Une action extérieure à l’entreprise en dégageant des moyens dans le cadre d’une fondation par exemple, ou d’une structure ad-hoc et qui aurait pour mission de favoriser particulièrement dans nos banlieues déshéritées la création, car nous savons que la maîtrise des images et des sons, la maîtrise des outils de communications est aussi un vecteur d’émancipation qui fait grandir et réfléchir. Du dessin à l’image au même titre que le Bondy Blog était né après les émeutes de 2005, nous pourrions investir pour de telles initiatives soient favorisées, soutenues, développées, imaginées. Voilà qui redonnerait du sens, dans une perspective de long terme… Ce serait un investissement minime en termes financiers mais majeur par son impact social !
20 novembre 2015
Agir... Oui mais comment?
Penser l’après… agir maintenant
Après ces actes barbares, alors que la France s’enfonce dans
le deuil et la crainte de nouvelles attaques, alors que nous savons maintenant
que Paris pourrait ressembler à Beyrouth, alors que nous sommes saisis d’effroi
devant la puissance de ces assassins, que faisons-nous, que devons-nous faire,
comment pouvons-nous réagir, avec quelles armes … ?
Individuellement, collectivement chacun sait que l’on ne peut plus se contenter
de regarder les Kalachnikovs cracher la mort, qu’il faut agir, se lever, avec
nos moyens, notre capacité à provoquer le débat mais aussi et avant tout l’action!
Ces dizaines de victimes, celles du 13 Novembre, celles de
janvier, celles des attentats de Toulouse, de Bruxelles… ne doivent pas avoir
laissés leur vie pour rien, ces drames qui nous touchent au plus profond de
nous-mêmes parce qu’ils atteignent notre dignité d’hommes libres, parce que
leurs auteurs veulent détruire notre démocratie, nous empêcher de vivre libre
et debout, ces actes de barbarie doivent nous faire sortir de notre cocon. Nous
ne pouvons pas, nous ne devons pas rester assis, vivre bien sûr, mais debout… !
Oui mais comment, avec quels moyens…
De là où nous sommes…
Chacun de là où il est, où il travaille, où il agit, dans
son entreprise, son association, individuellement ou collectivement doit
réfléchir aux moyens d’actions qu’il pourrait développer afin de favoriser le
débat et l’action
Nous sommes nous, ex ou futurs salariés de grandes ou plus
petites entreprises de l’audiovisuel dans un secteur clé de la
communication en France et à l’international, télévision, radio, cinéma, Internet, une puissance colossale de transmission de la pensée, de la
réflexion, mais surtout de la création. Ce secteur clé doit prendre aujourd’hui
toutes ses responsabilités, prendre sa part dans la construction d’un vaste
mouvement et participer au renouveau de la pensée, favoriser les espaces de
créations libres sur les antennes, aider à la compréhension d’un monde complexe, et devenu
beaucoup plus dangereux
On est tous responsable de la cohésion sociale!
Rassembler les forces de l’esprit de la communication pour
réfléchir sur cette horreur et y répondre par la force créative voilà une
ambition qui pourrait nous rassembler.
Laïcité, liberté d’expression, histoire des religions,
histoire tout court… ces sujets avaient fait l’objet d’une attention renouvelée
lors des attentats de Janvier 2015, et puis la vie avait repris son cours, la
crainte toujours présente, mais ces attentats ne prédisposaient pas à imaginer ce qui allait
se produire
CANAL+, Vivendi, ses forces vives, sa puissance de
communication, ses antennes peuvent-elles rester en dehors du temps en dehors
du réel ?
Nous avions proposé en Janvier à la direction de l’époque de
s’emparer de cette notion de liberté d’expression pour mettre à l’antenne du
sens, développer l’espace de débats,
confronter les points de vue.
Le sujet des caricatures, de la liberté d’expression dont Canal+ doit rester
une référence, de la liberté de la presse, tous ces sujets sensibles dont nous
sommes les porteurs,
attaqués par les obscurantismes de tous poils pouvaient faire l’objet d’une
introspection partagée avec le plus grand nombre par un traitement spécifique,
une mise en perspective. Nous avions par exemple proposé qu’une place soit
réservée aux caricaturistes de la presse pour qu’ils disposent d’un petit temps
d’antenne afin de nous faire partager leur façon de travailler, de penser, nous décrypter le monde de la caricature, comment un journal intégrait
dans ses colonnes du dessin pour apporter du sens et favoriser le débat…
Ce travail-là a été un peu fait à l’extérieur, sur d’autres
antennes, notamment la radio publique, mais pas chez nous, Bertrand
Meheut était alors peut-être plus préoccupé déjà de son avenir pour qu’il n’ait
pas daigné porter attention à cette idée pourtant simple : comment
mettre les antennes de CANAL+ au service d’une réflexion approfondie sur ces
sujets. Enquêtes, documentaires, cases de débats… Bref, favoriser les
échanges en dégageant des moyens et du temps d’antenne pour que ces drames ne
s’effacent pas de nos mémoires avec le temps, et au-delà de la mémoire, pour
favoriser la réflexion, pour que l’intelligence l’emporte sur l’imbécilité
meurtrière.
Nous avions relevé le dédain, l’incompréhension, l’inaction
et finalement la routine d’une machine auto centrée sur elle-même s’estimant
dégagée de ses responsabilités sociales et culturelles et mêmes politiques au
sens Grec du terme celui du fonctionnement de société, de notre démocratie, de
notre vivre ensemble. Décevant !
Aujourd’hui, une nouvelle Direction est à la manœuvre à
CANAL+ comme chez Vivendi, sous la houlette de Vincent Bolloré, une nouvelle
dynamique est instaurée avec pour première volonté de redresser la barre pour
tenter de refaire de CANAL+ un vaisseau amiral flamboyant capable
d’aborder des contrées nouvelles ouvertes par les bouleversements
technologiques sociologiques ou économiques….
