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27 janvier 2013

C’est le temps des entretiens annuels. Bilan, évaluation ou préparation à la sanction…?

A quoi sert l’entretien annuel ?
Depuis quelques années, sous l’influence des travaux de nombreux chercheurs, et de la transformation radicale des modèles de management et d’organisation des entreprises, l’évaluation, essentiellement produite par l’entretien individuel annuel, est en question. D’abord parce que le constat est flagrant, dans nos entreprises, les salariés souffrent humainement, psychologiquement de certaines situations professionnelles ingérables ou incomprises, ensuite parce que les finalités de ces entretiens ne sont pas toujours honnêtement présentés…

CANAL+ n’échappe pas au phénomène! L’année 2012 est, de ce point de vue, révélatrice d’un profond malaise dans de nombreux secteurs et business. S’il fallait un indicateur, ce pourrait être le nombre de « burn out » en forte augmentation l’année passée. De ce point de vue, CANAL+ subit les mêmes affres et désagréments que de nombreuses entreprises Françaises, il ne s’agit donc pas de jeter l’opprobre mais de réfléchir aux causes et de proposer d’y remédier. Ré-humaniser le travail et les relations humaines pourraient être un de nos prochains chantiers…

Parmi les sources de mal être, l’évaluation… Depuis plus de 20 ans nos entreprises fabriquent des outils d’évaluation que se sont au fil du temps personnalisés au point d’en faire un objet exclusif de jugement individualisé comme si l’entreprise n’était composé que d’atomes indépendants les uns des autres, comme si la performance individuelle ne découlait pas d’abord d’un environnement collectif, d’une capacité à mobiliser, d’une stratégie partagée,  de qualités managériales basées sur le développement personnel…

Hors, juger de la contribution de chaque salarié suppose d’abord de pouvoir décrire le travail lui-même, mais aussi de le comprendre. De ce point de vue, à CANAL , nous ne brillons pas depuis longtemps par le partage des objectifs et des moyens de les atteindre…   

Avant de se projeter, essayons de pointer les déviances du système actuel… Car il faut se débarrasser des effets désastreux des méthodes d’évaluation du travail, et inventer un entretien annuel sur des bases plus saines et adaptées. Dans le cas contraire, nous risquons comme c’est le cas aujourd’hui, de pervertir ces entretiens pour en faire d’abord des outils de sanction ou pire d’éviction. Les effets sont alors désastreux avec de possibles impacts sur la santé des salariés. C’est aujourd’hui une réalité!

Chacun a besoin d’évaluation… ! Travailler c’est combler l’écart entre le prescrit et l’effectif note C. Dejours dans l’un de ses ouvrages. Une évaluation peut être nécessaire, constructive, partagée mais ce qui est en cause c’est le modèle et la méthode. Un modèle formaté, une méthode parfois inadaptée. Faut-il faire le même entretien selon que l'on travaille à la Distribution, à l'Edition ou à la Technique? Faut-il rééquilibrer le jugement individuel Vs un jugement du collectif? Faut-il analyser les différentes approches managériales et RH pour les compenser...?

Pour quelle finalité ces évaluations et ces entretiens annuels? « Secouez vos pratiques de l’évaluation » demande la DRH de CANAL+ à ses managers !
Mais avant de secouer les pratiques des managers au risque d'un « pschitt » généralisé, a-t-on vraiment fait le point sur les objectifs recherchés ? A-t-on fait le bilan des entretiens menés depuis 5 ou 6 ans sur les 4000 salariés du Groupe ? Constate-t-on une amélioration de nos pratiques professionnelles, une plus grande efficacité individuelle et collective? Le doute peut être permis!

Sur ces sujets, Directions et DRH restent frileuses… ! Depuis plusieurs années, nous proposons par exemple de porter ce débat au sein des instances de représentation du personnel, Comité d’Entreprise, CHSCT. Contenu, finalité, forme des entretiens, exploitation, retours, construction d’un avenir individuel et collectif, nous pourrions échanger et réflechir ensemble…  Rien de franchement révolutionnaire... et pourtant, refus systématique ! Circulez, y a rien à discuter !

Comme si la représentation du personnel se trouvait dans l’incapacité de fournir réflexions et analyses, comme si l’entretien annuel figé dans son modèle actuel depuis 7 ans ne devait pas se réformer, comme si cet entretien n’avait aucune conséquence sur la vie quotidienne des salariés, leur état moral ou psychologique…  Nous savons bien qu’il n’en est rien.
 
