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28 juin 2012

Eviction de Jean Bernard Levy, Président de Vivendi : les représentants du personnel s'expriment

Lettre ouverte au futur président du Groupe Vivendi!

Réuni en séance plénière le 28 juin 2012, le Comité de Groupe Vivendi (*) a porté à la connaissance des dirigeants de l'entreprise, la motion suivante :

Les élus du Comité de Groupe Vivendi sont très inquiets des déclarations de ses dirigeants et des supputations diffusées par la presse. Les rumeurs de vente, de démantèlement, de plans sociaux ainsi que les tentatives faites par les dirigeants pour soutenir le cours de bourse, sont pour nous l’expression d’un manque de confiance des marchés dans l’avenir du Groupe.

Ce manque de confiance nous semble par ailleurs irrationnel. Selon nous, c’est plutôt l’absence de stratégie industrielle qui est à l’origine de cette défiance.

Le maintien de la rémunération des actionnaires est la seule stratégie visible. Pour preuve, les actionnaires ont même obtenu en 2012 une hausse de leur rémunération globale par rapport à 2011 de plus de 4,5%, au regard du cours actuel de l’action.

Selon les dirigeants le maintien à l’avenir de ces rémunérations passe nécessairement par des licenciements que l’on peut qualifier de "licenciements boursiers".

L’inquiétude des salariés est d’autant plus vive que des annonces de suppression d’emplois dans certaines entités du groupe - SFR, Maroc Télécom, UMG, Blizzard - se répandent dans la presse. Des pressions importantes sont aussi exercées sur les sous-traitants totalement dépendants des commandes du Groupe Vivendi, générant ainsi un risque important sur l’emploi en France.

Le social ne saurait faire les frais d’une politique économique au seul service de la rentabilité à court terme du capital.

Les élus soulignent que cette politique poursuivie depuis plusieurs années a fait preuve de son inefficacité tant pour les actionnaires qui ont vu le cours de bourse s’étioler, que pour les salariés qui ont vu les emplois en France diminuer au profit d’emplois à l’étranger. A ce jour 27% des emplois du Groupe sont en France, alors que la France représente 58% du Chiffre d’affaire du Groupe Vivendi.

Les clients quant à eux subissent les conséquences de cette politique sur la qualité des services et de l’innovation.

Les élus du Comité de Groupe demandent formellement à la direction de Vivendi, de privilégier dans sa stratégie l’investissement et l’emploi en France au service de la qualité, de l’innovation, seul gage d’un développement durable.

(*)Le Comité de Groupe Vivendi est une instance de dialogue social regroupant des Représentants des salariés des entreprises du Groupe Vivendi implantées en France: SFR, CANAL+, Universal Music Group, Activision Blizzard, Holding Vivendi

Vivendi en Quelques chiffres - 2011 -
15 700 salariés en France 58 300 dans le monde, 28,8 Milliards d’€ de Chiffre d’Affaire, un Ebitda de 5,8 Milliards d’€, un résultat net de 2,9 milliards d’€

Contacts cgc.medias@sfr.fr
0629110617

27 juin 2012

La MIT n’est plus un mythe…

La MIT, cet acronyme pour désigner la modernisation des infrastructures techniques, fait entrer CANAL+ dans les technologies audiovisuelles du 21° siècle !
La cassette disparait, Sony cesse de construire des magnétoscopes, il était temps de passer cette étape.

Une épopée collective!
Dans cette affaire, hormis les salariés concernés et les ingénieurs et techniciens en charge du dossier, peu de monde ont été au fait de cette révolution technologique qui place aujourd’hui CANAL+ au meilleur rang des industries audiovisuelles.

Les technologies de diffusion des programmes sur nos antennes sont maintenant totalement numérisées. Avec la fin de ce projet engagé depuis 3 ans et l’entrée en production de ces nouveaux outils, CANAL+ dispose maintenant d’une infrastructure performante, ouverte et modernisée.

Ces infrastructures qui vont tellement simplifier la diffusion de nos programmes sur l’ensemble des réseaux, permettre une exploitation rationnelle de la vidéo à la demande, la VOD, ou de l'exploitation des produits sur nos chaînes thématiques.  

Une révolution, une nouvelle pour CANAL+ qui a su mener... comme d’habitude cet énorme chantier sans que l'antenne d'une seule chaîne ne soit perturbée ou affectée. Une gageure…

C’est ici qu’il faut rendre hommage aux techniciens, cadres, ingénieurs qui travaillent sur ces projets depuis toujours à CANAL+ avec passion. Cette attention ne s’est jamais démentie depuis la création de la chaîne en 1984, et c’est une vraie chance pour CANAL+ de disposer ainsi des compétences qui, même renouvelées, permettent systématiquement de résoudre des problématiques d'une grande complexité pour faire évoluer nos systèmes vers plus de modernité.