Cette nouvelle direction sera-t-elle aussi sourde aux
bouleversements de notre quotidien, de notre société que ne le fut
l’ancienne ? Saura-t-elle réagir et dégager des moyens pour participer à
l’émergence d’un nouvel espace de création et de réflexion plus axé sur les
évènements d’aujourd’hui ? Nous verrons !
La réalité humaine n’est pas que du discours!
Mais si l’action en interne, sur les antennes, dans la
production est essentielle, une autre forme d’action pourrait voir le jour.
Une action extérieure à l’entreprise en dégageant des moyens dans le cadre d’une fondation par exemple, ou d’une structure ad-hoc et qui aurait pour mission de favoriser particulièrement dans nos banlieues déshéritées la création, car nous savons que la maîtrise des images et des sons, la maîtrise des outils de communications est aussi un vecteur d’émancipation qui fait grandir et réfléchir. Du dessin à l’image au même titre que le Bondy Blog était né après les émeutes de 2005, nous pourrions investir pour de telles initiatives soient favorisées, soutenues, développées, imaginées. Voilà qui redonnerait du sens, dans une perspective de long terme… Ce serait un investissement minime en termes financiers mais majeur par son impact social !
Une action extérieure à l’entreprise en dégageant des moyens dans le cadre d’une fondation par exemple, ou d’une structure ad-hoc et qui aurait pour mission de favoriser particulièrement dans nos banlieues déshéritées la création, car nous savons que la maîtrise des images et des sons, la maîtrise des outils de communications est aussi un vecteur d’émancipation qui fait grandir et réfléchir. Du dessin à l’image au même titre que le Bondy Blog était né après les émeutes de 2005, nous pourrions investir pour de telles initiatives soient favorisées, soutenues, développées, imaginées. Voilà qui redonnerait du sens, dans une perspective de long terme… Ce serait un investissement minime en termes financiers mais majeur par son impact social !
Un sursaut ! Un réveil des consciences
Autre idée, celle de la création d’un mouvement du 13
novembre. Un mouvement d’abord à la mémoire des victimes de cette barbarie mais
pas seulement. Un mouvement ouvert à toutes et à tous, construit autour d’un
concept simple : réunir celles et ceux qui veulent par leurs intelligences
et leurs capacités créatives réfléchir, imaginer, favoriser une
production spécifique ancrée sur les drames de notre temps, sur notre histoire
contemporaine, celles des attentats et des bouleversements qui transforment
déjà notre société.
Les forces de la création avant celles de la destruction et
de la mort pour la défense de notre société, de nos valeurs. L’image est
une arme dont nous connaissons la puissance. Les ennemis de la démocratie le
savent bien eux qui utilisant à satiété les réseaux sociaux pour nous abreuver
de leurs idéologie meurtrière. Voilà pourquoi il serait judicieux de se
rassembler pour créer un espace de réflexion et d’action libre et agile !
07 juin 2015
Projet de loi sur le dialogue social, une importante modification du droit social en perspective dans nos entreprises
Le projet de loi sur le dialogue social présenté au Parlement
pourrait profondément modifier l’environnement et le dialogue social dans nos entreprises…
Compte personnel d'activité, "prime d'activité",
délégation unique du personnel... Le projet de loi entend simplifier
des règles jugées "trop formelles" et "complexes" et qui
constituent, selon le gouvernement, un frein à la performance des entreprises et donc à l'embauche
Ce projet de loi est née de l'échec des négociations sociales entre patronat et
syndicats en janvier
Présenté début avril aux syndicats, le
projet de loi a reçu un accueil mitigé, aussi bien du côté des organisations syndicales représentatives des salariés que des organisations patronales.
Côté patronat, la CGPME, très hostile à la
représentation pour les TPE, a estimé qu'il alourdissait le "mille-feuille
social", tandis que le Medef y voit une "collection de
semi-réformes". Aucun syndicat représentatif n'a
donné son blanc-seing sur le texte présenté au parlement. Il s'agit avant tout de rester vigilant sur les moyens donnés aux représentants du personnel
Un dialogue social simplifié
Sur le dialogue social,
la réforme simplifie les instances représentatives du personnel. Elle permet
aux entreprises de moins de 300 salariés de regrouper délégués
du personnel, Comité d'entreprise et Comité d'hygiène, de sécurité et des
conditions de travail au sein d'une Délégation unique du personnel
(DUP)
Jusque-là, cette possibilité n'était
offerte qu'aux entreprises de moins de 200 salariés et n'incluait pas le CHSCT.
Selon le gouvernement, 3.000 entreprises de plus pourront mettre en place une
DUP
"Un fonctionnement plus simple et
plus efficace pourra avoir des effets positifs en termes de productivité, et indirectement
sur l'emploi", estime le gouvernement.
Quant aux entreprises de plus de
300 salariés, elles devront passer par un accord majoritaire pour pouvoir
regrouper des instances. "Environ 7.000 entreprises couvrant 7 millions de
salariés seraient potentiellement concernées".
Le projet crée aussi une représentation
des salariés des très petites entreprises, les TPE de moins
de 11 salariés. Cela se fera toutefois via des "commissions régionales
paritaires", dont les membres n'auront pas accès aux entreprises
La réforme concentre également les
obligations d'information-consultation et les négociations obligatoires en trois grands rendez-vous annuels.
Pour valoriser dans le même temps le
parcours des quelque 600.000 représentants des salariés recensés en France, le
texte leur assurerait une progression de salaire minimale...
Il s’agirait dès 2017 de créer un compte
personnel d'activité regroupant les différents comptes existants (pénibilité,
formation...).
Un compte que les salariés pourraient
garder tout au long de leur carrière… Ce serait "la grande réforme"
sociale du quinquennat.
Mais les contours et les modalités d’application
de ce compte seraient précisés par une nouvelle loi en 2016 après négociation
des partenaires sociaux.
La future "prime d'activité"
Autre mesure qui s'est greffée au projet, la création d'une prime d'activité.