Elément révélateur, même s’ils sont encore une toute petite minorité, de plus en plus nombreux sont les salariés qui refusent l’entretien annuel parce qu’ils ne s’y retrouvent plus, ni dans la forme, ni dans le fond ! Parfois, ils ne savent pas exprimer leurs doutes et leurs réticences, mais au fond, beaucoup sentent bien l'inadéquation de ces méthodes d'évaluation avec leur quotidien professionnel.  

Cette réflexion est d’autant plus urgente que l’évaluation peut avoir de graves conséquences sur l’état psychologique et la  santé des salariés. Il est devenu obligatoire par exemple de prendre en considération l'équilibre vie professionnel / vie personnelle. A CANAL, c'est encore impossible, ce débat nous est refusé!
 
Il apparait de toute évidence que l’évaluation individualisée des performances s’avère finalement la plus délétère de toutes les évaluations. Il serait temps de sortir d’un modèle figé et devenu archaïque pour entrer dans une démarche renouvelée où le jugement collectif aurait autant d’importance que le jugement individualisé.

Si travailler, c’est inévitablement souffrir d’une part, prendre des risques d’autre part, le sentiment d’injustice que provoquent les évaluations portées sur le travail de chacun ne sont pas nouvelles. Ce qui est nouveau, c’est que chacun aujourd’hui se retrouve seul face à l’évaluation!

En effet, chaque salarié peut en faire l’expérience, faute de méthode partagée ou plus exactement de méthodologie, l’évaluation dans sa forme purement individualisée contiendra toujours une part d’arbitraire. Il serait intéressant de formaliser quelques entretiens d'un même salarié avec 2 ou 3 managers différents, nous serions étonnés de la disparité des jugements, hors objectifs déjà fixés à l'avance, promotion, éviction, sanction...
 
Comme le relève certaines études, l’évaluation individualisée génère des conduites de concurrence généralisée entre salariés pouvant aller jusqu’à la conduite déloyale !

Ces questions sont particulièrement prégnantes dans les périodes de crise comme aujourd’hui. Un constat, la simplification de l’Entretien Annuel. Si l’on peut s’en réjouir de ce que l'EAI se simplifie, on peut se questionner sur les objectifs de cette simplification. L’an dernier, nous avions mis le focus sur l’utilisation à des fins de sanction des entretiens annuels. Ainsi, le terme "insuffisance professionnelle" avait-il fait fortune auprès de dizaines de salariés dont certains ont exprimé une révolte toute légitime à la lecture de ces sentences.
 
2013 sera nous le savons, une année difficile, une année de transition, une année compliquée sur le terrain de l’emploi. L'on peut alors imaginer que les procédés de l'an passé seront à nouveau à l'oeuvre cette année.
 
Si les mentions défaut de communication, manque de partage, réactivité insuffisante, leadership à développer... apparaissent sans raison dans votre entretien, alors il est grand temps de vous interroger sur votre position, votre place dans l’organisation, particulièrement si ces jugements ne reflètent en rien la réalité. … Tout est bon pour déstabiliser ici où là des dizaines de cadres, le tout sans justification réelle au regard du travail réalisé.

Communiquez mieux, soyez proactifs, affirmez votre leadership… des remontrances là aussi assez classiques. Sur ces sujets, comme des dizaines de salariés venez partager vos expériences, préparer votre défense, réfléchir aux moyens constructifs et efficaces de réagir! Car ce serait une erreur de ne rien faire, de penser qu’il ne s’agit là que d’un évènement sans importance… C’est ainsi qu’année après année se constitue un dossier personnel qui pourra toujours servir au cas où…

L’entretien annuel doit refléter la réalité de l'année écoulée et permettre de préparer l'année suivante. Il n’est pas là pour servir de support à l’ajustement du corps social de l’entreprise. C'est une déviance qu'il nous faut dénoncer, corriger, réorienter!
 
L'entretien annuel, outil d'évaluation, de progression professionnelle, d'aide à la mobilité, ou simple outil d'ajustement des effectifs? A quoi sert-il, par qui est-il lu, s'il est lu... Certaines déviances récentes obligent à la prudence et à la réaction! Ne restez pas inactif, si vous ne vous reconnaissez pas dans l’entretien que vous aurez subi, réagissez.