Aujourd'hui le saut est plus grand encore! Fin de la cassette et numérisation totale de la chaîne de diffusion, malgré quelques soubresauts et dépenses supplémentaires, dû en grande partie à la complexité du projet, CANAL+ dispose maintenant de tous les atouts techniques pour engager sa mue et se préparer à l'émergence d’une concurrence numérique totale. 

Reste le volet social…
Nous sommes persuadés que nous pouvons faire aussi bien sur le social que sur le technologique. Ce n’est qu’une question de volonté de notre Direction et plus particulièrement de la DRH.

Nous avons proposé d'activer les leviers sociaux disponibles. Parmi ces leviers, le dernier accord en date s'appelle GPEC pour Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences. C'est l'outil idéal pour travailler en concertation, dans l’ouverture et le dialogue sur ces sujets.

La proposition est faite… nous attendons qu’elle se concrétise. Le calendrier est maintenant connu, le 4 juillet l’ensemble des systèmes de diffusion basculent, certains métiers sont déjà en évolution, d’autres vont suivre, il est urgent d’ouvrir ce chantier afin d’éviter des crispations immédiates ou futures.

Des crispations déjà perceptibles dans certains secteurs lorsque en guise de remerciements certains se voient remercier… Ce n’est pas acceptable et nous pouvons, nous devons tout mettre en œuvre pour accompagner ces mutations sans dégâts collatéraux, nous en avons les moyens.

Dans le cas contraire, nous serons aux côtés de celles et ceux qui souffriraient de ces situations pour les accompagner et les défendre. Nous sommes disponibles. Les technologies du 21° siècle ne doivent pas nous renvoyer à une politique sociale digne du 19°, ce serait un gâchis total. Soyons optimiste, et gageons que l’intelligence l’emportera sur l’oukase !

L’importance de ce projet méconnu par la majorité des salariés mérite également une meilleure communication en interne. Expliquer, décrypter, le système devrait faire l’objet d’une mise en perspective sur l’Intranet au moins pour 3 raisons : rendre hommage au travail réalisé, présenter les technologies, susciter les réactions… et de nouvelles ambitions !

C’est quand le prochain projet ?







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24 juin 2012

Des décisions lourdes qui vont conditionner l’avenir !

Réunion en fin de semaine dernière des patrons de Vivendi pour  définir les contours d’un groupe au rendement du capital considéré comme insuffisant, décision de l’Autorité de la Concurrence concernant le rapprochement avec TPS en… 2007, mais annulé l’an dernier, c’est un peu l’avenir de CANAL+ qui se joue en ce moment et on peut espérer que les décisions prises dans un cas comme dans l’autre le seront pour le meilleur.

Car le pire n’est jamais très loin…
Depuis 2003 et la recapitalisation de CANAL+ par Vivendi, notre Groupe a retrouvé une santé financière qui lui permet de vivre normalement… Il a perdu en indépendance ce qu’il a gagné en sécurité…

Mais demain…
Si comme certains l'imaginent, CANAL+ reprenait "sa liberté" en introduisant par exemple une partie de son capital sur les marchés financiers, ce serait à coup sûr une nouvelle période d’incertitudes qui s’ouvrirait. Car les investissements nécessaires aux développements du Groupe ne pourront se faire par le seul appel aux marchés financiers. C’est particulièrement vrai lorsque de nouvelles ambitions sont envisagées pour développer le chiffre d’affaire à l’international.

Nous ne sommes plus dans les années 1990, époque bénie où l’ADSL balbutiait… Le ticket d’entrée sur des marchés émergents ou matures est autrement plus élevé et le risque décuplé… avec un retour sur investissement aléatoire… Le Vietnam constituant de ce point de vue pour CANAL+ un exemple à méditer….

Dans 2 ans, CANAL+ fêtera ses 30 ans…!
30 ans, ce n’est plus l’adolescence, ce n’est pas non plus l’âge de raison… un anniversaire dans les convulsions ou la sérenité? La question centrale du moment pour CANAL+ portent sur les éventuelles conséquences économiques et sociales des décisions qui seront finalement prises par l’Autorité de la Concurrence…

Ces décisions sont attendues en interne avec impatience!
Elles vont en effet conditionner l’avenir du Groupe. Si les analystes financiers sont tournés sur le cours de bourse de Vivendi, les 4300 salariés du groupe CANAL+ sont eux plutôt inquiets des éventuelles répercussions des décisions que prendra l’Autorité de la Concurrence. Le pire des scénarios seraient cette séparation des activités de distribution et d’édition, autant dire la fin du modèle CANAL+ imaginé par son fondateur André Rousselet.

Ce modèle repose sur un équilibre fragile où la Distribution sert les intérêts de l’Edition dans des conditions définies précisément en 2001 lors de la prise de contrôle du Groupe par Vivendi-Universal, l’ancêtre de Vivendi.

