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30 mars 2010

Partage des activités du Studio CANAL : C'est fait!

Depuis plus d'un an, la séparation des activités du Studio Canal est mise en œuvre.
D'un côté des activités internationales, de l'autre des activités nationales!

Il restait à rapprocher les activités supports des business, voilà qui est fait. Le Juridique ou la Finance sont maintenant rattachés à chacun des 2 pôles.

Quels sont les objectifs poursuivis?
Si cette segmentation peut se comprendre pour le business, en revanche, c'est moins évident pour ce qui concerne les services supports.
Depuis de très nombreuses années, les activités fonctionnaient en parallèle sans problème majeur. L'arrivée d'Optimum, une société Anglaise et de Kinowelt, d’origine Allemande a visiblement modifié la stratégie de la Direction du Studio et par là même, influencé son organisation.

Une inquiétude : Que cette segmentation des activités n’accentue encore l'isolement du Studio dans la Galaxie sociale du Groupe CANAL+. Les contacts sont lointains, il faut parfois s'obstiner pour obtenir de l'information ou des échanges sur cette structure.

Les activités de Canal Overseas sont plus transparentes que celles du Studio alors même que le Studio est dans l'UES, ce qui n'est pas le cas de COS!
Vivons heureux, vivons cachés?

L'avenir du GIE, en dissolution avancée est également un sujet de préoccupation pour les équipes concernées. 11 salariés de CANAL+ travaillent actuellement dans les locaux d'Universal à Paris dans le 8° arrondissement. La rupture consommée avec Universal devrait déboucher sur un nouveau partenariat... dans un nouveau GIE!

Pour les salariés, des déménagements en perspective! Et du matériel qui devra lui aussi suivre le mouvement!
Que du bonheur!

A suivre dans la dernière NewsLetter
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25 mars 2010

A CANAL+, l'égalité ce n'est pas la parité...


Comme indiqué dans notre post précédent, nous sommes revenus sur certaines dispositions de l'accord NAO, cet accord négocié chaque année et portant notamment sur l'augmentation des rémunérations.

L'égalité... à CANAL+, c'est dans un seul sens...
Dans cet accord, il était prévu une enveloppe de 0,2% au titre du rééquilibrage des salaires hommes femmes. 221 femmes ont bénéficié de cette enveloppe cette année. Mais voilà, pour les hommes qui sont dans une situation inverse, c'est à dire un salaire inférieur à celui de femmes alors qu’ils effectuent exactement les mêmes tâches et missions, et bien c'est non!

C'est d'autant plus incompréhensible que le nombre d'hommes concernés à CANAL+ par cette disposition ne doit pas être très important. C’est particulièrement vrai pour des salariées issues de TPS et qui bénéficiaient d’une rémunération plus élevée que des salariés de CANAL+. Mais le nombre importe peu, c'est le principe qui nous guide.

Messieurs, vous n'avez qu'à bien vous tenir!
Cette disposition, nous l'avons contesté lors de la négociation engagée en fin d’année, et nous pensions que la DR(H) appliquerait la réciprocité. Ce n'est pas le cas.

Dans ces conditions, nous considérons que cette différence de traitement est innacceptable.
Elle est contraire à toutes les dispositions législatives et jurisprudentielles qui imposent aujourd'hui une égalité de traitement, ce que la CFE CGC qualifie de parité!

La Parité, un combat de tous les jours...!
La CFE CGC porte ce débat au niveau national depuis de nombreuses années. Pas seulement sur les salaires, mais sur la formation, la gestion de carrière, la mobilité, etc.
Evidemment, dans beaucoup d'entreprises, c'est d'abord chez les femmes que se constate des disparités défavorables, et nous revendiquons systématiquement un rééquilibrage en leur faveur. Mais lorsque la situation inverse se présente, elle doit être traitée de la même façon.

La fin de non recevoir de la DR(H) apportée à notre demande nous incite à imaginer d'autres formes d'action pour que soit respecté le droit et la jurisprudence en la matière.
Selon le principe de salaire égal à travail égal, l'employeur est tenu d'assurer l'égalité de rémunération entre les salariés qui effectuent un même travail. Affaire à suivre donc !

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Aujourd'hui c'est CE!