Cette prime naîtrait de la fusion du RSA -activité
et de la prime pour l'emploi, à laquelle plus de 5,6 millions d'actifs seront
éligibles
Le gouvernement s'est engagé à que la
prime d'activité soit "élargie" aux étudiants salariés et aux
apprentis touchant au moins 0,8 SMIC.
Enfin, le projet de loi pérennise aussi le régime
d'assurance-chômage des intermittents du spectacle..;
Qu'il faille éventuellement modifier certaines règles sociales, pourquoi pas, mais de penser que ces évolutions permettront de développer l'emploi et les embauches reste de l'ordre de l'utopie. Le marché du travail est en crise profonde, une crise avant tout consécutive d'une mutation technologique radicale qui permet aujourd'hui de supprimer des milliers d'emplois.
Cette loi porte le doux nom de"dialogue social". De ce point de vue, les inquiétudes sont réelles et légitimes pour les représentants du personnel. Les accords interprofessionnels négociés ces dernières années sont peu ou pas respectés. Les blocages des directions de grandes entreprises sont permanents. Au lieu de favoriser le dialogue, ces accords ont accentué la crispation, le dialogue suppose un respect réciproque des engagements, de ce point de vue le chemin reste bordé de bonnes intentions...
Qu'il faille éventuellement modifier certaines règles sociales, pourquoi pas, mais de penser que ces évolutions permettront de développer l'emploi et les embauches reste de l'ordre de l'utopie. Le marché du travail est en crise profonde, une crise avant tout consécutive d'une mutation technologique radicale qui permet aujourd'hui de supprimer des milliers d'emplois.
Cette loi porte le doux nom de"dialogue social". De ce point de vue, les inquiétudes sont réelles et légitimes pour les représentants du personnel. Les accords interprofessionnels négociés ces dernières années sont peu ou pas respectés. Les blocages des directions de grandes entreprises sont permanents. Au lieu de favoriser le dialogue, ces accords ont accentué la crispation, le dialogue suppose un respect réciproque des engagements, de ce point de vue le chemin reste bordé de bonnes intentions...
01 71 35 13 17
05 juin 2015
Avec Bolloré, le changement c’est vraiment maintenant… !
Vivendi, une AG qui
dépote !
Une stratégie, une équipe, des moyens, du temps... conditions indispensables pour gagner selon V. Bolloré ! Enfin semble se dessiner une stratégie, une organisation, une méthode, mais Il faudra attendre encore un peu pour que cette vague du renouveau atteigne les rives de CANAL+ !
Premier
changement, le travail en commun! Alors que toute relation étroite était
prohibée avec nos cousins de Vivendi, de SFR ou d’Universal Music, Vincent Bolloré met en
musique une autre stratégie basée sur l’échange et le partage. Non pas la
convergence des techniques prônée à l’époque par JMM, mais le rapprochement des
femmes et des hommes dans un Groupe Intégré. Nous avions toujours souligné que
cela devait commencer par le haut pour qu’il y ait quelques chances de
succès, c’est engagé !
Partage de
la stratégie, évaluation des ressources, mise en commun de compétences, ce n’est
plus un choix, c’est devenu une obligation ! Enfin dirions-nous, alors que
nous avons souffert pendant des années d'un cloisonnement total des activités, chacun devant rester chez soi, se faisant tancer s’il développait des relations
trop étroites avec le siège de Vivendi ou de SFR !
Du temps perdu, des
business affaiblis, de l’incompréhension… y compris pour les représentants du
personnel. Il était de mauvais ton de venir partager les expériences chez Vivendi, échanger sur la stratégie, expliquer les dysfonctionnements
internes, proposer des remèdes et des idées… Participer à une réunion coté Arc de
triomphe au siège de Vivendi c’était prendre le risque de se faire tancer au
retour ou pire d’être mis au placard… pas de relation avec nos cousins proches ou éloignés, c'était la loi du non dit…
Du temps perdu, des
business affaiblis, de l’incompréhension… y compris pour les représentants du
personnel. Il était de mauvais ton de venir partager les expériences chez Vivendi, échanger sur la stratégie, expliquer les dysfonctionnements
internes, proposer des remèdes et des idées… Participer à une réunion coté Arc de
triomphe au siège de Vivendi c’était prendre le risque de se faire tancer au
retour ou pire d’être mis au placard… pas de relation avec nos cousins proches ou éloignés, c'était la loi du non dit…
Cela semble
maintenant relever du passé, tant mieux ! Aujourd’hui
en quelques mois, Vincent Bolloré a bouleversé la donne ! Fini la holding éloignée de
ses business, fini l’absence de dialogue entre filiale, détruite la muraille de
Chine que chaque patron de business avait érigé pour mieux protéger son pouvoir… c’est déjà une révolution !
Enfin! Que de temps et d’énergie perdus, que d’argent dilapidé, que de projets
avortés, que de business étouffés, que de compétences déçues par une politique absurde du chacun chez soi…
Pour gagner ce pari, il faudra également s'attaquer au social! Sous les coups de
boutoirs d’une politique passéiste, le tissu social de CANAL+ s’est délité et
appauvri. Syndicats mis au pas, monologue plus que dialogue cette politique de
la contrainte ne colle plus avec la nouvelle ambition d’un Groupe modernisé,
ouvert respectueux des femmes et des hommes qui le compose. Parler le même langage, celui de la raison, moins d'autoritarisme, moins de soumission pour un partenariat constructif et gagnant avec les partenaires sociaux!
Accepter un contre pouvoir, c'est reconnaître que l'on peut gagner ensemble plutôt que de prendre le risque de perdre seul! Le renouveau
social attendu impatiemment par une majorité de salariés et de partenaires sociaux sera un gage supplémentaire de réussite à court terme. Il n’existe pas encore sur le marché d'outils pour mesurer les conséquences sur le business d'une politique sociale inadaptée. C'est bien dommage, car nous sommes persuadés que les difficultés dans notre business en France proviennent en partie de mauvais choix sociaux. Restructurations incomprises, déménagements permanents, départs contraints de très nombreuses compétences, nous aurions voulu affaiblir la structure que nous n'aurions pas fait autrement !