La mécanique institutionnelle, financière, et juridique construite a permis de sauvegarder ce modèle unique au monde où une entreprise privée assure non seulement la sauvegarde d’intérêts cinématographiques patrimoniaux essentiels, et permet au cinéma Français de rayonner encore aujourd'hui en France, en Europe et dans le monde. Partout ailleurs, c'est le désert, il a disparu. Seule la France conserve une production de grande qualité, un réseau de salles de cinéma modernisée, une capacité de création pouvant rivaliser avec les plus grandes références mondiales… C’est grâce à CANAL+ !


C’est ce modèle-là qui serait remis en cause...
Les préconisations présentées par l’Autorité de la Concurrence sur son site sont également très inquiétantes pour l’emploi dans le secteur.
Faut-il le rappeler, CANAL+ c’est + de 4300 emplois en direct, mais des milliers d’autres qui ne survivraient pas à un séisme interne.
http://bit.ly/KT4Rcs

Comparaison n’est pas raison, mais...
Certaines décisions du régulateur peuvent s’avérer au final dangereuses pour l’emploi. L’exemple Télécom est à ce point édifiant! L’arrivée de Free sur le marché Français devrait faire réfléchir. Doit-on payer 2€ un abonnement  téléphonique quand derrière cette décision des milliers d’emplois du secteur risquent de disparaitre? Quand la filière d’excellence des télécoms en France va s’affaiblir?  Quand les travaux de recherches et développements vont pâtir de budgets restreints…?

Est-ce ce que l’on veut pour une filière audiovisuelle Française déjà bien fragile?
Notre syndicat considère que les décisions qui vont être prise ne peuvent pas passer par pertes et profits les effets collatéraux et notamment sociaux qu’elles pourraient engendrer.

Le séisme culturel se doublerait alors d’un séisme social qui appellerait des réactions fortes des partenaires sociaux.

L'affaiblissement de la valeur et de la profitabilité de CANAL+ aurait des répercussions énormes alors que l’entreprise doit affronter de nouveaux concurrents aux poches profondes et faire face à de nouveaux enjeux technologiques majeurs qui vont nécessiter des investissement importants.
Nos régulateurs et responsables politiques feraient bien d’y regarder à 2 fois avant d’entériner des décisions qui pourraient mettre à terre un modèle vertueux.

Plutôt que d’affaiblir ce modèle, renforçons ce qui peut l’être, aidons au rayonnement culturel, sauvegardons des milliers d’emplois de la filière audiovisuelle, cinématographique et technologique…

Sauvegardons le finacement des oeuvres cinématographiques et audiovisuelles, préservons les emplois directs et indirects générés par ces activités et qui font de la France l'un des pays au monde les plus créatifs dans ce secteur après les Etats Unis!

Suivez cette actualité et bien d'autres encore dans notre prochaine NewsLetter de juin-juillet…

Vous ne la recevez pas? Alors, cliquez ici et communiquez-nous une adresse mail de votre choix (NewsLetter éditée par le syndicat CGC-Médias et réservée aux salariés du Groupe CANAL+)


22 juin 2012

Il est pourvu et… féminisée !

CANAL+ retrouve un directeur des affaires sociales… ou plutôt une directrice!

Elodie Bouvet-Lustman a été officiellement promue au poste de Directrice des Affaires Sociales du Groupe CANAL+.

Il y a quelques semaines, nous nous étions inquiétés auprès de Bertrand Meheut de la disparition de ce poste des organigrammes du groupe après le départ de Thierry Chamouton à la fin de l’année 2011. Notre PDG avait alors affirmé que ce poste serait pourvu.

C’est fait !
Pour la première fois dans l’histoire du Groupe, une femme va occuper cette fonction stratégique, vigie permanente sur l’environnement social de CANAL+, responsable des relations avec les partenaires sociaux et particulièrement avec les syndicats, relai indispensable entre des salariés du Groupe et une direction générale parfois trop éloignée des questions sociales.

Un poste indispensable...
Juste retour des choses pour Elodie qui connait parfaitement les arcanes sociales de CANAL+, d’abord pour avoir exercé les fonctions de Directrice des Affaires Juridiques au sein du pôle social puis comme Directrice Adjointe des Affaires Sociales.

Dans le contexte actuel, il était urgent de pourvoir ce poste indispensable afin de rétablir un dialogue continu, constructif et permanent avec les représentants du personnel.

Les réorganisations en cours, les interrogations sur l’avenir de certains business, la création d’un pôle du clair, les négociations ouvertes depuis de longues semaines sur des accords sociaux, le suivi et l’application des accords existants, la gestion des réunions sociales, le règlement de contentieux individuels ou collectifs, la participation au dialogue avec les instances du Groupe Vivendi, ce ne sont là que quelques exemples de vastes chantiers permanents ou ponctuels qui rendent indispensable la présence de cet acteur central du dialogue social!   

