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28 mars 2015

Sport+ nouvelle victime des plans d'économies de CANAL+...

En juin, Sport+ cessera d'émettre...
Après Maison+, Cuisine+, Jimmy, c'est au tour de Sport+ de faire les frais des plans d'économies successifs en vogue à CANAL+ depuis des mois! 


L’une des 3 chaînes sportives emblématiques du Groupe CANAL cessera d’émettre fin juin !
Une nouvelle étape dans la restructuration du pool de chaînes thématiques du Groupe CANAL+.
Après Maison+, Cuisine+, Jimmy, c'est au tour de Sport+ de stopper son activité faute de programmes et de moyens. Quelles seront les prochaines victimes?

Pertes de droits au profit de Bein, tension économique, redéploiement de moyens sur d’autres segments de chaînes thématiques, le tout à budget constant, il n’y a pas d’alternative selon la Direction de CANAL+, il faut fermer des chaines pour en soutenir d’autres.

Une décision  étonnante alors qu’il y a quelques mois, les projets pour Sports+ fleurissaient. Passage en HD, ré-allocation de droits, soutien à la diffusion... Patatras, la perte de droits essentiels et le contrat exclusif pour  la diffusion des chaines d’Eurosport sur CANALSAT bouleversent la donne et justifieraient cette décision.

Un changement profond de politique éditoriale pour les chaînes thématiques du Groupe. Plutôt que de soutenir la diversité, CANAL+ décide de concentrer ses moyens sur quelques thématiques porteuses, chaînes Jeunesse ou chaînes Découvertes par exemple. Mais en période de vaches maigres et de plans d’économies permanents, la seule façon de dégager de nouvelles marges pour ces chaînes, c'est d’en réduire le nombre…

Ré-allouer de nouveaux moyens financiers à budget constant, il n’y aurait pas d’alternatives… Cette réorganisation s'inscrit-elle dans les futurs plans de Vivendi?Trop d'acteurs sur un marché réduit, des droits onéreux, un modèle de consommation en constante évolution, sommes-nous à la veille d'un nouveau chambardement? Le paysage audiovisuel est à nouveau en mouvement et la maison mère de CANAL+ va y jouer un rôle majeur. Les moyens sont colossaux mais il faut encore attendre la déclinaison de la stratégie de Vivendi avant de comprendre ce qui est à l'oeuvre.  

Sur le plan social, 50 salariés concernés…
Une vingtaine de permanents, des intermittents constituent l’essentiel des effectifs de la chaîne. Il faut y ajouter des personnels qui travaillent en transverse pour Sports+, une dizaine de salariés environ

La Direction de CANAL+ affirme sa volonté de reclasser ou de trouver une solution l’ensemble des salariés. Il sera difficile malgré tout de satisfaire toutes les ambitions, spécialisation de certains, budgets limités, réorganisations, d’autres formes d’accompagnement vont être nécessaire pour une approche sociale responsable et sécurisée pour ces personnels.

Le redéploiement d’Infosport+ offrira certainement quelques opportunités de reclassements. Les projets sportifs de CANAL+ Overseas sur le continent Africain aussi, mais ce ne sont là encore que des projets

Dans cet environnement, les effectifs de CANAL vont continuer de fondre! S’ajoutant aux multiples départs recensés ces derniers mois, la fermeture des chaînes thématiques devraient nécessairement avoir un impact négatif sur les effectifs de CANAL+. Une tendance lourde depuis des mois et certainement de nouvelles tensions alors que nous ne sommes pas encore sortis de la crise sociale et du préavis de Grève lancé le 5 mars par 3 organisations syndicales.

Notre syndicat sera aux avants postes pour participer activement aux négociations qui devraient permettre de mettre en oeuvre des solutions pérennes, sécurisées et acceptables pour tous. C'est une nécessité, un impératif, c'est notre ambition! 

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22 mars 2015

Ébullition sociale dans l’audiovisuel, prélude d’un printemps aux couleurs chaudes… ?

Grève à Radio France, grève à France TV, préavis de grève à CANAL+, l’audiovisuel Français est entré dans une
période d’ébullition sociale!  

Mêmes maux, mêmes effets : réductions budgétaires, pressions sur les effectifs, contraintes sociales, pressions sur les représentants du personnel, la tension atteint des sommets dans l'audiovisuel aujourd'hui en France 
   
L'audiovisuel serait-il devenu le thermomètre social d'une France engourdie par un environnement déprimé et sécuritaire? La question mérité d'être posée alors que les zones de conflits se cristallisent dans ce secteur en pleine évolution économique et technologique 

Evolution technologique et transformation radicale des modes de consommation tout d'abord! La modernisation des outils de production et de diffusion modifie en profondeur les métiers historiques de la télévision et les modèles de consommation. Dès lors, il est nécessaire et indispensable de mettre en oeuvre un accompagnement solide des salariés au cœur de ces transformations : analyse concertée avec les partenaires sociaux, sociologie des organisations, adaptation des compétences, réorganisations douces... 

