Pour nous contacter, cliquez sur ce lien!

25 février 2014

Pour une autre ambition sociale...!

A l’heure des entretiens individuels et annuels et de la fixation des objectifs pour les mois qui viennent, nous souhaitons revenir sur ce qui caractérise le CANAL+ de ce début 2014 et sur l’abîme qui sépare maintenant les ambitions opérationnelles des réalités sociales.

Jamais dans l’histoire de CANAL+ il n’y a eu un si grand décalage entre des valeurs, des objectifs portés par notre entreprise et leurs traductions sur le plan social.

Aujourd’hui à CANAL, le grand écart est réalisé et la rupture musculaire en voie d’accomplissement!
Pour analyser cette situation, il faut se reporter 10 ans en arrière et considérer l’arrivée d’un nouveau management tout orienté finance. 

Après l'épisode Messier, ce sont les financiers qui ont pris le pouvoir, dehors les saltimbanques ! Mais la remise en ordre des comptes et des finances s’est traduite parallèlement par une mise au pas du corps social. En effet, selon les nouveaux dirigeants, CANAL+ était une entreprise trop dilettante...

Alors depuis, pour répondre à cette injonction infondée et erronée, les services RH ont, année après année, inventés, développés, mis en place des process, des organisations, des méthodes pour contraindre, affaiblir les résistances, et accélérer le renouvellement des salariés. Pour favoriser également le fameux "turn over", un concept indispensable pour apporter ce bol d’air sans lequel CANAL+ s'asphyxierait, perdrait de sa capacité à inventer, à se renouveler, à se projeter dans le nouveau monde digitalisé!
  
Ce concept est évidemment erroné ! S'il fallait une illustration de cette idée absurde, il faudrait se pencher sur la carrière des nos derniers patrons recrutés pour diriger le pôle Distribution. Ils ont tous passés plus de 20 ans dans leur ancienne maison! C’est certainement et aussi pour cela qu’ils ont été recrutés...!  

Les conséquences de ce décalage entre un discours managérial et une réalité opérationnelle sont aujourd’hui désastreuses. L'Edition vient de rejoindre la Distribution dans l'application d'un modèle qui pourtant a tout produit sauf des résultats opérationnels. "Faut bouger m’sieurs dames, turn over, y a que ça de vrai  j’vous dis… c’est pour vo’t bien…"! Pour les uns c’est un départ vers l’Afrique ou l’Asie, pour les autres ce peut être une mobilité vers… l’extérieur ! 

"Le CV de CANAL se vend bien sur le marché, allez-y !" Ce n'est pas faux, mais en agissant systématiquement ainsi, on affaiblit le corps social de CANAL, une constante réalité depuis 9 ans. 

Cette méthode est incontournable pour adapter l’organisation nous dit-on, pour recruter du jeune geek et favoriser l’innovation et l’adaptation dans un monde qui bouge à la vitesse de la lumière… Alors il faut faire bouger les organisations de force s’il le faut ! Et tant pis si les dégâts collatéraux vont jusqu’à affecter la santé physique et psychologique de nombreux salariés déboussolés, c’est bien la preuve qu’ils n’étaient pas à leur place s’ils ne résistent pas ! 

Pour compléter un recrutement qui se voudrait efficace et branché, nous proposons d'ajouter comme compétences incontournables celles produites et développées par les "nolife" ces personnes qui consacrent une très grande partie, si ce n'est la totalité de leur temps à pratiquer leur passion, leur travail, au détriment d'autres activités, ou encore les "nerds" ces personnes solitaires passionnées et obnubilées par des sujets intellectuels liés aux sciences et aux techniques. De l’or social pour nos DRH qui recrutent peu mais recherchent des personnes disponibles en permanence, pas revendicatrices, n’ayant aucune appétence pour autrui et encore moins pour le social ! Imaginez Anne, Christine,Elena... une horde de nolife, de nerds...! Le rêve non?! 

Mais une entreprise qui veut se caractériser comme innovante peut-elle dans le même temps être archaïque sur le plan social ? Dans les entreprises mondialisées citées bien souvent en interne comme référence par notre management, Google, Apple, et autres géants de l’Internet anglo-saxon, l’organisation du travail est totalement décentralisée. Elle est même basée sur un concept de liberté afin de favoriser la créativité et ça marche! 