Notre syndicat, les élus et représentants du personnel de notre organisation se félicitent de cette nomination et agiront avec volonté pour que renaisse un dialogue social digne d’une grande et belle entreprise comme CANAL+.

Bon vent Elodie et félicitations!
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19 juin 2012

Convention Collective de "branche", 2 ans de discussions… et finalement, l’enlisement !

Chronologie et épilogue d’une démarche discutable!

Des syndicats dubitatifs dès l’origine…
Début 2010, surprise, le STP, Syndicat des Télévisions Privées qui regroupe TF1, M6 et CANAL+, invitait les 5 organisations syndicales nationales représentatives du secteur de l'audiovisuel à se réunir pour négocier une convention collective interentreprises qualifiée de "convention de branche".

Rappelons tout d'abord que la "branche de l’audiovisuel" n’existe pas. S’il en existait une pour ce secteur comme il en existe pour la métallurgie, la chimie, le commerce, les services… cette "branche" regrouperait aussi bien le secteur public que privé de la télévision… Parlons donc plus, ici, de "bourgeon" que de branche. Le secteur de l’audiovisuel reste encore très fragmenté socialement.

D'abord un problème de méthode... comme souvent!
Sans crier gare, sans aucun échange préparatoire, sans réunion préalable, les partenaires sociaux découvrirent en séance le véritable objet pour lequel ils étaient convoqués. Un projet de texte devant à terme encadrer le droit social dans les entreprises privées de l’audiovisuel.

Une négociation qui a très vite dérapée pour un texte dont le contenu fut indéniablement travaillé bien en amont… Pour une majorité de syndicats représentés, il fallait d’abord préciser le  "périmètre d’activité", le définir. Entreprise privée… et publique, petites ou grandes structures, TV broadcast et… broaband… Le STP, lui, voulait rapidement traiter de sujets de fonds, avec pour objectif l’ambition de réécrire quelques parcelles du code du travail… notamment de faire évoluer le contrat de travail!

Des employeurs étonnés...
Certains salariés n’ont peut-être jamais imaginé de travailler toute une vie en CDDI, un Contrat à Durée Déterminée... Indéterminée. Fallait oser! Avec les propositions du STP, cela devenait possible! Un CDD interminable, intelligent non? Cette première étape de longues discussions fut tout orientée vers le contrat de travail et sa précarisation.

Le "contrat sur objectifs" était également mis en avant comme l’un de ces contrats de travail indispensable au bon fonctionnement de nos entreprises… Un modèle de contrat de travail que même le législateur n’a pas osé intégrer au code du travail… Et il fallait que nous l'expérimentions dans l'audiovisuel!

Qu’espérait donc le STP en essayant d’inventer une nouvelle forme de contrat de travail qui viserait à transformer le salarié en contractuel provisoirement intégré, une sorte de "permittent" [ou permanent intermittent], Cadre de passage sur 18 mois ou 36 mois puis jeté ensuite aux oubliettes?

Voulait-il, avec un projet hyper libéral d’assouplissement du droit du travail, la fin de la gestion des contrats de travail et des carrières ou de l’accompagnement des plus de 50 ans dans nos entreprises? Plus besoin de plan social, du jetable en permanence! Tous Intermittents avec les inconvénients mais sans les "avantages"!

Devant l’incompréhension des représentants syndicaux, ce chapitre sera retiré… pour réapparaitre quelques mois plus tard…

Il n'était pas acceptable d'antériner cette remise en cause fondamentale du droit du travail et de transformer l’audiovisuel privé en lieu d’expérimentations sociales. Des entreprises où le CDD deviendrait la forme normale du contrat de travail!

Le STP s’est étonné des réactions syndicales, les qualifiant parfois "d’archaïques"!

Ces réactions furent pourtant très logiques au regard de l’ensemble des textes, principes et lois qui réaffirment systématiquement que l’emploi permanent à temps plein, le CDI, reste la règle… Ces positions sont affirmées dans les textes de lois en France mais également sur le plan européen!

L'impression d'une négociation mal préparée…
Plus les semaines s’écoulaient, plus s’installait l’impression d’une négociation aux contours flous et nébuleux et aux ambitions peu acceptables….

Puis vinrent l’étonnement et le doute…. Comment et pour quels motifs inavoués ou inavouables, trois des plus grands groupes audiovisuels de France tous pourvus de solides accords d’entreprises, se lançaient-ils dans un aggiornamento social de haute voltige qui ne devait finalement aboutir sur rien ?

Pourtant, tout fut mis en œuvre pour inviter les représentants syndicaux à plus de souplesse! Sensibilisation amicale, engagements internes dans certaines entreprises pour accorder tel avantage, ou faciliter telle négociation, et même une approche des centrales syndicales nationales pour convaincre par le haut des bienfaits qu'apporteraient aux milliers de salariés du secteur un texte innovant et salvateur … Que d’énergie gaspillée pour essayer de contourner les obstacles… alors qu'il suffisait de respecter l’ensemble des partenaires, de prendre en considération les revendications exposées, de négocier dans la transparence...