Au menu de ce Comité d'Entreprise du mois de mars

Un retour sur l'application de la NAO.
Cette question que nous avons porté à l'ordre du jour doit nous renseigner sur le respect des engagements pris lors de la négociation et du texte signé qui devrait être appliqué.
Les très nombreux retours que vous nous avez fait parvenir nous font douter de l'application de cet accord dans sa globalité.

%!
Ces 3% d'augmentations de la masse salariale que nous avons obtenu se décompose dès l'origine en trois segments : un premier segment de 0,2% réservé aux rééquilibrage des salaires entre les femmes et les hommes… un second segment de 0,2% qui serait réservé au lissage et rattrapage après attribution pour correction... reste donc normalement 2,6% à distribuer. Hors, certains managers ont annoncés qu’ils n’avaient pas 2,6% à distribuer mais 2,4%....

Mais de fait, c'est bien au final 3% qui doivent être attribué comme augmentation salariale au global!


Ce n’est pas la seule question qui sera abordée sur ce sujet, retrouvez les autres éléments dans la prochaine NewsLetter.

D'autres sujets d'importance à l'ordre du jour
Comme le déploiement de la Live U à i>Tele et ses conséquences, un point global sur l'évolution des organisations au Studio, à la Distribution, à la Direction Financière, à la Production Sports...

Ou encore l'avenir du GIE et les conséquences sociales de la dénonciation de l'accord réunissant depuis 2 ans Studio Canal et Universal pour la distribution des vidéos sur le marché Français.

Et bien d'autres sujets passionnants!


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22 mars 2010

Mal partis... ils s'en sortent finalement mieux que nous!


De qui, de quoi parle-t-on?
De SFR, et des négociations salariales menées en ce début d'année dans la douleur.

Les salariés de SFR ont bien faillit revivre notre histoire d'il y a un peu plus an! Souvenez-vous, fin 2008, les négociations salariales avaient échoué à CANAL+ et pour la première fois, sous la houlette de la CFE CGC, aucun syndicat n'avait signé la NAO, provoquant un mini séisme social.

Pour éviter un bis repetita, et une situation qui aurait alors été beaucoup plus tendue que l'an dernier, après quelques jours d’intenses négociations Bertrand Méheut avait finalement accepté de mettre sur la table 3% d'augmentation de la masse salariale pour 2010!

Cette année, les salariés de SFR ont vécu la même aventure.
1,1%, c'était ce qui était proposé comme augmentation individuelle, et c'est tout! La nouvelle direction de SFR ne voulait rien savoir, changement de patron, changement de politique!

Les négociations achevées sans accord et 1,5% d'augmentation applicable, les responsables syndicaux se sont mobilisés avec les salariés. Emmenés entre autre par la CFE CGC de SFR, les salariés et leurs représentants ont dit NON!


La mobilisation et la communication se sont alors développées en interne et en externe!
Résultat, la Direction a ré-ouvert les négociations pour finalement accorder… une prime d'intéressement supplémentaire de plusieurs centaines d'Euros pour tous, une augmentation collective de 1,5% pour tous les salaires inférieur à 25 000€ brut annuel et 2% au titre des augmentations individuelles, une prime de 5% pour celles et ceux qui sont assujettis au variable collectif, l'augmentation de la prise en charge des frais de déplacements, la revalorisation conséquente du chèque restaurant, etc.

Nous tirons 2 enseignements de ce qui s'est passé à SFR:
Le premier concerne la mobilisation des salariés avec leurs syndicats, en premier lieu avec la CFE CGC pour faire avancer le débat social, au besoin en contraignant à la réouverture de négociations. Ce fut un succès pour tous.

Le second enseignement porte ce sentiment partagé dans toutes les entreprises du Groupe Vivendi : le financier a pris totalement le pas sur le business ou le social. Les salariés de ce Groupe n'ont qu'a bien se tenir ou partir.

A CANAL+, Nous disons depuis longtemps que cette politique sociale n'est pas tenable et acceptable. Alors que les bénéfices augmentent
rapidement, il faut encore réduire la masse salariale, limiter les investissements, favoriser le résultat... financier!

Redisons le, le social n'est pas l'ennemie de l'économique.
Au contraire, des salariés fortement mobilisés autour d'un projet commun, partagé et compris par tous permettra d'atteindre voir de dépasser des objectifs aujourd'hui contraints.