Le modèle anti-créatif par excellence se caractérise au contraire par la contrainte, l’encadrement tatillon, le process absurde… De ce point de vue, nous ne sommes plus très loin de servir de prototype. 

L’une des raisons qui participe des blocages et de ces tensions sociales dans notre entreprise provient justement d'un certain type de management. Hérité des meilleures écoles militaires Françaises, il reproduit un modèle de commandement coercitif auquel personne ne doit déroger. C’est-à-dire exactement l’inverse de ce qui devrait faire référence dans nos business. 

La rupture avec notre ADN se situe d’abord à cet endroit. La créativité ne s’accommode pas des oukases et ordres indiscutables.  Toutes les entreprises sortent aujourd’hui du modèle coercitif "top down" où la vérité descendrait dans un continuum hiérarchique vertueux. C’est fini, ça ne marche plus, c’est contreproductif!

Aujourd’hui, le modèle est coopératif. Il doit favoriser les transversalités, les échanges, les coopérations ! Le sachant n’est  plus le patron de droit divin, mais la communauté business, rassemblée autour d’un projet et d’un ou plusieurs objectifs. Ce modèle à l’œuvre chez nos concurrents anglo-saxons devra être mis en œuvre chez nous comme ailleurs tôt ou tard car il est la seule réponse sociale à la transformation rapide de notre environnement et de nos business et à la nécessaire adaptation de nos organisations. Où bien il ne reste plus qu'à fabriquer l'entreprise kleenex, le rêve de flexibilité absolue pour certains patrons!   

Tout va très vite nous dit-on… Oui c’est vrai, tout va très vite, mais chez nous c’est à pas de chameau que le social évolue empêchant la créativité, bloquant les initiatives, décourageant les meilleurs, démotivant les troupes, jusqu’à provoquer de véritables tensions sociales et des burn out retentissants.

Eloignement du terrain, incompréhension des résistances, certains de nos décideurs décident sans même connaitre les conséquences de leurs décisions. Les projets de déménagement en cours en sont un des derniers exemples malheureux. 

C’est pourquoi nous préconisons un renversement des méthodes, une véritable révolution culturelle qui aurait pour finalité de repérer les bonnes méthodes afin de les favoriser et de tuer toutes celles qui alourdissent, détruisent la créativité, empêchent l’épanouissement, affaiblissent les salariés, annihilent les transversalités…

CANAL+ aura 30 ans le 4 novembre 2014! Un bel âge pour une belle aventure qui se meurtrie aujourd’hui dans un modèle social qui ne lui correspond pas. Un modèle qui freine les conquêtes et assombrit l’avenir alors que nous devons relever la tête pour affronter nos nouveaux concurrents.  

Les prochaines victoires ne seront pas que juridiques, elles seront avant tout des réussites opérationnelles! Grâce aux 5000 salariés en interne, aux 10000 en externe qui travaillent à la réussite de cette ambition future, un CANAL+ rénové, conquérant, fier… ce sera réalisable dans le respect des salariés, de ces femmes et de ces hommes qui aujourd’hui doutent et sont inquiets!  

Il n'y a pas d'autre alternative que le changement social pour réussir. Mais en ce domaine comme dans tant d'autres, l'exemplarité peut servir de boussole... 


Tel 01 71 35 13 17





13 février 2014

Une AG sous haute tension…

"C’est compliqué…"
"À trente ans, Ben est sur le point d'épouser Juliette. Sa petite vie tranquille et sans danger va basculer lorsqu'il retombe sur la personne qu'il a secrètement le plus envie de revoir : Vanessa, la bombe du lycée qui ne l'avait jamais regardé. Elle est de retour à Paris et ne connaît, aujourd'hui, que lui…"

Non, ce n’est pas la banale histoire d’un salarié de CANAL+ abordant un syndicaliste pour se dépêtrer d’une situation personnelle insurmontable, mais tout simplement le synopsis d’un film formidable, "C’est compliqué" qui a justifié selon la Direction de CANAL+ la réquisition de la plus grande salle de projection pourtant réservée depuis des semaines par les 4 syndicats représentatifs de CANAL+. Une réservation destinée à recevoir une Assemblée Générale de salariés.