Navigation à vue, improvisation...
Des suspicions légitimes!
Pour plus de clarté sur les enjeux potentiels attachés à la rédaction de ce texte, l’ensemble des organisations syndicales exigeait au préalable des employeurs "une lettre d’intention" un écrit par lequel les directions de nos entreprises s’engageaient à respecter  les accords sociaux, les conventions collectives, appliqués à CANAL+, TF1 et M6.

Cette lettre est restée virtuelle…
Les conventions collectives négociées par les partenaires sociaux de TF1, M6 et CANAL+ offrent actuellement aux salariés un cadre social sécurisé! Pourquoi vouloir en réduire la portée? Ces incertitudes n’ont jamais été levées, générant de légitimes suspicions sur les intentions des employeurs ?

La négociation a débuté en 2011...
Le délai fixé pour aboutir à la signature d’un texte finalisé avait été initialement fixé au 19 décembre de l’année dernière. Pour essayer de sortir de l’impasse dans laquelle s’est fourvoyée le STP, deux réunions additionnelles furent programmées en début 2012.

Mais ce ne sont pas quelques discussions de dernière minute qui vont changer fondamentalement la donne. Et il ne suffit pas d’annoncer un peu partout que la négociation continue pour que cela soit...!

Car les dizaines de réunions qui ont eu lieu n’ont pas permis de proposer des aménagements nécessaires afin d'assurer un minimum de sécurité aux salariés du secteur de l’audiovisuel privé.

Pourtant, les représentants des personnels des entreprises de TV privées savent ce que "négocier" veut dire. Elles l’ont déjà prouvé par le passé lorsqu’il s’est agi par exemple de finaliser sous l’égide du ministère du travail, "un accord national pour sécuriser les emplois des intermittents du spectacle".
Malheureusement, cette négociation pour une convention collective de l'audiovisuel, n’a pas pris la même tournure.

Un texte à contrecourant de ce qu’il faudrait faire…
Affaiblir toujours plus le contrat de travail, ce n'est pas une bonne idée… Il serait plus judicieux de le renforcer. Chacun sait, combien les entreprises du secteur souffrent de cette gestion de court terme, d’abord financière mais aussi humaine. Ces politiques qui provoquent tant de dégâts sur les femmes et les hommes qui s’échinent à atteindre des objectifs souvent incompris et qui finissent par craquer, perdant au passage la confiance en leur employeur, parfois en eux-mêmes. Il est indispensable de retrouver le chemin du respect du salarié, et ce respect passe par une bonne et pérenne application du contrat de travail.

La fin annoncée de cette négociation se profile malheureusement en forme d’échec. Elle laissera durablement des traces. Qui peut dire aujourd’hui si la négociation initiée par TF1, M6 et CANAL+, représentant des intérêts sectoriels sans commune mesure avec l’évolution du business dans l’audiovisuel sur tous supports, la TV connectée, l’internationalisation de la diffusion des contenus… est encore adaptée...

Et puis, comment ne pas vouloir mettre un terme à la dérive dans la gestion des ressources humaines tant de fois constatée ? Pourquoi ne pas profiter de l’occasion en inversant le paradigme pour consacrer et promouvoir une gestion humaine des ressources?

Des propositions pour sortir de l'impasse...
Regroupons les acteurs, tous les acteurs du secteur, discutons clairement des objectifs, remettons le couvert dans la plus totale transparence et le respect des partenaires sociaux… Partons d’un état des lieux, d’une analyse sérieuse de l’organisation sociale des entreprises concernées, ce sera la garantie de faire œuvre constructive pour le bien des économies mais aussi et surtout des milliers de salariés du secteur !

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12 juin 2012

L’avenir de Vivendi... et donc de CANAL+... se jouerait sur les bords de la Méditerranée

Comme souvent à pareille époque, les grands patrons des business de Vivendi se "séminarisent".

Ils ont choisi cette année le bleu calme de la Méditerranée pour valider une stratégie et surtout  définir le "bon" périmètre du Groupe.

Révolution chez SFR, retour sur investissement de la filiale Maroc Telecom, développement au Brésil… périmètre du groupe Canal+, un groupe à l’intérieur du Groupe alors que se décide pour lui en ce moment un autre avenir, mais dans une instance différente : l’autorité de la concurrence…

C’est dans un contexte un peu houleux provoqué par la dégringolade du titre et la poussée des financiers que Jean-René Fourtou et Jean-Bernard Levy vont affiner leur communication auprès des institutionnels, mais aussi des salariés du Groupe.

