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13 mars 2014

Vente de SFR, quel engouement des prétendants pour défendre l’emploi en France… !

L’accélération du calendrier de vente de SFR par Vivendi provoque des réactions aussi étonnantes qu’imprévues! Tout à coup, les grands patrons, hier frères ennemies refusant même de se serrer la main, sont maintenant prêts à faire table rase du passé, trop intéressés par une mariée qu’ils trouvent si jolie qu’ils en sont à courtiser marché, autorité de la concurrence et politiques pour dire tout le bien de ce rapprochement le tout en préservant l’emploi!


Ces industriels trouvent visiblement oreille attentive en la personne du ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, qui vante lui aussi les bienfaits pour l’emploi de ce futur mécano industriel…


Martin Bouygues dans une tribune publiée par le journal Le Monde en date du 11 mars 2014, commence ainsi sa diatribe " …Voilà une magnifique illustration concrète de l’esprit de responsabilité autour duquel se rejoignent tous les acteurs pour favoriser la compétitivité française et lutter contre le chômage… " il poursuit un peu plus loin " … nous nous engageons à relocaliser en France des centres d’appels et la relation client…" "…Si nous voulons rapatrier les centres de la relation clients en France, c’est que nous savons qu’ils sont plus performants lorsqu’ils sont basés en France…"


Voilà une déclaration intéressante que le premier syndicaliste de passage pourrait approuver sans ambages! Mais, il n'y a pas si longtemps et encore aujourd'hui, les débats sociaux provoqués la délocalisation au Maroc des milliers d'emplois de prestataires par CANAL+ avaient débouché sur un discours inverse… La qualité de service est identique, les clients seront même mieux servis, etc. 

Il y aurait donc une vérité Bouygues différente, divergente d'une vérité CANAL+?  Il y aurait également une possibilité de relocaliser en France des milliers d’emplois aujourd’hui "offshorisés" sans remettre en cause un schéma industriel ou une ambition économique pour un futur champion de la téléphonie mobile Française? 

Ou bien s'agit il encore de promesses qui ne valent que pour celles et ceux, naïfs ou démotivés qui se disent qu'après tout, dans l'environnement de l'entreprise privée, on peut raconter tout ou son contraire sans jamais se contredire... 

Après le rachat de SFR, Bouygues Telecom garderait donc 2 services clients, 2 services marketing, 2 services commerciaux, 2 DRH, 2... Allons, un peu de sérieux, une fusion c'est d'abord une réduction d'effectifs, parfois par centaines de postes car, dans le cas présent et quand bien même les entreprises citées poursuivraient avant le rapprochement des réorganisations et des suppressions de postes, les doublons seront légions!  

Faut-il rappeler que toutes ces entreprises, SFR, Bouygues, Orange, CANAL+ ont contribué ces derniers mois à la destruction de milliers d’emplois sur le territoire national, des salariés aujourd’hui sans travail, des milliers de familles touchées par ce phénomène de la délocalisation pour raison économique. La crise nous dit-on, mais une crise que ces entreprises contribuent à aggraver par une politique sociale de court terme qui prive des milliers de français de revenu et d’avenir ! Des Français qui finalement se désabonnent de nos offres, privilégiant par force le lowcost à la qualité, la créativité et au service!

Alors, un simple habillage de diversion...? Nous faire prendre des vessies pour des lanternes... une expression que nous trouvons adaptée à la situation. S'il ne s'agissait de l'avenir d'un pan de l'industrie nationale, si des milliers d'emplois directs ou indirects n'étaient concernés, alors nous pourrions regarder passer avec enthousiasme le train de l'alliance nouvelle. Malheureusement, nous savons que l'histoire sociale rencontre rarement l'ambition économique et pour ces raisons nous devons prendre date pour l'avenir car ce qui s'écrit aujourd'hui visiblement avec l'aval de certains membres du gouvernement en l’occurrence Arnaud Montebourg, ne laisse d’inquiéter. 

Seule une expression transparente et contradictoire permettra de lever certains doutes et de fixer un cadre social pérenne et partagé afin de sécuriser l'avenir de milliers d'emplois! Pour l'instant, c'est le flou qui l'emporte! C'est pourquoi le temps de la réaction et de l'interrogation constructive doit venir!


01 71 35 13 17



09 mars 2014

Vente de SFR, info ou intox ?

http://bit.ly/1k7MQuf
La brutale accélération de la communication concernant le dossier SFR ce WE ne laisse d’étonner! Depuis plus de 2 ans, le dossier est dans les limbes, après le départ de Jean-Bernard Levy de la direction de Vivendi, opposé au démantèlement du Groupe et à la prise de pouvoir de Vincent Bolloré, c'est la valse hésitation et plutôt l'inconnu quant à l'avenir de cette superbe entreprise.

