Du triple A en 2005 à
B- en 2012 !
La DRH de CANAL+ a décidé de rompre le contrat qui nous liait depuis plusieurs années au cabinet Pluridis, c’est une erreur !
Les conséquences de cette décision prise en catimini et contre toute attente, nous impose d’alerter sur les risques qu’elle fait courir aux partenaires sociaux comme à certains de nos dirigeants.
Car de quoi s’agit-il ?
Ce cabinet est spécialisé dans la prise en charge de salariés qui, pour des raisons diverses, décrochent, sont en perte de repères, ou tout simplement sont à la recherche d’un soutien personnalisé pour comprendre et analyser une situation ou un environnement professionnel en mutation.
Autant dire que de très nombreux salariés de CANAL+ sont concernés. Nous en rencontrons beaucoup, et pourtant tous ne viennent pas nous voir…

Que propose ce cabinet, comment a-t-il intégré CANAL+?
Pluridis propose une prise en charge personnalisée, quelques séances de travail dans un environnement externe à l’entreprise et totalement confidentiel.
Pluridis a été choisi en 2003 lors du second plan social sur une proposition que nous avions formulée. Nous considérions alors que les risques psychosociaux liés à la réorganisation majeure de l’entreprise, au départ de plusieurs centaines de salariés, entraineraient des perturbations importantes chez de nombreux salariés.
Pour cesraisons, nous avions proposé d’intégrer un cabinet spécialisé afin de prendre en charge les salariés qui partaient mais aussi, et peut être surtout, pour accompagner les salariés qui restaient et qui étaient pour beaucoup sous le choc des restructurations annoncées et inquiets de l’avenir!
Sélectionné parmi d’autres cabinets, Pluridis a depuis vu son contrat régulièrement renouvelé!

Heureusement !
Car, dans les périodes récentes, nous pouvons affirmer que de nombreux salariés devaient bénéficer d’un soutien psychologique. CANAL+, comme de nombreuses entreprises françaises, concentre une catégorie de salariés qui nécessitent un soutien personnalisé, momentané et spécifique.
En rompant le contrat avec Pluridis, cette possibilité n'existe plus!
Avec une telle décision, nous nous mettons aux marges de la légalité…
Depuis les drames survenus chez France Telecom, ou chez Renault, à l’ANPE et dans de nombreuses entreprises, le gouvernement avait décidé de légiféré.
Depuis, plusieurs lois imposent aux entreprises de plus de 1000 salariés de négocier des accords afin d’encadrer par des mesures préventives ce que l’on nomme les RPS, ou Risques Psychosociaux.
Dans une récente enquête de la DARES, 17% des salariés déclarent être l'objet d'un comportement systématiquement hostile dans leur environnement de travail, 8,9 % déclarent être confrontés à un déni de leur travail, 6,5 % déclarent être concernés par des comportements méprisants. (Enquête menée auprès de 25 000 salariés)
Aujourd’hui, sur ces sujets, la responsabilité de l'employeur, sur le plan civil et pénal peut être engagé!

Les derniers textes de loi
sont explicites!
L’employeur assume une lourde obligation légale : l’obligation de sécurité de résultat en matière de santé et sécurité au travail. Au titre des dispositions de l’article L. 4121-1 du Code du travail : "l’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer et protéger la santé physique et mentale des salariés". Cette obligation s’inscrit dans la démarche générale de prévention qui incombe à l’employeur.
La jurisprudence a depuis, renforcé l'exigence d'une protection "effective" de la santé et de la sécurité au travail en faisant de l'obligation de sécurité une obligation "de résultat".
Les facteurs de RPS sont difficiles à apprécier, car ils reposent sur une perception subjective et sont multiples : liés aux exigences du travail et l'organisation interne (charge de travail, autonomie), aux relations avec le management ou les clients, aux attentes propres du salarié quant à l'équilibre vie privée/vie professionnelle, aux changements d'organisation (restructuration, PSE, mobilité..)





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