Un vivendi redessiné ?
Tout est possible. C’est ce qu’a affirmé Jean-René Fourtou lors de la dernière Assemblée Générale.  Tout est possible, y compris des cessions d’actifs, des mises sur le marché d’entités internes, de nouveaux partenariats…

Quelle est la problématique ?
Financière avant tout ! C’est la grogne des investisseurs qui poussent nos dirigeants à inventer une riposte à la mesure de leur colère. Ils ont de quoi être déçus. Le titre Vivendi se rapproche dangereusement de son plus bas niveau historique, celui de l’époque de l’éviction de J6M… 9€, c’était le cours de l’action, une descente vertigineuse alors que ce cours fleurtait avec les 150 ou 170€ quelques années auparavant.

Encore une fois, comme dans de nombreuses entreprises, c’est le simple regard boursier qui pourrait orienter l’avenir de nos business.
Vivendi se trouve donc, 10 ans après son sauvetage, à nouveau à la croisée des chemins. Mais le problème de Vivendi, c’est d’abord le problème de ses filiales. SFR secouée par Free, CANAL+ devant affronter de nouveaux vents mauvais, la musique toujours confrontée au piratage, les jeux surfant sur le succès de quelques créations originales mondialement connues...

Faut-il avoir travaillé au redressement du Groupe pour aujourd’hui le démanteler ?
Cette perspective étonne et inquiète. Elle étonne car Vivendi rassemble une majeure partie des activités nouvelles qui vont faire le 21ème siècle de la communication et du divertissement. Ces métiers soi-disant si différents sont en fait complémentaires. Elle inquiète les dizaines de milliers de salariés qui travaillent dans ses business.  

Les salariés justement… des créateurs de valeur ?
Pas d’innovation sur ce terrain-là, la réflexion sera exclusivement financière.
Un oubli, les 58318 salariés au 31 décembre 2011, qui n’auront pas voix au chapitre. Ils apprendront par la presse, par leurs représentants du personnel, par leurs patrons de business,  par les rumeurs… les décisions qui vont peser sur leur avenir.

A l’image d’une France incapable de moderniser et d’intégrer le dialogue social comme élément fondateur du renouvellement des entreprises, Vivendi répond avant tout aux injonctions des marchés financiers… pas de ses salariés !
Car là comme ailleurs, c’est le revenu du capital qui oriente les questions, fixe les limites du débat, organise le périmètre du groupe.

Séparons-nous de ces jeux qui n’ont rien à voir avec les télécoms, entend-on ici ou là.
Développez-vous à l’étranger, séparez-vous de Canal+, la TV c’est pas du tuyau … tout y passe, et de lourdes décisions sont attendues parfois avec un brin d’angoisse par les salariés du groupe. Dans quel état allons-nous sortir de ce Monopoly ?

Les instances sociales ne manquent pourtant pas pour élargir le dialogue et l’échange.
Un Comité de Groupe qui réunit des représentants des filiales Françaises, une instance européenne à laquelle participe notamment nos amis Allemands, tout est en place pour favoriser le dialogue, la réflexion, l’échange et partager les remontées collectives des différents business.

De ce point de vue, Vivendi, entreprise du nouveau siècle, reste ancrée dans un modèle managérial  du siècle passé, celui d’une représentation monarchique du pouvoir.

Les femmes et les hommes de ce groupe ne seraient donc pas intéressés à la création de valeur que pourrait générer leur activité ? Ce n’est évidemment pas la vérité.

Mais c’est dans l’air du temps, alors que les corps intermédiaires semblent à nouveau valorisés par le nouveau gouvernement, nos entreprises restent sourdes aux réflexions de leurs salariés et de leurs représentants.

Hors, la performance d’une entreprise n’est pas individuelle mais collective…
Serait-on revenu aux beaux jours de J6M quand il affirmait "Just make me more money" ?
Nos entreprises font plus que de l’argent. Elles produisent de la valeur culturelle, des programmes, des technologies, de la culture, de l’information, des jeux, de la musique…

C’est pourquoi nous estimons que les acteurs de la création de valeur devraient être traités d’égal à égal. Encore une fois, l’essentiel des décisions seront prises loin de l’activité quotidienne. On ne peut que le regretter. Un nouvel équilibre social est nécessaire, il passe par les salariés et leurs représentants.


Le soleil méditérranéen aurait pu éclairer d’un jour nouveau les salariés d’un Groupe qui ne cherchent qu’à redevenir des collaborateurs intégrés aux processus de décision et d’organisation ! Un vrai challenge que pourrait relever Vivendi avec juste un brin de volonté… coercitive!


06 juin 2012

Le télétravail à nouveau en discussion...

