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30 mars 2014

L’emploi au cœur des préoccupations sociales de CANAL+!

L’accélération des restructurations dans le CANAL+ de ce début d'année 2014 pourrait avoir deux explications. La première, une anticipation de la dégradation de notre marché avec un accroissement de la concurrence, Al Jazzera, Netflix, Orange et peut être demain Google, Apple, Amazon. La seconde raison pourrait être la préparation d’un nouvel ordre social afin de dégager l’horizon lorsque l’heure du renouvellement managérial sera venue

Mais il est aujourd’hui incontestable que la pression sur l’emploi et beaucoup plus forte en ce début d’année qu’elle ne l’était en 2013. Partout et en tous lieux, il faut repérer les postes qui pourraient apparaître comme obsolètes ou faire l’objet de rapprochements, ou encore d’accélérer une politique de mobilité ou dé départs envers des salariés fragilisés ou déstabilisés.

Licenciements ou ruptures conventionnelles, la multiplication des cas individuels présente la caractéristique d’une politique sociale coercitive globale pour ce qui concerne la réduction des effectifs!  
 
Les conséquences de cette accélération sont avérées ! Elles se traduisent tout d’abord par un malaise grandissant de nombreux salariés qui attendent parfois avec anxiété des annonces de départs ou de remaniements managériaux. L’exemple récent de la Direction Commerciale présente cette caractéristique. Souvent, ces salariés subissent également l’accroissement de leur charge de travail lorsqu’ils reprennent la charge et les missions de leur collègue remercié ou parti.  
 
Le second élément dérangeant de cette politique sociale est l’incertitude quant au respect de certaines règles de droit social et notamment celle qui impose la mise en œuvre d’un Plan Social lorsque 10 salariés sur une période de 30 jours voient leur contrat de travail rompu et leur poste non remplacé, quelque soit la forme de la rupture, licenciement ou rupture conventionnelle, ou quand la somme des départs n’équivaut pas à la somme des entrées….
 
Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde! Albert Camus
 
Revendiquer cette clarification, ce n’est évidemment pas souhaiter un plan social mais demander l’arrêt des licenciements injustifiés, le respect des salariés dans leur fonction lorsque par exemple ils sont en détachement ou en mobilité pendant des mois, sans aucune aide, laissés à eux même, armé de ce seul viatique pour trousse à outils «soyez proactifs…» et finalement tranquillement poussés vers la sortie lorsque l’impasse dans laquelle on les a mis ne leur laisse d’autre choix que de choisir entre la peste ou le choléra ! 
 
Tensions sociales et pertes de compétences ajoutent à l’incompréhension globale!
Pas de plan social pour ne pas décourager la bourse? Si tant de salariés doivent quitter l’entreprise en dehors des règles sociales élémentaires, on peut se demander pourquoi ? SFR vient de mettre en oeuvre un Plan de Départs Volontaires, Bouygues également, les choses sont claires dans ces entreprises, les plans négociés en transparence, la stratégie et l’organisation expliquées et partagées.
 
Mais ce qui caractérise CANAL aujourd'hui, c'est la faiblesse du social ! Certainement le moment historique que vit Vivendi et notamment le futur pôle médias dont CANAL+ constitue le vaisseau amiral peut expliquer cette situation. Mais on ne saurait se contenter de ce seul regard. 
 
Décidément, il y a aujourd’hui une incapacité à traiter le volet social avec sérieux et transparence et non comme une variable d’ajustement de court terme. Partout c’est la politique du coup par coup sauf peut être côté Edition où les choses sont claires, mais le sont-elles vraiment... 
 
Chaque pôle semble lancé dans une forme de course de fond où la quantité de postes fragiles et potentiellement ciblés apparaît comme le seul objectif du trimestre à venir.
 
Nous le proclamons depuis des mois, et particulièrement parce que nous savions que cette tension sur l’emploi allait advenir, une autre politique sociale est possible et doit être mise en œuvre pour la gérer. 
 
Elle se caractériserait tout d’abord dans un changement profond de forme, une nouvelle approche ou le dialogue l’emporterait sur l’oukase. Mais c’est aussi sur le fond que nous sommes dubitatifs lorsque les changements importants, répétés non seulement n’apportent pas la preuve de leurs efficacités opérationnelles sur le business mais provoquent parfois du mal être ou pire des burn out !
 