Cette projection de dernière minute permit à 4 pauvres salariés eux aussi réquisitionnés pour l’occasion de profiter d'un espace d'accueil pour 150 personnes! Ils ont du faire semblant pendant 2 h et franchement s'em... ! Nous les invitons à se faire rémunérer cette présence en heures supplémentaires, car obligés pendant leur repos, d’occuper une salle réquisitionnée…

Un grand moment de dialogue social revisité façon CANAL 2014! Cette salle réservée par les quatre syndicats représentatifs de CANAL+ devait accueillir une assemblée générale pour répondre aux interrogations de centaines de salariés inquiets de leur avenir. Un échange, une ouverture au dialogue avec les représentants du personnel… normal?! Et bien non, à CANAL+, ce n’est pas possible !

 "Une AG à CANAL+ dans mes locaux vous n’y pensez pas… et pourquoi pas un appel à la grève pendant que vous y êtes !" Ainsi fut dit par la haute autorité de la DRH, point d’AG chez moi, réquisitionnez cette salle et dehors ces fauteurs de troubles sociaux. Laissez-nous donc licencier en silence, réorganiser comme on l’entend, déménager le ¼ de l’entreprise en quelques semaines… manquerait plus que les syndicats s’en mêlent… et tant pis si les burn out se multiplient, si le code du travail est ignoré, si l’angoisse collective monte chaque jour un peu plus pour des centaines de salariés… ! Nous n’en n’avons que faire, je décide, vous exécutez !

Ainsi va la vie sociale dans le CANAL+ de 2014, oukase et irrespect d'un dialogue qui n’a de réalité que son nom… et des salariés révoltés par tant de désinvolture. "Mais… vous n’avez pas lu la jurisprudence de 1971…" Une direction bien en peine d'expliquer sa décision et à la recherche d'un texte de loi du siècle dernier, une jurisprudence aléatoire pour une situation qui tourne à l'ubuesque! Une nouvelle approximation que cette jurisprudence, mais qu'importe, qui ira lire cet arrêt de la Cour de Cassation pour en vérifier le contenu? ...Nous! http://bit.ly/1fhJ3pp

Refuser la tenue d'une réunion sociale, une première en 30 années d'histoire de CANAL+! 

Au final, en voulant empêcher cette AG, ce sont plus de 400 salariés qui se sont rassemblés dans le hall de l’immeuble Lumière pour clamer leur inquiétude et leur colère sur des méthodes qui deviennent insupportables et anxiogènes. 400 salariés qui nous ont confortés dans notre analyse : le malaise social est profond, l’anxiété grandissante, l’incompréhension galopante… 

Que notre entreprise évolue, rien de plus naturel, sans quoi le risque d’une thrombose est probable. Mais que les changements, les adaptations de nos organisations passent par des décisions incomprises, parfois absurdes, des oukases décidées en chambre, accentuent la fracture entre un centre de décision coupé des réalités opérationnelles et des salariés qui commencent à en avoir ras le bol !

Notre entreprise doit évoluer, s’adapter à son marché, se transformer technologiquement, mais selon quelques principes intangibles. Tout d’abord dans le respect des individus et des collectifs. Ensuite par le dialogue, une expression collective bafouée depuis des années et qui doit retrouver ses lettres de noblesse.

Interdire la tenue d’une assemblée générale à des centaines de salariés, c’est prendre le risque du développement d’une crispation sociale généralisée, c’est nier le nécessaire dialogue des représentants du personnel avec les salariés, c’est tout simplement bête et contre-productif.  Car notre action syndicale reste ancrée dans cette volonté de trouver et d'ouvrir les voies d’un dialogue renouvelé, respectueux, constructif !

Ce n’est quand même pas très compliqué ou insurmontable, mais pour certains responsables, c’est visiblement impossible, il faut se taire ou partir ! Quand sortira-t-on enfin de cette absurde politique, une politique si éloignée de l'ADN de CANAL! 

Nous disons haut et fort que non seulement nous ne nous tairons pas, mais que nous resterons aux côtés des salariés qui souffrent, sont inquiets pour leur avenir et de toutes celles et ceux qui veulent comprendre sans subir! Nous serons présents pour poursuivre notre tâche dans la défense des intérêts individuels et collectifs, pour accompagner les salariés de CANAL+ dans leurs démarches sociales ou professionnelles, pour les conseiller…

De nombreux postes sont aujourd’hui supprimés, nous entrons dans une nouvelle ère, des bouleversements qui vont affecter les organisations de l'ensemble des business. Des salariés vont devoir partir ou se reclasser. Mais plutôt que de jouer la transparence avec les partenaires sociaux, la DRH s’enferme dans une posture radicale, ou absence de dialogue rime avec accélération des réorganisations!