Avant de repenser en profondeur des méthodes d’évaluation inadaptées ou contraignantes, portons un regard critique mais constructif sur ces méthodes imposées et restons lucides sur des objectifs parfois inavoués! 
 
Nous sommes à votre disposition pour partager vos expériences, vous conseiller, échanger!
 

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18 janvier 2013

Les bouquets et les boxes, pour une stratégie offensive !

Les facteurs de la crise qui s'annonce nous sont-ils tous livrés? La souffrance de notre modèle économique est aujourd’hui analysé comme résultant d’une situation économique tendue, de l’arrivée d’un opérateur qualifié d’irrationnel, de la multiplication des offres télévisuelles et notamment des chaînes de la TNT, d’un accroissement de la fiscalité qui pèse un peu plus chaque année sur le compte de résultat…

Ces facteurs participent sans aucun doute aux soubresauts actuels, mais n’oublie-t-on pas dans cette analyse un élément purement technique, un choix stratégique, celui qui consiste à privilégier le satellite au détriment de l’ADSL ou de la fibre optique ? La question mérite d’être posée après la lecture d’une étude Anglaise succincte mais fort intéressante sur les effets de la TV connectée sur le marché de la Pay TV.  (Chaînes payantes à l’heure de la télévision connectée [Novembre 2012])

Réalisée en novembre 2012 par le cabinet Anglais « Enders Analysis », cette étude porte un regard sur le marché de la consommation mondiale de la TV sur Internet et met en exergue une spécificité purement Française. C’est sur cette partie de l’analyse que nous voulons appuyer notre démonstration pour questionner une stratégie… vieille de 5 ans… une éternité dans ce domaine. Une autre partie de cette étude relativise l’impact de la TV connectée et des acteurs comme Netflix, Amazon, Google, Apple sur le marché de la Pay TV classique, nous y reviendrons.

La France connait donc un développement de la TV sur Internet unique au monde, 35% de foyers, 25% de l’audience. En grande partie grâce à la TV sur Internet, la part des foyers connectés à une plateforme payante, sans être nécessairement abonnés, avoisine les 75% !

De ce fait, poursuit le rapport, la France compte certainement la plus forte proportion de foyers adressables en Europe ! "Les FAI et leurs boxes sont installés au cœur de l’écosystème audiovisuel Français, mais ne savent pas exploiter leur position…"

Toujours selon cette analyse, les FAI se sont montrés peu compétents en matière de télévision en se focalisant sur des options et des offres premium souvent médiocres. De plus, les magnétoscopes numériques sont distribués avec des interfaces inadéquates en recherche ou en programmation, la TV de rattrapage est généralement mal intégrée au guide des programmes, les forces de vente des FAI ne sont pas adaptées au marketing de la TV payante… Ce n'est pas leur métier car... c'est le nôtre!

Bref, cette analyse confirme sur le plan  macroéconomique, ce que nous constatons localement dans notre expérience individuelle avec nos propres FAI, que la TV c'est un métier.

De ce fait, le marché, s'il bénéficie d'une attention naturelle, reste encore à adresser. Pourtant, malgré les coupes budgétaires et les plans d'économies, nous continuons d’investir des sommes colossales pour le satellite. Aide à l’installation, financement de la parabole, accès facilité, ce modèle soi-disant vertueux touche peut être à sa fin. En effet, sur le segment de la diffusion des produits culturels, l’ADSL et bientôt la fibre optique vont continuer de progresser à la vitesse d’un cheval au galop !

Déjà, il y a pas si longtemps... l'AD quoi...?  
Il y a quelques années, CANAL+ avait déjà douté alors que ses anciens dirigeants, notamment l’ex-patronne de la Distribution, Isabelle Parize, ne croyait pas à la possible diffusion de programmes de télévision sur le réseau téléphonique… Pourtant, les avancées technologiques et l’arrivée de Free, déjà, allait bouleverser les schémas bien établis de la segmentation des activités : Hertzien et Satellite pour la Télévision, ADSL pour le téléphone et l’Internet…   

Malgré les efforts indéniables réalisés sur ce segment d'activités avec l'ensemble des FAI, n’est-on encore dans ce schéma idéologique tout orienté compte de résultat de court terme ? Nos outils, nos offres, notre marketing sont essentiellement tournés vers la commercialisation de supports classiques. Ces supports vont constituer encore pour très longtemps une base solide de notre business modèle. Mais peut-on dénier l’importance chaque jour plus important et à terme prédominant de l’ADSL ou de la Fibre comme support naturel de la commercialisation de nos offres ? Sans négliger également l'éditorialisation, une compétence que CANAL+ possède depuis toujours et que même les acteurs irrationnels ne sauraient lui retirer!

