'apparait plus... disparu, zoup, pschitt... visiblement, il n'y a plus besoin de directeur des relations sociales à CANAL+.

Ben quoi, dans une entreprise de plus de 4 000 salariés comme CANAL+,  a-t-on vraiment besoin d’une telle compétence?
Lorsque l'on veut réduire à sa plus simple expression le dialogue social, éliminer le petit contre-pouvoir exercé par les représentants du personnel, on peut attaquer par la base, en empêchant un fonctionnement normal des instances représentatives du personnel, mais aussi  par le haut  en supprimant le poste central, indispensable pour que fonctionne un dialogue social respectueux et constructif, le poste de Directrice ou de Directeur des Relations sociales!

Il est vrai qu’il n’est pas de grande utilité car aujourd’hui une seule personne prend les décisions pour tous. Pourquoi dès lors créer un poste, budgéter en pure perte un salaire conséquent, s’ennuyer avec un interlocuteur à qui il va falloir tout expliquer alors qu’il n’y a qu’à appliquer, exécuter les ordres?

Le social, chacun en conviendra, on peut s'en passer...
Comment font-ils en Corée, en Chine ou en Russie? Et pourtant l’économie  tourne, les entreprises fonctionnent…

Alors… Est-ce que CANAL ne pourrait pas devenir un nouveau modèle, une nouvelle référence. Regardez, ces jeunes étudiants qui nous plébiscitent, ils veulent tous venir chez nous, n’est-ce pas un baromètre social suffisant?

Et pourtant…
Si les tensions sociales sont si vives depuis quelques mois à CANAL, c’est dans ce modèle de management et d'organisation qu’il faut en chercher en partie la cause.

Aujourd’hui, tout se règle en catimini, dans le secret d'un bureau du 7eme étage, entre 4 ou 6 yeux c'est selon... Cette conception rétrograde du dialogue social est évidemment dangereuse, en particulier dans cette période troublée.

Cette situation ne cesse de provoquer de la conflictualité. On ne règle pas une politique sociale d'un groupe comme CANAL+ en bricolant sur un coin de table de petits arrangements entre "amis". Que doit-on promettre pour contrôler telle question, pour orienter tel vote, pour influencer telle décision ...

La case DRS est donc supprimée, pourtant le poste est indispensable. Il est même urgent qu’il soit pourvu alors que l’année s’annonce tendue sur le plan social.

Vite une annonce!
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22 mars 2012

Un avenant... léonin!

Depuis quelques jours, un nombre conséquent de Cadres du Groupe se voient sommés de signer un avenant à leur contrat de travail, non pas pour profiter d'une promotion, d'un changement de statut, d'une modification de leurs missions... non, pour signer  une clause de non concurrence.

Rien là de très original dans le monde de l’entreprise du 21ème siècle. Cette clause, depuis 6 ans, la DRH a décidé de la faire signer systématiquement aux cadres qu'elle engage ou à celles et ceux qui évoluent dans l’entreprise... Du classique, plutôt soft, une mise en alerte sur les devoirs du salarié.

Mais, depuis quelques semaines cet avenant s'est transformé en véritable machine à faire peur.

Qu’on en juge...
... vous vous obligez au secret le plus absolu... tant pendant le temps du présent contrat que postérieurement sictoute violation de cette obligation de secret sera passible de poursuite dans le cadre de l'article 226-13 du nouveau code pénal... re sic

Diantre, parler à sa belle-mère de l’ouverture de la seconde boutique CANAL ou de l’évolution du tarif d'abonnement pourrait conduire le bavard devant les tribunaux....

…poursuivons...
.... à la cessation du contrat... vous vous interdisez d'apporter votre concours à une entreprise prestataire de service pouvant concurrencer CANAL+ sur le territoire où elles exerceront leur activité dans le secteur de la télévision en France ou en Europe... quel que soit le mode de diffusion et ses déclinaisons par internet ou en téléphonie mobile...heu l'Europe des 12, des 15, des 27… l’Europe de Maastricht…?