Faut-il se résigner et espérer en attendant une évolution managériale, ou bien continuer à clamer que l’on peut, que l’on doit repenser la méthode et le contenu de nos engagements sociaux ?  Nous manquerions à nos obligations si nous nous contentions de regarder passer le train des licenciements et des départs contraints ! Bien au contraire, la mobilisation est de rigueur lorsque l’emploi est en cause, il en va de l’intérêt collectif et individuel, de votre avenir et d'une certaine idée du dialogue social lorsque la Démocratie Sociale, c'est transformer du conflit en discussions! 
 

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23 mars 2014

Monsieur Montebourg, nationalisez SFR !

Quel vacarme !
Avec la vente de SFR, jamais depuis des années, un rachat d’entreprise n’avait provoqué autant de vacarme. Mais pourquoi donc ? Que les entreprises et groupes privés du secteur s’intéressent à cette très belle entreprise qu’est SFR quoi de plus normal, mais que le gouvernement s’en mêle à ce point pose question ! Quels sont les intérêts en jeu ? Pourquoi le gouvernement favorise-t-il Bouygues au détriment de tous les autres acteurs? Pourquoi tout à coup pourchasser Mr Drahi et lui infliger un contrôle fiscal inopiné ? Nous ne sommes pas en Russie, mais certaines méthodes laissent parfois quelques doutes sur l’utilisation des moyens énormes que possède l’état pour contraindre ou influencer le cours normal de la vie des entreprises privées.  

Serait-ce les activités Israéliennes de Mr Drahi qui dérangent ? Le Journal Le Monde révélait dans une édition de la semaine passée que la France était un des rares pays Européen à ne pas avoir d’opérateur télécom contrôlé par un acteur étranger sur son territoire. Cette spécificité serait une volonté étatique de conserver sous contrôle une industrie et des activités sensibles, notamment le contrôle des réseaux de télécommunications. C’est une possibilité.

Autre explication plausible, le sauvetage du soldat Bouygues dont l’activité Télécom participe de façon centrale au bilan financier du Groupe Bouygues. Cet acteur du mobile souffre plus que les autres et pourrait faire les frais d’une vente de SFR. La fusion des activités de Bouygues Telecom avec SFR fait également sens, il ne s’agit pas de le nier, mais que le gouvernement veuille influer de manière aussi transparente sur le cours de cette affaire ne laisse de questionner  

Les acteurs de cette bataille se connaissent parfaitement! Monsieur Bouygues et Monsieur Bolloré sont liés familialement par leurs enfants. Il y a quelques années, ils ont eu l’occasion de se livrer une bataille violente, Bolloré voulant prendre le contrôle du groupe Bouygues envers et contre tous… Cela laisse des traces alors que Monsieur Bolloré est actionnaire principal de Vivendi et qu’il siège dans les plus hautes instances de décision du groupe, au cœur du réacteur décisionnel pour la vente de SFR! 

Le tiroir-caisse de l’état mobilisé !
Pourquoi voit on entrer dans ce jeu la Caisse des Dépôts et Consignations, organisme public contrôlé par l’état ? La CDD assure, pour le compte de l'Etat et des collectivités locales des missions d'intérêt général  comme la gestion de fonds d'épargne, le financement du logement social, l’accompagnement des universités dans leurs projets, le financement et développement des TPE (Très petites entreprises) et des petites et moyennes entreprises (PME) françaises, la gestion de régimes de retraite…  

Pourquoi le gouvernement sollicite le tiroir-caisse de l’état pour une opération industrielle qui ne requiert aucune aide? Les entreprises concernées, leurs banques, sont prêtes à débourser des milliards d’Euros pour cette affaire, elles ne réclament aucune aide particulière et le marché peut jouer son rôle. Ces centaines de millions que l’état dit vouloir mobiliser ne seraient-ils pas plus utiles au développement de nouvelles activités technologiques et de Start-up bien Françaises ? au développement du logement social ? au soutien de pôles industriels en bien mauvais état et qu’il s’agit de restructurer ?   

Si Monsieur Montebourg sait ce qui est bien pour l’avenir des télécoms en France et particulièrement de l’avenir de SFR, il peut aussi proposer sa nationalisation!  En prenant le contrôle de SFR, le gouvernement aurait ainsi toutes les cartes en main pour agir et décider !

