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23 avril 2014

Le 1er juillet, 180 jours de carence...

Avec l’accord signé le 22 mars 2014 par les syndicats CFDT, FO et CFTC, les droits des Cadres et notamment des seniors vont encore souffrir !

Le 1er juillet, le couperet tombe! A partir de cette date, les salariés qui quitteront leur entreprise après une rupture conventionnelle ou un licenciement subiront un délai de carence de... 180 jours au lieu de 75 jours aujourd'hui!

Le délai de carence est cette période située entre la rupture définitive du contrat de travail et le moment où l'on perçoit sa première indemnité chômage. Seuls les licenciements économiques échapperont à ce nouveau dispositif et continueront de bénéficier d'un délai de 75 jours.

Issu d'un accord signé le 22 mars dernier par les syndicats CFDT, CFTC et FO, il vient dégrader la situation des futurs sans-emploi qui seront tous pénalisés et parmi eux, particulièrement les Cadres et les Agents de Maîtrise

L’indemnité perçue au titre de la rupture du contrat de travail ne permettra plus à ces salariés de se constituer un matelas de sécurité en attendant de retrouver un emploi. Avec cette disposition, cette indemnité perd tout son sens premier, c'est à dire avant tout le dédommagement du préjudice subi par le salarié qui est licencié!

Le fait de porter le délai de carence à 180 jours avant de pouvoir toucher une allocation chômage est inacceptable.
C'est réaliser des économies sur le dos des salariés licenciés et particulièrement sur la population des seniors qui sont souvent après une rupture de contrat, dans impossibilité de se repositionner sur un marché du travail qui leur est fermé!

L’indemnisation de la rupture du contrat est là pour compenser un préjudice, non pour suppléer les carences de l'assurance chômage. C'est pourquoi notre syndicat a dénoncé cette iniquité, ces petits arrangements conclus rapidement dans la nuit du 21 au 22 mars dernier.

L'accord signé le 22 mars va générer quelques économies mais ne va en aucun cas résoudre les difficultés de l'Unedic. Il ne constitue en rien la réforme qui doit être engagé pour le redressement des comptes du régime d'assurance chômage.

Ce n'est pas raisonnable! Car une autre réforme va également diminuer l'allocation des personnes ayant un salaire de plus de 2042€ par mois.  

Les Cadres fortement mis à contribution! 
Les Cadres dont le régime génère 39% des recettes de l'assurance chômage et 18% des dépenses seront à nouveau fortement mis à contribution par cet accord. 
Cette mesure va permettre de racler quelques centaines de millions mais avec pour contrepartie un coût social généré par le malaise grandissant et le ras le bol des Cadres. 

Le calcul comptable est simple : les Cadres licenciés retrouvant plus rapidement un emploi que les autres salariés, l'allongement du délai de carence va faire qu'un grand nombre d'entre eux ne touchera pas d'allocations chômage avant le terme des 180 jours...

Dans le contexte actuel du marché de l'emploi, pénaliser ainsi les Cadres et les Agents de Maîtrise, et plus particulièrement les seniors est injuste et contre-productif. Imaginer que cela pourrait accélérer les processus de repositionnement professionnel est illusoire.

Le véritable effet de cette mesure... provisoire... sera de plonger nombre de salariés dans une insécurité financière et sociale plus grave! C'est pourquoi nous considérons qu'elle constitue une mauvaise mesure parce-qu’elle ne résout rien sur le fond du dossier de l'assurance chômage tout en participant à l'aggravation de la situation de salariés touchés par la perte de leur emploi! 


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17 avril 2014

Universum ou Univers Storm...?

Au royaume de l’image, les borgnes sont rois !
Interroger 37 000 étudiants... mais comment font-ils...?
Comme chaque année, une société Suédoise Universum, réalise un sondage auprès d'étudiants de grandes écoles de commerce et d'ingénieurs pour établir un palmarès de leurs entreprises préférées. Ils seraient près de 37 000 à avoir répondu à l'édition 2014 de cette enquête.

Comme chaque année, certains chez nous se gargarisent de la position obtenue par CANAL+ dans ce classement, cinquième  place pour les étudiants en école de Commerce, très bien… mais malheureusement un secteur où CANAL ne recrute plus qu’avec grande parcimonie depuis longtemps. En revanche, positionnée en 44ème position pour les écoles d’ingénieurs alors que les besoins en ressources dans ce domaine sont importants, c’est plus inquiétant !

Ce que personne ne sait, ce sont les questions que posent cette société aux étudiants concernés, comment elle sélectionne les écoles qu'elle approche, comment sont retraités les résultats obtenus, qui est à la tête de cette entreprise Suédoise, qui réalise le palmarès...
  