Autrement dit, une fois sorti de CANAL, vos compétences dans l’audiovisuel devrait vous permettre au mieux de vendre des pizzas… et encore, s’il n’y a pas de télévision connectée sur CANAL+  face au four de cuisson…

Le coup de grâce...
.... en cas de non-respect de ces clauses, vous serez tenu de verser une somme égale à 30% du total des rémunérations brutes perçues au cours des 12 derniers mois... avec en plus le remboursement de la contrepartie versée en contrepartie de la clause de non concurrence... bon, là franchement, vaut mieux garder votre poste, le risque est trop grand…

Diantre, quelle charge! Entrez à CANAL+, c'est aujourd'hui pratiquement impossible, en sortir devient juridiquement dangereux ou financièrement risqué…

Ce nouvel instrument juridique contraignant proposé à la signature pour inquiéter les salariés, est contestable et humainement inapplicable.

Ainsi, lorsqu'un salarié démissionne ou est licencié, il ne pourrait plus travailler dans l'audiovisuel avant longtemps... dommage, c'est justement son domaine de compétences...

Quant aux salariés en poste, il leur est dorénavant impossible d'exercer une activité annexe, de s'exprimer sur l'entreprise sans risquer la sanction.

Ainsi, Maxime Saada devrait renoncer à donner des cours à Sciences Po parcequ'il transmet à ses étudiants un peu de la richesse de CANAL, son savoir-faire, son organisation... Faut-il en rire ou en pleurer, dans la période présente, nous penchons plutôt pour la seconde solution.

D'autres pistes existent...
Si les entreprises veulent se prémunir de départs vers la concurrence, il faut offrir aux salariés un environnement respectueux, ouvert, engageant. Une organisation lisible, des objectifs partagés et atteignables, une gestion des carrières qui donne du sens et envie et non qui abêtit...

Quelques salariés, à l'ancienneté parfois conséquente, ont décidé de claquer la porte et de passer à la concurrence ou chez un prestataire de CANAL. Nous pouvons le regretter, mais c'est la dure loi du marché du travail... Nous avons nous aussi engagé de grandes pointures piochées dans les médias, c'est dans l'ordre des choses!

Ces textes sont juridiquement inapplicables. Ils mettent en cause la liberté de travailler, de créer son entreprise, de changer de job...

Pire, l'expression individuelle est sous contrainte, c'est une manière détournée de mettre en oeuvre la fameuse "charte des réseaux sociaux" présentée au élus du CE il y a quelques mois et dont nous avions dénoncé le caractère liberticide. Et méfiez-vous dorénavant de votre belle-mère, surtout si elle maîtrise les réseaux sociaux, vous pourriez vous en repentir...

Notre direction a donc décidé que ce qui ne pouvait être appliqué sur une base collective le serait sur une base individuelle!

Ces clauses apportent-elles des réponses adaptées à la question posée? On peut en douter!

Mijotées dans quelques cabinets d'avocats soucieux d'apporter du réconfort à leurs clients inquiets, ces clauses tentent de rendre le contrat de travail contraignant sur le lieu de travail... comme à l'extérieur de l'entreprise... et ce, plusieurs mois après une éventuelle rupture de contrat... c'est inquiétant!

Vous n'êtes pas obligé de signer un tel texte, et si vous le signez, sa valeur est toute relative!

Léonin que l'on vous dit!

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20 mars 2012

Al Jazeera, le sport, Lagardère... et demain...?

Al Jazeera dans CANAL+, c’est déjà un fait acquis avec la montée du Qatar au capital du groupe Lagardère…!

Le 16 février 2011, l’AMF, l’Autorité des Marchés Financiers, publiait un document présentant les activités de CANAL+ France avant de mettre sur le marché les 20% du capital de cette société détenus par Lagardère et dont il souhaite se délester

CANAL+ France, une holding qui contrôle entre autres CANAL+ et CANALSAT!
Cette participation que Vivendi ne veut pas surpayer, devait être introduite sur les marchés financiers, mais la crise financière qui débuta après les évènements survenus au Japon ont alors refroidi les ardeurs de Lagardère.