Monsieur Le Ministre, venez nous expliquer ! Pourquoi mobiliser l’argent du contribuable ou de l’état Français pour favoriser dans cette affaire un groupe plutôt qu’un autre? Monsieur Montebourg, votre position mérite d’être explicitée devant l’ensemble de la représentation du personnel du Comité de Groupe de Vivendi, des représentants qui veulent comprendre et discuter de l'intérêt de telle ou telle option!  

Et la dimension sociale dans tout cela ? Cette féroce bataille publique à coups de milliards d’Euros qui tombent comme à Gravelotte laisse pantois. Pendant ce temps, le volet social est laissé en déshérence. Quel projet social pour accompagner cette mutation ? Quelle différence et conséquences sociales entre les deux offres ?  Le sujet passe au second plan, est à peine évoqué alors qu’il concerne des dizaines de milliers de salariés des entreprises concernées, des dizaines de milliers d’autres comme prestataires. C’est également tout un pan de la recherche en technologie de pointe qui est concerné. Une industrie vitale pour le développement de nos activités dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication !

Bouygues ou Numéricable, le feuilleton ne fait que débuter, vivement le prochain épisode ! Gouvernement, Drahi, Montebourg, Bouygues, Autorité de la Concurrence, ARCEP... d’où viendra la prochaine salve…? Faites vos jeux ! 

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19 mars 2014

Vente de SFR acquise, le nouveau pôle Médias de Vivendi en sort renforcé!

Le conseil de Surveillance de Vivendi s’est donc prononcé! En annonçant l’ouverture de négociations exclusives avec Altice Numericable, Vivendi met un terme à la folle semaine qui a précédé cette décision où l’on a vu tous les acteurs intéressés par cette affaire s’exciter dans un ballet de folie pour influer, recommander, orienter la décision des dirigeants du Groupe.

Incroyable ! Sauvegarde de l’emploi d’un côté, soutien gouvernemental de l’autre, même Orange se permettait ce WE de vilipender le choix de Vivendi! Peut être les intérêts de cet opérateur seraient moins bien servis avec cette option... Le match semblait joué, mais c’était sans compter sur l’indépendance des dirigeants de Vivendi.

C’est donc l’option Numericable qui tient aujourd’hui la corde! Elle présente un avantage certain en matière d’emplois, car les doublons seront moins nombreux avec Altice qu’ils ne l’auraient été avec Bouygues Telecom. En revanche, le niveau d’endettement du nouveau Groupe à hauteur de 13,5 Milliards d’Euros est important et obérera certainement le développement du nouveau groupe pendant longtemps.
Mais avant d’y voir clair, de longues semaines, peut-être de long mois seront encore nécessaires avant que l’Autorité de la Concurrence ne donne son feu vert assorti certainement de nouvelles contraintes qui pourraient contrarier le bel édifice ainsi construit. Dans le même temps, nous allons aussi voir à l’œuvre l’ensemble des lobbies opposés à ce rapprochement, certain ont déjà donné de la voix, Orange, ou Free…
Le chemin est maintenant ouvert et tracé, enfin, et il va s’agir de traiter des problématiques globales pour que ce nouvel ensemble ne soit pas synonyme  de catastrophe économique ou sociale
Première conséquence de taille, le nouveau pôle médias du Groupe Vivendi regroupant CANAL+, GVT au Brésil et UMG, sortira renforcé de ce montage industriel! Ce pôle va bénéficier à plein de la vente de SFR avec un endettement minime. Il disposera des moyens pour engager une politique de développement sans être alourdi par une charge de la dette trop importante, beau challenge! 
Seconde conséquence, ce pourrait être l’accélération de la recomposition du fameux PAF, le paysage audiovisuel Français, dont on entend plus parler et pour cause, puisque l’internationalisation des modèles de production et de diffusion vient bousculer notre tranquille petit jardin jusqu’ici protégé par des règles de droit drastiques et bien Françaises. Ainsi, après la bataille Bouygues Vivendi pour le contrôle de SFR, nous pourrions voir apparaitre une autre bataille pour le leadership de la TV en France et en Europe entre TF1, M6, CANAL+…
Car si Bouygues côté télécom n’est pas au mieux de sa
forme et peine à sortir de la nasse dans laquelle l’a plongé Free, côté télévision, TF1 souffre également d’une concurrence féroce de M6 sur le marché de la publicité, nerf de la guerre de la première chaine privée