C'était il y a un an! Répondant à l'une de nos revendications vieille de 4 ans, la Direction de Canal acceptait enfin de négocier un accord sur le télétravail. Et en juin 2011 un accord expérimental d’une année voyait le jour. C'est donc en cette fin de mois qu'un nouvel accord devra être négocié... et il ne sera plus expérimental

Petit rappel historique...
Le télétravail n'est pas né d'une possible épidémie, la fameuse grippe aviaire, qui devait ravager nos villes par une contagion accélérée des populations en transhumance quotidienne. A l’époque, en 2009, le gouvernement avait favorisé les initiatives dans les entreprises pour que les salariés puissent rester chez eux… tout en travaillant… au cas où! 

La grippe aviaire a fait long feu...
Mais pas le télétravail. Notre syndicat avait alors affirmé la nécessité d'encadrer le travail à distance par un accord précis sur les modalités de son exécution. Ce fut un niet retentissant! A CANAL+, il n'y aurait pas plus d'accord sur le télétravail que de grippe aviaire...

Déterminés…
Nous voulions cet accord pour assouplir dans certains cas les conditions de travail de nombreux salariés. Porté par l'engouement suscité par le non-évènement grippal de 2009, la majorité des partenaires sociaux avait fini par reconnaitre l'intérêt d'un tel accord. Et c'est en juin 2011 qu’il naquit!

Le télétravail implique un nouveau rapport au travail et un nouveau modèle managérial fondé sur la confiance et l'autonomie.
Il intéressa vite un nombre conséquent de salariés, et pas seulement des informaticiens.  

Les salariés qui l'ont expérimenté sont ravis. Les managers ont eux aussi compris tout l'intérêt de cette nouvelle forme d'organisation du travail. Motivation accrue, productivité en hausse, concentration décuplée pour des missions nécessitant un environnement plus calme alors que la multiplication des open space n'a cessé de contribuer à la dégradation des conditions de travail... sans oublier la contribution à la réduction des temps de transport. Les retours furent très positifs !

Aujourd'hui cet accord doit faire l'objet d'un toilettage.
Tout d'abord le péreniser.
Puis l'améliorer en le rendant un peu plus souple dans sa mise en œuvre, 1 jour par semaine est-ce bien adapté dans certains cas ? Nous sommes sensibles au maintien d’une présence effective dans l’entreprise, mais certaines situations mériteraient un assouplissement.

Il faut également renforcer le volet technique, support et moyens mis à disposition des salariés…  Prendre aussi en considération des situations particulières comme celles de parents d'enfants handicapés, de salariés à temps partiel qui doivent pouvoir accéder à cette forme d’organisation du travail, ou encore répondre à des besoins ponctuels en alliant intelligence du management à l’efficacité du travail rendu...

Ce chantier est à nouveau ouvert !
Il est aussi le vôtre par vos contributions…
Cliquez ici!

En France, en 2012, 12,4% de salariés télétravaillent au moins 8 h par mois. 92% des employeurs considèrent que le premier frein au télétravail est la réticence du management intermédiaire. 85% de mise en oeuvre du télétravail sont d'abord motivées par l'amélioratrion de la qualité de vie des salariés... 96% de taux de satisfaction de toutes les parties prenantes, télétravailleurs, managers, employeurs... (source : extraits étude du ministère du travail)

03 juin 2012

CANAL+ de nouveau attaqué sur tous les fronts…

Un nouveau front social dans l'audiovisuel?  Notre syndicat s'inquiète des potentielles conséquences sociales pour le Groupe après la lecture dans la presse ou sur le site de l'Autorité de la Concurrence de projets de démantèlement du Groupe...

Les fuites dans la presse sur de possibles décisions de l’Autorité de la Concurrence concernant le dossier de fusion avec TPS de 2006 annulé l’an dernier, puis la publication officielle sur le site de cette même autorité des premières conclusions, ont suscité des débats qui prennent de l’ampleur, notamment à l’intérieur de l’entreprise.

Et c’est bien naturel quand il s’agit de CANAL+!
Cette entreprise n’est pas une entreprise comme les autres. D’abord par son modèle économique dont les seuls équivalents existent en Angleterre ou aux USA. 

Ensuite comme financeur indispensable, incontournable du cinéma et de la création audiovisuelle Française, ou comme acteur essentiel et permanent du sport...

Comme toujours, les attaques que subit notre entreprise visent avant tout à l’affaiblir alors que le Groupe est aujourd’hui redressé financièrement et peut enfin envisager de nouveaux développements pour assurer son avenir, pérenniser le financement du cinéma français et européen, accentuer la présence française dans le monde de la création audiovisuelle.

C’est bien connu, quel que soit le secteur d’activité, certains préfèreront toujours les loosers aux entreprises conquérantes. Déjà en 1985, 6 mois après la création de CANAL+, certains ricanaient autour du "Titanic audiovisuel", comme ils l’avaient surnommé, pariant sur un échec et se positionnant pour en récupérer les miettes...

