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30 septembre 2008

I>Tele et le rattachement hiérarchique évolutif...

Selon la Direction de la chaîne, il s'agit de clarifier le rattachement hiérarchique de chacun des collaborateurs de I>Tele afin de mieux contrôler l'ensemble des personnels qui concourent à la fabrication de la chaîne. Il n'y aura aucune conséquence sur le contrat de travail, le périmètre ou les missions de chaque salarié concerné par cette évolution. Il s'agit d'adapter l'organisation d'une chaîne d'infos pour plus de réactivité...!


Commentaires
Dont acte ! Raccourcir la chaîne hiérarchique, devenir plus réactif, quoi de plus normal pour une chaîne de news. Mais comment cela se traduit pour chacune et chacun des collaborateurs concernés? C’est encore flou. Cela ne change pas nous dit-on?! A suivre avec attention, particulièrement dans cette période où les salariés de I>Tele sont extrêmement sollicités, sous pression d’une nouvelle organisation pour la réussite du repositionnement de la chaîne. Cela ne doit pas se faire au détriment du respect de chacun et dans des limites acceptables en volume et en charge de travail. Nous y reviendrons, mais d’ores et déjà nous sommes à votre disposition pour évoquer ces évolutions et leurs conséquences au quotidien pour chacune et chacun d’entre vous.


Rien ne change.... tout change...!
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25 septembre 2008

Loi dite de modernisation du droit du travail... CDD à objet défini

Nous continuons à explorer les nouveaux objets juridiques nés de la loi de modernisation du marché du travail promulguée dernièrement.

Le CDD à objet défini est un nouveau contrat de travail en expérimentation pour 5 ans. Il est réservé aux Ingénieurs et Cadres pour des projets à «durée incertaine» Sa durée doit être comprise entre 18 et 36 mois.
La durée approximative du contrat devra être définie dans le contrat de travail. Le salarié devra également être informé au moins deux mois avant de la fin de son contrat. Le salarié bénéficiera d’une priorité d’embauche en CDI dans l’entreprise concernée.

Ce CDD n’est pas renouvelable… sauf pour une autre mission. Il limite les droits des salariés concernés qui n’auront pas accès aux avantages des salariés en CDI. A chaque date anniversaire de sa conclusion, le contrat peut être rompu.
Le salarié touche au moment de la rupture au minimum 10% de sa rémunération brute totale comme indemnité de rupture. Cette indemnité est exonérée de prélèvement sociaux et fiscaux.

Le CE devra être consulté sur l’utilisation de ces CDD. A CANAL+ Ce contrat ne peut pas encore être proposé puisqu’il présuppose un accord de branche ou d’entreprise obligatoire.
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22 septembre 2008

Petit focus sur la Loi du 25 juin 2008 dite de modernisation du marché du travail

Qu’est ce qui change ou va changer, quelles conséquences pour les salariés de CANAL+?

Cette loi fait suite à l’accord signé au plan national en juillet entre les syndicats et les organisations patronales.

Nous évoquerons aujourd’hui seulement la rupture conventionnelle du contrat de travail et nous reviendrons dans les prochains jours sur les autres sujets comme le CDD à objet défini ou la modification de la période d’essai.

Rupture conventionnelle du contrat de travail
Jusqu’à aujourd’hui, il y avait 2 façons de divorcer avec son employeur : Le licenciement ou la démission.
Avec la nouvelle loi, le législateur propose une 3° possibilité ; le divorce par consentement mutuel… ou presque !

La rupture dans ces conditions présuppose "un commun accord" (libre consentement) de l’employeur et du salarié concerné. Le préavis disparait.

