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25 novembre 2014

54 ans, et encore capable d'exploits...?!

Qu’on se le dise, la réussite est aussi affaire de persévérance et de maturité! 

Loïck Peyron vient de nous le prouver ! En remportant à 54 ans, la Route du Rhum qui relie Saint-Malo à la Guadeloupe, il réalise un exploit assez extraordinaire, en un peu plus de 7 jours, seul sur un énorme trimaran de 31m

Une belle aventure qui vient annihiler et mettre à bas un certain modèle RH qui ne voit l'avenir de nos grandes entreprises Françaises que par le jeunisme, le court terme et le moindre coût notamment sur le plan salarial! 

Ces choix, nous les contestons parce que nous les savons contre-productif et destructeur de valeurs, sur le plan humain comme pour le business! 

Ces politiques sociales devront être révisées! Nos entreprises souffrent de ce mal du nouveau siècle. Certains dirigeants de grands groupes n’hésitant pas à  surfer sur le sous-emploi pour engager des jeunes recrues hyper formées en leur proposant des postes inadaptés et sous payé.  

Nous ne recrutons qu’à Bac+5… Pourquoi s’étonner dès lors des dysfonctionnements majeurs et du mal être grandissant qui affectent nos organisations et par ricochet le business ? 

CANAL+ n’échappe pas à cette mode alors que nous devrions être à l’avant-garde pour un changement radical de posture. Plutôt que de sauvegarder les savoirs et les compétences, nos DRH préfèrent s’en séparer, arguant du manque de turnover, mais plus benoîtement des coûts salariaux des plus anciens ou encore d’une supposée incapacité pour ces salariés à évoluer dans un monde 2.0!

Faites ce que je dis… ne faites pas ce que je fais… Bien sûr, celles et ceux qui mettent en œuvre ces politiques ont pour la plupart allègrement franchi le cap de la cinquantaine avec parfois 10 ou 12 ans d’ancienneté dans notre belle entreprise!  

Notre syndicat considère que la réussite d’une entreprise repose sur la diversité sociale qu’elle est capable d’intégrer, de manager et de développer! Une réussite qui repose également sur une certaine stabilité de son organisation, l’exemple Allemand est là pour nous le rappeler. Le turnover dans les entreprises d’Outre Rhin est faible et la capacité offerte à de nombreux salariés de faire carrière parfois du bas au haut de l’échelle, génère des succès fulgurants et pérennes!

45 ans et déjà senior, c’est en 2014 à CANAL+! A cet âge "bien avancé", l’heure de la sortie pourrait alors sonner sans crier gare, convocation, mobilité obligée, postes vidés de leurs missions… tout est bon pour montrer au salarié qu’il est temps "de se bouger"… «…c’est pour ton bien… nous allons t’accompagner…» «…le CV de CANAL est une très belle référence sur le marché, tu verras aucune inquiétude…»

C’est ainsi depuis des années et la cible, ce sont ces « seniors » qui dérangent un ordre social que l’on voudrait voir disparaître au besoin par la contrainte !

Bataille dans les couloirs… ! Embauchez 50 Bac+5, faites leur imaginer une belle carrière dans une pépinière de talents, laissez mariner, ouvrez le couvercle 12 mois plus tard et recasez les survivants ! Caricatural direz-vous ? Malheureusement banal d’une politique qui dont on ne sait même plus qui l’a imaginé et théorisé !

Laboratoire social… Nous pourrions comparer en France des entreprises comme les nôtres qui n’ont pour ambition que le renouvellement constant de leur base sociale et la déstabilisation des organisations avec d’autres entreprises aux choix sociaux plus stables

Il ne s’agit pas bien évidemment de refuser le renouvellement des générations ou le recrutement de jeunes diplômés, ce serait absurde et le remède serait pire que le mal! Il s’agit d'abord de réfuter globalement un modèle social obsolète qui a pour première conséquence de jeter dans les bras de pôle emploi des dizaines de salariés et de faire progresser l’angoisse du lendemain dans le même nombre de familles concernées tout en déstabilisant le business

CANAL, qu’a tu fais de ton passé ? Nous venons de fêter les 30 ans de CANAL+. Souvenons-nous toujours que l’aventure voulue par André Rousselet n’était pas que télévisuelle, elle était aussi dès l’origine fortement teintée d’une ambition sociale. La reconnaissance du travail accompli par chacun et le partage de la richesse produite par le groupe du haut en bas de l’échelle sociale incarnait alors ce modèle des années 90. CANAL était une entreprise moderne aussi dans sa gestion sociale. C’est ce modèle là que les fondateurs de CANAL+ ont essayé de préserver et qui a aujourd’hui explosé!

