C’est le message transmis aux élus du Comité de Groupe par les nouveaux… anciens dirigeants de Vivendi, Jean-François Dubos et Stéphane Roussel!
Une page se tourne... selon ces dirigeants !
Jean François Dubos remarque que beaucoup de sociétés sont actuellement sous cotées sur les marchés financiers Français. Malgré tout, Vivendi doit servir les intérêts de ses actionnaires, distribuer des dividendes et favoriser l’emploi… Le premier objectif serait de retrouver rapidement un cours entre 22 à 25€ puis à terme un niveau de 32 à 35€ par action.Et maintenant, à quand des décisions… ? "Nous allons «séminariser» tout l’été"!
Ce pourrait être le sens du discours de la nouvelle équipe dirigeante. "Il n’est pas question de précipiter des décisions importantes pour l’avenir du Groupe." Les réflexions devraient ainsi se poursuivre quelques mois avant que de nouvelles orientations ne soient annoncées.
Des décisions sociales plus rapides que des orientations industrielles… ?
Un point évidemment essentiel pour notre syndicat alors que s'annonce une fin d'année 2012 et surtout une année 2013 mouvementée sur le plan social. SFR tout d'abord, CANAL+ ensuite, mais aussi la musique ou les jeux, l'ensemble de ces business de Vivendi pourraient être impactés socialement, en France et à l'étranger par les décisions qui vont être prises dans les prochaines semaines.L’organisation et la structure de gouvernance devrait être en revanche clarifiée plus rapidement.
"...nous ne recherchons personne...!"
Si de grandes décisions seront annoncées dans 3 mois, il faudra d’ici là clarifier la Gouvernance et les orientations du groupe. Nous savons que Vivendi se porte bien. Le Groupe n’a jamais dégagé autant de profits, grâce aux activités de ses filiales.
Tout business confondu, la masse salariale ne pèse que pour un poids relativement faible. Entre 5 et 7% au maximum du chiffre d'affaire. Rien de comparable avec d'autres activités de service où le poids de la masse salariale peut atteindre jusqu'à 50% du CA!
Les investissements doivent progresser!
Les budgets de recherche et développement devraient aussi faire l’objet de toutes les attentions et bénéficier de budgets conséquents. C’est la condition pour un maintien d’une position d’excellence dans les domaines des médias et des télécoms.
Sans compétences internes, sans investissement, le déclin est assuré! C'est pourquoi il faut revenir sur la politique de réduction des coûts infligés aujourd'hui aux business au détriment de ces investissements.
Vivendi retrouvera des marges de manœuvre en France et à l’étranger par une politique d’investissements ambitieuse.
...de même que le Groupe Vivendi ne se développera pas non plus contre ou sans ses salariés! Si les intérêts des actionnaires doivent être servis, les dizaines de milliers de salariés en interne, les centaines de milliers en externe dont l’emploi dépend peu ou prou des business de Vivendi devront faire l’objet de toutes les attentions. Ce serait une erreur majeure de sacrifier le social sur l’autel d’un rendement de l’action à court terme. Ce serait engager le groupe vers le déclin, ce serait destructeur de valeur pour tous.
Ce que nous revendiquons, c’est une politique sociale ambitieuse au service des intérêts du Groupe et de ses salariés, des business rentables, des politiques d'investissements et de recherche/développement ambitieuses, un groupe géré dans une perspective de long terme, des objectifs clairement partagés, une politique sociale en France ambitieuse et respectueuse.
Alors, tout devrait être possible, avec les partenaires sociaux du Groupe, les 15 000 salariés Français, les 58 000 dispersés aux 4 coins de la planète!
CGC CANAL+ 0629110617