Libérons le social pour que vive le business!
Cessons de pressurer sans vergogne les salariés, respectons les, recrutons, augmentons les salaires... (Masse salariale de CANAL+ 4,75% du Chiffre d'affaire...!) qui viendront alimenter la croissance et développer l'emploi.

Alors nos belles entreprises du Groupe Vivendi retrouveront le sourire et le succès qu’elles méritent!


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Flab Prod, si les questions sont posées, les réponses se font attendre...!

Souvenez vous, début février, notre syndicat interpellait la direction de CANAL+ sur les activités de la société Flab Prod.

Depuis silence radio... ou télé!
Cette entreprise de production audiovisuelle produit aujourd'hui des émissions comme "l'Edition Spéciale" diffusée du lundi au vendredi sur CANAL+, deux émissions hebdomadaires diffusées le dimanche : "Pop Com", et "Canal Football Club", entre autre.
D'autres projets sont dans les cartons, notamment à l'occasion de la diffusion de la prochaine coupe du monde de football.

Cette société réalise la quasi totalité de son chiffre d'affaire avec CANAL+. Pourtant CANAL+ n'en possède que 48%, laissant aux deux fondateurs les 52% restant.

Par deux fois, nous avons posé des questions au Comité d'Entreprise sans obtenir de réponse claire sur le niveau de dépendance économique de cette société vis à vis de CANAL+ et sur les choix de ce producteur alors qu'existe en interne un société totalement contrôlée par CANAL+ : NPA Prod et qui réalise le même travail.

Ainsi, on déshabille NPA Prod en permettant à Flab de produire des émissions phares de notre chaîne, essentielles pour CANAL+, d'abord pour le clair ensuite pour le crypté. Pourquoi ? Respecte-t-on les règles commerciales, la bonne éthique dont on nous rebat les oreilles à longueur d'année...

Pas de réponse au CE, pas de réponse non plus aux courriers qui ont suivis !
2 courriers expédiés au secrétariat général de CANAL+, gardien de la Charte Ethique, sont eux aussi restés sans réponse...!

Serait-il si compliqué d'aborder cette question?

Touche-t-on à des secrets d'état? Où plus simplement, n’est-on pas border line sur le respect des règles commerciales et éthiques en vigueur?

Et le social...
Là aussi le bât blesse. Combien de salarié en CDI chez Flab? 1 peut être 2, pas plus.
Le reste : des intermittents, des CDDU bien comme il faut. Economiquement, c'est une évidence, le coût de la masse salariale de ces salariés doit être bien plus réduit que celle des salariés de NPA Prod!
Socialement, pas de souci non plus. Malgré une volonté réciproque, pas de syndicat, aucun représentant du personnel élu aux dernières élections voulues par la direction de la société. Un no mans land social!

C’est vrai, c’est plus facile.

Les émissions s’arrêtent, pas de plan social, on arrête le contrat de prod, ni vu ni connu ! Tout le monde est content... presque tout le monde!

Nous considérons toutefois qu’une grande entreprise comme CANAL+ doit assumer ses responsabilités sociales. Intermittents ou pas, il faudra bien un jour se pencher sur l’avenir de ces centaines de salariés aux contrats de travail précaires, sans sécurité d’avenir, sans gestion de carrière, pouvant être rejeté du jour au lendemain sur la marché du travail. Est ce l'avenir de la production pour les émissions de CANAL+?


Est ce là le modèle que CANAL+ veut porter et développer dans ce domaine? Précarité, contraintes sociales, modèle jetable, rien n'est engageant dans cette affaire, sauf peut être pour quelques uns... CANAL+ doit être une entreprise portée vers le progrès social, vers un modèle respectueux de tous dans son domaine d’activité, la production et la diffusion audiovisuelle.
Nous en sortirions grandit.

Malheureusement, aujourd'hui, nous constatons tous les jours cette volonté de tirer vers le bas notre modèle social! La négociation sur une convention collective de branche imposée par le STP, le Syndicat des TV Privées présidé cette année par CANAL+ en est un bon exemple. Mais inutile d'aller chercher à l'extérieur, la panne sociale à CANAL+, est bien réelle. Nous aurons l'occasion d'y revenir.


Flab Prod : Des réponses viendront nécessairement un jour nous éclairer! Espérons que nous n'aurons pas à y revenir régulièrement sur notre blog!