Déjà à l’époque une diversité dans le recrutement avec des salariés plus âgés aux postes clés, de jeunes voire de très jeunes recrues qui ont pu démontrer leur capacité d’adaptation et progresser pour atteindre des postes à fortes responsabilités quelques années plus tard !

Aujourd’hui, ce cheminement est impensable ! Recruté autour de 25 ans, souvent après une longue période de stage, le jeune salarié bien formé est aussitôt aspiré par la machine, essorage de première classe afin de retirer le meilleur du suc pendant quelques années pour enfin tester sa résistance et sa capacité d’adaptation notamment aux réorganisations permanentes…  

Certains exclus auront la chance d’être  « recyclés » dans une autre société du Groupe. Dans un autre environnement plus ouvert et respectueux, ils démontreront leurs capacités à réaliser de grandes œuvres. Exemplarité de Canal+ Overseas qui réussit ses développements en partie grâce… aux compétences exclues du CANAL historique !

Dans ce contexte, l’exploit de Loïck Peyron vient nous rappeler que les conceptions managériales de nos entreprises sont aujourd'hui erronées et dépassées ! On se trompe de stratégie, on fabrique du malaise et du mal être, on détruit de la valeur business, du savoir faire, des ambitions. 

Aucun dirigeant n’est encore parvenu à démontrer l’efficacité de ces politiques sociales. Pire, lorsqu’elle est remise en question, par des salariés courageux ou par des représentants du personnel, ces expressions sont qualifiées de « rhétorique ». "...Nous savons nous ce qui est bien pour vous et pour l’entreprise ! Laissez-nous faire..."

Invitons Loïck Peyron à CANAL+ ! Qu’il vienne lui-même nous dire comment l’âge ne contrarie pas la réussite et l'atteinte d'objectifs ambitieux bien au contraire! 

Nos dirigeants ont quel âge? Ce n'est pas privilégier une vision nostalgique et régressive que d'imaginer pour demain le social autrement à CANAL+, respect, diversité, place de toutes les générations, les clés des succès se trouvent dans cette nouvelle approche sociale !  

Il faut avoir l'ambition d'inventer un écosystème social fait d'intelligence et de performance, permettant de concilier les ambitions d'un business exigeant et complexe avec le développement professionnel mais aussi personnel de chaque collaborateur!

Pour CANAL+, une belle leçon dans cette période particulière de forte houle et de dépressions à venir !


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11 novembre 2014

La fête est finie et maintenant ?

Déjà le temps des photos, des vidéos, des souvenirs est venu, et maintenant what happens ?
 
Une partie de la réponse se trouvait sur scène en ce jeudi 6 novembre. Non pas du côté de « M » le fils de Louis, on aime ou pas, mais reconnaissons la capacité du fils de L. Chedid de mettre de l’ambiance. La réponse sur le proche avenir nous a été transmise en partie  par les premiers montés sur scène de cette soirée, les talentueux salariés de CANAL, capables de maîtriser la technique audiovisuelle et la guitare basse, la gestion d’un service clients et la chanson rock, le management d’un pôle Edition et la guitare, franchement du travail de pro ! Bravo, chapeau bas!

Parmi ceux-là, certains sont en partance, d’autres plus ou moins sur la sellette, dans le collimateur d’une vaste réorganisation qui ne veut pas dire son nom ! Démissions, ruptures conventionnelles ou licenciements, les organisations de CANAL bougent à marche forcée en cette fin d’année 2014!

Des lendemains plus ou moins rock and roll selon la position que l’on adopte ! Car nul doute que ce qui se passe en cette fin 2014, annonce une année 2015 mouvante, notamment sur le plan social. Ce que nous mesurons difficilement, c’est le degré d’acceptabilité de ces restructurations plus que de leur efficacité. De ce point de vue, les chiffres parlent d’eux-mêmes et les choix réalisés depuis plusieurs mois, voire depuis plusieurs années dans certains secteurs comme celui de la Distribution, ne donnent pas loin de là, les résultats escomptés. La crise a parfois bon dos et il ne suffit pas de remplacer des « vieux » par des « jeunes » pour que ça marche !  C’est dans un cocktail subtil de mélanges de compétences, d’âges, de mobilité intelligente, de recrutements judicieux que la mayonnaise peut prendre et le business resplendir!   

