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18 janvier 2013

Les bouquets et les boxes, pour une stratégie offensive !

Les facteurs de la crise qui s'annonce nous sont-ils tous livrés? La souffrance de notre modèle économique est aujourd’hui analysé comme résultant d’une situation économique tendue, de l’arrivée d’un opérateur qualifié d’irrationnel, de la multiplication des offres télévisuelles et notamment des chaînes de la TNT, d’un accroissement de la fiscalité qui pèse un peu plus chaque année sur le compte de résultat…

Ces facteurs participent sans aucun doute aux soubresauts actuels, mais n’oublie-t-on pas dans cette analyse un élément purement technique, un choix stratégique, celui qui consiste à privilégier le satellite au détriment de l’ADSL ou de la fibre optique ? La question mérite d’être posée après la lecture d’une étude Anglaise succincte mais fort intéressante sur les effets de la TV connectée sur le marché de la Pay TV.  (Chaînes payantes à l’heure de la télévision connectée [Novembre 2012])

Réalisée en novembre 2012 par le cabinet Anglais « Enders Analysis », cette étude porte un regard sur le marché de la consommation mondiale de la TV sur Internet et met en exergue une spécificité purement Française. C’est sur cette partie de l’analyse que nous voulons appuyer notre démonstration pour questionner une stratégie… vieille de 5 ans… une éternité dans ce domaine. Une autre partie de cette étude relativise l’impact de la TV connectée et des acteurs comme Netflix, Amazon, Google, Apple sur le marché de la Pay TV classique, nous y reviendrons.

La France connait donc un développement de la TV sur Internet unique au monde, 35% de foyers, 25% de l’audience. En grande partie grâce à la TV sur Internet, la part des foyers connectés à une plateforme payante, sans être nécessairement abonnés, avoisine les 75% !

De ce fait, poursuit le rapport, la France compte certainement la plus forte proportion de foyers adressables en Europe ! "Les FAI et leurs boxes sont installés au cœur de l’écosystème audiovisuel Français, mais ne savent pas exploiter leur position…"

Toujours selon cette analyse, les FAI se sont montrés peu compétents en matière de télévision en se focalisant sur des options et des offres premium souvent médiocres. De plus, les magnétoscopes numériques sont distribués avec des interfaces inadéquates en recherche ou en programmation, la TV de rattrapage est généralement mal intégrée au guide des programmes, les forces de vente des FAI ne sont pas adaptées au marketing de la TV payante… Ce n'est pas leur métier car... c'est le nôtre!

Bref, cette analyse confirme sur le plan  macroéconomique, ce que nous constatons localement dans notre expérience individuelle avec nos propres FAI, que la TV c'est un métier.

De ce fait, le marché, s'il bénéficie d'une attention naturelle, reste encore à adresser. Pourtant, malgré les coupes budgétaires et les plans d'économies, nous continuons d’investir des sommes colossales pour le satellite. Aide à l’installation, financement de la parabole, accès facilité, ce modèle soi-disant vertueux touche peut être à sa fin. En effet, sur le segment de la diffusion des produits culturels, l’ADSL et bientôt la fibre optique vont continuer de progresser à la vitesse d’un cheval au galop !

Déjà, il y a pas si longtemps... l'AD quoi...?  
Il y a quelques années, CANAL+ avait déjà douté alors que ses anciens dirigeants, notamment l’ex-patronne de la Distribution, Isabelle Parize, ne croyait pas à la possible diffusion de programmes de télévision sur le réseau téléphonique… Pourtant, les avancées technologiques et l’arrivée de Free, déjà, allait bouleverser les schémas bien établis de la segmentation des activités : Hertzien et Satellite pour la Télévision, ADSL pour le téléphone et l’Internet…   

Malgré les efforts indéniables réalisés sur ce segment d'activités avec l'ensemble des FAI, n’est-on encore dans ce schéma idéologique tout orienté compte de résultat de court terme ? Nos outils, nos offres, notre marketing sont essentiellement tournés vers la commercialisation de supports classiques. Ces supports vont constituer encore pour très longtemps une base solide de notre business modèle. Mais peut-on dénier l’importance chaque jour plus important et à terme prédominant de l’ADSL ou de la Fibre comme support naturel de la commercialisation de nos offres ? Sans négliger également l'éditorialisation, une compétence que CANAL+ possède depuis toujours et que même les acteurs irrationnels ne sauraient lui retirer!

La bataille est engagée. Investir massivement ce segment au besoin en reconsidérant des choix commerciaux et une stratégie qui vieillit très vite apparait urgent. A l’heure des grands choix et des bouleversements technologiques, on ne saurait faire l’impasse sur cette nouvelle donne. Des avancées parfois conséquentes ont ouvert le chemin ces dernières années. Mais est-ce suffisant?  Stratégie, outils, moyens, toutes les analyses nationales ou internationales convergent pour dire le futur du modèle. Sur ce segment, nous sommes les meilleurs!
 
Engageons l’aggiornamento indispensable pour que demain soit synonyme de conquête et de réussite, investissons plus et mieux...!
 
 
Ce serait un gage de confiance, ce serait aussi partager une stratégie nouvelle, ce serait mettre enfin en oeuvre une organisation au service du business. Ce serait également rassurer les milliers de salariés qui ne voient pour l'instant que les plans d'économies successifs se succéder année après année, des effectifs sous tension, des départs qui se multiplient.


cgc-canalplus@neuf.fr
Tel 0 171 351 317

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Il ne faut pas oublier que :
- La qualité vidéo est vraiment supérieure par satellite que par l'adsl.
- Que les abonnés satellite rapportent plus que les abonnés adsl grace à la location des terminaux...

CGC Mdias a dit…

Oui, mais jusqu'à quand? La fibre apporte la qualité et le débit nécessaire en plus de services complémentaires

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