Fini la forteresse France, notre pays va vivre une nouvelle révolution de son environnement audiovisuel, poussée par l’arrivée de concurrents nouveaux, notamment Américains, et par le développement très rapide de nouveaux modes de consommation, notamment sur le Net ! De ce point de vue, le pôle médias constitué par Vivendi offre une véritable opportunité de devenir un nouvel acteur de référence en France, en Europe et dans le monde.  
C’est pourquoi dans ce domaine des rapprochements ne sont plus à exclure, une fois franchi l’obstacle juridique et la redéfinition des règles légales contraignantes aujourd’hui obsolètes et inadaptées.  

C’est le second temps de cette réorganisation du Groupe Vivendi, de nouveaux acteurs, de nouveaux dirigeants, une nouvelle stratégie… La force de ce nouvel ensemble résidera dans la capacité des nouveaux dirigeants à définir une stratégie claire et partagée en confortant les milliers de salariés qui attendent depuis des mois de fixer leur boussole sur un objectif commun. Car il n’y aura pas de réussite possible, pour le pôle Telecom comme pour le pôle Medias, sans adhésion des salariés à la stratégie et aux orientations nouvellement définies
Hors, de ce point de vue, côté Médias, le chantier de la reconstruction sociale est de première urgence! Les batailles que nous allons devoir mener nécessitent de disposer d’un corps social volontaire. Il le sera lorsque nous retrouverons des marges de manœuvres opérationnelles et financières, il le sera également lorsque les conditions d’un dialogue social équilibré seront restaurées et que le respect ne sera plus une valeur galvaudée.
Alors tout redeviendra possible !
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13 mars 2014

Vente de SFR, quel engouement des prétendants pour défendre l’emploi en France… !

L’accélération du calendrier de vente de SFR par Vivendi provoque des réactions aussi étonnantes qu’imprévues! Tout à coup, les grands patrons, hier frères ennemies refusant même de se serrer la main, sont maintenant prêts à faire table rase du passé, trop intéressés par une mariée qu’ils trouvent si jolie qu’ils en sont à courtiser marché, autorité de la concurrence et politiques pour dire tout le bien de ce rapprochement le tout en préservant l’emploi!


Ces industriels trouvent visiblement oreille attentive en la personne du ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, qui vante lui aussi les bienfaits pour l’emploi de ce futur mécano industriel…


Martin Bouygues dans une tribune publiée par le journal Le Monde en date du 11 mars 2014, commence ainsi sa diatribe " …Voilà une magnifique illustration concrète de l’esprit de responsabilité autour duquel se rejoignent tous les acteurs pour favoriser la compétitivité française et lutter contre le chômage… " il poursuit un peu plus loin " … nous nous engageons à relocaliser en France des centres d’appels et la relation client…" "…Si nous voulons rapatrier les centres de la relation clients en France, c’est que nous savons qu’ils sont plus performants lorsqu’ils sont basés en France…"


Voilà une déclaration intéressante que le premier syndicaliste de passage pourrait approuver sans ambages! Mais, il n'y a pas si longtemps et encore aujourd'hui, les débats sociaux provoqués la délocalisation au Maroc des milliers d'emplois de prestataires par CANAL+ avaient débouché sur un discours inverse… La qualité de service est identique, les clients seront même mieux servis, etc. 

Il y aurait donc une vérité Bouygues différente, divergente d'une vérité CANAL+?  Il y aurait également une possibilité de relocaliser en France des milliers d’emplois aujourd’hui "offshorisés" sans remettre en cause un schéma industriel ou une ambition économique pour un futur champion de la téléphonie mobile Française? 

Ou bien s'agit il encore de promesses qui ne valent que pour celles et ceux, naïfs ou démotivés qui se disent qu'après tout, dans l'environnement de l'entreprise privée, on peut raconter tout ou son contraire sans jamais se contredire... 