Notre syndicat s’inquiète depuis des mois d’une situation qui se dégrade rapidement, et vient jusqu’à broyer l’avenir et la santé de nos meilleurs cadres. Chaque jour apporte son lot de burn out qui se multiplient de façon inquiétante. Les démissions s’enchaînent, l’inquiétude progresse. Ces alertes, nous les lançons depuis longtemps, nous savons qu'elles sont partagées par une majorité de salariés, mais les salariés n'ont pas le pouvoir de la décision.

Que faire dans une telle situation ? Se résigner? Organiser une Assemblée Générale des salariés pour évoquer avec eux cet avenir incertain…?  "pas chez moi enfin..."

Vous êtes concernés par une réorganisation, un changement de périmètre, une disparition de postes, des évolutions de missions ou de responsabilités… contactez-nous ! 

Chaque réorganisation doit faire l’objet d’une présentation au Comité d’Entreprise mais certaines, réalisées en catimini échappent à notre vigilance. 


C’est dans la transparence sociale et le respect des salariés que cette entreprise retrouvera calme et sérénité! Reculer encore cette échéance ne ferait qu’accroitre l’incompréhension et le désarroi sans stopper la diffusion du mal être et de la souffrance individuelle et collective. Ce n’est pas acceptable!


Pour que l'anniversaire des 30 ans de CANAL+ ne rime pas avec catastrophe humaine et sociale, de nouvelles orientations sociales doivent se concrétiser ! 

A suivre dans nos prochaines éditions et dans notre NewsLetter ! Pour la recevoir cliquez-ici
Pour adhérer cliquez là


Tel 01 71 35 13 17


09 février 2014

Qui a peur de Netflix...?!

CANAL+ va bientôt fêter ses 30 ans! C'est alors qu'une une nouvelle concurrence apparait, plus internationale, plus riche, plus offensive… Netflix! Les couloirs, les conférences, les séminaires... à chaque réunion le nom de Netflix est cité, CANAL+ devrait donc redouter l’arrivée de cet opérateur Américain ?

Orchestrée au plus haut niveau de l’état Français, cette arrivée questionne, dérange, inquiète. Ces derniers mois, David Hyman, un des dirigeants de Netflix et Christopher Libertelli, le patron des affaires publiques, sont venus en visite de courtoisie pour explorer les conditions légales et commerciales d'une arrivée en France, une arrivée qui serait programmée pour le dernier trimestre de l'année 2014.  

Qu'est-ce que Netflix ? 44 millions d’abonnés, mais 35 aux USA, un chiffre d’affaire de 1,2 Milliards de $ ou 900 millions d’Euros environ, cette société née au tournant des années 2000, proposait alors aux Américains des films sous format cassettes vidéo loués et expédiés par la poste. Viendra ensuite le DVD, mais c’est en 2010 que Netflix prend le tournant de l’Internet en proposant ses films en réseaux. En 2012, Netflix se lance dans la production de séries comme Lilyhammer, House of Cards, []Bad Samaritans, Hemlock Grove, Arrested Development, Orange Is the New Black

House of Cards, l'une des séries produites par Netflix et diffusée aujourd’hui sur CANAL+! Cette arrivée dans la production de séries répond pour Netflix au moins à deux impératifs. En premier lieu, les films proposés par Netflix ne sont pas de la première jeunesse, de nouvelles séries viendront ainsi étoffer un catalogue assez pauvre. Le second impératif vise à répondre aux besoins d’un marché international où les séries excellent et se taillent un part importante de la consommation télévisuelle ou délinéarisée.