Les causes de cette politique contre-productive sont connues. Elles ne concernent pas que CANAL mais toutes les entreprises moyennes ou grandes qui ont pour premier objectif un niveau minimal de rentabilité, 20 ou 30% c’est selon, un chiffre en dessous duquel l’entreprise n’est pas assez rentable… d’abord  pour ses actionnaires! Là comme ailleurs, la crise aidant, il faut dégager des marges même lorsque le business est à la peine. Parmi ces marges, il en existe une, simple à mettre en œuvre car malléable,  le social… les salariés ! Ajoutons une volonté de forcer le renouvellement des générations et nous avons là les ingrédients classiques et malheureusement banals de la vie de nos entreprises Françaises, calqué sur un modèle mondialisé mais destructeur de valeurs, de business et surtout d’emplois !

Un modèle pas seulement destructeur de valeurs et d’emplois, mais aussi de créativité !
Tout un pan déjà dissout de la créativité du CANAL+ historique est parti. Il en reste quelques oripeaux mais qui sont maintenant dans le collimateur, la cible idéale, plus âgés, chers payés et pas assez geek !

Cette belle histoire de la réussite d’un projet incroyable devrait donc finir de se dissoudre pour faire place au renouveau d’un business tout orienté Internet…. 
Sur ce plan, il serait temps !  Nous avons raté le coche il y a 10 ans, il faudrait mettre les bouchées doubles pour combler ce déficit ! S’il faut évidemment investir fortement les nouveaux espaces numériques incontournables et vitaux, il serait absurde de penser construire le nouveau CANAL sur un champ de ruines sociales!

Car l’expérience de ces 7 dernières années en a déjà démontré ses limites! La nouveauté sur le plan éditorial, nous n’en sommes plus toujours à l’avant-garde, les expériences technologiques nous précèdent bien souvent alors que nous étions les meilleurs dans les années 90/ 2000. Cette créativité, ces choix stratégiques  furent portés à l’époque par un homme qui, en créant CANAL+ en 1984, fêtait ses 62 ans, André Rousselet !

L’âge et l’expérience pour engager, développer imaginer, entraîner toute une génération de créateurs et d’artistes, d’inventeurs et de doux rêveurs aux idées géniales,  toute une expérience extraordinaire qui donne encore aujourd’hui à CANAL+ l’image de la réussite et de l’innovation!

C’est d’ailleurs, fait révélateur, une fois parti, que le bateau a pris des chemins de traverses qui ont failli lui coûter la vie… C’est de l’histoire, regardons l’avenir

4500 salariés dans l’attente…
Depuis le changement d’actionnaire et la réorganisation de Vivendi, notre actionnaire et propriétaire, tout le monde attend avec impatience le message de clarification qui doit venir. Car si le Groupe Vivendi a vendu quelques bijoux Telecom, il est maintenant totalement propriétaire de 2 belles entreprises, UMG et CANAL+. Et l’on sait Vincent Bolloré particulièrement intéressé par CANAL+. C’est d’ailleurs un changement fondamental d’organisation, auparavant un actionnaire lointain et seulement préoccupé de la rentabilité annuelle de CANAL, aujourd’hui, un actionnaire bien présent, actif, curieux et souhaitant peser de tout son poids sur la stratégie à venir.

Nous la voyons se dessiner cette stratégie ! Développement international… une aubaine que nous soyons déjà implanté dans de multiples pays, merci encore une fois André, un changement de posture avec nos principaux concurrents ou comment passer du contentieux au dialogue, enfin une accélération dans la digitalisation et peut-être un retour dans des  secteurs que nous avons quitté il y a maintenant 10 ans, 3 ou 4 grands axes qui pourraient faire notre avenir!

Cet avenir ne se construira pas sans être compris et adopté par les salariés et d’abord par son management. Un management qui est entré dans une période troublée alors que ses objectifs semblent tout orienté réduction d’effectifs… « dégraisser » comme l’affirme certains à leurs collaborateurs, plutôt que développement des équipes. Une incongruité qui ne va pas servir nos intérêts de court terme!   