Après le rachat de SFR, Bouygues Telecom garderait donc 2 services clients, 2 services marketing, 2 services commerciaux, 2 DRH, 2... Allons, un peu de sérieux, une fusion c'est d'abord une réduction d'effectifs, parfois par centaines de postes car, dans le cas présent et quand bien même les entreprises citées poursuivraient avant le rapprochement des réorganisations et des suppressions de postes, les doublons seront légions!  

Faut-il rappeler que toutes ces entreprises, SFR, Bouygues, Orange, CANAL+ ont contribué ces derniers mois à la destruction de milliers d’emplois sur le territoire national, des salariés aujourd’hui sans travail, des milliers de familles touchées par ce phénomène de la délocalisation pour raison économique. La crise nous dit-on, mais une crise que ces entreprises contribuent à aggraver par une politique sociale de court terme qui prive des milliers de français de revenu et d’avenir ! Des Français qui finalement se désabonnent de nos offres, privilégiant par force le lowcost à la qualité, la créativité et au service!

Alors, un simple habillage de diversion...? Nous faire prendre des vessies pour des lanternes... une expression que nous trouvons adaptée à la situation. S'il ne s'agissait de l'avenir d'un pan de l'industrie nationale, si des milliers d'emplois directs ou indirects n'étaient concernés, alors nous pourrions regarder passer avec enthousiasme le train de l'alliance nouvelle. Malheureusement, nous savons que l'histoire sociale rencontre rarement l'ambition économique et pour ces raisons nous devons prendre date pour l'avenir car ce qui s'écrit aujourd'hui visiblement avec l'aval de certains membres du gouvernement en l’occurrence Arnaud Montebourg, ne laisse d’inquiéter. 

Seule une expression transparente et contradictoire permettra de lever certains doutes et de fixer un cadre social pérenne et partagé afin de sécuriser l'avenir de milliers d'emplois! Pour l'instant, c'est le flou qui l'emporte! C'est pourquoi le temps de la réaction et de l'interrogation constructive doit venir!


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09 mars 2014

Vente de SFR, info ou intox ?

http://bit.ly/1k7MQuf
La brutale accélération de la communication concernant le dossier SFR ce WE ne laisse d’étonner! Depuis plus de 2 ans, le dossier est dans les limbes, après le départ de Jean-Bernard Levy de la direction de Vivendi, opposé au démantèlement du Groupe et à la prise de pouvoir de Vincent Bolloré, c'est la valse hésitation et plutôt l'inconnu quant à l'avenir de cette superbe entreprise.