Avec l'autre enquête, du rêve à la réalité! L’enquête d’engagement "CANAL+ Moi" réalisée en interne en 2013 avait révélé un processus d’accélération dans le désappointement des nouveaux recrutés. 12 mois après leur entrée, c’est souvent la déception qui l’emporte. En cause, un manque de moyens, une organisation bousculée en permanence, une stratégie peu lisible. Si l’on y ajoute une absence de gestion des carrières et une ambiance plombée par un environnement social  en tension, on a là tous les symptômes d’une entreprise qui peine à se projeter dans un futur en mutation profonde, et une incapacité à gérer avec finesse et respect des salariés en charge des activités plus historiques. Ceux-là peuvent être remerciés sans ménagement,  ils devront laisser leur place à de nouvelles recrues chargées de mettre en œuvre les nouvelles ambitions technologiques et éditoriales.

Faut-il pour cela jeter par-dessus bord avec l’eau du bain, 30 années d’une riche histoire sociale fabriquée par des centaines de salariés pour certains aujourd’hui proches d’une fin de carrière bien remplie ? Car là est la question ! Plutôt de se soucier d’une image virtuelle, d'étudiants qui rêvent comme 95% de Français en âge de travailler d'intégrer CANAL, préoccupons nous de celles et ceux qui sont à l'œuvre aujourd’hui, jeunes et moins jeunes, et qui font avancer le paquebot. 

Commençons par engager une profonde réforme de nos méthodes sociales pour une gestion respectueuse des femmes et des hommes qui travaillent à maintenir et développer un business en forte tension. Mettons en place une gestion des carrières ouverte et responsable. Recrutons dans la diversité des âges et des diplômes. Fabriquons une entreprise à l’image de la modernité qu’elle doit impérativement représenter…

Pour réaliser de nouvelles ambitions, est-il raisonnable de fixer à 45 ans l’âge limite où l’on bascule dans la séniorité, c’est-à-dire le regard que l’on oriente pour vous vers la sortie? Est-il raisonnable de décourager de nombreux salariés par des mesures d’un autre âge en dégradant leur position sans même qu'ils en soient informés, découvrant au hasard de leurs pérégrinations administratives leur nouvelle position? Est-il raisonnable d'abandonner une classe d'âge au motif qu'il faut partout du jeune geek, seul capable de redorer un blason un peu terni...?

CANALOUTAI, où t’es, où t’es, où t’es…
Où faut-il donc chercher pour retrouver l'ADN de cette belle aventure, de ses succès passés...? La prochaine étape ne sera pas que capitalistique ou financière, elle ne sera pas non plus fondée seulement sur la technologie ou la refonte des organisations. C’est dans une réforme profonde de notre modèle social que nous trouverons les capacités à rebondir et pour que se concrétise une nouvelle ambition commune.

Pour réussir la convergence avec l’Internet, pour élargir nos frontières, pour retrouver l’esprit de conquête et de modernité qui a caractérisé les premières années de CANAL+,  il faudra aussi consolider et reconstruire un édifice social malmené et souffrant. Imaginer autrement l’avenir c’est prendre le risque d’une nouvelle perte de temps, un temps qui aujourd’hui tourne à grande vitesse, des mutations technologiques aux mutations des modèles de consommation

Et pour faire mentir Leo Scheer, créateur de CANAL+ en 1982 qui écrivait il y a quelques mois que CANAL+ avait 10 ans de retard, engageons-nous dans une profonde transformation de notre modèle social afin qu’il redevienne l'un des leviers indispensables à la réussite de nos projets futurs.  


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10 avril 2014

Vivendi, un actionnaire présent et actif !

Il y a 12 ans, CANAL+ au bord de l’agonie était une première fois sauvé par son actionnaire Vivendi qui avait alors rédigé un chèque de 3 milliards d’Euros ! Une décennie plus tard, Vivendi est toujours présent pour accompagner CANAL et financer les lourds investissements nécessaires à son développement, on ne peut que s'en féliciter!

L’horizon se dégage…
1987 – 2000, les années de forte croissance, en France puis à l’international. En l'an 2000, CANAL+ rayonne alors dans toute l’Europe et possède l’une des premières technologies au monde de contrôle d’accès ou d'interactivité pour la télévision, une technologie que l’on vend sur tous les continents… La filiale CANAL+ Technologies fait alors rêver! 

2001 – 2007, la crise violente déferle! Une faillite évitée de justesse, une réduction de la voilure au seul territoire français, hors la Pologne invendue, deux plans sociaux et des centaines de salariés en moins pour sauver le paquebot à la dérive. Un sauvetage réalisé grâce à notre actionnaire Vivendi qui éponge en grande partie les 5 milliards d’Euros de dettes accumulées en quelques années. 