Mais le génial André rousselet avait su trouver les relais de croissance qui ont fait les succès que l’on sait !
Aujourd’hui, CANAL+ n’est plus la même entreprise, elle a bien changée, et nous regrettons certaines dérives notamment sur le plan social.

Mais nous ne laisserons pas faire sans réagir les oiseaux de malheur qui prédisent ou veulent contraindre CANAL+ à redevenir une petite chaine locale, un outil sans moyen, sans aura, sans envergure … Une petite chaîne contrainte, contrôlée, au périmètre réduit à peau de chagrin!

Car de quoi s’agit-il au fond?
Rien de moins que de la remise en cause d’un pôle essentiel de l’audiovisuel français.

A la lecture des documents émanent de l’Autorité de la Concurrence, les représentants du personnel imaginent aisément les conséquences sociales si ces mesures venaient à être déployées.

Des dégâts sociaux irrémédiables, considérables!
Le groupe CANAL+, c’est 4500 salariés, mais ce sont aussi des dizaines de milliers d’emplois en France. Audiovisuel, services de la relation clients, marketing, technologie, des secteurs entiers seraient impactés par une remise en cause de l’unicité de l’entreprise.

Ce sont aussi des millions d’heures de travail pour les intermittents du spectacle qui risqueraient de disparaitre. C’est toute une filière de l’information qui serait mise à mal, c’est le financement du cinéma, le développement et le rayonnement d’une certaine idée de la France, notamment par la présence de CANAL+ et de sa filiale CANAL+Overseas en Afrique…

Comparaison n’est pas raison!
Si le modèle de notre régulateur concerne certaines entreprises françaises, quel rapport entre EDF qui a été obligé de créer une filiale RTE pour séparer transport et distribution de l’électricité, ou la SNCF qui a du créer RFF réseau ferré de France pour séparer le rail de la commercialisation des produits… et CANAL+ ?
Dans un cas comme dans l’autre ce sont les Italiens ou les Allemands qui frappent à la porte pour utiliser le réseau ferré français ou le réseau de distribution de l’électricité, libéralisation oblige….

Mais, dans le cas de la Pay-TV à la Française, où sont les acteurs Européens ?
En Angleterre. Sinon, microscopique en Allemagne, ou en Espagne, très local en Italie…
Non, les véritables concurrents de canal se trouvent aujourd’hui aux USA ou au… Qatar !

Nous n’imaginons pas voir débarquer les énormes locomotives américaines sur notre réseau ferré français. En, revanche nous savons que Google et sa filiale Youtube, Netflix, Apple et les autres vont débarquer prochainement chez nous pour proposer des produits qui vont concurrencer directement CANAL+.

Et pour leur résister, il faudrait nous affaiblir ?
Mais ce sont des milliers, peut-être des dizaines de milliers d’emplois dans la filière qui seraient touchés. Des milliers de familles affectées par ces projets.

Pense-t-on sérieusement que la multiplication de petites entités aux moyens limités viendra combler ce que CANAL+ ne versera plus au titre de ses obligations?

A-t-on déjà oublié les dérives qui ont failli coûter la vie non pas à 1 mais à 2 groupes audiovisuels, TF1 et CANAL+ après la création de TPS ?

A-t-on la mémoire si courte pour ignorer les possibles et nouvelles dérives financières en achats de programmes dans un secteur mondialisé si le marché des achats de droits audiovisuels venait à être bouleversé?

Notre inquiétude est réelle car nous savons le modèle précaire. Il repose sur un équilibre fragile et subtil. Enlever une pièce du puzzle et c’est tout l’édifice qui pourrait tanguer au détriment des intérêts de la création, de l’emploi, du rayonnement culturel.

Les séries créées par CANAL+ ces dernières années ont été les seules à rivaliser avec les grandes productions américaines. Est-ce le fruit du hasard ? Evidemment non ! D’abord parce que CANAL+ a pu investir des sommes considérables dans ces productions. Ensuite parce que l’organisation du Groupe a favorisé l’émergence de synergies industrielles sans lesquelles ces projets n’auraient pu voir le jour.

C’est pourquoi la lecture de ces projets annonciateurs d’un éventuel démantèlement du Groupe inquiète les représentants du personnel. Nous défendrons avec vigueur l'intégrité de CANAL+ si certains envisageaient de l’affaiblir. CANAL+ est une grande idée, une institution, un emblème. 4500 salariés sauront se lever pour dire non. Et des milliers d’autres qui ne vivent que par CANAL+ les rejoindront!

Créateurs, salariés du secteur, amis de toujours ou d’aujourd’hui, chacun sait que CANAL+ est une pièce maitresse indispensable au maintien d’un audiovisuel fort et rayonnant.
Voilà ce qui est jeu!
Voilà pourquoi notre syndicat sera à l’avant-garde pour la défense d’un modèle indispensable à l’équilibre audiovisuel français et peut être demain, de nouveau européen !


CGC Médias CANAL+
Mob 0629110617


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