Notre avantage réside dans notre modèle de consommation, contrairement à Netflix cantonnée sur l'Internet, CANAL+ bénéficie d’une exposition de ses programmes sur tous les canaux. Avec une programmation éclectique qui ne s’arrête pas aux séries, aux films ou aux sports, CANAL+ maîtrise un marché en révolution, une offre qui répond aux canons de la demande Française
Le seul service de CANAL qui pourrait pâtir de cette arrivée, c’est CANALPLAY, un service identique lancé en France il y a peu. 
Quels sont dès lors les avantages de Netflix ? Sa puissance internationale. Sans nul doute, son ancrage Américain en fait un interlocuteur sérieux. Ou bien encore ses moyens financiers ou une politique marketing puissante, mais aussi une technologie géniale développée pour Netflix qui permet de proposer systématiquement à ses clients des programmes de remplacement si le souhait de l’abonné ne peut être satisfait immédiatement et quand bien même le programme serait indisponible, il y aura toujours une réponse !
Un avantage indéniable en la matière! Comment cette société est-elle arrivée à créer un moteur de recommandation aussi puissant ? En lançant tout simplement un concours international doté d’une prime de 1M$ pour récompenser des ingénieurs qui inventeraient un logiciel en capacité de répondre systématiquement à la demande du client !

Voilà l'une de nos différences majeures ! Qui aurait l’audace aujourd'hui à CANAL de lancer un programme aussi audacieux pour trouver des solutions technologiques innovantes ? Dans cette période ou TV rime avant tout avec économies, on peut douter de la volonté de nos dirigeants de s’engager sur cette voie.
La force et la puissance de CANAL+ c’est bien sur son portefeuille d’abonnés, c’est encore son catalogue de droits, ce devrait être également son capital social, des salariés engagés et motivés ! Malheureusement, de ce point de vue le constat est amère, nous nous enfonçons année après année dans un abîme qui semble sans fond, des équipes bousculées, un management sous pression, une désorganisation rampante...
Manque d’investissement et politique sociale déplorable sont les deux talons d’Achille du CANAL+ trentenaire. Pour affronter les défis d’aujourd’hui, accueillir avec sérénité les nouvelles concurrences, il faut résoudre ces deux contraintes. Alors, Netflix, Amazon, Apple pourraient débarquer et trouver face à elle une entreprise motivée, volontaire, créative !

30 ans d’une vie déjà bien remplie ! Des concurrents nationaux absorbés ou contraints, un développement international qui doit nous permettre de tailler des croupières aux plus grands acteurs de l’audiovisuel mondiaux et notamment américains...!
Dans cette période troublée, nous ne devons pas avoir peur de ce débarquement mais bien plutôt de nous-même. Les forces nécessaires pour engager cette nouvelle résistance sont encore présentes. Mais pour beaucoup, elles sont fatiguées d’une politique contraignante, victime d’un affaiblissement collectif alors que nos dirigeants sont exclusivement orientés sur le maintien du résultat financier et d’une politique d’économies contre-productive !

Pour assurer notre avenir face aux Netflix de tous bords, il faut d’abord libérer les esprits, remettre dans le droit chemin une organisation en forte tension, desserrer les cordons de la bourse au besoin en diminuant le rendement pour notre actionnaire afin d’accroitre la part réserver aux investissements.

On ne gagnera pas avec une entreprise affaiblie, bousculée, parfois déboussolée, menant jusqu’au burn out certains de ses principaux cadres ! Un nouveau pacte social, une stabilisation des organisations, l’arrêt des décisions prises à l’emporte-pièce comme ce déménagement organisée à la va vite pour 800 salariés du Groupe…

Alors demain pourrait être un nouveau jour, un CANAL+ à nouveau conquérant avec des salariés respectés, une organisation comprise et stabilisée, des moyens redéployés... ! Parceque Netflix n'est que le vaisseau amiral de nouveaux acteurs internationaux de l'audiovisuel, il est urgent d'agir pour que ça change!  
 

cgc-canalplus@neuf.fr
Tel 01 71 35 13 17

 

04 février 2014

CANAL+ : le malaise... mal-être des cadres supérieurs !

Crise Managériale en cours... le vernis se craquèle. Au grand jour apparaissent les dommages provoqués par 7 années d’une politique managériale aux antipodes de la modernité sociale, à des années-lumière d’un modèle de gestion humaine adapté à l'ADN de notre entreprise !
Les uns après les autres, celles et ceux qui furent présentés il y a quelques mois encore comme la relève, ces hauts potentiels craquent, démissionnent, s’en vont !