Puis après le rachat de TPS en 2007, ce sont des années de stabilisation et de faible croissance dans un environnement nouveau où l’Internet balaie tout sur son passage sans que nous n’ayons pris l’exacte mesure de la révolution numérique en cours. Nous payons aujourd’hui cette cécité au prix fort alors que partout dans le monde de nouveaux opérateurs s’emploient à inonder les réseaux de leurs programmes numérisés. Il est plus que temps de combler notre retard! http://bit.ly/1es1LLx

2014, peut-être enfin l’éclaircie tant attendue portée par une nouvelle ambition! En segmentant ses activités et en réalisant la vente de son principal actif, SFR à Numéricable, Vivendi se débarrasse d’une dette trop importante et va dégager une trésorerie conséquente qui devrait permettre de financer les seules activités restées dans le pôle média du Groupe, Universal Music Group UMG, GVT la filiale de télécoms et médias installée au Brésil, enfin et surtout CANAL+ !

Une nouvelle chance pour CANAL de se penser un avenir plus rayonnant alors que les nuages s’amoncellent dangereusement en France avec la crise et partout ailleurs avec le déploiement des offres de consommation sur Internet ou sur mobile. Netflix, Amazon, Google, la prochaine bataille sera au minimum Européenne. Elle nécessitera des moyens colossaux pour y faire face et tenter de rattraper 10 ans d’atermoiements ou d’erreurs de jugements dans la progression et le développement rapide des réseaux de communication fixes et mobiles. CANAL ne peut pas rater ce nouveau RDV!

Bientôt peut-être enfin, une stratégie expliquée, une organisation clarifiée, il est plus que temps! Voilà plusieurs années que CANAL+ souffre d’une politique toute orientée exclusivement finance. Des plans de réductions de coûts qui se succèdent année après année et finissent par saper le moral des équipes, des coupes franches dans les budgets qui fragilisent et obèrent l’avenir, des investissements à minima dans nos technologies historiques, des investissements étriqués ou repoussés dans les nouvelles technologies, des actions défensives en réponse aux attaques de nouveaux concurrents, une réduction des investissements créatifs pour nos antennes, des recrutements parcimonieux ou inexistants, la crise à CANAL n’est plus économique comme en 2003, elle est aujourd’hui avant tout sociale. 

Les plans de restructurations de ces 5 dernières années ont fini par affaiblir la superstructure, il faut rapidement la consolider. L’hémorragie de talents et de compétences qui se poursuit inquiète toutes celles et ceux qui estiment que notre groupe affaiblit aura quelques difficultés à se développer sur des fondations lessivées par des années de turbulences qui ont affecté en profondeur son organisation. Si l’on ajoute à ce tableau les erreurs majeures de casting de ces dernières années, l’absence d’un dialogue social digne de ce nom pour le plus grand groupe audiovisuel de France, alors on comprend que la prochaine histoire qui va s’écrire pour le CANAL+ des 30 prochaines années va exiger plus que de grands moyens financiers. Panser les plaies d’un modèle social  aux antipodes de l’ADN de l’entreprise va prendre un peu de temps et nécessiter de l’empathie.

Le traitement social qui va accompagner la troisième révolution de CANAL+ en 30 ans d'histoire sera facteur de réussite ou au contraire porteur de futurs échecs selon que l’on choisira la méthode contraignante ou bien l’ouverture au dialogue et la construction d’un nouvel édifice social dans le respect et l’échange.

Les actionnaires en sont conscients, la majorité éclairée de nos dirigeants aussi  ! Aujourd’hui, une entreprise ne se construit pas contre son corps social, mais avec lui. Ce nouveau modèle social servira les intérêt des clients, des salariés et des actionnaires. Innovant et créatif, il pourrait redevenir exemplaire pour le service tous et de chacun ! Pour que la confiance revienne oui, nous sommes impatients de voir!
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04 avril 2014

Instabilité des organisations, quelle influence sur le business ?

C’est la mode, c’est la crise, c’est la technologie, c’est le turn over, c'est moi qui décide, c'est… tout est bon pour expliquer une transformation quasi permanente de nos organisations. Mais pourquoi donc, avec quels résultats, qui décide de tout cela…?

C’est une constante depuis quelques années avec une réelle accélération depuis le début d’année 2014, la valse des cadres supérieurs ou intermédiaires accompagne des réorganisations dans tous les secteurs d’activités sans que l’on sache très bien si ces réorganisations sont réalisées pour tenter d’atteindre des objectifs business ambitieux ou si elles portent une autre volonté comme la réduction des effectifs, le renouvellement des salariés, des économies budgétaires… peut-être tout cela à la fois!

Ces réorganisations permanentes servent-elles le business ? Nous avons maintenant assez de recul pour apporter une réponse précise à cette question, c’est non! 