Cette rupture doit être négociée dans le cadre d’un ou plusieurs entretiens donnant lieu à la signature d’une "convention de rupture", précisant la date de fin de contrat et le montant de l’indemnité de rupture, ainsi que les aides à la formation, l’outplacement, etc…. Le montant l’indemnité de rupture ne peut être inférieur à l’indemnité de licenciement. Un délai de 15 jours de rétractation est instauré à l’issue de la signature de la convention de rupture
Cet accord est ensuite soumis pour homologation à l’inspection du travail qui a 15 jours ouvrables pour se prononcer. En cas de non réponse, cela vaut acceptation.
Le salarié conserve son droit aux allocations chômage.
Cette possibilité de rupture n’élimine pas les autres types de ruptures du contrat de travail qui perdurent et peuvent être utilisés et proposés par l’employeur…


L’indemnité minimum de rupture est de 1/5° de mois par année de présence sauf disposition plus favorable dans la Convention Collective de l’entreprise ou spécifié dans le contrat de travail. Cette indemnité est exonérée de charges sociales et fiscales dans des limites prévues par la loi.

A Canal+
Cette disposition est applicable. Mais sur le plan juridique, la protection est plus faible. Par exemple, contester son solde de tout compte peut se faire actuellement plusieurs années après la rupture. Avec la signature de ce type de convention, le recours est limité à six mois. Autant dire qu’il s’agit de bien verrouiller ce type d’accord et de se faire accompagner par un représentant du personnel lors des discussions avec l’employeur.

Nota : la rupture conventionnelle n’est pas faite pour gérer les ruptures de contrats pour motif économique ou consécutif à une réorganisation.

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21 septembre 2008

"L'Oreille du Blog" Echos DRH

Les rumeurs que nous évoquions dans un précédent message (cf:article blog du 4 septembre) sont donc confirmées... à quelques uns...
Un grand mouvement est en cours au sein de la DRH du Groupe, côté Edition, à Lumière ou à I>Tele, mais aussi côté Technique. Plutôt que de laisser planer le doute, s’installer les rumeurs ou les interrogations, il eut mieux valu dès la rentrée annoncer clairement la couleur aux salariés concernés. Les annonces officielles seront certainement faîtes lors d'un prochain CE, mais à quelques jours seulement du départ des intéressés.
Au delà des personnes : qui part, qui vient, c'est de la seule responsabilité de la DG et de la DRH, ce qui nous intéresse avant tout, c'est de comprendre ce qui sous-tend telle ou telle nomination! Une nomination, particulièrement à la DRH, n'est jamais anodine, elle présuppose la volonté mettre en oeuvre ou de poursuivre une politique sociale prédéterminée. Cette politique, nous avons bien du mal à la cerner, quels objectifs pour les services centraux, quelle politique de recrutement (cf:article blog du 5 septembre), quelle politique de formation, de soutien aux salariés...
Alors que nous venions de recevoir un organigramme simplifié de la DRH en CE, tout est à reprendre! Peut être comprendrons-nous un peu mieux où l'on va?!
A voir!


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Pour un équilibre de la représentation au sein de l'UES!

La CGC a expédié une lettre recommandée à la Direction de CANAL+ pour demander le respect de l'équilibre de la représentation syndicale au sein de l'UES CANAL+. Historiquement, nos amis de la CFDT disposent d'un siège supplémentaire de Délégué Syndical. La loi est très claire sur le sujet, nous demandons simplement son respect afin de nommer un (une) délégué CGC supplémentaire au sein de l'UES.

Lettre disponible sur simple demande
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19 septembre 2008

Le retour en Espagne...

Après notre retraite d'Espagne de 2003, CANAL+ pourrait revenir sur le marché Espagnol de la TV payante!
Vivendi au travers de Groupe CANAL+, pourrait investir dans la reprise de DIGITAL+, la TV cryptée contrôlée par le Groupe PRISA.
CANAL+ n'est pas le seul en lice sur ce dossier. Parmi les groupes possibles, figure l'espagnol Telecinco qui a dit cette semaine qu'il étudierait une offre sur Digital+.
Toujours en Espagne, Telefonica et le câblo-opérateur Ono seraient également intéressés.