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19 mars 2010

Direction Technique Edition : Mouvement et Discernement!

Mouvement...!
Après 7 ans de bons et loyaux services, la Direction Technique de l'Edition change de tête. Il faut rendre hommage au travail réalisé pendant ces 7 années, dans cette période de grands bouleversements pour CANAL+ et particulièrement pour sa partie technique. Rappelez-vous... pour celles et ceux qui étaient là, il y a 7 ans, c'était le déménagement du siège et des installations techniques du Quai André Citroën vers Issy les Moulineaux et Boulogne...

A l'époque, tout c'était très bien passé.

Pas une anicroche à l'antenne, pas un noir, pas un raté! Chapeau bas.

Il en fut de même pour le CDN, le Centre de Diffusion Numérique, qui lui aussi avait déménagé sans aucune conséquence pour les programmes diffusés par Satellite! Dans un contexte de fortes tensions, la réussite de ces déménagements n'ont jamais été salués... et récompensés... selon nous, comme ils auraient du l'être.

Tout (re)commençait alors...
Depuis ces déménagements, les bouleversements nés de la numérisation et du développement des technologies, l'arrivée de la TNT, la fusion avec TPS, le redéploiement de la chaîne Infosport en interne, des évolutions à i>Tele... n'ont jamais cessé. Tout cela ne s'est pas réalisé sans quelques frictions, mais au global, la DTE a toujours su tenir ses promesses dans des conditions toujours plus dures, notamment en termes d'effectifs et de conditions de travail parfois difficiles.

Discernement...!
Le changement est parfois nécessaire. Notre syndicat n'est évidemment pas opposé à la mobilité et au changement des organisations, surtout lorsqu’elles sont justifiées. Ce que nous dénonçons, c'est la politique du "bougisme" celle de la déstabilisation sans raison, ou au contraire pour des raisons trop explicites... et non avouables! En revanche, il est des cas où le changement devient nécessaire, et nous pensons que c'est le cas pour la DTE.

Affronter les bouleversements à venir, proches ou plus lointains, ceux de la "Mitellisation" et de la numérisation totale des process de production, de diffusion, ou engager le déploiement de nos offres sur tous les réseaux disponibles, Hertziens, Satellites, Mobiles, ADSL, Fibres... impose de repenser la stratégie et l'organisation. On ne peut demander à un responsable de déconstruire ce qu'il a mis tant de temps à réaliser parfois dans la douleur. Il y faut du sang neuf, de l'impulsion, une capacité d'actions dégagés des habitudes, parfois de relations trop étroites qui peuvent obscurcir la décision… le discernement !

Il reste maintenant à clarifier les objectifs et l'organisation, à présenter et partager avec l'ensemble des salariés concernés, le nouveau projet, à le construire avec eux.


Nous serons évidemment présents aux côtés des salariés, de toutes celles et ceux qui feront appel à nous, soit pour bénéficier de conseils, d'une aide individuelle ou collective, soit pour participer aux débats, remonter des questions, apporter des idées. C'est un nouveau départ pour toute la partie technique de l'Edition, dans la période actuelle, c’est un nouvelle page qui va s’ouvrir.

Nous serons attentif également à la capacité du nouveau management de réaliser ces objectifs dans le respect de toutes celles et ceux qui concourent chaque jour... et chaque nuit, toute l'année, à fabriquer des programmes et à les diffuser. C'est une condition de la réussite, c'est aussi pour nous, un aspect non négociable. L'autre condition concerne la place de chacun des acteurs, du manager à manager et de la DR(H) à rester dans son rôle de service support et transverse. Si comme dans d'autres secteurs de CANAL+, ces changements sont également l'occasion pour certains de s'approprier un pouvoir qui ne leur revient pas, pour lequel ils ne présentent aucune légitimité, alors les désagréments apparaîtront rapidement... Mais ce scénario a peu de chance de se réaliser sur la rive droite de la Seine...


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17 mars 2010

Les enjeux des futures élections professionnelles : l'exemple de SFR!

Dans quelques mois, les salariés de CANAL+ vont être appelés à voter pour renouveler les représentants des instances sociales siégeant au Comité d'Entreprise ou les Délégués du Personnel siégeant sur les différents sites du Groupe.