Car on ne peut résumer l'accompagnement des salariés bousculés par cet environnement mouvant à un aller simple vers la sortie! Agir ainsi, c'est nier l'apport de centaines de salariés à la réussite de ces entreprises. C'est aussi passer par pertes & profits la responsabilité sociale de l'entreprise, un concept aujourd'hui vernis marketing d'entreprises qui veulent se présenter sur ce chapitre et sur la place publique comme vertueuses, alors qu'en réalité elles cantonnent l'humain, le salarié à une simple variable d'ajustement économique. La véritable responsabilité sociale consisterait tout d'abord à permettre le développement, l'accompagnement des salariés afin de les valoriser et non les abaisser


Coupes budgétaires ensuite! Pour faire face dans un environnement déprimé et maintenir des niveaux de rentabilité "acceptables", les patrons de l'audiovisuel n'ont de de cesse de couper dans les budgets et dans la masse salariale. Résultat, dans le public comme dans le privé, une baisse des investissements qui commencent à affecter les programmes mais qui ont d'abord ces dernières années essorée les budgets hors antenne, services centraux, production, services techniques, etc. Ces économies pèsent sur le quotidien de milliers de salariés et sur la qualité de service offerts aux téléspectateurs et aux clients consommateurs de produits issus de la pay-TV. Ce sont ces plans d'économies qui désorganisent et inquiètent les salariés encore en poste. L'absence de perspective renforce le ressentiment et la colère.         

Social enfin! Ces bouleversements touchent en profondeur les organisations. Licenciements ou ruptures conventionnelles en nombre, non remplacement de postes, mobilités... tout est bon pour réduire la voilure et au besoin en profiter pour mettre en oeuvre de vieux concepts afin d’accélérer le turnover si cher à certaines têtes bien pensantes! 

Pour traiter de ces problématiques, on ne peut se contenter de remettre sur le feu de vieilles recettes éculées, il faut un renouvellement de la pensée sociale, un nouvel engagement pour un traitement social adapté et respectueux, une feuille de route écrite pour le moyen ou long terme afin de rassurer, sécuriser, accompagner les femmes et les hommes qui se questionnent sur leur proche avenir. 

Hors, le constat est aujourd'hui déprimant!
L'affaiblissement des partenaires sociaux au besoin sous la contrainte est devenu monnaie courante de directions qui ne supportent pas de contre pouvoir social. Un enjeu si prégnant pour certains que tout peut être mis en oeuvre pour arriver à ces fins, y compris par des méthodes contestables ou déloyales. 

Croit-on sincèrement construire l'entreprise moderne de communication sur un champ de ruines sociales? Une utopie dangereuse pour le business comme pour les salariés. Ceux là paient déjà un lourd tribu, du burn out au suicide comme à France 3, 6 recensées depuis 2010 et autant de tentatives... http://bit.ly/1AAy8Cs

C'est pourquoi le réveil doit sonner! L'audiovisuel ne peut devenir une nouvelle sidérurgie du 21eme siècle. La crise que traversent nos médias dans leur environnement économique et social ne se résoudra pas à coups de coupes budgétaires ou de plan social déguisé sauf à affaiblir encore un peu plus les organisations et prendre un risque majeur pour la santé et la sécurité des salariés. 

Le secteur de l'audiovisuel peut et doit faire sa mue, mais en évitant la violence sociale, en privilégiant le dialogue et l’ouverture, en donnant le temps aux milliers de salariés du secteur de s’adapter ou de trouver la voie du renouvellement en bénéficiant d'outils et de services mis à leur disposition par les entreprises. 

Alors un nouveau jour pourrait naître et apporter un pincée de sérénité dans un univers qui s'enfonce dans la déprime! Un espace ou utopie rimerait avec réalité pour le plus grand bien de nos business et des salariés! Le secteur de l'audiovisuel sera-t-il capable de montrer la voie du renouveau social? Nous verrons dans les prochains mois comment ces mouvements profonds vont modifier les équilibres économiques et sociaux. Une certitude, il faut que ça change sauf à attendre la catastrophe pour agir.  