Selon le quotidien espagnol El Pais, propriété de Prisa, l'opérateur par satellite DirecTV figure aussi parmi les candidats ayant fait une offre indicative.

Si cet investissement se réalisait, CANAL+ en assurerait le contrôle et non CanalOverseas.

Prisa
Prisa est un groupe important en Espagne. Il contrôle outre la chaîne cryptée "Digital+", la chaîne en clair "Quatro", il est dans la presse avec le quotidien "El Païs", également dans la radio, dans la distribution et la production de films, ou encore dans la détention de droits audiovisuels.

DIGITAL+, seul actif sur lequel se portent toutes les attentions, c'est aujourd'hui 2 millions d'abonnés sur un mono produit, une diffusion satellitaire exclusivement.
Cet investissement soutenu et financé par Vivendi pourrait être réalisé rapidement. Il faudra attendre environ un mois pour connaître les choix de Vivendi. Un partenariat n'est pas à exclure.



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GPEC : Pas d'accord Bling Bling!

Une seconde réunion de négociation sur la GPEC ou Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, s'est tenue hier.

Déception!
Nous sommes très déçus du contenu du texte que la direction de CANAL+ nous a proposé. Nous considérons qu'il s'agit avant tout d'un catalogue de bonnes intentions, reprenant quelques unes de nos idées mais sans un engagement ferme de la Direction dans la gestion de la mobilité et des carrières à CANAL+.

Nous avions proposé pour cela d'appliquer le concept de "Droit Opposable à la Mobilité" et d'intégrer cette notion dans le texte afin qu'il y ait une obligation de résultat. S'il n'y a pas de volonté de la DRH du Groupe de s'engager fermement sur ce dossier, rien n'avancera et la mobilité restera en jachère, gérée au gré des bonnes volontés des uns ou des autres ou à la tête du client.

De plus, le texte proposé est ambigüe; dans de nombreux paragraphes, il est noté "...les organisations syndicales et la direction s'engagent à ...". Nous n'avons pas à cautionner telle ou telle politique ou tel ou tel choix d’organisation, chacun son rôle. En revanche, nous souhaitons mettre au point des outils qui permettent de sécuriser le parcours professionnel des salariés du Groupe, de clarifier les règles de mobilité, de créer des voies de recours en cas d'échec répétés...

Autre point de désaccord

Nous voulons que la Direction s'engage à maintenir un niveau minimum de formation pour tous. En clair, demain, si un salarié se retrouve sur le marché du travail, il doit posséder un minimum d’outils sans lesquels il aura du mal à rebondir et à se repositionner professionnellement. C'est que nous appelons la « Responsabilité Morale de l'Entreprise" pour ses salariés. La DRH doit s’engager maintenir un certain niveau « d'employabilité ». Par exemple, nous savons aujourd'hui qu'une maîtrise minimum des outils bureautiques est indispensables, ou qu'un niveau d'Anglais de base est nécessaire. Le texte n'en parle même pas!


S'il s'agit de négocier un texte de complaisance, un accord Bling Bling, ce sera sans nous!

Les textes proposés ainsi que nos propositions écrites sont disponibles, nous pouvons vous les faire parvenir sur simple demande.

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18 septembre 2008

Adhérer

Adhérer, c'est rejoindre une équipe de salariés de CANAL+ qui partagent une certaine vision du "social" dans notre Groupe et travaillent à l'amélioration des conditions de travail, à l'accompagnement de celles et ceux qui se trouvent en difficultés, à la préparation des débats sociaux internes, aux échanges internes et externes avec l'ensemble de nos collègues des sociétés du Groupe Vivendi.
Dans le contexte actuel de bouleversement des organisations internes, et après l'adoption de la loi de modernisation du marché du travail qui bouleverse les rapports sociaux et juridiques entre employeurs et employés, seules la solidarité et la coopération nous ouvriront la voie de l’efficacité sociale.
L'isolement est destructeur, le collectif salvateur!
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12 septembre 2008