Tout cela pourrait relever rapidement du passé ! Une nécessité, une obligation, dans notre entreprise meurtrie par le mal être et le burn out, des phénomènes en progression importante et inquiétante ces derniers mois.La réussite économique du nouveau Vivendi passera aussi par le renouveau social chez CANAL! D'une méthode inadaptée et contraignante, antinomique avec notre ADN, nous devrions favoriser l’émergence le retour au respect, à l'échange, au dialogue ouvert et constructif et non plus sa caricature!
La récente AG de Vivendi ouvre quelques espoirs!
A l'abordage...!
13 avril 2015
Nouvelle Assemblée Générale des salariés de CANAL+!
Les syndicats CFDT, CGC Médias et CGT convoquent une nouvelle Assemblée Générale demain mardi 14 avril à
13h30 sur le site Lumière à Boulogne Billancourt!
Au final, un mois de négociations et la rédaction d'un protocole de sortie de crise signé par le seul syndicat UNSA +Libres!
Les 3 autres syndicats représentatifs présenteront ces propositions lors de cette Assemblée Générale, considérant que c'est d'abord aux salariés de décider de l'avenir à donner au mouvement social débuté le 5 mars dernier par un préavis de grève reconductible.

D'ores et déjà, notre syndicat regrette le manque d'ambition sociale de ce texte. Un abondement supplémentaire de 250€ sur l'intéressement ne comblera pas le véritable déficit social dans l'entreprise. Ce texte ne traite pas au fond des vraies questions et l'émergence, depuis des mois, d'un grave malaise social
Point positif, enfin le mot Burn Out et la reconnaissance des risques psychosociaux font apparition dans un texte négocié par les syndicats, alors que notre Direction a toujours nié la réalité de ces phénomènes, arguant souvent qu'il s'agit pour les salariés concernés de problèmes personnels qui ont peu à voir avec leur environnement de travail. Les responsables syndicaux savent combien de salariés ils reçoivent en situation dépressives ou en véritable burn out. un fait incontestable souligné par la psychologue de l'entreprise qui a officiellement reconnu le développement de cette pathologie grave.
Mais avec ce texte négocié et présenté aux organisations syndicales, nous considérons que nous ne nous attaquons pas aux racines du mal qui gangrènent l'espace social de CANAL+!
Ces racines du malaise social ont pour origine les licenciements en nombre et le non remplacement de dizaines de postes depuis des mois, une désorganisation de nombreux services ballottés entre déménagement et réorganisations permanentes, une instabilité managériale chronique dans de nombreux secteurs, comme celui par exemple du Marketing Distribution, coeur du business, après le départ d'Aurélie Stockpoeuf qui sera restée seulement 9 mois à son poste... une instabilité chronique depuis le départ de Maxime Saada en 2013!
Il faut y ajouter un dialogue social en panne, et des pressions insupportables sur la représentation du personnel pour comprendre l'état de tension sociale à CANAL+!
Les syndicats responsables ne sont ni pour la compromission ni pour le compromis mollasson! Nous voulons de nouveaux et véritables engagements pour l'avenir, nous voulons un dialogue social renouvelé, nous voulons le respect des salariés et l'arrêt des licenciements brutaux... nous voulons une entreprise apaisée sur le plan social afin qu'elle puisse engager sa transformation avec les salariés et non à côté d'eux!
Mais c'est aux salariés de décider
Assemblée Générale demain 13h30 Lumière!
13h30 sur le site Lumière à Boulogne Billancourt!
Au final, un mois de négociations et la rédaction d'un protocole de sortie de crise signé par le seul syndicat UNSA +Libres!
Les 3 autres syndicats représentatifs présenteront ces propositions lors de cette Assemblée Générale, considérant que c'est d'abord aux salariés de décider de l'avenir à donner au mouvement social débuté le 5 mars dernier par un préavis de grève reconductible.

D'ores et déjà, notre syndicat regrette le manque d'ambition sociale de ce texte. Un abondement supplémentaire de 250€ sur l'intéressement ne comblera pas le véritable déficit social dans l'entreprise. Ce texte ne traite pas au fond des vraies questions et l'émergence, depuis des mois, d'un grave malaise social
Point positif, enfin le mot Burn Out et la reconnaissance des risques psychosociaux font apparition dans un texte négocié par les syndicats, alors que notre Direction a toujours nié la réalité de ces phénomènes, arguant souvent qu'il s'agit pour les salariés concernés de problèmes personnels qui ont peu à voir avec leur environnement de travail. Les responsables syndicaux savent combien de salariés ils reçoivent en situation dépressives ou en véritable burn out. un fait incontestable souligné par la psychologue de l'entreprise qui a officiellement reconnu le développement de cette pathologie grave.
Mais avec ce texte négocié et présenté aux organisations syndicales, nous considérons que nous ne nous attaquons pas aux racines du mal qui gangrènent l'espace social de CANAL+!
Ces racines du malaise social ont pour origine les licenciements en nombre et le non remplacement de dizaines de postes depuis des mois, une désorganisation de nombreux services ballottés entre déménagement et réorganisations permanentes, une instabilité managériale chronique dans de nombreux secteurs, comme celui par exemple du Marketing Distribution, coeur du business, après le départ d'Aurélie Stockpoeuf qui sera restée seulement 9 mois à son poste... une instabilité chronique depuis le départ de Maxime Saada en 2013!Il faut y ajouter un dialogue social en panne, et des pressions insupportables sur la représentation du personnel pour comprendre l'état de tension sociale à CANAL+!
Les syndicats responsables ne sont ni pour la compromission ni pour le compromis mollasson! Nous voulons de nouveaux et véritables engagements pour l'avenir, nous voulons un dialogue social renouvelé, nous voulons le respect des salariés et l'arrêt des licenciements brutaux... nous voulons une entreprise apaisée sur le plan social afin qu'elle puisse engager sa transformation avec les salariés et non à côté d'eux! Mais c'est aux salariés de décider
Assemblée Générale demain 13h30 Lumière!
