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28 avril 2013

Relation clients délocalisée au Maroc, rumeurs sur l'informatique en Inde : 3 syndicats de CANAL+ sur 4 s’engagent pour la défense de l’emploi en France et l’avenir de nos centres internes !

Après la découverte d’un contrat offshore concernant le développement d’une activité de la relation clients au Maroc avec nos prestataires, notre syndicat continue de mobiliser contre cette idée de délocalisation car elle va contribuer à détruire de l’emploi en France sans répondre aux objectifs de qualité dans le traitement de la relation avec nos millions de clients.   

Le chiffre de 5 millions de chômeurs vient d’être dépassé dans l’hexagone, 300 000 chômeurs de plus en un an, 1 300 personnes viennent grossir chaque jour les cohortes de Pôle Emploi  et l’on ne trouverait pas en France des salariés acceptant de travailler pour CANAL+ ou ses prestataires afin de répondre aux 11 millions de clients de notre entreprise ?

C’est dans ce contexte social très tendu que notre syndicat, la CGC Médias, en association avec la CFDT et  la CGT de CANAL+, a décidé de poursuivre ses actions et d’interpeller notre actionnaire Vivendi. Le syndicat UNSA +Libres ne s’est pas encore associé à cette démarche intersyndicale pourtant essentielle pour la défense de l’emploi en France et pour l’avenir de nos deux centres internes de Rennes et de Saint Denis. Plusieurs milliers d’emplois pourraient être fragilisés ou disparaitre si cette décision venait à être confirmée puis amplifiée.   

http://bit.ly/agFZWm
Notre actionnaire Vivendi est doublement concerné par ce projet de délocalisation de l’emploi au Maroc. Vivendi est en effet actionnaire à 100% de CANAL+, notre holding pèse sur les choix stratégiques de ses filiales. Seconde raison, Vivendi a bénéficié ces dernières années de plusieurs milliards d’euros d’économies d’impôts au titre du Bénéfice Mondial Consolidé. * En contrepartie de cette réduction d’impôts Vivendi s’est engagé, dans la création d’emplois

Ce système d’optimisation fiscal est toujours d’actualité. Depuis quelques semaines, Vivendi réclame à l’état Français près de 500 millions d’euros toujours dans la cadre de ce Bénéfice Mondial Consolidé. Combien d’emplois dans Vivendi et ses filiales à ce tarif ? http://bit.ly/13npQkH

Depuis 2004, Vivendi bénéficie de cet avantage fiscal important et s’est engagé en contrepartie à créer de l’emploi notamment dans le domaine de la relation clients… Depuis cette date, des milliers d’emplois ont été ainsi créés dans ce secteur d’activités à Douai, Belfort, Dreux, Châtellerault, Chalon… partout en France Vivendi a mené une politique intelligente permettant à des milliers de personnes de retrouver un job. Et maintenant, l’une de ses plus importantes filiales exporterait pour son propre business ces emplois au Maroc ? Comment comprendre ou interpréter ce désengagement social, cette incohérence stratégique? Le départ de Jean-Bernard Levy de la Direction de Vivendi sonne-t-il le glas des engagements sociaux et moraux pris depuis 2004 ?   

Les emplois de la relation clients pourraient ne pas être les seuls concernés. Des rumeurs persistantes ont annoncé le voyage de Jo Guegan patron des services
techniques de CANAL+ et d’Olivier Urcel patron de la direction informatique du Groupe vers l’Inde. Si ces rumeurs se confirmaient, ce serait en fait un vaste plan de délocalisation de l’emploi qui serait en cours. L’Inde n’est pas inconnue de nos services techniques. Ce pays et ses ingénieurs avaient déjà été mis à contribution il y a quelques mois dans le cadre de la modernisation de nos installations techniques. Il ne faudrait pas que ce passage ponctuel se transforme en installation durable. Il est temps de clarifier la stratégie en matière d’emplois et réaffirmer que CANAL+ doit favoriser le maintien de l’emploi en métropole pour l’ensemble de ses business.
 
Emploi et qualité de service, c'est en France que ça doit se passer !
 