Aujourd’hui, si la situation s’est un peu calmée sur les marchés financiers, elle reste toutefois incertaine. Pourtant, le groupe Lagardère a dernièrement indiqué que le processus de mise en bourse des 20% de CANAL+ France allait reprendre…


Qu’est ce qui a changé depuis cette date…
l’arrivée d’Al Jazeera dans le paysage audiovisuel Français, comme un intrus que l’on n’attendait pas. Et cet intrus semble avoir un appétit d’ogre… Il rachète des participations tous azimuts. Notamment chez Lagardère où il détient officiellement aujourd'hui 12,8% du capital, mais, selon certains analystes en fait peut être beaucoup plus…


En prenant ainsi position au sein du groupe Lagardère, Al Jazeera met déjà le petit doigt chez CANAL+, et si…
Ce n’est pas un information divulguée par un haut responsable de CANAL+, pas plus qu’un échange avec des spécialistes des médias ou un Emir abonné à notre blog, non, c’est une pure hypothèse de notre syndicat : et si Al Jazeera rachetait les 20% de Lagardère détenus dans CANAL+ France? Cette participation dormante pourrait constituer un cheval de Troie redoutable…

Car rien ne peut empêcher ce rachat d’actions sur les marchés financiers par un ou plusieurs investisseurs intéressés.

Le coût relativement élevé de cet investissement ne présente à priori pas d’intérêt majeur, sauf peut-être pour le Qatar. Car entrer au capital de CANAL+ France, c’est mettre un pied dans le cœur du réacteur. CANAL+, CANALSAT et peut être et surtout CANAL+ Distribution qui assure entre autre activités, la distribution de nos chaînes ou de celles de nos partenaires sur l’ensemble des réseaux hertziens, satellitaires ou ADSL.

Ce pourrait être une mauvaise manière de forcer la main à CANAL pour engager des négociations sur la distribution des 2 chaînes sportives d’Al Jazeera qui vont être lancées prochainement.

Ainsi, en quelques mois, la recomposition du PAF aurait été mené par un acteur tout autant inattendu que redouté.

Cette hypothèse pourrait ravir Lagardère, mettre dans l’embarras Vivendi et accroitre les tensions chez CANAL.

Le feuilleton du foot Qatariens n’a pas fini d’alimenter la gazette de l’audiovisuel…
A suivre sur notre blog et dans nos NewsLetters!
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18 mars 2012

Pierre Fraindenraich bientôt appelé à de grandes responsabilités à la Direction des sports de CANAL+...?

L'arrivée d'Al Jazeera sur le marché Français des droits du foot alimente la chronique sociale de CANAL+. Elle pourrait avoir également quelques conséquences sur le management de la direction du service des sports.
Ce pourrait être un nouveau rebondissement et une nouvelle conséquence des prises de guerre de cet acteur « irrationnel » comme le surnomme B. Meheut.

Pierre Fraidenraich, reporter sur la 5, présentateur du 12/13 sur F3, a poursuivi sa carrière dans le journalisme sportif grâce notamment à la création de la chaîne Infosports sur TPS en 1998. Une chaîne qui intégrera le bouquet CANAL+ après la fusion des 2 entreprises en 2007. Pierre Fraidenraich détient depuis, une certaine légitimité sur le terrain sportif.

En 2008, il prend la direction de la chaine Info I>Tele, puis en 2011, il enlèvera à Jean-Louis Dutaret, la direction du pôle acquisitions des sports du Groupe CANAL+, une énorme machine... justement chargé de négocier les droits sportifs, dont ceux du foot, âprement discutés aujourd'hui avec Al Jazeera.

Si cette hypothèse devait se confirmer, Pierre Fraidenraich trouverait à CANAL+ une rédaction des sports inquiète de son avenir. Car, avant de s'attaquer au marché du sport Anglais, Al-Jazeera continue sa razzia et augmente à vue d’œil son portefeuille de droits télévisuels comme la Liga Espagnole et la moitié du Calcio et de la Bundesliga…armistice déjà avec CANAL?

