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31 mai 2011

Entreprises : à chacun son réseau social...

C'est le titre d'un article publié par le journal "Les Echos" du 31 mai

Le journaliste précise dans cet article que dans certaines entreprises, les directions veulent profiter de ces réseaux pour décloisonner et in fine, gagner en efficacité!

Par exemple, chez Danone le directeur de la prospective indique "...quand une même question se pose à plusieurs centaines de personnes, mieux vaut partager la réponse..."

De plus, selon lui, "...l'outil cimenterait la culture interne…"


Inciter les collaborateurs...
... Pour l'entreprise, il y aurait 3 grands bénéfices résume le président de l'institut de recherche et de formation au management collaboratif Boostzone, "…l’engagement des salariés… l’innovation qui émane de la confrontation des idées… et les gains de productivité…"

C’est un débat qui devient tout à coup crucial pour les entreprises. 
Mais, nous constatons qu'elles ne savent pas traiter ces nouvelles formes d’expressions, ni aborder dans la sérénité ces nouvelles pratiques, sauf à vouloir freiner autant que possible les initiatives et les expressions individuelles ou collectives…


Nos entreprises sont à la peine et ne savent pas comment réagir face à ce qui apparait comme un mouvement inéluctable de libération d'une parole autrefois contrainte et totalement contrôlée!


Elles oscillent selon leur niveau de perception de ce qui peut apparaitre comme «acceptable» entre libéralisme et judiciarisation, entre respect de la liberté individuelle et expression collective, entre contrôle de la communication et libération technologique… mais dans l’anarchie et l’affolement.

Les réseaux sociaux existent, se disent elles... A défaut de savoir ou de pouvoir  les contrôler, imposons des règles coercitives...
C’est le choix que voudrait faire CANAL+ en préparant un texte qui pourrait être prochainement intégré au règlement intérieur et qui imposerait … le silence.. à l’ensemble de ses salariés!


Taisez-vous ou alors, sachez que la moindre expression sur un réseau pourrait vous valoir sanction… !


Quelle audace, quelle ouverture… !
Tablons qu’il s’agit plus d’une incompréhension générationnelle... C’est malgré tout étonnant et dangereux.


Etonnant quand l’on constate  combien Facebook, Twitter, les Blogs et l’ensemble des réseaux de communication bouleversent le monde politique et bousculent jusqu’à des régimes corrompus et violents qui avaient pourtant résistés jusque là!


Ces mêmes outils, n'en doutons pas,  vont également bousculer le fonctionnement économique et social de nos entreprises. C’est inéluctable et vouloir ériger on ne sait quel muraille de Chine... justement la Chine... apparait comme bien dérisoire et suranné.


Dangereux parce que ce qui est en cause, c’est bien la liberté d'expression individuelle et collective.
Cette liberté si chèrement conquise et constamment remise en question s’arrêterait donc à la porte de l’entreprise?
L’entreprise du 21ième siècle, quand cela la concerne, serait-elle en marge des évolutions technologiques et sociales qu’elles génèrent et produit elle-même ?

C’est un débat permanent depuis que les technologies existent et se développent dans les entreprises «modernes»…


Dans le cas présent, cela ne s’arrête pas à la simple expression de salariés sur les réseaux sociaux, mais aussi sur la diffusion possible sur ces réseaux de propos tenus auprès d’autres personnes, amis, famille… (sic...) 

Et que l’on soit identifié, identifiable ou pas, peu importe, la sanction pourra tomber sans crier gare, sans distinction…


Une petite folie … ??
Affolée, incapable de comprendre et de maîtriser les  nouveaux enjeux de la communication sociale, les entreprises en seraient-elles à fabriquer et mettre en œuvre des systèmes rappelant de bien mauvaises pratiques, plutôt usitées sur les berges de pays totalitaires ?

On n’est pas à un paradoxe prêt !
«LA COMMUNICATION» doit rester l’apanage de communicateurs dument certifiés, professionnels reconnus, recrutés, briefés pour cela. Ces professionnels salariés de l’entreprise continueront d’exprimer une parole «officielle».

Mais à côté de celle-là prennent forme de nouveaux espaces d’échanges individuels et collectifs.


Une charte pas très éthique...
Plutôt que d’essayer de freiner, par des règles rétrogrades ou liberticides, un mouvement inéluctable, plutôt que de regarder passer la caravane du progrès avec des lunettes du 19ième siècle, saisissons-nous de ces opportunités. Business et engagement des salariés devraient en profiter…

Nos prochaines NewsLetters reviendront sur ces sujets
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