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26 avril 2013

Ocre comme la couleur du sable…

L’offshore, cet anglicisme pour désigner le départ vers des cieux plus cléments et moins onéreux des services de la relation clients. Aujourd’hui, lorsque les clients appellent CANAL+, ils entrent en relation avec un salarié basé en France. Demain, la semaine prochaine, ce sera au Maroc! C’est l’opération baptisée "Ocre" par la direction des services clients de CANAL+

Les prestataires de la relation clients de CANAL+ ouvrent des postes au Maroc ! Et ce serait à leur demande ?! Avant de franchir la Seine pour la rive droite et devenir le patron de l’Edition du Groupe CANAL+, Maxime Saada a pris ou a laissé prendre une mauvaise décision pour notre entreprise, pour l’emploi, pour la qualité de service, pour le business : le départ pour la rive sud de la méditerranée de dizaines et de dizaines d’emplois aujourd’hui basés en France. C’est l’épilogue d’un triste échec, celui d’une organisation de la Distribution malmenée, du départ depuis 3 ou 4 ans de très nombreuses compétences et maintenant de nos emplois vers l’étranger!
 
Nous comprenons maintenant pourquoi il fallait bouleverser l'organisation et faire partir tant de compétences rapidement, l'objectif est aujourd'hui affiché... La boucle est bouclée pour M. Saada, et dans le plus grand secret, depuis 1 an, au mépris de l'information des instances représentatives du personnel, la direction des services clients de CANAL+ a tout mis en œuvre pour éloigner de la France une activité historiquement basée en métropole. Ce secret prouve bien le malaise de notre direction pour traiter ouvertement, en transparence de cette question essentielle pour CANAL+ et pour l'emploi!

Quelles garanties, quel avenir maintenant pour les Centres de la Relation Clients internes à CANAL+ ? C’est officiel, pour l’instant quelques dizaines de positions et demain? Aujourd’hui le traitement des appels à "faible valeur ajoutée" mais où s’arrête le curseur? C’est un nouveau signe inquiétant pour l’avenir de nos propres centres de la relation clients en France, mais c’est aussi prendre un risque énorme et avéré pour la qualité de service rendus à nos dix millions de clients abonnés.

Un mauvais cadeau de départ de Maxime Saada! L’offshore, c’est la porte d’entrée, le premier pas de l’externalisation de la Relation Clients de CANAL+ vers l’étranger et nous ne pouvons l’accepter !

L’évasion d’emplois comme l’évasion fiscale, contribue à accentuer la crise ! Un choix économique… la belle affaire ! Cette décision est alarmante. Elle rompt, selon notre syndicat, les engagements que nous avions pris en fin d’année 2012 avec la Direction de CANAL+ sur le thème de la défense de l’emploi en France!

Notre résultat économique en serait trop affecté? Alors que le pays s’enfonce dans la crise, alors que 5 millions de chômeurs hantent les Pôles emplois et que près de 8 millions de Français vivent au niveau du seuil de pauvreté, on veut nous faire croire qu’il serait impossible de trouver des salariés qui accepteraient de répondre le samedi ou le dimanche au téléphone à nos abonnés? Que cela couterait trop cher?! 

Mais où sont les calculs économiques, a-t-on calculé le risque que fait courir à l’entreprise ce choix que les futurs dirigeants de l’entreprise devront assumer lorsque celles et ceux qui les ont décidés seront partis sous d’autres horizons. Ce sujet a déjà l'objet de nombreuses batailles stratégiques, mais toujours la raison l'avait emporté, même au plus fort de la crise traversée par CANAL+ en 2003, les emplois sont restés en France.
 

Et puis ces salariés qui travaillent pour CANAL+ chez nos prestataires sont certainement pour beaucoup aussi nos clients. C’est évident, ils aiment le foot, le cinéma, l’infos, ils aiment CANAL+, ils doivent être abonnés. Que vont-ils faire lorsqu’ils seront tous au chômage ? Quels budgets familiaux vont-ils réduire? C’est un cercle vicié, c’est une mauvaise nouvelle!

