Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sontCeux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front
Ceux qui d'un haut destin
Ceux qui marchent pensifs,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour
Car le plus lourd fardeau,
Ils sont ce qui murmure, applaudit, siffle, coule,
Bat des mains, foule aux pieds, bâille,
N'a jamais de figure et n'a jamais de nom ;
Quoi ! marcher devant soi sans savoir où l'on va,
Rire de Jupiter sans croire à Jéhova,
Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l'âme,
Pour de vains résultats faire de vains efforts,
N'attendre rien d'en haut ! ciel ! oublier les morts !
Fiers, puissants, ou cachés dans d'immondes repaires,
Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés
Et j'aimerais mieux être, ô fourmis des cités,
Tourbe, foule, hommes faux, cœurs morts, races déchues,
Un arbre dans les bois qu'une âme en vos cohues


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