Par exemple, chez Danone le directeur de la prospective indique "...quand une même question se pose à plusieurs centaines de personnes, mieux vaut partager la réponse..."
Inciter les collaborateurs...
... Pour l'entreprise, il y aurait 3 grands bénéfices résume le président de l'institut de recherche et de formation au management collaboratif Boostzone, "…l’engagement des salariés… l’innovation qui émane de la confrontation des idées… et les gains de productivité…"
C’est un débat qui devient tout à coup crucial pour les entreprises.
Mais, nous constatons qu'elles ne savent pas traiter ces nouvelles formes d’expressions, ni aborder dans la sérénité ces nouvelles pratiques, sauf à vouloir freiner autant que possible les initiatives et les expressions individuelles ou collectives…
Nos entreprises sont à la peine et ne savent pas comment réagir face à ce qui apparait comme un mouvement inéluctable de libération d'une parole autrefois contrainte et totalement contrôlée!
Les réseaux sociaux existent, se disent elles... A défaut de savoir ou de pouvoir les contrôler, imposons des règles coercitives...
Taisez-vous ou alors, sachez que la moindre expression sur un réseau pourrait vous valoir sanction… !
Quelle audace, quelle ouverture… !
Etonnant quand l’on constate combien Facebook, Twitter, les Blogs et l’ensemble des réseaux de communication bouleversent le monde politique et bousculent jusqu’à des régimes corrompus et violents qui avaient pourtant résistés jusque là!
Dangereux parce que ce qui est en cause, c’est bien la liberté d'expression individuelle et collective.
Cette liberté si chèrement conquise et constamment remise en question s’arrêterait donc à la porte de l’entreprise?
Dans le cas présent, cela ne s’arrête pas à la simple expression de salariés sur les réseaux sociaux, mais aussi sur la diffusion possible sur ces réseaux de propos tenus auprès d’autres personnes, amis, famille… (sic...) Et que l’on soit identifié, identifiable ou pas, peu importe, la sanction pourra tomber sans crier gare, sans distinction…
Une petite folie … ??
On n’est pas à un paradoxe prêt !
«LA COMMUNICATION» doit rester l’apanage de communicateurs dument certifiés, professionnels reconnus, recrutés, briefés pour cela. Ces professionnels salariés de l’entreprise continueront d’exprimer une parole «officielle».
Mais à côté de celle-là prennent forme de nouveaux espaces d’échanges individuels et collectifs.
Une charte pas très éthique...
Plutôt que d’essayer de freiner, par des règles rétrogrades ou liberticides, un mouvement inéluctable, plutôt que de regarder passer la caravane du progrès avec des lunettes du 19ième siècle, saisissons-nous de ces opportunités. Business et engagement des salariés devraient en profiter…
Nos prochaines NewsLetters reviendront sur ces sujets