La bataille est engagée. Investir massivement ce segment au besoin en reconsidérant des choix commerciaux et une stratégie qui vieillit très vite apparait urgent. A l’heure des grands choix et des bouleversements technologiques, on ne saurait faire l’impasse sur cette nouvelle donne. Des avancées parfois conséquentes ont ouvert le chemin ces dernières années. Mais est-ce suffisant?  Stratégie, outils, moyens, toutes les analyses nationales ou internationales convergent pour dire le futur du modèle. Sur ce segment, nous sommes les meilleurs!
 
Engageons l’aggiornamento indispensable pour que demain soit synonyme de conquête et de réussite, investissons plus et mieux...!
 
 
Ce serait un gage de confiance, ce serait aussi partager une stratégie nouvelle, ce serait mettre enfin en oeuvre une organisation au service du business. Ce serait également rassurer les milliers de salariés qui ne voient pour l'instant que les plans d'économies successifs se succéder année après année, des effectifs sous tension, des départs qui se multiplient.


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16 janvier 2013

Le grand sport de ce début d’année à CANAL : "le like"

N’oubliez pas de "liker"!
Oui vous savez, ce petit bouton sur lequel vous cliquez pour dire combien vous aimez ce que vous lisez !

Et bien ce petit bouton prend de l’importance sur l’Intranet du Groupe ! Finalement, travaillons moins, et "likons", la réussite passe par le "like"… Pensez donc, il faut bien avertir ses potes qu’un nouvel article mérite attention. Il faut bien soutenir quelques ambitieux en recherche de reconnaissance ! Quoi de mieux que l’Intranet et un bon article à "liker" ! On ne sait jamais, ces jeunes pousses pourraient trouver leur place et demain devenir décideurs, manageurs... responsables!

Vous avez une idée, ou une intuition, écrivez un article sur un sujet d’actualité où, si vous êtes nul en écriture, faites le écrire puis postez-le en votre nom sur l’intranet.

Je like, tu likes, nous likons, ils likent... Seconde phase, envoyez des dizaines de mails en demandant à vos collègues, vos connaissances de cliquer sur le bouton magique ! Miracle, 10, 15, 20 clics et déjà votre ego se met à vibrer, votre ambition prend corps… enfin reconnu…! Vous imaginez, l'Intranet de CANAL, une chance pour être repéré par mes boss un espoir d'être salué à la cantine...!

Revers de de ce "facebook working",  la pollution des boites mails ! Car pour avoir 10 ou 15 clics, il faudra envoyer 40, 50 ou 70 mails… cliquez, mais cliquez donc !
Et c’est comme cela que la consommation de la bande passante explose !

De quoi donner raison à la RH lorsqu'elle estime qu’il y a encore du "gras" dans l’organisation. «Mais, vous nous affirmez que les salariés travaillent trop, mais comment expliquez-vous qu’ils aient encore le temps de "liker" ?!

Et bien que l'on fasse de cette dérive une opportunité!
Plutôt que de confier aux DRH de pôle le repérage pour mieux les virer, des salariés blasés, frustrés, désabusés, paumés, ou encore les retours de congés mat ou de congés formation, les détachés, les missionnés... utilisons des moyens très tendances!

Le « like » au service de l’organisation… ! Plus de 10 "likes" par jour, et hop, une cible idéale ! Vous avez le temps de liker, et bien venez et sortez maintenant !

Une solution facile à mettre en œuvre pour repérer les tirs au flanc, il n’y a qu’à contrôler le nombre de  "like" par salarié et au-dessus de 10 clics par jour, décider que le salarié a du temps disponible! Inconcevable en période de disette et d’économies tous azimuts… 

Une sélection simple et démocratique, car tout le monde "like", le cadre sup comme l’employé de base, le salarié de la DRH comme celui de la Distribution, le technicien comme le producteur… de bons clients pour une sortie rapide !