Que penser de ce nouvel épisode ? Tout d’abord que la presse, les opérateurs, le gouvernement se précipitent un peu vite sur ce dossier comme pour forcer la main ou obtenir l’aval des autorités compétentes. Pourtant, la raison et le calme devraient l’emporter car un seul acteur donnera son feu vert à toute opération de concentration, c'est bien sur l’Autorité de la Concurrence. Hors, aujourd’hui, cette autorité a toujours défendu la présence de 4 opérateurs de téléphonie mobile, et l’on voit mal pour quelles raisons elle changerait d’avis en quelques mois...! D'autant qu'un rapprochement de BTet SFR couvrirait avec Orange plus de 80% du marché Français...
http://bit.ly/1qn2wxA
Serait-ce parce que Monsieur Montebourg jugerait opportun par un beau matin du mois de mars 2014, de réduire à 3 le marché français de la téléphonie mobile alors qu’il avait défendu l’inverse il y a quelques années? Il soutenait alors sans faille le dossier Free et l’arrivée de ce trublion qui allait bientôt bouleverser le marché du mobile en France ! Faut-il rappeler que Monsieur Montebourg est d’abord un avocat, mais que l’on sache, il n’est ni économiste et encore moins un patron d’entreprise…Alors, pourquoi et à quoi pense-t-il lorsqu'il prend aujourd'hui des positions inverses aussi tranchées?
Aussi, comment peut-il affirmer dans la presse de ce WE que le projet de rapprochement avec Bouygues Telecom serait le meilleur pour sauvegarder l’emploi dans la filière? Que ce serait le meilleur projet pour le développement de ce business ? Sur quoi se base-t-il pour dire tout cela ? Quels engagements peut-il prendre sur les 12 ou 24 mois qui viennent alors que, comme tout Ministre, il quittera son poste un jour prochain ? Que lui ont donc promis les patrons de business qui sont venus le voir comme ils sont venus également plaider leur cause à l’Elysée ou chez le Premier Ministre? Qu’est qui se trame en coulisse dans cette affaire aux enjeux financiers colossaux, de 10 à 15 milliards d’euros au bas mot ! Monsieur Montebourg devrait s’expliquer, à tout le moins devant les représentants du personnel du Groupe Vivendi afin de les éclairer sur ce revirement! 
Côté Bouygues Télécom, pourquoi ces annonces aussi rapides qu’étonnantes ? Quel est le puzzle industriel imaginé par les grands pontes du secteur, quels sont les enjeux financiers, qui a intérêt à cette opération, qui pourrait en profiter… ?  Plusieurs lectures peuvent expliquer cette évolution de nos gouvernants ou de nos patrons, mais avant de les évoquer, rappelons quelques vérités !
Tout d’abord, malgré l’arrivée de Free, SFR reste une très belle entreprise, une entreprise rentable, une entreprise à la pointe de la technologie, une entreprise qui investit des milliards dans le développement des réseaux et notamment de la fibre ! C’est vrai, ses marges financières se sont réduites, son chiffre d’affaire sur le mobile souffre… un peu, mais faut-il rappeler que les marges actuelles sont encore excellentes et que les fondamentaux de l’entreprise sont très bons. Car SFR n’exerce pas que dans le mobile, son business auprès des professionnels et des entreprises, le BtoB, dans le fixe, le mobile et les réseaux se porte bien!
SFR doit s'adapter à son marché, mais cette entreprise va bien. C’est évident, SFR se portera mieux encore demain, quand bien même SFR resterait en l’état propriété de Vivendi ou serait introduite en bourse.
Alors, qu’est-ce qui motive donc Vivendi à accélérer le calendrier de vente en bouleversant la donne et en abandonnant Numéricable à ses ambitions ? La prochaine Assemblée Générale de Vivendi prévue pour se tenir  en juin prochain ne peut constituer le seul élément d’explication
Peut-on imaginer que des intérêts particuliers puissent primer sur l'avenir de ce secteur, sur ce ce mécano industriel qui va peser sur l'avenir de milliers de salariés, et l'intérêt de millions de clients?
On ne peut imaginer que quelques personnes influentes aient pour simple dessein de vouloir valoriser des avoirs colossaux qui se chiffrent en millions d'actions Vivendi et privilégient un scénario exclusivement orienté intérêts de court terme?! Sinon, comment expliquer ce soudain remue-ménage de printemps, cette accélération du temps?
N’y a-t-il pas de l’indécence pour juger ainsi de l’avenir d’un fleuron technologique et industriel Français ? Quelques 10.000 salariés de SFR doivent se poser cette question, ballotés qu’ils sont entre incrédulité et résignation !
Que veut-on au fond dans cette affaire? Nous avons déjà détruit une belle entreprise internationale qui avait pour nom Vivendi. Qu’en sera-t-il pour SFR car, contrairement aux poncifs du moment, l’arrivée de Free a certes modifié l’économie du secteur mais cette évolution a favorisé le développement d'une base exponentielle d’abonnés et de clients au mobile en France. Cette arrivée a provoqué des réajustements dans l’organisation des entreprises historiques du secteur. SFR comme Bouygues Telecom sortent  juste d’un plan social qui a concerné plus de 1.000 salariés pour SFR, mais dans le même temps le secteur a recruté plusieurs milliers de salariés et développé l'emploi sur le territoire Français
Qui adonc intérêt à favoriser ces montages industriels, pour quels intérêts travaillons nous, pourquoi faut-il revoir de fond en comble en quelques mois des orientations stratégiques qui engagent l’avenir de très belles entreprises Françaises et l’emploi de dizaines de milliers de salariés? Messieurs Montebourg, Fourtou, Bouygues, Niel, les salariés de ces Groupes, les représentants du personnel de ces entreprises, les millions de clients abonnés à vos offres aimeraient vous entendre et comprendre vos ambitions et la raison de vos choix !
 
 
01 71 35 13 17

 
 
 

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