Fait nouveau et essentiel, pour la première fois, cette élection va aussi concerner les Délégués Syndicaux en charge des négociations sociales. C'est une nouveauté législative qui bouleverse le paysage syndical Français. Auparavant, tout représentant syndical pouvait participer aux négociations dès lors qu'il était désigné par son syndicat.

Aujourd'hui, c'est fini!
Seuls les syndicats et leurs représentants qui auront obtenus 10% au premier tour des élections professionnelle pourront négocier des accords... C'est une révolution!


Un nouvel environnement juridique qui bouleverse la donne!
Depuis la loi d'août 2008, un syndicat qui obtiendra moins de 10% au 1° tour des élections disparaitra. Il lui restera un représentant au CE, mais sans aucun pouvoir.

L’exemple SFR!
Que s'est il passé à SFR? Après la fusion avec Neuf Telecom, des élections professionnelles ont été organisées. Dès le lendemain de ces élections, la Direction de SFR a dénoncé... tous les accords sociaux existants!

Depuis, les Délégués Syndicaux négocient sans relâche pour reconstruire le nouvel environnement social de l'entreprise. Mais seuls les Délégués syndicaux dont la liste a obtenu 10% au 1° tour des élections siègent à la table des négociations...! Les autres restent à la porte.

Et pour CANAL? Tout est possible!
Rien n'est aujourd'hui assuré à CANAL+!
Que décidera la Direction de CANAL+ après les élections de cette année? Nous ne le savons pas évidemment. Mais nous savons par contre que tout est possible et envisageable. Et ce seront les représentants que vous aurez alors élus qui négocieront les accords sociaux et qui seront en charge de la défense de vos intérêts.

De l'importance de ces élections!
Ce sera à vous de décider qui siégera demain à la table des négociations. Des représentants aguerris, soutenus par des instances régionales et nationales, ou des représentants syndicaux sans arrière cour juridique! Des représentants possédant de réelles connaissances en Droit Social, armés pour négocier, ou des représentants sans convictions profondes, sans soutien Juridique ou d’Expertise indispensables en interne comme en externe...

En attendant ces échéances, vous pouvez vous aussi prendre votre part et nous rejoindre pour participer aux débats sociaux présents et futurs. Nous sommes à votre disposition pour vous informer sur les différentes formes offertes à l'exercice d'un mandat social en qualité d'élu(e) ou tout simplement pour participer aux réflexions et débats sans nécessairement exercer un mandat.

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16 mars 2010

Que celles et ceux qui ont bénéficié de 3% d'augmentation de salaire lèvent la main...


Depuis fin février, les salariés de CANAL+ ont reçu une notification écrite précisant le montant de l'augmentation salariale accordée ou au contraire refusée. Depuis cette date, vous êtes très nombreux à nous faire part de votre désappointement.

Petit rappel sur ce que nous avons négocié!
Nous avons obtenu 3% d'augmentation de la masse salariale! Où sont ils passés? C'est la question légitime que nous pouvons nous poser lorsque l'on s'attarde un peu et que l'on effectue un tour d'horizon des popotes comme nous le faisons depuis 15 jours!

Que constate-t-on?
En beaucoup d'endroits, c'est la déception qui l'emporte. Alors que de nombreux salariés ont atteint ou dépassé leurs objectifs, ils ne bénéficient d'aucune augmentation salariale ou de gratification.
L'atteinte ou le dépassement des objectifs a bien sur été entérinés par les managers et notifiés par écrit sur le document relatant l'entretien annuel. Dans ces conditions, cette notification devrait générer de fait une augmentation aussi minime soit-elle.

Et bien non!
Dans de nombreux cas, et nous avons pu le vérifier en consultant les EAI que nous avons consulté, il n'y a pas eu cette année de corrélation entre l'atteinte ou le dépassement des objectifs et une augmentation salariale. Il apparait également globalement que le niveau moyen des augmentations est bien en deçà des 3% négociés!

Tromperie or not?
Contrairement à l'an dernier, nous avons signé l'accord NAO, considérant que ce que nous avions obtenu n'était pas inintéressant. Mais faudrait il que cet accord soit appliqué dans sa globalité.

Comme nous l'indiquions dans notre post d'hier, les accords d'aujourd'hui lorsqu'ils sont signés, ne sont pas toujours respectés.


