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31 mai 2013

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Nous y sommes ! Jusqu'au 6 juin, les 4 000 salariés de CANAL+, CDI, CDD, Intermittents, vont désigner leurs représentants du personnel pour les trois prochaines années.

Cette élection se déroule dans un contexte particulier alors que CANAL+ est confronté à de nombreux défis, technologiques, commerciaux, organisationnels, capitalistiques...

De grands bouleversements nous attendent. Pour affronter cette période, la  CGC Médias est le seul syndicat à présenter une liste de candidats issus de l’ensemble les business du Groupe, une liste totalement paritaire, une liste complète sur l’ensemble des sites du Groupe.

Des femmes et des hommes qui veulent s’engager pour défendre les intérêts des salariés, préserver leurs environnements professionnels, proposer des orientations sociales dignes et respectueuses des femmes et des hommes qui chaque jour contribue au succès de notre entreprise, à son développement.

C’est aux salariés de choisir celles et ceux qu’ils considéreront comme les mieux armés pour affronter cette période qui s’annonce difficile. Le choix entre une organisation solide et structurée, ouverte et force de propositions, ou l’aventure et l’incertitude.

C’est maintenant et pour trois ans !
Votez et faites voter


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19 mai 2013

Une nouvelle étape pour un nouveau temps social ?

Nous nous somme comptés !
Pour ces élections, il restait à éclaircir un  point, celui des effectifs ! C’est aujourd’hui chose faite, et s’il reste encore quelques zones de flou, les chiffres transmis nous permettent de refermer cet épisode pour penser à l’essentiel : engager la bataille des élections pour la gagner ! Car nous allons prouver que les équipes qui se présentent sous l’étiquette CGC Médias seront  les meilleures pour représenter et défendre les intérêts des salariés et de l’entreprise pour les trois prochaines années !

Elles tombent à pic ces élections ! Elles vont permettre de désigner les représentants qui siègeront dans les instances sociales et notamment au Comité d’Entreprise pour les trois prochaines années. Une nouvelle période dont chacun sent bien qu’elle va être mouvementée…

Peut-être un nouveau cycle de 10 ans ?  En 2003, nous vivions un plan social, une restructuration globale du Groupe, une vente de nos actifs étrangers… L’entreprise était alors en danger. En 2013, CANAL+ se porte bien, les bénéfices sont au RDV, et nous pourrions envisager un avenir serein sans cet environnement économique et social très dégradé.

Et pourtant... Chacun le ressent, le comprend, 2013-2016 vont être des années de mutation pour le Groupe. La crise économique touche nos millions de clients, les évolutions technologiques obligent à repenser un modèle bousculé par le développement foudroyant de l’ADSL et de l’internet, les nouvelles concurrences approchent ou sont déjà à l’œuvre et la restructuration de Vivendi va profondément modifier notre modèle managérial, financier et capitalistique.

Comment aborder ce futur ? Deux modèles, deux façons de l’envisager ! Négativement en considérant que la situation ne peut que se dégrader, que les conséquences sociales des mutations en cours seront dures à vivre, que les plans d’économies vont se poursuivre encore longtemps... Ou d'une autre façon, non pas celle d’un positivisme béat, mais celle d’une nouvelle étape qui obligera à repenser notre modèle managérial, à associer les salariés de façon plus étroite aux révolutions qui se préparent, à s’engager sur la voie nécessaire, indispensable, incontournable d’un dialogue social constructif et ouvert. C’est sur cette voie que nous parions. Nous sentons murir cette évolution et il faut expliquer pourquoi !

Cette évolution est incontournable parce que les salariés ne pourront pas rester sur le quai à regarder passer le train de l’avenir. Ce sont eux qui feront les succès futurs. Mais pour cela, ils devront être associés au changement de façon étroite et permanente. Dans le cas contraire, l’échec pourrait provoquer des convulsions sociales incontrôlées et dangereuses. Ce n’est pas notre scénario, nous parions sur la voie de la raison, de l'intelligence, de l'ouverture.