Le départ de nombreuses pointures recrutées par Charles Bietry ne cesse d'inquiéter mais c'est surtout la perte de grandes compétitions sportives qui pourraient impacter à terme le périmètre de la direction des sports de CANAL.

Production, post production, diffusion, aujourd’hui, ce sont surtout les Journalistes qui sont dans l’expectative car tous les postes ne sont pas interchangeables.

On ne passe pas aussi facilement du commentaire foot au basket ou à la pétanque… La direction de CANAL+ indique d’ailleurs qu’il est encore trop tôt pour se prononcer, mais qu'elle étudie les potentielles conséquences sur l’emploi créées par cette situation nouvelle.

Cette inquiétude sur l’emploi est ressentie au-delà de la Direction des sports. Elle est diffuse selon les secteurs d’activités mais relativement générale. Car cette révolution provoquée par l’arrivée d’Al Jazeera s’inscrit également dans une conjoncture particulière en 2012 avec un plan d’économies drastiques de 140M€ décidé  par Bertrand Meheut.

Un plan qui contraint les budgets dans des proportions jamais atteintes.  La moindre dépense est passée au crible de nos contrôleurs de gestion, les recrutements sont gelés, les remplacements aléatoires... faire toujours + avec toujours -! Les limites sont atteintes voire dépassées dans certains domaines.

C’est dans ce contexte de tension sociale et de mal être que les Journalistes du pôle sport de CANAL+  s’interrogent.

Dans cette période de troubles, notre syndicat portera évidemment l’ensemble de ces questions dans les instances sociales. Il sera présent partout où le besoin se fera ressentir.

Vous faites partie de ces salariés qui se questionnent? Faites comme beaucoup, contactez-nous pour que nous puissions échanger et préparer le proche avenir social dans une plus grande clarté.
Cet avenir qui devrait se construire avec vous et non à côté de vous.

Une info? Cliquez ici!


15 mars 2012

..."Désolé, y a pas de poste pour vous... pour évoluer, faudrait penser à aller voir à l'extérieur..."

C'est le message tenu par certains RH de pôle, heureusement peu nombreux! Etonnant? Pas tellement lorsque l'on met en perspective les 4 années qui viennent de s’écouler...

Tout d'abord un discours porté en haut lieu : "pas plus de 3 ans dans un poste, 5 ans dans l'entreprise". Cet "idéologisme" qui a fait long feu continue de faire des ravages... !

Vient ensuite, la volonté de recruter du jeune surdiplômé au motif qu’il serait moins cher, plus efficace, plus docile...
Enfin, pour compléter ce dytique, voilà que la crise et Al Jazeera justifient une montée de la pression au départ de très nombreux salariés…

Contradiction.... ou simple effet d'image? Non, obligation : Une nouvelle négociation sur la gestion de l'emploi vient de débuter!
Le premier accord  de ce type vendu par la DRH sous le doux euphémisme de "Talents+", était tombé en octobre 2011....

Négocié en 2008, ce premier accord se voulait être un modèle dans le management des emplois, dans l'accompagnement et le développement des salariés, dans la mise en place d'outils de formation pertinents et efficaces, dans l'accompagnement au changement, bref dans l'affirmation d'une ambition : le maintien de "l'employabilité", un terme un peu barbare pour rechercher, trouver et exploiter les ressorts individuels et collectifs afin d'accompagner les salariés dans leur carrière.

En 2008, notre syndicat avait travaillé avec ardeur et détermination à la rédaction de ce nouvel outil juridique au service des salariés et donc ... de l'entreprise.

Pas de bras... pas de chocolats... Nous n'avions finalement pas signé ce texte, la confiance n'étant pas alors au RDV… déjà, nous doutions de la volonté de notre direction d'appliquer l'ensemble des dispositions négociées dans ce texte!

Cette intuition s'est malheureusement vérifiée en grande partie. Depuis 3 ans, l’environnement de travail s’est dégradé et les salariés sont plus inquiets que jamais. Les objectifs RH sont aujourd'hui orientés vers le plan d’économies de 140 millions d’Euros décidé par B. Meheut pour 2012. Et la masse salariale doit aussi participer de l'effort.