A CANAL, le business de la Distribution peut servir de mètre étalon pour juger de cette affirmation. Depuis 5
ans, ce pôle est en permanente évolution et restructuration. Les périmètres changent, les femmes et les hommes qui les dirigent occupent leurs fonctions dans des durées qui se raccourcissent à vue d’œil, 2 ans, 3 ans au maximum. Ajoutons à cela des déménagements incongrus, de graves erreurs de casting et vous avez là le cocktail détonnant d’une organisation qui ne tient que par sa base, c’est-à-dire par celles et ceux des salariés qui justement restent stables dans leurs fonctions et qui assurent jour après jour la continuité du business. Sans eux, sans ces salariés investis et responsables, le système se bloquerait.  

Car malheureusement, après ces bouleversements permanents, on ne peut pas dire que les résultats aient été probants sur le business et ce malgré les investissements colossaux engagés pour penser la redistribution des missions et le périmètre des métiers. Pire, les conséquences de ces mouvements browniens ont un effet délétère sur le moral des troupes, accentuant un malaise perceptible du haut en bas de la hiérarchie.

Mais qui décide de ces bouleversements permanents ? Ce ne sont pas celles et ceux que l’on croit légitimes à penser et à agir en ce domaine ! Ici comme dans beaucoup d’entreprises en France, le pôle RH a pris une telle ampleur qu’il en vient à décider pour les opérationnels et c’est là que commence la dérive d’un système pensé loin de la réalité opérationnelle, en décalage souvent flagrant avec le terrain. 

Paradoxe, ces décideurs ne sont pas atteints eux-mêmes de ce mal du siècle, celui du bougisme permanent! Ils sont généralement depuis des années bien installés dans des fauteuils de direction confortables, actionnant les manettes d’un pouvoir devenu total, contrôlant tout et tout le monde, façonnant un monde idéal, un modèle d’entreprise théorisé dans des manuels Anglo-Saxons ou enseignés dans nos "meilleures écoles de commerce ou de management", un enseignement souvent tellement éloigné de la réalité opérationnelle d'une grande entreprise moderne.

Et bien ce système ne marche pas ! Ici comme ailleurs, chacun doit agir selon ses compétences et dans son périmètre de responsabilités. Le business doit rester l’affaire des patrons de business qui sont les seuls à posséder le savoir, la connaissance du terrain dans chacun de leur secteur respectif.  Imaginer des organisations « en chambre » c’est inévitablement favoriser l’inefficacité, l’incompréhension voir parfois le désarroi des équipes opérationnelles!

Aujourd'hui, nos business sont en tension sous le double effet d’une grave crise économique qui oblige les Français à faire des choix mais aussi d’une concurrence de nouveau exacerbée avec notamment la chaîne Bein sports. Mais qui pourrait nier le fait que la réorganisation permanente et la déstabilisation de nos business contribuent à favoriser l’atteinte de nos objectifs ? Que celui ou celle qui le démontrera se lève et nous en fasse la démonstration ! 

La triste réalité de cette situation se vérifie simplement dans la réduction des effectifs, le départ de nombreuses compétences, l’irrespect d’engagements sociaux notamment dans la gestion de carrières des « seniors » qui après 45 ans à CANAL sont remerciés parfois sans ménagement, un poste par ci, un autre par là... 

En agissant ainsi, certains de ces dirigeants réaffirment leur volonté de conserver ou de rappeler que le pouvoir de décision se trouve en des mains bien précises, les leurs! Pour cela rien de tel que de nommer, dénommer, de virer et de recruter des responsables de business sur lesquels on garde un pouvoir démesuré mais au final destructeur de valeur. Valeur du business, valeurs humaines, tout est bousculé par ce modèle qui devient incompréhensible pour beaucoup et finalement inefficace.

C'est inefficace, ça ne peut pas durer ! Pour retrouver de l’efficacité, il faut de la stabilité, une stabilité qui n’est pas synonyme de rigidité. Si des business doivent inévitablement se créer ou s’adapter, il n’est pas utile d’en faire de même pour tous les business, cela n’a aucun sens. 

Une chose est certaine, réorganisation permanente rime avec malaise grandissant et démotivation. En redonnant le pouvoir d’organisation aux patrons de business, en stabilisant des périmètres stratégiques de nos activités, nous favoriserons l’engagement et la mobilisation des salariés pour l’atteinte des objectifs collectifs et individuels. Cette stabilisation permettra également de contenir ou d'éradiquer le mal être de nombreux collaborateurs dans le questionnement ou l'incompréhension lorsqu'ils sont au cœur de ces mouvements inexpliqués ou simplement discutés!

Cette nécessaire stabilisation de nos organisations constitue un enjeu essentiel pour le proche avenir alors que se dessine déjà les contours du futur Groupe CANAL+ après la vente imminente de SFR. Refuser de se pencher sur cette question ne fera qu’accroître les tensions sans servir les intérêts de nos business. Agissons!       
 

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