Depuis 30 ans CANAL+ a toujours prouvé sa capacité à rebondir. C’est presque congénital, comme en 1985, 6 mois après sa création, les journaux nationaux titraient « …au moins sur le Titanic on coulait en chantant… » 30 ans plus tard, CANAL+ est bien là, les journaux qui portaient ces jugements pour beaucoup ont disparus. Cet épisode a dû nous vacciner contre toute les tempêtes comme celle, énorme, de 2003. Lagardère refusera d’ailleurs à cette époque de racheter CANAL+ pour un Euro symbolique, considérant l’entreprise comme moribonde… lui aussi s'est trompé, il doit le regretter amèrement…

Mais parier sur ce renouveau, c’est avant tout tourner la page et tirer les conséquences des actions passées, éradiquer les conduites d’échecs que nous savons identifier et s’appuyer sur les réussites, il y en a eu !  

Ces dernières années, nous avons été souvent à la manœuvre pour dénoncer certaines dérives sociales. Aujourd'hui, nous n'avons qu'une ambition, être à la manœuvre pour prouver que des temps de profondes mutations peuvent être aussi des moments d’intelligence sociale partagée. Il en va de l’intérêt de l’entreprise et de ses salariés.

C’est dans ce contexte un peu particulier que la CGC Médias va présenter pour ces élections des candidates et candidats de qualité, des équipes solides, diversifiées, responsables. Des équipes qui assumeront leur rôle comme interface entre les 4 000 salariés du groupe et les différents échelons managériaux avec un objectif majeur, réussir cette mutation dans le respect, le dialogue et l’échange. Ces temps devront être mis à profit pour construire un nouveau modèle social, pour sécuriser les salariés, pour éviter ou limiter les soubresauts porteurs de stress et de mal être. Il engagera CANAL+ sur la voie de son adaptation dans l’accompagnement de ses forces vives et non par la contrainte.

C’est le pari que nous faisons. Optimiste parce que CANAL+ et ses 4 000 salariés le valent bien et qu'il n'y a pas d'autre choix pour réussir. Si nous sommes élus, nous participerons à ces transformations. Ça tombe bien, nous sommes prêts !

Les salariés vont bientôt décider et choisir celles et ceux qu’ils considéreront  comme les mieux armés pour porter le dialogue, la négociation, les soutien pour tous et pour
chacun ! Le bulletin de vote de cette année pourrait peser lourd pour les trois ans qui viennent!

Les salariés de CANAL+ pourront compter sur nos équipes, des élus disponibles et aguerris. Mais il faudra pour cela nous donner les moyens d’agir ! Ce choix là, il est pour bientôt, entre le 31 mai et le 5 juin, tout se décidera ! Un vote pour l’avenir, un vote constructif, un vote responsable !  

Aux urnes avec les équipes de la CGC Médias !
01 71 35 13 17

 

 
 
 
 
 

 

13 mai 2013

Renouvellement des instances sociales, c'est pour bientôt ...!

3 ans déjà !
Dans quelques semaines, si tout va bien... les salariés de CANAL+ seront appelés à voter pour renouveler leurs représentants qui siègent dans les instances sociales du groupe, Comité d’Entreprise, Délégués du Personnel, Comité d’Hygiène et de Sécurité, Comité de Groupe Vivendi…

... si tout va bien, car avant de voter, faut-il encore bien se compter... Ce sont en effet les effectifs présents dans les différents business de CANAL+ qui déterminent le nombre de candidats que chaque liste peut présenter aux suffrages des électeurs. Malheureusement, à ce jour, nous ne disposons toujours pas de chiffres vérifiables, seulement d'approximations. Dans ces conditions, la compétence d'un Juge pourrait être nécessaire pour trancher ce litige et permettre la tenue d'élections dans des conditions de transparence et de respect des règles légales. Sans ces informations, le scrutin pourrait être faussé, les élections annulées.