Qu’en pense notre actionnaire Vivendi ? Nous savions que l’arrivée du nouveau patron des centres de la relation clients de CANAL+, Olivier Le Gallo, pouvait signifier ce retournement stratégique alors que depuis toujours, depuis 1984, c’est en France que sont traités les appels de nos abonnés.
 
Pourtant Vivendi s’est engagé à développer une politique socialement responsable ! Est-ce responsable d’accepter de délocaliser hors de France des dizaines d’emplois de nos prestataires Acticall ou Arvato ?
 
Rappelons également que Vivendi a bénéficié pendant plusieurs années du BMC, le bénéfice mondial consolidé. Un levier intelligent pour optimiser ses impôts en mutualisant les pertes financières à l’international. Les économies réalisées sur plusieurs années par Vivendi se chiffrent en  milliards d’Euros. La contrepartie de cette avantage fiscal ? La création d’emplois dans des bassins défavorisés et en crise. C’est ainsi que pendant plusieurs années Vivendi s’est transformé en créateur de centaines d’emplois, notamment… dans la relation clients !  Maintenant que ces emplois existent, que des entreprises se sont créés, que des familles survivent grâce à ces activités, une filiale du groupe Vivendi décide de délocaliser petit à petit ce type d'emplois vers l’étranger. C’est étrange… !

L’offshore n’est pas une rationalisation économique c’est une faute pour le client, notre abonné ! Nous ne gagnerons rien à cette "offshorisation".
 
Nous sommes persuadés que l’offshore est un relai de croissance non pas économique mais du taux de "churn", ce taux de rotation de la base clients.
 
Lorsque la qualité baisse, le client a le plus souvent tendance à partir plus vite. Quand il n’y a plus de considération ou de reconnaissance, il s’en va ! Cette politique risque donc à terme d’affecter le portefeuille alors que nous sommes dans une période compliquée. De nombreux exemples viennent nous confirmer que bien souvent ces choix sont contreproductifs car ils ne permettent pas de répondre aux critères d’excellences que nous devons maintenir et améliorer lorsque nous sommes en relation avec nos clients. Des entreprises comme SFR, Renault, Bouygues en ont fait l’amère expérience. Certaines en sont déjà revenues.

Triste sort, le Maroc est le pays d’Afrique du Nord où CANAL+ est le plus piraté. Et c’est dans ce pays que nous allons installer nos prestataires. Drôle de monde, drôle de choix.

C’est un premier pas historique pour pousser la relation client de CANAL+ vers l’ailleurs, c’est un pas qui nous attriste et nous inquiète. Car si aujourd’hui une cinquantaine de postes sont concernés, il n’est pas imaginable que l’on va s’arrêter là. On n’engage pas ainsi une négociation depuis des mois pour quelques dizaines de postes. Il y a dans les cartons de CANAL+, une extension déjà programmée de cette "offshorisation". Le risque est grand, il est réel il est temps de tirer la sonnette d’alarme pour sauvegarder l’emploi en France, pour garantir la qualité de service à nos abonnés, pour respecter les engagements sociaux pris par notre direction ou dans le cadre de la responsabilité sociale chez Vivendi!


Merci pour nos clients 
Merci pour nos services clients 
Merci pour nos centres internes, ses salariés, ses grands experts
Merci pour CANAL+ et son avenir


Merci pour le combat citoyen de l' emploi " made in France " Bataillons pour le maintien de ces emplois en métropole.


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10 avril 2013

Maxime prend ses quartiers rive droite...

...et c’est l’effervescence côté Edition!
Bien normal, Maxime Saada est déjà un ancien dans cette grande maison. 2004, bientôt 10 ans, cela devient une exception. Patron de la stratégie, puis du marketing distribution, plus tard du pôle distribution dans son entier, le voilà qui se rapproche des étoiles et des paillettes, de l’antenne et du contenu. Il reprend le fauteuil de Raphaël De Andréis, étoile filante parti vers d’autres cieux.  