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28 mars 2015
Sport+ nouvelle victime des plans d'économies de CANAL+...
En juin, Sport+ cessera d'émettre...Après Maison+, Cuisine+, Jimmy, c'est au tour de Sport+ de faire les frais des plans d'économies successifs en vogue à CANAL+ depuis des mois!
L’une des 3 chaînes
sportives emblématiques du Groupe CANAL cessera d’émettre fin juin !
Une nouvelle
étape dans la restructuration du pool de chaînes thématiques du Groupe CANAL+.
Après
Maison+, Cuisine+, Jimmy, c'est au tour de Sport+ de stopper son activité faute de programmes et de moyens. Quelles seront les prochaines victimes?
Pertes de
droits au profit de Bein, tension économique, redéploiement de moyens sur d’autres
segments de chaînes thématiques, le tout à budget constant, il n’y a pas d’alternative
selon la Direction de CANAL+, il faut fermer des chaines pour en soutenir d’autres.
Une décision étonnante alors qu’il y a quelques mois, les projets pour Sports+
fleurissaient. Passage en HD, ré-allocation de droits, soutien à la diffusion... Patatras,
la perte de droits essentiels et le contrat exclusif pour la diffusion des chaines d’Eurosport sur
CANALSAT bouleversent la donne et justifieraient cette décision.
Un changement profond de politique éditoriale pour les chaînes thématiques du
Groupe. Plutôt que de soutenir la diversité, CANAL+ décide de concentrer ses moyens
sur quelques thématiques porteuses, chaînes Jeunesse ou chaînes Découvertes par
exemple. Mais en période de vaches maigres et de plans d’économies permanents,
la seule façon de dégager de nouvelles marges pour ces chaînes, c'est d’en réduire le nombre…
Ré-allouer de
nouveaux moyens financiers à budget constant, il n’y aurait pas d’alternatives…
Cette réorganisation s'inscrit-elle dans les futurs plans de Vivendi?Trop d'acteurs sur un marché réduit, des droits onéreux, un modèle de consommation en constante évolution, sommes-nous à la veille d'un nouveau chambardement? Le paysage audiovisuel est à nouveau en mouvement et
la maison mère de CANAL+ va y jouer un rôle majeur. Les moyens sont colossaux mais il faut encore attendre
la déclinaison de la stratégie de Vivendi avant de comprendre ce qui est à l'oeuvre.
Sur le plan
social, 50 salariés concernés…
Une
vingtaine de permanents, des intermittents constituent l’essentiel des
effectifs de la chaîne. Il faut y ajouter des personnels qui travaillent en
transverse pour Sports+, une dizaine de salariés environ
La Direction
de CANAL+ affirme sa volonté de reclasser ou de trouver une solution l’ensemble des salariés. Il
sera difficile malgré tout de satisfaire toutes les ambitions, spécialisation
de certains, budgets limités, réorganisations, d’autres formes d’accompagnement
vont être nécessaire pour une approche sociale responsable et
sécurisée pour ces personnels.
Le redéploiement
d’Infosport+ offrira certainement quelques opportunités de reclassements. Les projets
sportifs de CANAL+ Overseas sur le continent Africain aussi, mais ce ne sont là
encore que des projets
Dans cet environnement, les
effectifs de CANAL vont continuer de fondre! S’ajoutant aux multiples départs
recensés ces derniers mois, la fermeture des chaînes thématiques devraient nécessairement
avoir un impact négatif sur les effectifs de CANAL+. Une tendance lourde depuis des mois et certainement de nouvelles tensions alors
que nous ne sommes pas encore sortis de la crise sociale et du préavis de Grève
lancé le 5 mars par 3 organisations syndicales.
Notre syndicat sera aux avants postes pour participer
activement aux négociations qui devraient permettre de mettre en oeuvre des
solutions pérennes, sécurisées et acceptables pour tous. C'est une nécessité, un impératif, c'est notre ambition!
01 71 35 13 17
22 mars 2015
Ébullition sociale dans l’audiovisuel, prélude d’un printemps aux couleurs chaudes… ?
Grève à Radio France, grève à France TV, préavis de grève à CANAL+,
l’audiovisuel Français est entré dans une
période d’ébullition sociale!
Mêmes maux, mêmes effets :
réductions budgétaires, pressions sur les effectifs, contraintes sociales, pressions
sur les représentants du personnel, la tension atteint des sommets dans l'audiovisuel aujourd'hui en France
L'audiovisuel serait-il devenu le thermomètre social d'une France engourdie par un environnement déprimé et sécuritaire? La question mérité d'être posée alors que les zones de conflits se cristallisent dans ce secteur en pleine évolution économique et technologique
Evolution technologique et transformation radicale des modes de consommation tout d'abord! La modernisation des outils de production et de diffusion modifie en profondeur les métiers historiques de la télévision et les modèles de consommation. Dès lors, il est nécessaire et indispensable de mettre en oeuvre un accompagnement solide des salariés au cœur de ces transformations : analyse concertée avec les partenaires sociaux, sociologie des organisations, adaptation des compétences, réorganisations douces...
Car on ne peut résumer l'accompagnement des salariés bousculés par cet environnement mouvant à un aller simple vers la sortie! Agir ainsi, c'est nier l'apport de centaines de salariés à la réussite de ces entreprises. C'est aussi passer par pertes & profits la responsabilité sociale de l'entreprise, un concept aujourd'hui vernis marketing d'entreprises qui veulent se présenter sur ce chapitre et sur la place publique comme vertueuses, alors qu'en réalité elles cantonnent l'humain, le salarié à une simple variable d'ajustement économique. La véritable responsabilité sociale consisterait tout d'abord à permettre le développement, l'accompagnement des salariés afin de les valoriser et non les abaisser
Coupes budgétaires ensuite! Pour faire face dans un environnement déprimé et maintenir des niveaux de rentabilité "acceptables", les patrons de l'audiovisuel n'ont de de cesse de couper dans les budgets et dans la masse salariale. Résultat, dans le public comme dans le privé, une baisse des investissements qui commencent à affecter les programmes mais qui ont d'abord ces dernières années essorée les budgets hors antenne, services centraux, production, services techniques, etc. Ces économies pèsent sur le quotidien de milliers de salariés et sur la qualité de service offerts aux téléspectateurs et aux clients consommateurs de produits issus de la pay-TV. Ce sont ces plans d'économies qui désorganisent et inquiètent les salariés encore en poste. L'absence de perspective renforce le ressentiment et la colère.