On croyait ce langage désuet, ersatz d’une époque révolue des années 80 quand il fallait fermer des pans entiers de notre industrie française alors que certaines têtes bien faites imaginaient une France de services débarrassées de ses sites industriels et de ses hautes cheminées fumantes… Ils y sont arrivés en partie, avec à la clé aujourd’hui 4 millions de chômeurs…

Si l’on applique ce schéma à l’audiovisuel, ce sont également des centaines peut être des milliers d’emplois qui pourraient disparaître! Car sous couvert d’automatisation et d’industrialisation des process, on peut faire tourner aujourd’hui des machines audiovisuelles avec beaucoup moins de monde. C’est déjà le cas sur certains plateaux de télévision, ce sera encore plus vrai dès demain!
La boulimie d’économies à réaliser, la volonté de réduire les effectifs, de favoriser un fonctionnement automatisé et lorsque ce n’est pas possible, d’externaliser les activités qui peuvent l’être, des concepts en réflexion ou à l’œuvre sur lesquels nous devons réfléchir, agir, et proposer des alternatives. Supprimer des emplois, c’est aussi rappelons-le, empêcher des centaines de Français d’accéder à nos offres, ou de les inciter à se désabonner. C’est déjà le cas pour des centaines de salariés prestataires qui travaillaient pour nous en France et dont les activités de la relation client ont été délocalisées il y a 2 ans au Maroc...  Dans ce contexte, faut-il également accepter que ce soit la collectivité qui assume le coût de la restructuration de ce secteur en prenant en charge par l'assurance chômage les incohérences de nos choix? 

Il n’y a pas de fatalité, seulement de la faiblesse et de l’inaction...  
...dessine-moi un avenir !
Vincent à la manœuvre pour construire le futur, mais quel futur ? Un futur sans âme et sans tripe ? Un futur internationalisé de ratios financiers? Ou un futur de créativité, d’emplois, de sagesse sociale, une machine à favoriser l’émergence de centaines de talents, d’inventer de réinventer la télé, l’audiovisuel, l’entertainment à la Française, le cinéma… ? Nous y sommes dirons certains ! Studio Bagel à l’avant-garde de cette révolution ? Il y faudra plus de moyens, mais surtout, il faudra un changement radical de posture sociale.

L’avenir ce n’est pas la négation du passé, mais ses fondations ! De grandes compétences ont quitté ou vont quitter le Groupe. Elles nous font aujourd’hui cruellement défaut.  Pour que la fête des 40 ans ne soit pas celle d’une banale entreprise de l’audiovisuel mais d’un groupe fort, créatif, reconnu sur le plan national et international, il faudra concilier la grande histoire avec celle qui est à construire, se retourner sur ces 10 dernières années, prendre le meilleur, laisser tomber le pire, et cesser d’opposer l’ancien et le nouveau, le geek et le non geek, et refaire de CANAL une belle aventure économique mais aussi sociale.

Alors CANAL pourrait inventer un modèle européen de l’audiovisuel du 21eme siècle qui n’a pas encore accouché! Les femmes et les hommes de CANAL, ceux d’aujourd’hui et pourquoi pas pour certains, ceux d’hier, un projet humain autant qu’industriel, la 4eme vie de CANAL saura-t-elle relever ces défis ? C’est au nouveau dirigeant de Vivendi d’en décider...

...pour que CANAL soit à nouveau synonyme de réussites industrielle et humaine!   

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03 novembre 2014

Bientôt 30 ans !

Le 4 novembre prochain, CANAL+ 
fêtera ses 30 ans!
30 années, un jeune âge pour une grande entreprise et pourtant un passé chargé, un présent en question, un avenir à tracer !

Pour la passé, inutile d’y revenir, beaucoup d’ouvrages s’y attellent le dernier en date celui de Philippe Dana qui retrace de façon presque parfaite l’histoire des débuts jusqu’à la grande crise de 2003. Des absences et quelques ellipses dans ce livre, mais une très juste présentation de la réalité économique et sociale de CANAL+ dans ces débuts puis ses dérives…

Aujourd’hui et surtout demain nous intéressent ici ! Aujourd’hui, car les bouleversements nés d’une nouvelle concurrence aux poches sans fond, le Qatar, le risque sur les compétitions sportives, après le Foot, maintenant le Rugby, l’arrivée de ce trublion Netflix dont nous avions prédit qu’il ne bouleverserait pas rapidement le marché français ce qui semble se vérifier, un actionnaire recentré sur les médias donc sur… CANAL+ depuis le départ programmé de SFR du Groupe et la vente des télécoms au Maroc et au Brésil, enfin un Internet qui aujourd'hui déborde les vieux concepts de la consommation linéaire... tous les ingrédients sont réunis pour de profonds ajustements!