En est-il de même pour l'accord NAO 2009? Nous ne pouvons pas le savoir tant que nous n'aurons pas de réponses aux questions que nous posons.

Pour rappel, sur le 3%, 0,2% était réservé au traitement des inégalités salariales homme/femmes. Reste donc 2,8% auquel il fut encore...ponctionné 0,2% pour permettre de conserver une marge financière afin de procéder à des derniers ajustements... (Dixit DR(H))

C'est donc sur la base de 2,6% que les managers ont attribué des augmentations salariales. Mais au final, c'est bien 3% en plus de la masse salariale qui doit être distribué à l'ensemble des salariés en 2010!

C'est pourquoi nous demandons des précisions sur le nombre de salariés concernés par le 0,2% (égalité H/F) et si la réciprocité a bien été appliquée? (lorsque le salaire d'une femme est supérieure à celui d'un homme dans une configuration identique)
Nous voulons également connaitre le nombre de salariés qui n’ont pas bénéficié d’augmentation cette année et le niveau de la + forte augmentation attribuée.

Savoir également quelle part prise par les augmentations générales et quelle part distribuée au titre des augmentations conventionnelles?
Savoir aussi le nombre de salariés rémunérés au plafond de 34620€ en 2009. Ce niveau de rémunération devait leur permettre de bénéficier d'une augmentation générale de 0,9% au minimum?

Nous avons également la certitude, que contrairement à ce qui était affirmé en Comité d'Entreprise et en réunion de négociation, les derniers arbitrages n'ont pas été finalisés par les managers mais par ... la DR(H)!
Ainsi, des managers qui avaient validé des augmentations pour leurs collaborateurs se sont vus parfois... souvent... retoqués par les DR(H) de pôle!

Cette attitude entre en contradiction totale avec les réponses apportées par la Direction au CE sur ce sujet.

Si cela se vérifie, c'est la politique générale d'attribution des augmentations annuelles qui s'en trouveraient entachée. Un coup de canif supplémentaire dans la confiance et le respect des engagements sociaux réciproques nous ennuieraient profondément.


A suivre dans la prochaine NewsLetter
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15 mars 2010

Drapeau vert pour CANAL+... mais après?

Le 1 février dernier se tenait à CANAL+ la première réunion de négociation portant sur les risques psychosociaux.
Imposée par le gouvernement après les drames vécus chez France Telecom, Renault ou encore Pôle Emploi, cette négociation devait aboutir à la rédaction d'un texte finalisé avec les partenaires sociaux.

Les entreprises de plus de 1000 salariés qui n'auraient pas ouvert ces négociations avant la date fatidique du 1° février se verraient pointer du mulot sur le site du Ministère du travail et affublée d'un vulgaire drapeau rouge comme sanction d'image.

Un chantage à l’image
” La première sanction, ce sera la transparence, a affirmé Xavier Darcos. Les grandes entreprises qui tiennent à leur image ont tout intérêt à agir “.


On sait ce qu'il advint!
Sous la pression du MEDEF, les drapeaux rouges des vilains petits canards sont restés affichés... quelques heures sur le site du Ministère...

Et depuis à CANAL+?
CANAL+, en bon élève, a fait preuve d'ouverture en convoquant une première réunion. Mais depuis, plus rien, aucune nouvelle, pas de calendrier, pas de convocation pour une prochaine réunion, rien, le vide complet, sidéral!

Malheureusement, nous y sommes habitués!
Depuis quelques années, le social à CANAL+ est avant tout affaire d'image. Une fois obtenu le drapeau vert, pourquoi voulez vous qu'on se précipite à poursuivre les négociations avec les partenaires sociaux?! "Retournez à vos chères études, on vous convoquera... un jour... peut être! Et puis, franchement, tout va bien à CANAL, non?"

Il en est ainsi pour un certain nombre d’engagements sociaux de la DR(H). Seul l'accord sur les seniors a abouti à la rédaction d'un texte en 2009. Mais il est vrai que pour cela, le Gouvernement avait fixé la barre haute en sanctionnant l'absence d'accord par une ponction de 1% sur la masse salariale... un risque majeur que la DR(H) s'est empressée de conjurer...

Rien de tel pour toutes les autres négociations qui auraient du démarrer en ce début 2010! , Gagnons du temps...