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Social enfin! Ces bouleversements touchent en profondeur les organisations. Licenciements ou ruptures conventionnelles en nombre, non remplacement de postes, mobilités... tout est bon pour réduire la voilure et au besoin en profiter pour mettre en oeuvre de vieux concepts afin d’accélérer le turnover si cher à certaines têtes bien pensantes!
Pour traiter de ces problématiques, on ne peut se contenter de remettre sur le feu de vieilles recettes éculées, il faut un renouvellement de la pensée sociale, un nouvel engagement pour un traitement social adapté et respectueux, une feuille de route écrite pour le moyen ou long terme afin de rassurer, sécuriser, accompagner les femmes et les hommes qui se questionnent sur leur proche avenir.
Evolution technologique et transformation radicale des modes de consommation tout d'abord! La modernisation des outils de production et de diffusion modifie en profondeur les métiers historiques de la télévision et les modèles de consommation. Dès lors, il est nécessaire et indispensable de mettre en oeuvre un accompagnement solide des salariés au cœur de ces transformations : analyse concertée avec les partenaires sociaux, sociologie des organisations, adaptation des compétences, réorganisations douces... Car on ne peut résumer l'accompagnement des salariés bousculés par cet environnement mouvant à un aller simple vers la sortie! Agir ainsi, c'est nier l'apport de centaines de salariés à la réussite de ces entreprises. C'est aussi passer par pertes & profits la responsabilité sociale de l'entreprise, un concept aujourd'hui vernis marketing d'entreprises qui veulent se présenter sur ce chapitre et sur la place publique comme vertueuses, alors qu'en réalité elles cantonnent l'humain, le salarié à une simple variable d'ajustement économique. La véritable responsabilité sociale consisterait tout d'abord à permettre le développement, l'accompagnement des salariés afin de les valoriser et non les abaisser
Coupes budgétaires ensuite! Pour faire face dans un environnement déprimé et maintenir des niveaux de rentabilité "acceptables", les patrons de l'audiovisuel n'ont de de cesse de couper dans les budgets et dans la masse salariale. Résultat, dans le public comme dans le privé, une baisse des investissements qui commencent à affecter les programmes mais qui ont d'abord ces dernières années essorée les budgets hors antenne, services centraux, production, services techniques, etc. Ces économies pèsent sur le quotidien de milliers de salariés et sur la qualité de service offerts aux téléspectateurs et aux clients consommateurs de produits issus de la pay-TV. Ce sont ces plans d'économies qui désorganisent et inquiètent les salariés encore en poste. L'absence de perspective renforce le ressentiment et la colère. .jpg)
Social enfin! Ces bouleversements touchent en profondeur les organisations. Licenciements ou ruptures conventionnelles en nombre, non remplacement de postes, mobilités... tout est bon pour réduire la voilure et au besoin en profiter pour mettre en oeuvre de vieux concepts afin d’accélérer le turnover si cher à certaines têtes bien pensantes!
Pour traiter de ces problématiques, on ne peut se contenter de remettre sur le feu de vieilles recettes éculées, il faut un renouvellement de la pensée sociale, un nouvel engagement pour un traitement social adapté et respectueux, une feuille de route écrite pour le moyen ou long terme afin de rassurer, sécuriser, accompagner les femmes et les hommes qui se questionnent sur leur proche avenir.
Hors, le constat est aujourd'hui déprimant!
L'affaiblissement des partenaires sociaux au besoin sous la contrainte est devenu monnaie courante de directions qui ne supportent pas de contre pouvoir social. Un enjeu si prégnant pour certains que tout peut être mis en oeuvre pour arriver à ces fins, y compris par des méthodes contestables ou déloyales.
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Croit-on sincèrement construire l'entreprise moderne de communication sur un champ de ruines sociales? Une utopie dangereuse pour le business comme pour les salariés. Ceux là paient déjà un lourd tribu, du burn out au suicide comme à France 3, 6 recensées depuis 2010 et autant de tentatives... http://bit.ly/1AAy8Cs
C'est pourquoi le réveil doit sonner! L'audiovisuel ne peut devenir une nouvelle sidérurgie du 21eme siècle. La crise que traversent nos médias dans leur environnement économique et social ne se résoudra pas à coups de coupes budgétaires ou de plan social déguisé sauf à affaiblir encore un peu plus les organisations et prendre un risque majeur pour la santé et la sécurité des salariés.
Le secteur de l'audiovisuel peut et doit faire sa mue, mais en évitant la violence sociale, en privilégiant le dialogue et l’ouverture, en donnant le temps aux milliers de salariés du secteur de s’adapter ou de trouver la voie du renouvellement en bénéficiant d'outils et de services mis à leur disposition par les entreprises.

Alors un nouveau jour pourrait naître et apporter un pincée de sérénité dans un univers qui s'enfonce dans la déprime! Un espace ou utopie rimerait avec réalité pour le plus grand bien de nos business et des salariés! Le secteur de l'audiovisuel sera-t-il capable de montrer la voie du renouveau social? Nous verrons dans les prochains mois comment ces mouvements profonds vont modifier les équilibres économiques et sociaux. Une certitude, il faut que ça change sauf à attendre la catastrophe pour agir.