Oui mais voilà....
Depuis 5 ans, le groupe subit, hors Edition, une cure d'amaigrissement tous azimuts... Bien sûr, CANAL+ a recruté, et le nombre de salariés s'est accru. Mais l'activité elle aussi s'est développée. De nouveaux business sont apparus, la transformation des activités plus anciennes nécessite également des moyens humains supplémentaires...

Les recrutements effectués ces dernières années sont sans commune mesure avec les nouveaux besoins générés par ces évolutions.

Dans le même temps, CANAL+ n'a cessé de se séparer de très nombreuses compétences qui font aujourd'hui douloureusement défaut générant de çi de là… un accroissement de la charge de travail pour les salariés en poste... Ces compétences qui alimentent aujourd'hui le vivier Al Jazeera...

Retour à la case négociation pour la gestion des emplois et des carrières …
Avec 5 mois de retard, nous entamons enfin un nouveau round de négociations sur le sujet. Mais, s'agit-il simplement de remplir les obligations légales imposées par le législateur ou bien de fixer des mesures en faveur de l’emploi pour les 4000 salariés du Groupe, les milliers d’intermittents, les centaines de prestataires ou de stagiaires qui travaillent à la réussite de nos ambitions ? C'est la question fondamentale que nous posons. La réponse sera déterminante pour que nous apposions notre paraphe au bas de ce nouveau parchemin.

Le chemin est rude…
Sur le plan des actes, chaque jour nous apporte son lot de déception. Le nombre de salariés que nous devons accompagner ne cesse de croitre ces derniers mois... Effet du hasard ou du calendrier? Nous ne le croyons pas un instant. C'est comme si, en ce début 2012, un rouleau compresseur s'était tout à coup réveillé pour terminer au plus vite une tâche engagée voilà quelques mois... la recomposition sociale à marche forcée du Groupe.

Be careful...!
Cette pression au départ qui s'accroit, génère du mal être dans des proportions qui ne cessent de nous inquiéter.

Restructurer, oui mais ... dans le respect! Réorganiser, oui mais dans l'accompagnement! Gérer les carrières, oui, mais dans la durée! Accompagner les "seniors" oui, mais d’abord en interne et non systématiquement poussés vers la sortie, quant aux retours de congés maternités ou de congés formation, les salariés doivent retrouver leur poste dans la sérénité et sans pression d’aucune sorte….

Notre groupe à dégagé cette année un bénéfice de +de 700 millions d’Euros. Jamais nous n’avions atteint de tels sommets. Et il faudrait malgré tout maintenir coute que coute un niveau de rentabilité au détriment des femmes et des hommes qui conçoivent, diffusent, produisent nos programmes?

On peut faire autrement et mieux dans la gestion des emplois tout en maintenant un excellent niveau de profitabilité, seule la volonté fait défaut!

Gestion des carrières et des emplois, oui, avec un accord social équilibré et applicable. Des principes incontournables!

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11 mars 2012

Partira... partira pas... that's the question!

Mais, finalement, est-ce la bonne question? Depuis 15 jours, une partie de la presse Parisienne s'est emparée de l'annonce faite par Bertrand Meheut de passer la main à Rodolphe Belmer dans un avenir encore incertain.

Cette information n'a pas étonné plus que de mesure les salariés du Groupe. Ils savent que Bertrand Méheut souhaite assurer au Groupe une transition tranquille. Rodolphe Belmer avait été présenté depuis longtemps par lui comme son dauphin naturel... Après 10 années de bons et loyaux services, une nouvelle étape pour CANAL+ ?

Ainsi, CANAL+ pourrait ainsi entrer dans sa 8ème vie… en détail dans ce post !