Que penser de ce nouvel épisode ? Tout d’abord que la presse, les opérateurs, le gouvernement se précipitent un peu vite sur ce dossier comme pour forcer la main ou obtenir l’aval des autorités compétentes. Pourtant, la raison et le calme devraient l’emporter car un seul acteur donnera son feu vert à toute opération de concentration, c'est bien sur l’Autorité de la Concurrence. Hors, aujourd’hui, cette autorité a toujours défendu la présence de 4 opérateurs de téléphonie mobile, et l’on voit mal pour quelles raisons elle changerait d’avis en quelques mois...! D'autant qu'un rapprochement de BTet SFR couvrirait avec Orange plus de 80% du marché Français...
http://bit.ly/1qn2wxA
Serait-ce parce que Monsieur Montebourg jugerait opportun par un beau matin du mois de mars 2014, de réduire à 3 le marché français de la téléphonie mobile alors qu’il avait défendu l’inverse il y a quelques années? Il soutenait alors sans faille le dossier Free et l’arrivée de ce trublion qui allait bientôt bouleverser le marché du mobile en France ! Faut-il rappeler que Monsieur Montebourg est d’abord un avocat, mais que l’on sache, il n’est ni économiste et encore moins un patron d’entreprise…Alors, pourquoi et à quoi pense-t-il lorsqu'il prend aujourd'hui des positions inverses aussi tranchées?
Aussi, comment peut-il affirmer dans la presse de ce WE que le projet de rapprochement avec Bouygues Telecom serait le meilleur pour sauvegarder l’emploi dans la filière? Que ce serait le meilleur projet pour le développement de ce business ? Sur quoi se base-t-il pour dire tout cela ? Quels engagements peut-il prendre sur les 12 ou 24 mois qui viennent alors que, comme tout Ministre, il quittera son poste un jour prochain ? Que lui ont donc promis les patrons de business qui sont venus le voir comme ils sont venus également plaider leur cause à l’Elysée ou chez le Premier Ministre? Qu’est qui se trame en coulisse dans cette affaire aux enjeux financiers colossaux, de 10 à 15 milliards d’euros au bas mot ! Monsieur Montebourg devrait s’expliquer, à tout le moins devant les représentants du personnel du Groupe Vivendi afin de les éclairer sur ce revirement! 
Côté Bouygues Télécom, pourquoi ces annonces aussi rapides qu’étonnantes ? Quel est le puzzle industriel imaginé par les grands pontes du secteur, quels sont les enjeux financiers, qui a intérêt à cette opération, qui pourrait en profiter… ?  Plusieurs lectures peuvent expliquer cette évolution de nos gouvernants ou de nos patrons, mais avant de les évoquer, rappelons quelques vérités !
Tout d’abord, malgré l’arrivée de Free, SFR reste une très belle entreprise, une entreprise rentable, une entreprise à la pointe de la technologie, une entreprise qui investit des milliards dans le développement des réseaux et notamment de la fibre ! C’est vrai, ses marges financières se sont réduites, son chiffre d’affaire sur le mobile souffre… un peu, mais faut-il rappeler que les marges actuelles sont encore excellentes et que les fondamentaux de l’entreprise sont très bons. Car SFR n’exerce pas que dans le mobile, son business auprès des professionnels et des entreprises, le BtoB, dans le fixe, le mobile et les réseaux se porte bien!
SFR doit s'adapter à son marché, mais cette entreprise va bien. C’est évident, SFR se portera mieux encore demain, quand bien même SFR resterait en l’état propriété de Vivendi ou serait introduite en bourse.
Alors, qu’est-ce qui motive donc Vivendi à accélérer le calendrier de vente en bouleversant la donne et en abandonnant Numéricable à ses ambitions ? La prochaine Assemblée Générale de Vivendi prévue pour se tenir  en juin prochain ne peut constituer le seul élément d’explication
Peut-on imaginer que des intérêts particuliers puissent primer sur l'avenir de ce secteur, sur ce ce mécano industriel qui va peser sur l'avenir de milliers de salariés, et l'intérêt de millions de clients?
On ne peut imaginer que quelques personnes influentes aient pour simple dessein de vouloir valoriser des avoirs colossaux qui se chiffrent en millions d'actions Vivendi et privilégient un scénario exclusivement orienté intérêts de court terme?! Sinon, comment expliquer ce soudain remue-ménage de printemps, cette accélération du temps?
N’y a-t-il pas de l’indécence pour juger ainsi de l’avenir d’un fleuron technologique et industriel Français ? Quelques 10.000 salariés de SFR doivent se poser cette question, ballotés qu’ils sont entre incrédulité et résignation !
Que veut-on au fond dans cette affaire? Nous avons déjà détruit une belle entreprise internationale qui avait pour nom Vivendi. Qu’en sera-t-il pour SFR car, contrairement aux poncifs du moment, l’arrivée de Free a certes modifié l’économie du secteur mais cette évolution a favorisé le développement d'une base exponentielle d’abonnés et de clients au mobile en France. Cette arrivée a provoqué des réajustements dans l’organisation des entreprises historiques du secteur. SFR comme Bouygues Telecom sortent  juste d’un plan social qui a concerné plus de 1.000 salariés pour SFR, mais dans le même temps le secteur a recruté plusieurs milliers de salariés et développé l'emploi sur le territoire Français
Qui adonc intérêt à favoriser ces montages industriels, pour quels intérêts travaillons nous, pourquoi faut-il revoir de fond en comble en quelques mois des orientations stratégiques qui engagent l’avenir de très belles entreprises Françaises et l’emploi de dizaines de milliers de salariés? Messieurs Montebourg, Fourtou, Bouygues, Niel, les salariés de ces Groupes, les représentants du personnel de ces entreprises, les millions de clients abonnés à vos offres aimeraient vous entendre et comprendre vos ambitions et la raison de vos choix !
 
 
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05 mars 2014

CANAL+ ou le descenseur social… ?

De quoi parle-t-on lorsqu’on évoque une situation qui conduit à la régression professionnelle ? De situations qui viennent indiquer aux salariés concernés qu’ils ne sont que des éléments d’un  grand puzzle organisé par quelques personnes généralement éloignées de l'opérationnel, en dehors de toute logique managériale, humaine ou même juridique !