Les départs emblématiques de quelques cadres supérieurs ces trois dernières semaines dévoilent une grave crise de confiance, une crise qui affecte l’ensemble des business de la Distribution, de l’Edition ou de la Technique de CANAL+ ! 

Ce n’est pas une surprise pour nous! Nous savons que la politique des ressources humaines en oeuvre aujourd'hui ne peut mener qu’à l’impasse. Nous ne cessons de lancer des alertes sur ses conséquences néfastes pour les salariés ou pour le business, des centaines de salariés en ont déjà fait les frais ces dernières années dans tous les secteurs de l'entreprise. Maintenue sous le boisseau jusqu’à maintenant, elle apparaît aujourd'hui au grand jour du fait même de la personnalité des salariés concernés. Car il s’agit aujourd’hui de nos cadres supérieurs, et il est bien difficile de cacher l’échec global que révèlent ces nombreux et soudains départs.

Ils s’en vont dépités, sous d’autres cieux plus intelligents, affectés, ou pire pour certains lorsqu’ils présentent tous les signes d’un burn out caractérisé !

Mais pourquoi donc cette accélération de départs en ce début 2014 ? Charge de travail, mobilité incomprise, postes non remplacés, désorganisation, économies drastiques, des éléments qui ont fini par saper le moral de nos meilleurs cadres.

Pourtant, cette année présente le visage d'une année stratégique pour le Groupe. D’abord parce que notre actionnaire se réorganise, laissant à CANAL+ les clés d’un vaisseau amiral en charge du développement des activités médias en France comme à l’International. Ensuite parce que nous prenons enfin le virage de l’Internet global, avec pour corollaire une réorganisation interne rapide, mais déstabilisante pour de nombreux salariés. Enfin parce que la crise "imposerait" davantage et toujours des économies et une productivité que l’on devrait encore faire progresser... Un schéma managérial qui tourne à l'absurde, générateur d’un climat de défiance aux conséquences désastreuses!

Pour justifier cette politique, que l’on cesse de se réfugier derrière un actionnaire présenté comme un ogre dévastateur qui réclamerait toujours moins de charges ! Ne serait-ce pas plutôt un alibi, un discours éculé
destiné à justifier l’accélération d’un processus de renouvellement rapide de notre base sociale, celle dont on dit qu’elle vieillit trop, qu’elle ne répond plus aux canons du moment… ?

Dans cette période cruciale, l’édifice social se fragilise dangereusement, le climat devient délétère. Dans cette ambiance de fin de règne, ce sont les leaders de demain qui s’en vont. Alors que la relève explose, comme nous, les leaders d’aujourd’hui devraient être inquiets !

A force d’expérimentations managériales hasardeuses, la vie professionnelle devient invivable. C’est l’hémorragie ! Johann, Coralie, Olivier et les autres, car ils ne sont pas les seuls à avoir jeté l’éponge depuis 1 mois, ces jeunes cadres pleins d’avenir, brillants, ont préféré partir. Un gâchis qui s’ajoute aux erreurs de casting des années 2012 et 2013.

Veut-on fabriquer une entreprise sans personnel ? Ainsi plus de problèmes RH, plus de gestion des femmes et des hommes que l’on a tant de mal à respecter, à faire progresser, à garder ? C’est peut-être l’objectif

Les réalistes et les pavloviens ! Aujourd’hui, deux attitudes sont envisageables. L’une consiste à faire l’autruche, à conserver des réflexes de survie dans une démarche pavlovienne, à durer, à patienter quitte à souffrir en silence ou à en tomber malade, épuisé. L’autre voudrait que l’on privilégie  une posture réaliste, une prise de parole libérée, sans crainte de sanction, sans risque de se faire virer. A chacun son schéma!

Notre syndicat, révolté et inquiet du développement de ces situations inacceptables, souhaite que l’intelligence sociale au service de l’entreprise l'emporte rapidement, afin de construire un nouvel avenir respectueux des femmes et des hommes qui font les succès d’aujourd’hui et tentent de préserver le futur. Ceux-là attendent une éclaircie salvatrice !

Et comme à l’accoutumé, nous nous substituerons à notre Intranet qui restera une nouvelle fois muet sur ce point, pour remercier ces femmes et ces hommes qui ont tenté d’œuvrer ces 2 dernières années pour le bien du Groupe et de ses intérêts dans des conditions difficiles parfois jusqu’à l’épuisement. Merci !