L'heure du bilan...
A l’heure où chaque syndicat fourbit ses armes, il nous parait intéressant de dresser un rapide bilan des trois années passées, une bonne façon d’imaginer ce que nous pourrions vivre pour les trois prochaines années…

Côté social, ce ne fut pas toujours la fête ! A CANAL, depuis 2007 et plus encore 2010, c’est une conception étriquée de la relation sociale qui prédomine autour d’un modèle de management plutôt autoritaire. Les instances de la représentation sociale de CANAL+ fonctionnent dans une sorte de dialogue convenu et poli, où les réunions succèdent aux réunions comme pour répondre aux seules injonctions légales fixées par le code du travail.

Réduire les contrepouvoirs ! Ce pourrait être la caractéristique de  ce que nous vivons depuis quelques années dans les instances sociales et notamment au Comité d’Entreprise mais aussi dans les instances de négociations syndicales. Ces espaces de dialogue et d’échanges ne sont pas toujours des lieux sereins et constructifs que chacun pourrait imaginer. Dans ce modèle de relations sociales contraintes, il y aurait d’un côté « quelques sachants » qui sauraient tracer la voie, fixer les options économiques, stratégiques et sociales du Groupe, et de l’autre des représentants du personnel dédiés à la gestion des œuvres sociales et culturelles du Comité d’Entreprise. « …laissez-nous faire, nous savons… » Dommage, dans certains cas, que notre parole ne fut pas plus écoutée... nous y aurions gagné en temps et en investissements, car le savoir ne fut pas toujours du côté attendu!

Cette tension permanente est volontairement entretenue et encouragée dans chaque secteur de l’entreprise. Cette politique est exclusivement « top down », censée délivrer un message de vérité, des lignes d’actions qui devront être appliquées sans discussion.

Cette méthode a atteint depuis longtemps ses limites ! Pire, elle a provoqué quelques dégâts irrémédiables et entrainé de nombreux salariés vers le mal être, et pour certains le burn out. Considérer le code du travail, les instances de représentation sociales, les syndicats comme des contraintes contrarient l’indispensable dialogue social seule source de débats contradictoires et constructifs.

Sous la contrainte économique, les évolutions technologiques, d'une nouvelle concurrence, ce modèle est pourtant devenu l’alpha et l’oméga d’une politique sociale aux antipodes des fondamentaux de notre entreprise. Créativité, ouverture, curiosité, respect, développement, des concepts porteurs de modernité qui ne trouvent plus d’espace pour s’épanouir.

Dans le contexte présent, cela se traduit par l’annonce de décisions abruptes auprès de dizaines de salariés surpris voir choqués par la méthode. Depuis le début de cette année, nous constatons par exemple un accroissement du nombre de licenciements et des départs dans tous les secteurs de l’entreprise. Depuis trois ans, la réduction des effectifs est en cours, avec pour corolaire une augmentation de la charge de travail de celles et ceux qui restent, une déstructuration de nombreux services, une attente parfois anxiogène de nombreux salariés confrontés à un avenir incertain.

CANAL+ comme toute entreprise, doit se renouveler, s’adapter à un environnement mouvant et en évolution rapide. Mais le temps économique n’est pas le temps social, c’est pour cette raison qu’il est indispensable de trouver les moyens d’amortir les chocs encaissés par des milliers de salariés parfois ballotés au gré des injonctions directoriales.    

Le dialogue social participe de cette nécessité ! Des instances sociales respectées, des élus du personnel écoutés, des débats constructifs et ouverts, tout un arsenal au service des salariés et de l’entreprise. Il ne saurait y avoir d’avenir serein sans ce dialogue ouvert avec les représentants du personnel. Ce sera l’un des enjeux de ces prochaines élections professionnelles alors que se profilent deux années difficiles sur le plan économique et social.