Dans le cas présent, CANAL+ nous offre une nouvelle fois une illustration de ces phénomènes qui tendent à se multiplier et qui atteignent certains salariés sans même qu’ils en soient informés directement, qui découvrent par hasard ce qu’ils sont devenus au gré des envies ou des lubies passagères de responsables RH !

Juin 2013, avant l’été et ses farnientes, il faut déposer
ses congés. C’est en préparant cette période que certains salariés se sont aperçus qu’ils n’étaient plus ce qu’ils croyaient être. Des Directeurs qui deviennent Responsables, des Responsables requalifiés en Charge de…, des Chargés de qui deviennent Chefs et ainsi de suite jusqu’au plus bas de l’échelle, le tout à l’insu du plein gré de chacune des personnes concernées…  

Etonnés, ces salariés pensent, imaginent un bug informatique, une erreur malencontreuse… et bien non, il ne s’agit point d’erreur mais d’une action volontaire d’une RH de pôle, en l’occurrence ici du pôle Technique, qui décida un beau jour de printemps qu’il y avait trop de… Directeurs dans son secteur d’activités ! Et bien dans ce cas, il suffit
simplement de les requalifier en Responsables. Mais voilà, dans une organisation, avoir trop de chefs posent également problème et c’est comme cela que de fil en aiguille des salariés se sont retrouvés dégradés dans leur position et leur fonction professionnelles !

"...C’est le pouvoir d’organisation de l’employeur..." nous répond on lorsque nous interpellons notre direction sur le sujet… ! Mais de quel pouvoir s’agit-il ?

Le titre, le salaire, la fonction, sont des éléments centraux du contrat de travail. Les modifier peut se justifier mais certainement pas sans l’accord et à l’insu du ou des salariés concernés comme dans le cas présent. Certainement pas sans la signature d’un avenant au contrat de travail…

Apparemment, à CANAL, en 2014, on peut s’affranchir allégrement de ces règles sociales. Dans l’irrespect total des salariés, certains décident ainsi du jour au lendemain de remettre en cause votre position, votre statut, vos responsabilités… Un non-sens juridique et social !   

Les conséquences de ces décisions abruptes et absurdes sont compréhensibles. Elles génèrent de la colère ou pire de la démotivation. Que veut-on faire passer comme message ? Que vous n’avez plus votre place et qu’il faut penser à partir, qu’à 40 ans vous atteignez l’asymptote de vos compétences et que CANAL+ va vous faire descendre tranquillement de l’échelle sociale pour vous permettre de vous recaser sur le marché du travail plus facilement ?

Modifier ainsi les titres de dizaines de salarié influent également directement sur les organisations. Des organisations qui devront dès lors faire l’objet d’une présentation dans les instances représentatives du personnel, et notamment au Comité d’Entreprise ! Ainsi, ici en loucedé, on peut décider de modifier ce qui constitue le
fondement de la relation professionnelle et juridique du salarié avec son employeur : son contrat de travail !

Ainsi va la vie sociale de notre belle entreprise, une référence il y a 20 ans, aujourd’hui une dégénérescence qu’il s’agit de stopper si l’on veut remonter le moral des troupes et affronter vaillamment nos futurs concurrents qui frappent à la porte France pour nous tailler des croupières!
 
Les batailles futures se gagneront ensemble, mais la condition de cette réussite passent d’abord par le respect d’un certain nombre de règles sociales et parmi elles, la reconnaissance et  la récompense pour des centaines de salariés qui se démènent dans des conditions chaque jour un peu plus difficiles pour atteindre des objetifs ambitieux
 
Charge de travail, organisation, et maintenant atteinte aux fondements de la relation sociale, les sommets de l’inacceptable approchent à grands pas, les 5 000 collaborateurs de CANAL méritent mieux que de vivrent au grè des humeurs de certaines RH de pôle!

Dorénavant, lorsque vous signerez un contrat de travail chez CANAL nous vous conseillons fortement de déposer votre exemplaire en lieu sûr car vous pourriez être sujet à de drôles de pratiques!
 
Tel 01 71 35 13 17

 
 
 
 
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