1 Milliard d'Euros c'est le....

... résultat attendu pour 2009/2010. (Pour simplifier, ce résultat correspond au cash que va dégager le Groupe, hors amortissements)

Cette année le Groupe a pour objectif de dégager un résultat de 675 Millions d'Euros. La réalisation de cet objectif financier à court terme nous semble disproportionné. Rappelons que le Chiffre d'Affaire du Groupe est d'environ 4,3 Milliards d'Euros. 1 Milliard d'Euro, ce serait donc + de 20% du Chiffre d'Affaire du Groupe CANAL+. C'est colossal, particulièrement dans la période actuelle où des investissements importants devront être engagés. La nouvelle concurrence avec Orange nécessite une accélération de ces investissements au risque d'être dans quelques années marginalisé dans la distribution de services payants de TV.

Pour comprendre cette volonté, il faut faire un peu d'histoire.
En 2003, l'entreprise CANAL+ était en faillite. Sous l'effet d'une mauvaise gestion après le départ d'André Rousselet, de la dilapidation des biens acquis dans les meilleures années sur des investissements mal contrôlés, le Groupe s'est alors retrouvé avec une dette de ... 5 milliards d'Euros. Colossale, c'était + que le Chiffre d'Affaire, et il aurait fallu 50 ans d'une activité pérenne pour financer le retour à l'équilibre

Faillite...
Le Groupe CANAL+, est alors au firmament de son développement national et international grâce aux idées de génie de notre premier président, nous étions implanté dans toute l'Europe, CANAL+ Technologies rivalisait avec les + grands du monde pour vendre du contrôle d'accès et de l'interactivité jusqu'en Inde ou en Chine... Mais, après la fusion avec Vivendi Universal, le groupe allait connaître une descente aux enfers dont nous ne sommes pas encore sortis. (En sortirons-nous un jour?)

Les bonnes fées...
Voir disparaître ce fleuron de la TV Française et Européenne, la seule réussite AV des années 90, sauveur du cinéma national, financeur du sport et d'abord du Foot, c'était impensable pour les politiques de l'époque comme pour le monde du cinéma et du sport. Et puis le Groupe CANAL+ était alors le seul à pouvoir équilibrer le fameux PAF face à l'hégémonie de TF1.

On a donc vu certaines banques être appelées à la rescousse, un nouveau président prendre le contrôle de Vivendi en ayant carte blanche pour sauver les meubles...


Les meubles...

Les meubles dans le CANAL+ d'alors, c'était la chaîne Premium et le bouquet satellite. Tout le reste devait être vendu, bradé, dépecé... C'était la condition du renflouement des caisses par notre actionnaire Vivendi et de la prise de contrôle totale du Groupe Vivendi sur les finances du Groupe. (Les Contrôleurs de Gestion savent combien les reporting pour l'actionnaire sont réguliers et pesants)

5 Milliards d'Euros... comment on finance?

Simple, vous me vendez tout l'international, CANAL doit revenir en France, vous me vendez toutes les activités qui apparaissent lointaines du cœur de Business comme CANAL+ Technologies, l'un des fleurons du Groupe que l'on a bradé au Groupe Thomson et qui en a ensuite revendu une partie à NDS du Groupe Murdoch, l'autre partie à Kudelski, notre associé dans les Décodeurs.

Aller hop... salariés, technologies, savoir-faire, ce n'est pas le problème. Soit ce plan est appliqué soit CANAL+ sera vendu par appartement : Lagardère, TF1...

De ce grand mercato, CANAL+ a récolté environ 1 milliard d'Euros, le reste du financement provenant d'économies internes et surtout d'un prêt de 3 Milliards d'Euros par l’actionnaire Vivendi.

Retour à la case départ : Un prêt... faut toujours le rembourser...
Eh bien, nous y sommes, la volonté est de solder avant fin 2010 le prêt de Vivendi de 2003, quellequ'en soient les conséquences.