Avec la sécurité juridique ! On n’imagine pas un salarié licencié pour avoir trop "liker" porter l’affaire aux Prud’hommes. Imaginez le dialogue "bonjour Madame la présidente, j’ai été licencié sans cause réelle et sérieuse parce que j’avais trop "liker" sur l’intranet…"

Méfiance...!
Aux écrivains de passage ou aux "likers" professionnels, méfiez-vous, vous êtes pistés ! Quelques articles ou Plus de 10 "likes" et votre avenir peut être compromis.

A bon entendeur, fermez l’Intranet, retournez travailler... et abandonnez le "like" !


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13 janvier 2013

2013, l'année du renouveau du dialogue social?

Si ça fonctionne au niveau national... pourquoi pas à CANAL+?

Licenciements, traitement des litiges, maintien dans l’emploi, mobilité interne, généralisation des complémentaires santé, représentation du personnel dans les conseils d’administration, l’accord national signé le 11 janvier entre les organisations syndicales CFTC, CFDT et notre syndicat confédéral la CFE CGC, marque le début d’un processus renouvelé en matière de concertation sociale et va modifier en profondeur des pans entiers du code du travail. http://bit.ly/ROSypx
Plutôt que le passage en force, modèle loi sociale de 2008, le gouvernement actuel a privilégié la voie de la concertation et du dialogue. Tant mieux.

La CGC a participé aux travaux qui ont amené à la signature de cet accord  un texte qui devra faire l’objet d’une traduction législative, le débat est loin d’être refermé.

Méthode, encore et toujours…
Sur des enjeux aussi sensibles, beaucoup pariaient sur l’incapacité des partenaires sociaux à sortir par le haut d’une négociation de cette importance, ils se sont trompés.

Cet accord dit bien plus que les sujets traités pendant la négociation. Il replace les partenaires sociaux au cœur de la négociation sociale. C’est un changement important alors que N. Sarkozy avait fustigé, dans les derniers mois de son quinquennat ces corps intermédiaires.

http://bit.ly/HMa7kQ

Ces corps intermédiaires prouvent, lorsqu’ils sont respectés, leur capacité à dialoguer, construire l’avenir sur des bases équilibrées, éviter le conflit. Il serait audacieux de faire le parallèle avec la situation sociale à CANAL+, et pourtant…

 
Depuis des mois, des années maintenant, nous prônons cette démarche constructive fondée sur le dialogue, le respect, l’écoute… Il faut malheureusement reconnaître que les 5 dernières années n’ont pas été mises à profit pour favoriser ces options, au contraire. La tension sociale n’a cessé de progresser sous le double effet des contraintes budgétaires et d’une incapacité ou d’une absence de volonté de trouver les meilleures voies de l’échange pour expliquer, amortir les chocs, construire.

 
Depuis 5 ans… et maintenant…
Un changement en perspective ? La question peut être posée lorsque l’on se retourne sur le chemin parcouru fin 2012. La négociation annuelle obligatoire est de ce point de vue emblématique d’une évolution incontestable de notre direction à l’égard des partenaires sociaux. L’ouverture au dialogue sur des sujets aussi importants que la charge de travail, l’emploi, les astreintes… c’est nouveau. Depuis des années nous portions ces sujets sans volonté réciproque.

Fin 2012, cette ouverture s’est produite… là aussi, il faudra que les prochaines semaines, et au plus tard, à la fin du premier trimestre, s'gage le dialogue pour qu'un accord cadre vienne clarifier le calendrier, fixer les objectifs, dégager des moyens… C’est seulement à ce moment-là que nous pourrons mesurer la véritable volonté de notre direction à engager ce dialogue sur des bases équilibrées, respectueuses, constructives ! Mais un premier pas a été franchi, il aurait été irresponsable de notre part de ne pas tenter cette ouverture!


Car les sujets sont légions…
Faut-il le répéter, 2013 va être une année mouvementée. Faut-il rappeler les tensions sur le business, la réorganisation de Vivendi et par ricochet une clarification de la position de CANAL+ dans le Groupe, l’intégration des chaines Bolloré, le développement international… Tous ces sujets pourraient avoir un impact social. C’est pourquoi la permanence du dialogue est indispensable, incontournable. Pratiquer autrement, ce serait jouer avec le feu, il serait suicidaire d’ajouter la tension sociale aux difficultés économiques et aux projets de réorganisation. 