Pourquoi tant d’effervescence?
Il est vrai que son passage à la distribution ne fut pas de tout repos pour ses collaborateurs. Jamais ce business qui regroupe 1000 salariés environ, n’avait subi de tels bouleversements en quelques années seulement. Des réorganisations qui se sont enchainées à un rythme soutenu, de nombreux départs de grandes compétences, des déménagements à tous les étages, des organigrammes fluctuants... Dans ces conditions il est normal que du côté Lumière, les couloirs bruissent de rumeurs plus folles les unes que les autres… Mais il n’est pas le seul responsable de cette situation aujourd’hui historique, la DRH fixant pour grande partie le cap et l’organisation dans ce secteur d’activités.   

Maxime… que vas-tu-faire de l’Edition… ?
Du calme ! Maxime Saada n’est pas un trublion, même pas syndicaliste! C’est plutôt un passionné qui s’appuie toujours sur une réflexion qui se veut solide, souvent externe avant d’agir. Côté Distribution, McKinsey puis le cabinet Bain furent à la manœuvre pour cogiter, dessiner, proposer une nouvelle organisation qui devait être à la hauteur des ambitions directoriales, un chiffre d’affaire de 5 milliards d’Euros, un résultat de 1 milliard. 4 ans plus tard, le chiffre d’affaire est au RDV pas le résultat…

En revanche, les anciens salariés, ceux de plus de 5 ans d’ancienneté, se comptent et rasent les murs. Car sur le plan social, chacun le sait ce ne fut pas une réussite. Mais on ne peut pas tout réussir en même temps !  

Pas d’inquiétude, l’expérience est nécessairement salvatrice…! Pourquoi imaginer un instant que Maxime, brillant élève de HEC et de l’IEP de Paris, McKinsey Man, puisse  se fourvoyer en reproduisant à l’identique des schémas opérationnels qui n’ont pas démontrés toutes leurs valeurs, notamment sur le plan social ?

Pour réussir, il sait maintenant qu’il lui faut s’appuyer sur les compétences internes avant de décider et d’agir. Le bon ou le néfaste  pour l’entreprise et le business ne surgit pas nécessairement des cogitations de ses ex collègues de chez McKinsey. Des exemples ? Inutile ! Chacun en conviendra, il nous faut nous tourner vers l’avenir et ne pas ressasser le passé…  

De la continuité dans le recrutement…! Décidemment McKinsey, c’est la bonne école quand on veut parvenir au firmament. Rodolphe Belmer, Maxime Saada, deux condisciples qui ont bien connus ce cabinet. Raphaël n’a pas eu cette chance, lui qui nous venait de BETC, la première entreprise de marketing pour l’Edition.

Un autre monde… Edition, Distribution, deux mondes, deux entreprises, deux cultures, deux modèles qui se sont progressivement éloignés ces dernières années au point parfois d’avoir des difficultés à se comprendre, le langage rive gauche épousant parfois mal celui de la rive droite. Stabilité d’un côté, mouvement browniens de l’autre, depuis 2007 et la fusion avec TPS, deux modèles de management ont été développé. Vertueux ou relatif, c'est selon,

Quelques conseils pour réussir avec Maxime…!

Exprimez-vous ! Maxime Saada adore tchatcher, qu’on lui pose des questions, qu'on le "challenge" ne vous privez pas!

Il adore les prez "Apple Mac", pas du vulgaire power point, mais de belles finitions et quelques effets techniques suffisent à l’éblouir et vous ouvrir des portes...
 
Il est pour la parité! Soucieux de respecter le code du travail ou tout simplement favoriser l'équilibre il sait, parfois, organiser les business pour qu’ils soient féconds et créatifs
 
Il aime être en confiance, et comme il est aussi fin psychologue, inutile de le baratiner, il vous retourne le premier affabulateur comme Mike Tyson mettait son adversaire à terre en 30 secondes. Mais contrairement à lui, il n’a jamais mordu les oreilles de quiconque, ce qui ne veut pas dire qu’il ne mord pas…
 
Il aime déambuler dans les couloirs, surtout au début ! Rangez bien vos tiroirs et vos bureaux, un coup d’œil dans votre antre pourrait changer votre carrière