Un nouveau rêve?
Mais, au-delà des hommes, c’est la question du projet qui intéresse  les 4000 salariés du groupe… Et il faut bien avouer que sur ce plan nous restons pour l’instant dans l’expectative. Le métier de base de CANAL restera la Pay TV, le modèle mérite d’être exposé, développé, expliqué. Soyons persuadés que les élus du Comité d’Entreprise bénéficieront rapidement d’un éclairage salvateur… qui ne pourra se limiter à la présentation d'un énième plan d’économies. Ces plans qui  mettent en cause non seulement le financement des projets mais tout simplement le fonctionnement quotidien de l’entreprise et son organisation…

Sur le plan Editorial, le développement d’un pôle du clair va-t-il influer sur les contenus de CANAL+. Quel avenir pour les émissions du clair, emblématiques et historiques, Les Guignols, Groland…la création originale qui nécessite des  investissements toujours plus importants, ou les investissements classiques, sports, cinéma, news…

Sur le plan technologique, sommes-nous prêts à affronter l’arrivée de la TV connectée, d’imaginer la disparition du décodeur…

Pour la relation client, le développement des réseaux sociaux, la qualité de service dans un environnement financier de plus en plus contraint… le maintien des emplois de nos services en France...

Et en distribution, quel avenir pour CANALSAT, pour notre réseau de distribution, allons-nous distribuer les chaînes d’Al Jazeera…

Et enfin sur le plan social, la refonte nécessaire, indispensable, urgente d’une politique usée, car il ne saurait y avoir de succès sans adhésion des salariés. Cette adhésion dont nous ressentons qu'elle fait de plus en plus défaut, un constat comme jamais nous n'avions pu en faire depuis 28 ans!
 
Rodolphe... du rêve stp… !
Que va faire le nouveau patron de CANAL+ et dans combien de temps? Que va-t-on changer pour construire enfin un CANAL+ à nouveau conquérant et toujours plus créatif? Avec ses salariés ou à côté d’eux?

C’est peut être sur ce terrain que les réponses sont les plus attendues tant l’incompréhension d’un modèle managérial contraint bloque toute initiative dans une période où la créativité ne doit pas être qu'une valeur portée comme étendard sur l’entretien annuel des collaborateurs.  

Du rêve, oui, certainement, mais aussi du respect, de la communication, et un véritable projet présenté et partagé avec tous, voilà l’une des clés des futurs succès du Grand CANAL+!

Petit retour historique sur 28 années d'une histoire incroyable...

1ère période, le lancement
4 novembre 1984 - Janvier 1985 : André Rousselet lance CANAL+, première chaîne privée par abonnement en France... Des milliers de Français adhérent au projet alors que les décodeurs ne sont pas encore commercialisés... Le 4 novembre 1984 fut un jour extraordinaire, une révolution était en marche!

2ème période janvier - avril  1985… la première crise!
François  Mitterrand annonce, lors de ses vœux présidentiels, la multiplication des chaînes locales et la déclinaison à l'infini… ou presque de programmes de TV de proximité... le tout en analogique, le numérique était encore un rêve...
 
Patatras, le recrutement des abonnés à CANAL+ chute de 70 à 80% en quelques jours... Déjà après 3 mois d'existence, la première crise...

Mais les français attendront longtemps leurs chaînes locales.... La presse se déchaîne "…au moins sur le Titanic on coulait en chantant…" titre un hebdomadaire, les rapaces se présentent alors pour dépecer cet objet incongru et gênant, déjà… Mais c’était sans compter sur la pugnacité d’André Rousselet et la mobilisation des centaines de salariés…

3ème période avril 1985 à 1994...
Renégociation des accords avec le cinéma, périodes de clair musclées, politique marketing agressive, déception et attente des Français sur une annonce un peu prématurée... les abonnements repartent… et pratiquement prendant 10 ans ne cesseront d'aimenter le développement du Groupe!
 
C'est la période faste de CANAL+, le moment où se réalise le rêve, ou Canal+ devient incontournable, branchée, moderne, indispensable...
A l'origine, le modèle économique, c'était 1 million d'abonnés, puis largement  et rapidement dépassé, on atteint 2 puis 3 millions d'abonnés...
André Rousselet gère d'une main de maître ce nouvel empire dont il essaime quelques sosies en Europe, Belgique, Allemagne...

Rapidement, CANAL+ s’impose comme une référence Européenne puis Mondiale.