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13 mars 2015

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front

Ceux qui d'un haut destin 
gravissent l'âpre cime
Ceux qui marchent pensifs, 
épris d'un but sublime

Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour

Car le plus lourd fardeau, 
c'est d'exister sans vivre 
Inutiles, épars, ils traînent ici-bas

Le sombre accablement d'être 
en ne pensant pas

Ils s'appellent vulgus, plebs, la tourbe, la foule
Ils sont ce qui murmure, applaudit, siffle, coule,
Bat des mains, foule aux pieds, bâille, 
dit oui, dit non,
N'a jamais de figure et n'a jamais de nom ;

Quoi ! ne point aimer ! suivre une morne carrière

Sans un songe en avant, sans un deuil en arrière,
Quoi ! marcher devant soi sans savoir où l'on va,
Rire de Jupiter sans croire à Jéhova,

Regarder sans respect l'astre, 
la fleur, la femme,
Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l'âme,
Pour de vains résultats faire de vains efforts,
N'attendre rien d'en haut ! ciel ! oublier les morts !

Oh non, je ne suis point de ceux-là ! grands, prospères,
Fiers, puissants, ou cachés dans d'immondes repaires,
Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés

Et j'aimerais mieux être, ô fourmis des cités,

Tourbe, foule, hommes faux, cœurs morts, races déchues,
Un arbre dans les bois qu'une âme en vos cohues 


01 71 35 13 17



01 mars 2015

Une semaine sociale cruciale!

Une semaine décisive pour l’avenir du dialogue social et de son renouveau!

Le 3 mars, tout devrait se nouer et s'éclaircir ! C’est en effet à cette date que vont se retrouver les partenaires sociaux pour débattre des grands sujets qui provoquent depuis plusieurs mois de réelles tensions et incompréhensions et qui ont conduit à la décision du mouvement du 5 mars.
Nous verrons comment les revendications et les propositions de l’intersyndicale seront entendues par la direction de Canal+!

Il s’agit pour notre syndicat de permettre l’émergence d’une nouvelle dynamique collective durable basée sur un dialogue renouvelé et respectueux. Pour donner du sens à la transformation radicale de notre entreprise qui s'annonce, il faut y associer en permanence et en transparence les différents acteurs sociaux, rouage et relais indispensables afin d’obtenir l’adhésion du plus grand nombre! 
 
Tout est toujours affaire de méthode et rien n’est impossible lorsque le dialogue l’emporte sur la décision unilatérale. C’est le sens de notre engagement depuis plus de 10 ans, ce sera encore le cas demain et après-demain !

Au fond, il s’agit non plus de subir mais d’anticiper les impacts sociaux consécutifs d’une stratégie en perpétuelle évolution, particulièrement en cette période de tension sur notre marché Français.

Nous avons vécu des périodes terribles en 2001 et en 2003. La reconstruction de l’époque fut opérée par le dialogue et l’échange, le respect et la compréhension, une ferme volonté d’amortir les chocs sociaux pour des centaines de salariés alors ballottés entre résignation et révolte. La CGC avait alors pris toute sa part dans cet épisode douloureux en apportant son expertise et sa très bonne connaissance du terrain. Le travail réalisé avait été reconnu en interne et en externe comme un exemple malgré les douloureuses décisions liées à la restructuration du Groupe.  

Aujourd’hui, la distance du pouvoir de décision de la base est trop importante! Les relais naturels d’alertes et notamment les partenaires sociaux ne sont plus opérants ou entendus. La machine s’est grippée, pour finalement se crisper!

Il ne suffira pas d’une rustine pour relancer le dialogue et retrouver le chemin de la confiance! Redonner du sens, réaffirmer l’indispensable rôle  des partenaires sociaux comme relais constructif dans les domaines sociaux et économiques, repenser le dialogue social, ouvrir des négociations sur les sujets cruciaux sur le stress ou l’organisation du travail… les chantiers qui nous attendent sont importants et cruciaux


La troisième vie de CANAL+ dont on pressent l’émergence et qui va prendre son envol en 2015 ne sera pas un long fleuve tranquille. L’adhésion des salariés restera un atout majeur et indispensable pour que cette révolution qui se prépare soit couronnée de succès. 

Si l’entreprise n’est pas une institution démocratique, elle reste malgré tout et avant tout une aventure humaine! L’oublier serait suicidaire et contre-productif. C’est le sens du mouvement du 5 mars que de remettre les pendules à l’heure en réaffirmant certains principes intangibles de notre vie sociale commune qui ne sont pas que belles envolées lyriques formulées au bas de quelques documents officiels. 

C'est l'intérêt de chacun et de tous et d'abord de CANAL+ que de réussir cette transition par la rénovation sociale. Le 3 mars devrait en révéler la volonté réciproque. C'est notre souhait !

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