Notre syndicat va s’engager sur tous ces sujets avec détermination. Sur la base d’objectifs clairs, nous ferons avancer le dialogue social, nous participerons activement à la transformation de l’entreprise pour qu’elle continue de se développer, de se renforcer. Mais nous serons d’abord vigilants sur la méthode adoptée et l’indispensable respect des salariés. La souffrance individuelle ou collective est inacceptable. Hors, cette souffrance s’est développée ces derniers mois dans tous les secteurs de l’entreprise, les représentants sociaux de notre syndicat la côtoie tous les jours.

Prudence, nous en sommes qu’aux prémisses… Il sera peut être difficile pour certains ou pour certaines de changer de braquet, de tenter la confiance, de privilégier le chemin de l’ouverture sur l’impasse sociale. Les premières semaines de l’année vont être de ce point de vue, cruciales et révélatrices de cette volonté. Alors, plus vite nous saurons, plus vite nous pourrons mettre en œuvre les outils et les concepts indispensables au renouvellement du dialogue social, dans l’intérêt de CANAL+ et de ses salariés.

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06 janvier 2013

2013 les grands enjeux !

Voilà nous y sommes et déjà, tout va vite !

Alors que 2012 va très vite s’effacer de nos mémoires, il va nous falloir affronter rapidement nous aussi notre falaise, et comme toute falaise, escalader la roche, éviter le friable, contourner les anfractuosités, trouver les bons appuis, dessiner le bon chemin pour que 2013 ne se révèle pas comme une année noire !
 
4 grands enjeux pourraient ponctuer la vie de CANAL+, bousculer son quotidien, questionner son avenir !
 
Vivendi tout d’abord, et son (im?)probable démantèlement ! Toutes les hypothèses, supputations, suppositions sont encore sur la table. Et il semble que l’arrivée d’un nouvel acteur comme premier actionnaire du groupe modifie encore la donne et bouscule les schémas préétablis il y a quelques mois, lors de l’éviction de Jean Bernard Levy. Si sortir Vivendi des Telecom à l’étranger semble assez aisé à réaliser, il n’en serait pas de même en France, et pour cause. Rapprochement entre opérateurs, regard et contrôle étroits de l’autorité de la concurrence, vente de SFR, transformation de son périmètre ou… conservation de l’activité dans le Groupe, tout semble encore ouvert. Une chose est sure pourtant, des centaines de salariés vont prochainement quitter SFR, le PDV ou Plan de Départs Volontaires est en marche, prélude au grand chambardement !

Pourtant, la sortie incertaine des Telecom est un préalable à la réorganisation globale du Groupe Vivendi. Sans cette séparation, pas d’orientation indépendante pour le pôle Médias. C’est d’abord par la clarification de l’avenir du pôle Telecom que viendront les orientations et les clarifications futures pour les autres activités, Jeux, Musique et Télévision… Ainsi, CANAL+ se trouve tenue d’attendre pour que son horizon s’éclaire enfin.

Prochaine échéance, l’Assemblée Générale des actionnaires au cours de laquelle devrait être présenté le nouveau périmètre du Groupe… si tout va bien. Il y aurait ainsi juste une année entre les annonces de Jean René Fourtou « il n’y a pas de tabou sur le périmètre du Groupe » et la nouvelle organisation du Groupe Vivendi. 58 000 Salariés, presque 30 Milliards d’Euros de chiffre d’affaire, ce paquebot que l’on veut démanteler pourrait finalement résister encore… Nous ne sommes pas au bout de nos surprises !

Le management de CANAL+…
Depuis plus d’un an, CANAL+ bruisse d’un prochain renouvellement de son management. Bertrand Meheut l’a lui-même annoncé publiquement en désignant Rodolphe Belmer comme son dauphin. Mais plusieurs mois après cette annonce, le changement n’est que partiel et l’attente d’une clarification chaque jour plus attendue. Les bouleversements programmés chez Vivendi peuvent expliquer en partie cet attentisme. D’autres raisons, plus personnelles, entrent certainement dans le processus de décision, mais l’important n’est pas là. La difficulté nait de cette sorte de "no man’s land" ainsi créé, cet espace qui nous sépare de l’annonce et de sa réalisation, l’attente d’une clarification, d’un calendrier précis et partagé.