Pour rejoindre notre syndicat, cliquez ici !
Pour recevoir notre NewsLetter mensuelle, cliquez ici !


 

Tel 01 71 35 13 17

 
 
 

02 février 2014

Ils seront plus de 800…

Non ce n’est pas un remix de la superbe chanson de Jacques Brel… ni du nombre de salariés remerciés en 2013... non il s’agit simplement des salariés qui vont être concernés par un déménagement    dans les prochaines semaines …!

On adore déménager à CANAL+ ! Au sens propre comme au sens figuré, CANAL+ déménage de plus en plus fort, de plus en plus vite, comme sur un manège devenant fou, le tourbillon des mouvements risque d’en emporter plus d’un vers des abîmes du mal être ou pire vers le burnout, un phénomène qui tend à se généraliser à tous les étages, dans tous les secteurs !
Car à y regarder de près, si certains de ces déménagements sont justifiés lorsqu’ils consistent à regrouper des équipes éparpillées, CANAL OTT par exemple, ils constituent souvent un alibi trop facile pour déstructurer des équipes, ou décourager de nombreux salariés! Dans le cas présent 30% des salariés de CANAL+ vont bouger en quelques semaines, une folie!

Raisons d'économies bien sûr encore, nous rendons à leurs propriétaires quelques baux, comme le bâtiment Eiffel 2. Mais si le bail disparait, les salariés eux restent… enfin normalement… et vont tenter de survivre… !
Entassons, entassons… la promiscuité n'est-elle pas source de créativité et de découverte de ses collègues !? De la place nous allons en gagner. Certains services vont en effet voir leur espace vitale chuter de moitié, passant de 10M2 en moyenne par salarié à 4 ou 5M2 ! C’est le cas par exemple de certains services de la finance, en traversant la Seine, ces salariés vont baigner dans la sérénité et la volupté! 
Une dégradation de l’environnement de travail que de trop nombreux salariés subissent déjà. Il suffit d’aller jeter un œil sur certains étages du site Arcs de Seine pour comprendre. Aucune intimité, votre parole, vos communications téléphoniques sont partagées en permanence par toutes celles et ceux qui vous entourent!
Chacun peut ainsi sans réserve vous couper la parole, prendre parti dans la conversation en cours… une véritable avancée sociale… !
Conséquences, du stress supplémentaire, de l’énervement permanent, une incapacité à se dégager un espace d’intimité pour des communications qui le nécessitent… des conditions de travail bien éloignées des règles administratives qui imposent un minimum de surface de survie dans ces open-space !
Que disent les textes en la matière… ? Les normes AFNOR NF X 35-102 prévoient un minimum de 10M2 par salarié, y compris pour les espaces collectifs et de 15M2 si l’activité des salariés est fondée sur des communications verbales. C’est-à-dire une grande majorité de salariés de CANAL+ !
Cette recommandation fut d’ailleurs rappelée par l’Inspection du Travail à la Direction du Groupe le 2 décembre dernier.
En visitant les locaux d’Arcs de Seine, elle avait formulé cette demande auprès du CHSCT de CANAL+, complétant ce courrier par cette injonction "… vous veillerez à m’indiquer les mesures que vous comptez prendre pour répondre à ces problématiques…"
Depuis le 2 décembre 2013, rien n’a encore bougé… ! Mais soyons serein, nous n’imaginons pas qu’une injonction de l’Administration ne fusse point respectée…
Les prochains déménagements programmés vont aggraver cette situation et contribuer à dégrader un peu plus les conditions de travail de centaines de collaborateurs !  
La réduction des surfaces de bureau va-t-elle également concerner les plus hautes sphères de l’entreprise ? Rien n’est moins sûr. Si le petit peuple de salariés peut et doit faire des efforts, l'exemplarité n'est pas encore une règle partagée... il faut attendre et espérer !
Une nouvelle année qui décidemment démarre en fanfare ! Suppressions de postes, licenciements, réorganisations généralisées, climat social tendu et maintenant déménagements à tous les étages...
Que nous manque-t-il pour être totalement heureux et serein ?
A suivre dans notre prochaine NewsLetter : inscrivez-vous, cliquez !
Tel 01 71 35 13 17
Guide Annuaire

Recherchez Ici