L'affaiblissement des partenaires sociaux au besoin sous la contrainte est devenu monnaie courante de directions qui ne supportent pas de contre pouvoir social. Un enjeu si prégnant pour certains que tout peut être mis en oeuvre pour arriver à ces fins, y compris par des méthodes contestables ou déloyales.
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Croit-on sincèrement construire l'entreprise moderne de communication sur un champ de ruines sociales? Une utopie dangereuse pour le business comme pour les salariés. Ceux là paient déjà un lourd tribu, du burn out au suicide comme à France 3, 6 recensées depuis 2010 et autant de tentatives... http://bit.ly/1AAy8Cs
C'est pourquoi le réveil doit sonner! L'audiovisuel ne peut devenir une nouvelle sidérurgie du 21eme siècle. La crise que traversent nos médias dans leur environnement économique et social ne se résoudra pas à coups de coupes budgétaires ou de plan social déguisé sauf à affaiblir encore un peu plus les organisations et prendre un risque majeur pour la santé et la sécurité des salariés.
Le secteur de l'audiovisuel peut et doit faire sa mue, mais en évitant la violence sociale, en privilégiant le dialogue et l’ouverture, en donnant le temps aux milliers de salariés du secteur de s’adapter ou de trouver la voie du renouvellement en bénéficiant d'outils et de services mis à leur disposition par les entreprises.
Alors un nouveau jour pourrait naître et apporter un pincée de sérénité dans un univers qui s'enfonce dans la déprime! Un espace ou utopie rimerait avec réalité pour le plus grand bien de nos business et des salariés! Le secteur de l'audiovisuel sera-t-il capable de montrer la voie du renouveau social? Nous verrons dans les prochains mois comment ces mouvements profonds vont modifier les équilibres économiques et sociaux. Une certitude, il faut que ça change sauf à attendre la catastrophe pour agir.
01 71 35 13 17
13 mars 2015
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sontCeux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front
Ceux qui d'un haut destin
gravissent l'âpre cime
Ceux qui marchent pensifs,
Ceux qui marchent pensifs,
épris d'un but sublime
Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour
Car le plus lourd fardeau,
c'est d'exister sans vivre
Inutiles, épars, ils traînent ici-bas
Le sombre accablement d'être
en ne pensant pas
Ils s'appellent vulgus, plebs, la tourbe, la foule
Ils sont ce qui murmure, applaudit, siffle, coule,
Bat des mains, foule aux pieds, bâille,
Ils sont ce qui murmure, applaudit, siffle, coule,
Bat des mains, foule aux pieds, bâille,
dit oui, dit non,
N'a jamais de figure et n'a jamais de nom ;
N'a jamais de figure et n'a jamais de nom ;
Sans un songe en avant, sans un deuil en arrière,
Quoi ! marcher devant soi sans savoir où l'on va,
Rire de Jupiter sans croire à Jéhova,
Quoi ! marcher devant soi sans savoir où l'on va,
Rire de Jupiter sans croire à Jéhova,
Regarder sans respect l'astre,
la fleur, la femme,
Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l'âme,
Pour de vains résultats faire de vains efforts,
N'attendre rien d'en haut ! ciel ! oublier les morts !
Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l'âme,
Pour de vains résultats faire de vains efforts,
N'attendre rien d'en haut ! ciel ! oublier les morts !
Oh non, je ne suis point de ceux-là ! grands, prospères,
Fiers, puissants, ou cachés dans d'immondes repaires,
Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés
Fiers, puissants, ou cachés dans d'immondes repaires,
Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés
Et j'aimerais mieux être, ô fourmis des cités,
Tourbe, foule, hommes faux, cœurs morts, races déchues,
Un arbre dans les bois qu'une âme en vos cohues
01 71 35 13 17
01 mars 2015
Une semaine sociale cruciale!
Une semaine décisive pour l’avenir du dialogue social et de son renouveau!
Le 3
mars, tout devrait se nouer et s'éclaircir ! C’est en effet à cette date que vont se
retrouver les partenaires sociaux pour débattre des grands sujets qui
provoquent depuis plusieurs mois de réelles tensions et incompréhensions et qui
ont conduit à la décision du mouvement du 5 mars.
Nous verrons
comment les revendications et les propositions de l’intersyndicale seront entendues
par la direction de Canal+!
Il s’agit
pour notre syndicat de permettre l’émergence d’une nouvelle dynamique
collective durable basée sur un dialogue renouvelé et respectueux. Pour donner du sens à la transformation radicale de notre entreprise qui s'annonce, il faut y associer en permanence et en transparence les différents acteurs sociaux, rouage et relais indispensables afin d’obtenir l’adhésion
du plus grand nombre!
Tout est
toujours affaire de méthode et rien n’est impossible lorsque le dialogue l’emporte
sur la décision unilatérale. C’est le sens de notre engagement depuis plus de
10 ans, ce sera encore le cas demain et après-demain !
Au fond, il s’agit non plus de subir mais d’anticiper
les impacts sociaux consécutifs d’une stratégie en perpétuelle évolution,
particulièrement en cette période de tension sur notre marché Français.
Nous avons
vécu des périodes terribles en 2001 et en 2003. La reconstruction de l’époque
fut opérée par le dialogue et l’échange, le respect et la compréhension, une
ferme volonté d’amortir les chocs
sociaux pour des centaines de salariés alors ballottés entre résignation et
révolte. La CGC avait alors pris toute
sa part dans cet épisode douloureux en apportant son expertise et sa très bonne
connaissance du terrain. Le travail réalisé avait été reconnu en interne et en externe comme un exemple malgré les douloureuses décisions liées à la restructuration du Groupe.
Aujourd’hui,
la distance du pouvoir de décision de la base est trop importante! Les relais
naturels d’alertes et notamment les partenaires sociaux ne sont plus opérants ou entendus. La machine s’est
grippée, pour finalement se crisper!