Jamais, même dans les meilleures années, le Groupe n'a dégagé autant de profits. Dans le meilleur des cas ce fut 1 Milliard.... de Francs! Sept fois moins.

Nos interrogations...
Avec l'apparition d'une nouvelle concurrence, avec la nécessité d'accélérer les processus de dématérialisation de l'ensemble des chaînes de production et de diffusion, nous avons suggéré qu'une partie de ces bénéfices soient affectés à ces investissements.
Ces propositions ont été formulées auprès de B. Meheut lors d'un Comité d'Entreprise mais aussi à JB Levy, PDG du Groupe Vivendi lors d'un Comité de Groupe.

Pour toute réponse : "le résultat devra être réalisé et cela n'obérera pas les investissements nécessaires".


Mais, comment fait-on? N'est ce pas encore les salariés qui vont encore faire les frais de cette politique, n'est ce pas l'ensemble des activités et des business qui vont en subir les conséquences par des réductions drastiques de budgets?

C'est une vision à court terme qui est imposée. Elle risque de fragiliser le Groupe dans un contexte économique difficile, d'empêcher un niveau d'investissements suffisant pour faire face aux enjeux d'aujourd'hui, de décourager des salariés qui travaillent déjà énormément et que l'on ne peut même pas récompenser...


"Les Entreprises qui réussissent sont celles qui ont une âme" (Jean Louis Brault)
CANAL, perdrais-tu ton âme?

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08 septembre 2008

Cadres autonomes & horaires élastiques...

Pour répondre à vos nombreuses questions sur le sujet, nous voulons préciser que sous le statut de "Cadre Autonome", les salariés concernés par les forfaits annuels en heures ou en jours restent soumis aux dispositions légales relatives aux repos quotidien et hebdomadaire.
Ces salariés bénéficient également des durées maximales quotidienne et hebdomadaire de travail.
Autrement dit, le statut de "Cadre Autonome" ne dispense en aucun cas du décompte de la durée de travail réellement accomplie, le dépassement du forfait entrainant l'obligation de payer les heures excédentaires en plus de la rémunération forfaitaire.


Demander une explication, un soutien ou notre Newsletter en cliquant ICI!

05 septembre 2008

Recrutements aberrants…

Si…par hasard, un jeune …. Évidemment Cadre souhaitait par dépit se faire recruter par CANAL+, il lui faudra passer par un parcours du combattant indigne d’une grande entreprise Française. Au cas ou celui-ci serait rejeté par tous nos concurrents et déciderait de déposer un dossier de candidature, soit en répondant à une offre… difficile, on ne recrute que du stagiaire… soit en candidat libre, et si… par hasard…sa candidature était retenue, il lui faudrait passer entre 5 et 7 entretiens répartis entre DRH et opérationnels.

Passé ce 1° mur de Berlin d’entretiens, et si par chance son pédigrée correspond aux critères de beauté actuellement en vigueur : BAC+5, et encore de certaines écoles sinon No Way, pas d’avenir dans notre Groupe… il lui faudra rencontrer, honneur suprême, notre PDG Bertrand Méheut pour un ultime échange sur ses compétences et sa connaissance de notre Groupe. Inutile de se présenter pour un poste de Contrôleur de Gestion si vous n’avez pas avalé le bilan annuel du Groupe, vous serez retoqué. Inutile de postuler pour un poste au commercial ou au marketing si vous ne connaissez pas exactement le nombre de chaînes et de services diffusées par CANALSAT. Inutile de postuler sur un poste d’ingénieur technique ou informatique… heu, on recrute plus… c’est vrai, seuls les prestataires ont droit d’accès…

Cette politique pouvait avoir un sens il y a 2 ans alors que nous savions tous qu’un plan social se préparait avec la fusion TPS. Aujourd’hui, la fusion est passée, et pourtant le process de recrutement n’a pas bougé, pire, il est encore plus draconien.