Il adore l’information! Notre NewsLetter mensuelle ou notre blog ne lui suffisent pas. Il dévore rapports, études, notes. Transmettez-lui vos analyses et vos idées, il pourrait les exploiter et peut être vous renvoyer l’ascenseur

Il aime séminariser! Non pour se recueillir mais pour favoriser le "team building". Prendre la température, échanger, aller vers la base pour recueillir infos et idées…

Il ne déteste pas faire la fête, mais le temps n’est plus aux dépenses non productives, il faudra peut-être attendre un peu

Il mange souvent à la cantine avec ses équipes. Profitez-en, un bon déjeuner collectif et régulier vaut mieux parfois qu’un RDV formel sans témoin  

Quand il se trompe, et ça arrive, ouvrez là ! Même si ça ne sert pas souvent, il sera toujours temps de rappeler vos alertes à son souvenir en cas d’échec

C’est un pédagogue, il enseigne toujours à Sciences Po paris, si vous ne comprenez pas toujours la langage
"McKinsey" redemandez une explication, la seconde est souvent la bonne
 
Il adore voyager! States, Asie, attention, ca va décoller!
 
Il aime le cinéma! Ca tombe bien, CANNES arrive, tapis rouge et cocktails, ca nous changera de la grisaille d'Issy!  

Rassurés...?
Pas d'inquiétude, tout ira bien! Pour les compléments d’information, nous contacter en cliquant sur ce lien !





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05 avril 2013

Agilité pour les "hauts potentiels" de CANAL ou casting hasardeux ?

Si SFR se cherche un nouveau patron, CANAL+ continue de perdre ses "hauts potentiels" qu’elle vient pourtant de recruter...

Mais pourquoi les grands patrons ne résistent pas plus de quelques mois à la tête de business pour lesquels ils ont été embauchés ? Mystère ou erreur de casting ?

Reprenons, il y a quelques semaines, Samantha Etienne, débauchée de L’Oréal alors qu’elle était directrice en charge du marketing international depuis 2007, est repérée par Maxime Saada. Elle est  engagée en 2011 comme directrice du marketing distribution du Groupe CANAL+. Las, 18 mois plus tard, voilà la jolie Samantha repartie vers le luxe cette fois côté LVMH. Elle aura quand même eu le temps de faire venir à CANAL quelques proches dont Claire Basini, directrice marketing CanalSat, qui a commencé sa carrière en 2003 elle aussi, chez… l’Oréal.  

Autre haut potentiel débusqué à grand frais, Pierre Harand jusqu’en octobre 2011 Directeur de la publicité chez Microsoft devient directeur de la stratégie pour le Groupe CANAL+. Il remplace à ce poste Julien Verley, qui occupait la fonction par intérim après le départ de Maxime Saada parti vers la direction du pôle distribution. Le pauvre Pierre pousse aujourd’hui plus la fonte que la stratégie, dépensant son énergie dans la salle de sport du Groupe en attendant d’en sortir définitivement. Un passage éclair de quelques mois alors qu’il aurait dû personnaliser le renouveau de notre approche technologique, plus de jeunesse geek dans un monde vieillissant. Et bien non, ce sera ailleurs. Se tailler une place dans ce petit monde relève il est vrai de la gageure, et le muscle, aussi bien entretenu soit-il, ne saurait y suffire...  

Nouvelle annonce révélée hier par Satellifax puis confirmée par le Figaro, la dernière grosse prise de CANAL+, Raphaël De Andréïs, s’en va pour rejoindre l’agence Havas comme numéro 2 de cette entreprise. Il rejoint ainsi une entreprise de Bolloré, lui même premier actionnaire de Vivendi! Un incroyable passage éclair alors que Raphaël nous fut présenté comme le meilleur des meilleurs pour reprendre la suite de Rodolphe Belmer à la tête du pôle crypté. Conséquence d'un choc culturel? Possible, surtout lorsque l'on intègre un groupe aux multiples chausses-trappes...! Lisez notre blog avant de postuler...  

Trois noms, trois parcours bien différents, trois personnalités qui auraient dû accompagner la mutation en cours de CANAL+, et finalement trois échecs.  