Il ne
suffira pas d’une rustine pour relancer le dialogue et retrouver le chemin de la
confiance! Redonner du sens, réaffirmer l’indispensable rôle des partenaires sociaux comme relais constructif
dans les domaines sociaux et économiques, repenser le dialogue social,
ouvrir des négociations sur les sujets cruciaux sur le stress ou l’organisation
du travail… les chantiers qui nous attendent sont importants et cruciaux
La troisième
vie de CANAL+ dont on pressent l’émergence et qui va prendre son envol en 2015 ne sera
pas un long fleuve tranquille. L’adhésion
des salariés restera un atout majeur et indispensable pour que cette révolution
qui se prépare soit couronnée de succès.
Si l’entreprise n’est pas une institution
démocratique, elle reste malgré tout et avant tout une aventure humaine! L’oublier
serait suicidaire et contre-productif. C’est le sens du mouvement du 5 mars que de remettre les
pendules à l’heure en réaffirmant certains principes intangibles de notre vie sociale
commune qui ne sont pas que belles envolées lyriques formulées au bas de quelques documents officiels.
C'est l'intérêt de chacun et de tous et d'abord de CANAL+ que de réussir cette transition par la rénovation sociale. Le 3 mars devrait en révéler la volonté réciproque. C'est notre souhait !
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18 février 2015
Si vous faites grève, j’externalise votre service…
Le dépôt d’un préavis de grève par l’ensemble des organisations
syndicales pour le 5 mars prochain semble faire perdre la raison et le calme à quelques responsables de CANAL+ et en premier lieu du côté DRH Groupe!
Il y a quelques jours en fin de semaine dernière, la DRH a fait flamber son forfait téléphonique
des heures durant parfois très très tard
le soir, pour tenter de convaincre de l’inanité d'une communication interne sur ce mouvement de grève
Pensez donc, 2
grèves en 30 ans dont une grâce à moi, c’est trop d’honneur !
Depuis l’annonce de ce préavis de grève fixé au 5 mars, les pressions se multiplient. Elles ont visé ces derniers jours les services techniques de
la diffusion. Le message transmis alors à un responsable syndical est on ne peut
plus clair "… si vous faites grève, faites attention à une possible externalisation…" Ben voyons, un droit constitutionnel contre la vente de votre activité, voilà un bon moyen pour engager le dialogue!
Excellente méthode pour désamorcer le mouvement ! Dans le contexte social aujourd’hui un peu
tendu, certains dirigeants semblent perdre leurs nerfs. Ils tentent d’intimider,
de manipuler, d’acheter ce qui reste d’un dialogue social rompu depuis des mois
dans l’espoir peut-être d’éviter une mobilisation massive des salariés de CANAL+, ils se trompent encore une fois de méthode!
Interpellations individuelles pendant des heures au téléphone
de représentants du personnel, pressions quotidiennes, appels très tardifs… et finalement
menaces, c’est le dernier remède pour tenter d’affaiblir un mouvement qui ne cesse
de prendre de l’ampleur
Cette réaction est à l’image de ce que nous vivons depuis des
mois. Une incapacité au dialogue autrement que par l’oukase ou les pressions, un
déni des problèmes majeurs rencontrés dans notre Groupe par des centaines de salariés
aujourd’hui sujets aux burn out et à la dépression...
Une situation grave dans certains cas et
qui, en partie, justifie le déclenchement de ce mouvement social du 5 mars
alors que la situation ne cesse d’empirer depuis le début de l’année pour des dizaines de salariés
Plutôt que d’ouvrir enfin les yeux, d’accepter la réalité d’un environnement professionnel profondément dégradé et d'engager des négociations sur les sujets majeurs qui ont
conduit à cette situation, la DRH du Groupe, devenue autiste, use de tous ces
pouvoirs pour tenter de détourner quelques responsables sociaux de leurs missions
et tout d’abord de celle de lanceurs d’alertes lorsque des dangers graves concernant
la santé et la sécurité des salariés est en jeu. Une aberration, car s’ils ne le faisaient pas ils pourraient
se rendre coupables et en répondre devant le juge en cas d'accident
Si vous faites grève je vous externalise… Serait-ce que le
projet d’externaliser des infrastructures techniques est à nouveau sur la table
comme il y a 3 ans? Faut-il briser définitivement ce que certains considèrent à
tort comme l’un des derniers bastions historiques de CANAL+, l’endroit où l’on
trouve le plus grand nombre de salariés parmi les plus anciens ? Un
environnement qualifié depuis des années par la DRH Groupe de "…cage
dorée…"
Pensez donc, des salariés travaillant jours et nuits 365 jours
par an et rémunérés selon les normes CANAL+ d’il y a 20 ans alors qu’aujourd’hui
on pourrait faire 4 fois moins cher grâce à de jeunes stagiaires ou CDD en mal
d’emplois… et qui n’auraient même pas l’idée de se syndiquer, le rêve à l’état
brut !
C’est un mauvais calcul ! Les responsables syndicaux de
CANAL+ en ont assez de ces méthodes d’un autre âge. Ils revendiquent le rétablissement
d’un dialogue social respectueux et sincère loin des manipulations, pressions et menaces stériles. Ils demandent l’arrêt des licenciements économiques déguisés en
licenciements pour faute ou en ruptures conventionnelles. Ils exigent le respect
pour les salariés du Groupe, des salariés malmenés, ballottés de missions en missions, de changements
de titres sans avertissement en modification de leur rémunération sans plus d’explication,
de déménagements intempestifs en mobilités douteuses…
Le 5 mars prochain, mobilisons-nous massivement pour que ça change à CANAL+, pour le respect de chacun dans son travail et sa personne, pour des organisations stabilisées et staffées correctement, pour un dialogue social ouvert et respectueux, pour la fin des licenciements abusifs, pour défendre une certaine idée de CANAL+, une entreprise généreuse mais abîmée par des années d'une politique sociale absurde, destructrice de valeurs sociales et morales
Pour ces raisons, grâce à votre mobilisation, le 5 mars devrait marquer la refondation sociale de CANAL+. Faire la grève, manifester son mécontentement ce jour-là pour dire stop, ça suffit, une nécessité, une urgence!
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