Pourquoi ?
Bien sur, il est inutile d’ouvrir les vannes du recrutement pour mieux licencier dans 2 ans. Mais, quel sens donner aux recrutements de Cadres de base ou intermédiaires effectués en dernier ressort par le PDG de l’entreprise ? Un manque de confiance dans son Codir ou ses directeurs de Business ?
La volonté de prouver que l’on peut faire tourner cette entreprise avec moins de 4000 salariés ? C’est sans compter les centaines de prestataires qui agissent et occupent des postes pérennes dans tous les services.

Conséquences : Un ras le bol de beaucoup de patrons de business qui, pour contourner cette obligation, recrutent… du prestataire en nombre. Au moins là, pas besoin de passer par les fourches caudines de notre PDG, une bonne FED (Fiche d’Engagement de Dépense) et le tour est joué.
Nous estimons que cette situation qui perdure est malsaine et nous la dénonçons. Nous pensons qu’elle détourne de l’entreprise les meilleurs talents externes. Qu’elle favorise encore et encore la prestation qui coûte une fortune au Groupe alors que pour le « même prix » nous pourrions avoir des salariés en CDI en nombre beaucoup plus important. Alors qu’aujourd’hui la moindre dépense, la moindre note de frais est passée au crible… de ces mêmes Contrôleurs de Gestion !
Pas de sens non plus de ne recruter que du BAC+5 de certaines grandes écoles, il faut dans notre Groupe de la DIVERSITE : diversité de formation, diversité d’origine, diversité d’âges, etc. Ce n’est malheureusement plus le cas et nous le regrettons. Pourtant, cela devra changer, il n’est pas pensable d’affronter les nouveaux enjeux et notamment la nouvelle concurrence avec une structure sociale de l’entreprise aussi fragile.
Pas de sens également de rejeter aujourd’hui les + de 45/50 ans en poste. En voulant rajeunir à tout prix le personnel, la richesse sociale de l’entreprise se délite. Le renouvellement est nécessaire, pas au prix de l’éradication d’une classe d’âge.
L’alerte est donnée, à chacun de réagir, de nous soutenir dans nos démarches pour que cela change enfin.

04 septembre 2008

Tempête tropicale sur la rive Gauche?

Info ou Intox?

Une tempête tropicale serait annoncée prochainement sur la rive gauche de la Seine?!
Le réchauffement des eaux du fleuve ne serait pas le seul élément naturel en cause!
Est-ce que cette tempête annoncée permettra de rapprocher les 2 entreprises CANAL+, celle d’ISSY et celle de Boulogne ? Rien n’est moins sur. Nous avons proposé il y a quelques mois à notre PDG Bertrand Meheut d’organiser une réunion avec l’ensemble des collaborateurs du Groupe sous forme d’une convention, d’un colloque… peu importe la forme, pour rassembler en une seule et même assemblée les collaborateurs, les anciens, il en reste, les nouveaux, les Ex-TPS... pour une explication et un partage de la stratégie, une présentation des projets, une explication sur les nouveaux enjeux dans ce contexte mouvant, à l'intérieur du Groupe Vivendi ou à l'extérieur avec la nouvelle concurrence d'Orange. ….
Ensemble…. Enfin...Certainement encore une mauvaise idée de quelques syndicalistes en mal de notoriété…
Nous avons essuyé un refus poli démontrant, Mesdames, Messieurs, que la priorité n’était pas au social mais à l’économique ! Réaliser le milliard l’an prochain, voilà l’enjeu !

Cet objectif pourrait être atteint mais à quel prix pour les salariés pressurés de partout ? Nous ne sommes pas la seule entreprise du Groupe Vivendi à suggérer que la capital humain redevienne une priorité cf article du blog en date du 11 juillet dernier : ... Les salariés représentés dans le comité de groupe Vivendi demandait alors que les Directions des entreprises du Groupe s’appuie durablement sur le développement de ressources humaines internes comme vecteur essentiel de réussite et reconnaisse, valorise et développe ce capital humain...
Une gageure? A voir!

A suivre...!
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