On n’intègre pas aussi facilement CANAL+ !
CANAL+, entreprise complexe, ne s’apprivoise pas avec le seul bagage aussi prestigieux soit-il. Malgré les bouleversements que cette entreprise subit depuis quelques années, CANAL+ sait depuis toujours se faire mériter.
 
Mais les raisons de ces départs ont certainement des causes multiples et diverses selon que l’on se tourne vers le business de l’Edition, de la Distribution ou de la Direction Générale.

En Distribution, on ne vend pas CANAL+ comme on commercialise du produit de beauté. Au-delà de la compétence technique, c’est toute la finesse de l’organisation qui doit être comprise, intégrée et acceptée pour que la greffe ait une chance de prendre. Dans le cas présent, les bouleversements permanents des organisations de la Distribution de ces dernières années ont générés plus d’incompréhensions qu'adhésions.

Côté Edition, la nouvelle distinction "gratuit", "crypté" ne se vit pas de la même façon selon que l’on arrive d’une entreprise de marketing, aussi prestigieuse soit-elle, ou que l’on prend la suite d’un business maîtrisé depuis des années dans le sillon tracé par Rodolphe Belmer. Ara reste, Raphaël s'en va, Maxime arrive... bonne chance! Arcanes et rouages des pouvoirs encore et toujours…

Quant à la stratégie, on ne remplace pas le talentueux Maxime Saada aussi facilement, et la carte de visite Microsoft ne saurait être un sésame suffisant pour affronter les plus hautes autorités de CANAL+ en la matière.

Mais un autre élément pourrait être facteur déstabilisant, c’est évidemment le flou total sur la stratégie de notre actionnaire. Médias ou Télécom, Médias et Jeux, Médias & Musique, Médias tout court, tous les scénarios sont aujourd’hui sur la table et la seule nouvelle du jour est le départ de Jean Yves Charlier du board de Vivendi pour celui de… SFR ! Pendant ce temps, les patrons de business rongent leur frein, les dauphins n’en finissent plus de se languir, les salariés de se questionner. Et le jeu de chaises musicales de se gripper un peu plus, obérant la carrière de nombre d’ambitieux. Patience messieurs dames, c’est sûr, ça va bouger, mais quand…

Pendant ce temps, la période probatoire des nouveaux arrivants se réduit à peau de chagrin. CANAL serait-elle devenue en quelques mois un tube à essai pour "hauts potentiels",  une Direction tournesol en recherche d’un renouveau hypothétique ? Pourquoi cette frénésie à aller chercher ailleurs ce que nous avons sûrement en interne ? C’est une énigme qui a peut-être pour fondement "l’agilité" revendiquée par notre DRH comme un objectif structurant pour l’année 2013.

Oui, l’agilité elle est bien là ! Aussitôt recruté, aussitôt remercié. Dans l’histoire de CANAL+, seule la période de crise des années 2000 avait vu une valse de dirigeants aussi rapide. Depuis, c’était plutôt la stabilité. Aujourd’hui, agilité pourrait se traduire par instabilité. Ce grand mouvement brownien a débuté voilà quelques mois par la nomination à contre-courant de responsables très éloignés de leurs compétences de base. Peut-on être compétent partout tout le temps ? On s’aperçoit que ce modèle présente des limites car pour qu’il soit opérant, il faudrait le poursuivre à plus grande échelle à tous les niveaux de l’entreprise. Chiche, puisque nous expérimentons… !

Plus simplement, les potentiels pour le CANAL de demain se trouvent en son sein, il suffit d’ouvrir les yeux et de ne pas les remercier trop tôt! Inutile de dépenser des dizaines de milliers d’Euros en cabinets "de chasse", inutile de fragiliser pendant des mois des organisations qui parfois n’en peuvent plus avec des salariés épuisés ou inquiets.
 
Valorisons la richesse managériale disponible plutôt que rechercher à tout prix l’innovation par la greffe de nouvelles pousses qui n’arrivent finalement pas à s’intégrer. Du temps de perdu alors que nous devons avancer à grand pas pour faire face aux défis du moment. De l’argent gaspillé alors que partout on racle les fonds de tiroirs pour maintenir des objectifs financiers inconsidérés. Il n’y a pas de recette miracle pour le changement. Cela vaut autant en politique que pour l’économique. Mais nous savons que tout faire bouger en même temps tout le temps ne favorise ni le business ni l’organisation, nous en avons la preuve chaque jour un peu plus.

