Bernard Van Craeynest, Président de la CFE-CGCC’est à cette dernière alternative que l’équipe de la direction confédérale travaille depuis début mars. Il s’agit pour nous de construire un nouveau pôle syndical qui soit une véritable alternative à la contestation permanente ou à la réforme de connivence.
Ce nouveau pôle a un triple objectif :
• Être un pôle réformiste, donc un syndicat de propositions qui n’hésitera pas à organiser un rapport de force si nécessaire.
• Être une organisation indépendante de tout parti politique, qui couvre l’ensemble des catégories socioprofessionnelles. Organisation qui défend à la fois les salariés du secteur privé et du secteur public, tout en ayant une expression et une représentation particulière pour l’encadrement afin d’en reconnaître et de défendre toutes les spécificités.
• Être une organisation ouverte à tous ceux qui souhaiteront la rejoindre et notamment les 92 % de non-syndiqués. L’ensemble de cette démarche devait être abordé lors de notre comité directeur extraordinaire du 17 avril.
Malheureusement, une fuite dans la presse le lundi précédent a sabordé le processus. Notre instance n’a donc pas pu tenir ses débats sereinement. Chacun étant, et c’est bien compréhensible, choqué d’apprendre un rapprochement avec une organisation syndicale par la presse et non par l’interne. Nous avons donc eu de nombreux échanges sur la forme. Aujourd’hui, il est temps de passer au débat sur le fond du dossier. Afin que vous puissiez vous positionner en connaissance de cause, nous partageons avec vous l’ensemble des éléments dont nous disposons.
Tel est l’objet de cette brochure. Vous y trouverez les dates et les fondements de chaque organisation syndicale, des données plus approfondies sur l’UNSA et un retour sur le sondage que nous avons lancé via Opinionway. Concernant les autres organisations syndicales, nos contacts n’ont pas abouti pour le moment…
La démarche que nous avons entreprise est historique. En effet, depuis l’origine, le syndicalisme s’est construit à coups de divisions. La proposition de rassemblement, que nous faisons aujourd’hui, est une première. Cette
initiative, d’un nouveau genre, a d’ailleurs reçu un accueil enthousiaste de la presse, du patronat et même du gouvernement.
Cette perspective secoue également les appareils des plus gros syndicats, qui reconnaissent que la piste est bonne et qu’ils auraient sans doute dû l’initier. Ce qui ne les empêche pas de souligner toutes les diffi cultés du processus dans lequel nous nous lançons.
C’est vrai qu’il faut être audacieux pour aujourd’hui proposer à d’autres organisations de construire ensemble une nouvelle force syndicale. Mais n’est-ce pas là le fondement de notre mouvement ? Analyser la situation
factuellement sans états d’âme, faire de la prospective pour avoir une longueur d’avance et être force de proposition sont notre quotidien.
Aujourd’hui, nous vous proposons les bases d’une nouvelle organisation. Ces bases ont été construites avec nos collègues de l’UNSA.
Il ne s’agit pas de fusionner la CFE-CGC et l’UNSA, mais bien de construire une nouvelle organisation ouverte à tous ceux qui souhaitent la rejoindre.
La recomposition du paysage syndical, telle qu’imaginée dans la position commune, n’est pas inéluctable. Nous voulons et nous pouvons ouvrir le champ des possibles. Nous ne subirons pas l’avenir, il s’agit maintenant de le construire ensemble.
Bernard Van Craeynest
Président de la CFE-CGC
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