Dans le même temps, Canal+ développe une industrie technologique de premier plan, jamais égalée depuis : CANAL+ Technologies. Cette filiale emploiera alors plus de 600 ingénieurs en CDI du côté de Montparnasse, et commercialisera dans le monde entier des systèmes de contrôle d'accès et d’interactivité de très grande qualité, rivalisant avec les meilleurs systèmes mondiaux de l’époque...
 
Dans cette période, André Rousselet saura récompenser les salariés par un partage équilibré de la valeur ajoutée ainsi créée... 13eme mois, primes exceptionnelles à chaque atteinte d’objectif, plan d'épargne... Les clients, les collaboratreurs, les actionnaires, tous profiteront d'un cercle vertueux, tous partageront les succès éditoriaux, managériaux, technologiques de ces premières années.

4ème période, le politique rattrape CANAL+…
1994, Edouard Balladur, 1er  Ministre, crée les fameux "noyaux durs". Des conglomérats capitalistiques censés vérouiller le capital des sociétés "vitales" pour la France à l’heure du développement du capitalisme international débridé, et l’arrivée des fonds de pension Américains. Il fallait protéger les entreprises Françaises...

CANAL+ en était visiblement puisqu’un véritable putsch renverse la minutieuse horlogerie montée par André Rousselet. Celui-ci décide alors de claquer la porte... ce fut le fameux "Édouard m'a tuer" en titre du journal Le Monde (par référence à l'affaire Marchal et au graffiti « Omar m'a tuer »).

Un drame pour les milliers de salariés de l’époque!
http://bit.ly/zSAjMC 
Avec N. Sakozy en porte parole du Gouvernement de l'époque

5ème période 1994 - 2001, la machine se dérègle...
Pierre Lescure, fils prodigue désigné comme successeur doit prendre le manche, mais un peu précipitamment... Dans la douleur, il s'installera dans le fauteuil présidentiel... plusieurs mois après le départ d’André rousselet.

Difficile de remplacer le père adulé, consacré, assassiné par quelques intérêts de bas étage alors que CANAL+ était en passe de devenir un acteur majeur de l'audiovisuel européen...

C'est l’époque des dépenses plus ou moins contrôlées, du rachat des chaînes privées détenues dans de nombreux pays par un acteur du luxe mondial Sud-Africain richissime le groupe Richemont. Pays Bas, Danemark, Pologne, Italie… tout y passe, le meilleur et le pire... La restructuration sera couteuse... un puits sans fond...

6ème période 2001-2003
La prise de contrôle par Vivendi du Groupe CANAL+ et le début de l’ère Messier vont rapidement se transformer en drame. L’implosion de la bulle Internet et les dépenses aux quatre coins du monde et notamment aux USA vont avoir raison de l’économie du Groupe. CANAL+, c’est alors 5 milliards d’Euros de chiffre d’affaire et…. 5 milliards d’Euros de dettes… Bref, la faillite est proche…

Mais CANAL+ ne peut pas disparaitre…
La reprise du Groupe Vivendi par Jean René Fourtou signe la fin de l’épopée internationale de "J6M". Retour à la case Française pour CANAL+, sauvée par son actionnaire grâce à un chèque de 3 milliards d’Euros et par la vente de 900 millions d’actifs internationaux notamment… sans oublier un plan social très dur pour près de  400 salariés et des milliers d’emplois externalisés…

7ème période… 2003-2012
Bertrand Meheut prend la main après la passage météorique d'un Xavier Couture, transfuge de TF1... De Crop Science à CANAL+, un monde... et le redressement économique de l'entreprise à marche forcée. Plan d’économies sur plan d’économies et un objectif central : la rentabilité pour notre actionnaire, seulement pour notre actionnaire. Nous y sommes encore…

Et le changement, est-ce maintenant?
Bouleversement du marché de l’audiovisuel, arrivée de nouveaux acteurs "irrationnels", TV connectées, ADSL et Internet comme vecteur primordial… Tout change rapidement.

Alors Rodolphe, prêt pour nous vendre un nouveau rêve? Lequel? Avec qui?

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