Erreur de casting, erreur de positionnement, exigences démesurées... Un peu de stabilité et de clarté SVP, et tout ira déjà mieux !


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01 avril 2013

Philippe, Pierre, Denis et les autres...

Ils peuvent maintenant dormir sur leurs deux oreilles, la Cour de Cassation,
dans un arrêt du 13 février dernier a rendu un avis définitif, les parachutes dorés d’un montant global estimé à 60M€ sont maintenant sanctuarisés !

«Un recours manifestement irrecevable ou dénué de moyens sérieux» C’est dans ce langage juridique digne de notre République que la Cour de Cassation met fin à 10 années de procédure voulue par Bertrand Meheut.

Souvenirs, souvenirs…
C’était il y a dix ans, une éternité dans le monde des médias. CANAL+  est alors au bord de la banqueroute.  5 Milliards d’Euros de chiffre d’affaire pour 5 Milliards d’Euros de dettes, la cessation de paiement n’était pas loin. A cette époque les dirigeants de la chaîne valsent à un rythme soutenu. Après l’éviction de Xavier Couture, Bertrand Meheut prend la main sur l’entreprise et découvre que plusieurs dizaines de Cadres ont quittés le Groupe en empochant au passage de juteux parachutes dorés…  

Ni une, ni deux, notre nouveau patron décide d’engager la "bataille morale" contre ceux qu’il considère comme des profiteurs alors qu’ils auraient laissés l’entreprise exsangue.  Et puis n’est-ce pas nécessaire de porter en justice cette affaire alors que plusieurs centaines de salariés seront à cette époque, licenciés, que des centaines d’autres seront "externalisés" avec leurs activités?

Après des années de palabres juridiques le verdict est tombé : circulez et laissons tranquille ces anciens dirigeants aujourd’hui recasés pour la plupart dans de grandes entreprises. Le jugement n’est pas encore disponible, il sera intéressant de se pencher sur ses attendus.

Les plus à plaindre seront les salariés de CANAL+. Nous avions proposé à l'époque que le retour hypothétique de ces dizaines de millions d'Euros dans la poche de CANAL fassent l’objet d’une distribution aux 4000 salariés du Groupe. Cette suggestion avait été écoutée avec attention par l’ancien DRH de CANAL+...
 
Fin de l’illusion et de l'espoir. Dommage, car le retour de ces 60 M€, c’eut été 20 fois le budget  d’augmentation de la masse salariale de cette année. Une bouffée salutaire alors que les maigres augmentations distribuées pour 2013 sont particulièrement mal vécue par une grande partie de l’encadrement. Ajoutons à cela, un plan social qui ne dit pas son nom et une nouvelle année de politique budgétaire simplement orientée ECONOMIES, 2013 n’est pas un long fleuve tranquille!    

10 années de procédures, de Cour d’Appel en Cassation! Comme quoi un bon arrangement vaut mieux qu’un mauvais procès. Car on imagine aisément les frais judiciaires occasionnés par cette affaire.

Depuis, l’entreprise CANAL+ est redressée, d’abord grâce à son actionnaire qui l’a recapitalisée à hauteur de 3 Milliards d’Euros, grâce aussi à la vente de 900 millions d’actifs entre 2003 et 2005, et à un plan de licenciements douloureux. CANAL+ va dégager cette année un résultat net de 715 Millions d’Euros pour 5 milliards d’Euros de Chiffre d’Affaire… Ça va beaucoup mieux, merci aux 4 000 salariés du Groupe.

Alors que Bertrand Meheut s’apprête à passer la main, il partira sur une déception. La justice et la morale ne s’accorde pas toujours pour  dire le Droit ! Mais la morale dans cette affaire, reste à trouver, à prouver et c'est de toute façon un éternel recommencement… !

Vivement demain !
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