Et ainsi va la vie sociale de CANAL+, on gagne du temps... enfin le pense-t-on!
Le non respect de la parole donnée est affligeant et inquiétant. Il met en cause la confiance réciproque, celle de l'engagement écrit et paraphé par certaines organisations syndicales lors de négociations annuelles. C'est tout l'édifice social qui en pâtit dans l'indifférence de nos dirigeants.

C'est une erreur!
Cette confiance écornée, ce n'est pas un bon signe pour l'avenir. L'image ne saurait être un substitut au respect des engagements pris et signés réciproquement. Il est ici question d'éthique et de morale, de valeurs galvaudées.

Ce que nous revendiquons, c'est l'établissement et l'engagement de la DR(H) sur un calendrier partagé et respecté pour ces textes qui doivent être négociés : Risques psychosociaux, accord sur l'emploi des handicapés, égalité entre les hommes et les femmes, astreintes, télétravail, régime de retraite supplémentaire, etc.

Ces textes nécessitent du temps pour être négociés avec sérieux.

Ce n'est pas la voie choisie aujourd'hui par la Direction de CANAL+. Mais le pire n'est jamais sur, un sursaut est toujours possible.

A suivre dans notre prochaine NewsLetter
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12 mars 2010

Effet Kiss cool ou recrutement stratégique?

Voilà 4 mois, la Direction de CANAL+ remerciait son Directeur des Affaires Sociales.
Alors que s'achève la période d'essai du nouveau venu, nous avons voulu savoir quels étaient les objectifs de ce changement. Profitant de la présence de notre président lors du dernier CE, la question fut posée. "... mais, c'est la DR(H) qui recrute ..." ha, alors... quels objectifs avez vous donc assignés à la DR(H) pour ce recrutement... réponse "... améliorer les relations sociales..."

Il fallait donc que ça change?
Ou bien est-ce l'effet kiss cool? Ou encore la conséquence de la terrible analyse pertinente et scientifique de la DR(H) qui tente à démontrer la perte de 10% de productivité et de créativité après chaque année passée dans le même job? Il est vrai dans ce cas, qu'il était temps de changer...

Plus sérieusement, qu'est ce qui est à l'œuvre aujourd'hui?
Une première phase fut de s'en prendre aux structures syndicales en place en favorisant la mobilité de certains élus... Avouons un succès avéré pour quelques syndicats... Mais il faut aller plus loin, et remettre en question le fonctionnement social qui régit nos relations depuis toujours.

Pour cela, il faut passer à la vitesse supérieure et contraindre le débat à son strict minimum, pensant que ces espaces sociaux doivent être réduit à leur plus simple expression... justement!

Une erreur fondamentale!
Quand bien même le débat disparaitrait des instances sociales, il réapparaitrait nécessairement sous une autre forme, dans l'entreprise, mais alors sans cadre établi, avec les dangereuses dérives potentielles.

Mais que veut-on au fond?
Il n'existe pas d'espaces de débats ou d'échange "ouverts" dans l'entreprise. Passer le portillon, le citoyen se transforme en salarié, contraint par son contrat de travail et par les règles internes de fonctionnement. Le seul et dernier espace où un semblant de débat existe, ce sont les instances sociales qui l'offrent.

Cette expression, les élus doivent en conserver le monopole et la liberté. Ils sont le naturel relais des salariés qui ne peuvent pas s'exprimer librement. Ils sont là pour faciliter le dialogue, résoudre des difficultés individuelles ou collectives, engager des réflexions qui ne soient pas exclusivement axées sur le résultat financier ou l'organisation.

C'est dans ce contexte que l'on peut comprendre des changements.
Mais le social n'est pas l'ennemi du business! Au contraire. Nous remontons régulièrement des idées, des propositions, des projets pour que cette entreprise fonctionne mieux, avec ses salariés, pas contre eux. A côté de la défense des intérêts des salariés, s'inscrit cette démarche constructive d'accompagnement pour que vive et se développe un environnement social satisfaisant pour tous. Ce n'est pas prêt de s'éteindre!

Voilà un objectif que la CFE CGC pourrait assigner à la nouvelle Direction des Affaires Sociales. Sera-t-il partagé ? Ha, c'est vrai, ce n'est pas à nous de le faire... et c'est très bien ainsi!

Prochaine NewsLetter !
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