Quelques départs ou repositionnements annonciateurs de prochains bouleversements se sont déjà produits en fin d’année. Ils vont se poursuivre tout au long de l’année 2013. Et après tout, si ces changements se réalisent dans la douceur, qui pourrait s’en plaindre. Mais l’absence de visibilité contrarie certaines ambitions, freine ou retarde l’émergence de nouvelles organisations, provoque quelques tensions alors qu’il est grand temps de resserrer les rangs, fixer le cap, lever les voiles. A l’assaut par gros temps, l’équipage soudé saura faire face !      

3ème enjeu, le business !
La concurrence, la crise, la technologie, les business doivent trouver les relais de croissance qui vont permettre d’affronter puis de sortir par le haut de cette zone de turbulence qui s’annonce. 2013 pourrait être de ce point de vue une année charnière, une année comme nous n’en avons jamais vécue, faite de bouleversements, Vivendi, management… mais aussi de la nécessité d’adapter un modèle économique à la nouvelle donne technologique et commerciale. Une chance, le groupe se porte très bien. Economiquement, CANAL+ est aujourd’hui une belle réussite, mais l’amortissement des investissements dans le clair après le rachat des chaînes Bolloré, en Pologne avec le rachat de la société « N »,  ou de la nécessité d’investir dans les technologies de pointe en matière d’interactivité et de contrôle d’accès impose le maintien d’un résultat financier conséquent et une gestion rigoureuse. Hors, en ponctionnant toujours plus sur les budgets de fonctionnements, en retardant les investissements indispensables, on affaibli la superstructure, sans parler des économies sur la masse salariale qui impose au minimum le maintien, plus surement la réduction des effectifs. A trop tirer sur la corde…  

4ème enjeu, le social
Nous avons vécu 2012 et particulièrement la fin de l’année comme annonciatrice d’orientations sociales inquiétantes. Les départs et licenciements se sont multipliés dégradant encore un peu plus un climat social pourtant déjà bien alourdi par des mois de contraintes ou d’oukases. Espoir, peut-être, en ce début 2013 avec l’acceptation, inattendue, de notre revendication relative à la pérennisation de l’emploi. Notre syndicat a voulu faire de 2013 et certainement de 2014, deux années consacrées à la défense de l’emploi à CANAL+. Comme nous le revendiquions, cette orientation est intégrée, à l’accord NAO pour 2013. Pour cette raison et quelques autres, notre syndicat a finalement décidé de parapher l’accord.

Il reste à concrétiser cette orientation partagée. Ce devrait être le cas dès le premier trimestre 2013 par la négociation puis la signature d’un accord cadre pour fixer les objectifs, définir le calendrier, les moyens, les acteurs...
 
Pour nous, les choses sont claires ! Il s’agit de pérenniser l’emploi, de faire cesser les licenciements de circonstance, de favoriser l’emploi en CDI contre la multiplication des emplois de consultants ou de prestataires… L’emploi, c’est notre cheval de bataille à venir et nous allons vérifier très rapidement que cet enjeu, nous le partageons avec notre Direction. Nous sommes persuadés qu’il est temps de clarifier certaines organisations aux structures devenues parfois illisibles, complexes tendant à l’inefficacité. Dans le contexte présent, il serait paradoxal de ne pas s’attaquer sérieusement à cette question et par ricochet, aux modalités de l’organisation du travail.
 
On travaille parfois, beaucoup, beaucoup trop dans l’encadrement. La charge de travail fera l’objet d’un traitement particulier par une analyse que nous voulons rigoureuse. Rappeler les règles, responsabiliser les managers, fixer les limites, nos alertes ont peut-être enfin été entendues. Mieux vaut tard que jamais, mais l’urgence est là, au risque d’avoir à gérer des situations individuelles et collectives dangereuses.

Enfin 2013 devrait être également l’année du renouvellement des mandats des représentants du personnel de l’UES CANAL+ ! Comité d’Entreprise, Délégués du Personnel, CHSCT… Elections professionnelles importantes s’il en est dans le contexte présent et à venir. Vous, salariés de CANAL+, vous choisirez vos représentants, celles et ceux dont vous penserez qu’ils seront les mieux à même de défendre vos intérêts individuels et collectifs tout en soutenant le développement de l’Entreprise !  Mais nous aurons l’occasion de revenir sur cet évènement dans les prochaines semaines.

Bonne année 2013 à toutes et à tous !

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