Pour l’instant, c’est encore l’attente ! Vincent Bolloré n’a pas encore dévoilé ses ambitions, son calendrier, sa vision de l’avenir! A la sortie définitive de SFR, peut être fin octobre? Nous verrons. Mais l’impatience est réelle pour envisager et comprendre l’avenir et faire entrer CANAL+ dans un nouveau moule, une nouvelle ère! 

Le contexte économique impose également une réaction rapide! Les tensions sur le marché de la pay-tv, les bouleversements technologiques, les transformations de la chaîne commerciale, tous ces éléments concourent à l’accélération des décisions alors que le Groupe subit depuis 2 ans les atermoiements d’un Vivendi en longue restructuration.

Certains voient déjà plus loin et prédisent le futur proche… avec l’annonce vendredi 17 octobre d’une OPE par le Groupe Bolloré, une offre publique d’échange sur le Groupe Havas dont il détient déjà 36,22% du Capital pour prendre plus de 50% du contrôle de l'entreprise. Et d’aucun prévoyant par anticipation un rapprochement futur entre Havas et Vivendi… !  

Ce serait original, 30 ans après, Havas qui n’a plus grand chose à voir avec le conglomérat de 1984, reviendrait dans le groupe. Havas, cette société alors dirigée par André Rousselet et qui a porté sur les fonts baptismaux le Canal+ historique en assurant son démarrage puis sa survie au début de l’année 1985 alors que beaucoup dans les milieux d'affaires ou des médias se satisfaisaient de voir le bateau sombrer ! Il a plutôt bien résisté...!

Le contexte est aujourd’hui à la transformation rapide de l’entreprise, à son développement international, à son adaptation aux nouvelles technologies et sa capacité à surfer sur les réseaux en évitant les écueils et les icebergs qui dérivent au gré des vents et des courants et les jeunes ou vieux requins toujours à fondre sur leur proie, ceux là même qui n'ont jamais accepté ces succès et cette position incontournable sur le marché de la production ou de la diffusion 

Une transformation profonde, radicale, rapide mais comment...? Le temps économique et le temps technologique n’épousent pas nécessairement le temps social, le temps humain ! Sur ce terrain, le constat est sans appel, il nous faut prendre un nouvel élan pour une politique adaptée aux nouveaux enjeux, en capacité de traiter du passé sans violence tout en préparant l’avenir avec intelligence et discernement!

C’est dans le respect des femmes et des hommes qui ont construit et fait vivre ce paquebot ces 30 dernières années et dont certains sont encore à la manœuvre, que nous construirons un avenir serein, une nouvelle étape vers des succès partagés

Le dialogue social est au cœur du réacteur de la réussite! Il n'est pas le seul gage de réussite, mais il y contribue par une politique sociale digne d’une grande entreprise, qui ne se contente pas de traduire dans les faits l’air du temps, un temps où le social deviendrait l’ennemi du business, l’élu ou le syndicaliste l’empêcheur de tourner en rond, le code du travail un vieux livre aux couleurs contestables...! Il n’y aura de succès rapide, durable, structurant, conquérant, triomphant... qu’avec l’adhésion incontournable de toutes celles et ceux qui fabriquent, construisent, font tourner la machine! Et pour que cela fonctionne, il faut des corps intermédiaires forts, reconnus et respectés...!  

La CGC n’est pas un syndicat de circonstance ou de passage! Notre syndicat est à CANAL+ à l’avant-garde du débat d’idées, force de propositions, engagé dans le dialogue et la négociation. C’est son rôle, il l’assume et l’assumera quoiqu’il arrive ! 

Le 4 novembre, CANAL+ aura donc 30 ans ! Nous serons heureux comme l'ensemble des salariés, mais aussi comme élus ou représentants du personnel, de fêter cette très belle aventure, cette très belle idée qui a révolutionné en France le fameux PAF dans les 90/2000. 

Aujourd’hui, une nouvelle révolution est en marche! Les futurs succès de CANAL+ reposent, comme en 1984, sur les moyens dont l’entreprise disposera pour investir dans les programmes ou la technologie, mais aussi sur sa capacité à se dépasser dans le domaine social et construire un environnement respectueux de tous pour que le 30ème anniversaire ne soit pas seulement celui du passé et du présent mais une porte ouverte sur l'avenir. Cette ambition, nous y croyons, nous la portons, nous savons que cette idée généreuse est source de réussites et de succès, que 2015 ouvre enfin cette voie !

Bon anniversaire CANAL+ !




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