Pour ces prochaines élections, les salariés de CANAL+ vont avoir le choix entre disperser leurs suffrages au risque d’affaiblir la représentation du personnel, ou se rassembler autour d’un projet solide, donner leurs suffrages à des élus formés, disponibles, dotés d’une capacité d’intervention reconnue et efficace.  

Les années 2013/2016 vont être celles d’une profonde restructuration de CANAL+. Cette restructuration a déjà débutée. Aucun secteur du Groupe ne sera épargné. Sans oublier que notre avenir est aussi lié à celui de Vivendi, hypothétique actionnaire ou colonne vertébrale pour financer nos futurs développements, dans un cas comme dans l’autre, de toute façon de profondes mutations qui affecteront notre organisation.

Dans ces conditions, les élus qui seront aux commandes des instances sociales de CANAL+ pendant cette période auront à assumer des responsabilités importantes. Les décisions qui seront prises orienteront l’avenir de centaines de salariés mais aussi d’une belle idée fondée par André Rousselet il y aura bientôt 30 ans.

Contrepouvoir efficace, défense des intérêts des salariés et de l’entreprise, renouvellement des méthodes managériales, dialogue permanent constructif et respectueux, des sujets et des enjeux que nos équipes sauront défendre pour ces trois prochaines années ! Nous voulons que le 30éme anniversaire de CANAL+ rime avec développement harmonieux, respect, dialogue, des valeurs incontournables et essentielles qui seront portées par les candidates et les candidats de notre syndicat !

A suivre dans nos prochaines éditions !



 

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03 mai 2013

Vivendi décide… de ne rien décider... !

...tant mieux… ! L’Assemblée Générale de Vivendi s’est tenue le 30 avril au Carrousel du Louvre. Le 1er mai, rien n’avait changé !

La « revue des actifs détenus par le Groupe» décidée il y a tout juste un an, reste à l’état de revue même si tout n’a pas été mis sur la table lors de cette assemblée générale, et notamment l’avenir de Maroc Telecom.

Finalement, depuis un an, le seul grand changement de cette revue d’actifs aura été le départ fracassant et inattendu de Jean Bernard Levy, le patron opérationnel du Groupe. Depuis, c’est l’arlésienne ! Un jour on vend GVT notre filiale Brésilienne au développement exponentiel, le lendemain il n’y a plus d’acheteur. Un autre jour c’est au tour d’Activision Blizzard la
filiale leader mondial des jeux en ligne d’être sur la ligne de départ, et puis, pfft, on garde tout. Encore un autre jour et c’est Maroc Telecom qui est sur la sellette, mais là, les intérêts financiers ne sont surement pas les seuls en jeu… Maroc Telecom, une très belle filiale, pourrait être la seule cession du Groupe réalisée en 2013.

Pendant ce temps, Jean René Fourtou réaffirme son attachement à prendre le temps.  « … nous n’allons pas brader ces superbes actifs… » Alors pourquoi vendre ? C’est bien la question qu’a du se poser il y a un an Jean-Bernard Levy au conseil de surveillance avant de claquer la porte.

Pour désendetter le Groupe ? Pour permettre l’arrivée de Vincent Bolloré à sa tête ? Le premier actionnaire du Groupe avec 5% du capital dont l’absence remarquée à l’assemblée générale du 30 avril a été abondamment critiqué par les actionnaires…

Pour recentrer le Groupe sur les médias comme le souhaite Bertrand Meheut ? De quels médias parle-t-on ? Des jeux, de la musique et la Télé ou de la seule Télé autour de CANAL+ ? Mais qu’est qu’un Groupe de médias sans un actionnaire puissant, sans une capacité d’investissement importante, sans un soutien permanent d’un groupe aux reins solides ?

A moins que l’après démantèlement soit déjà écrit! Rapprochement avec les activités Bolloré, Havas par exemple, ou bien rapprochement avec un opérateur ADSL afin de sécuriser la diffusion des contenus, tout est envisageable. Dans ce dernier cas, nous aurions alors perdu beaucoup de temps pour prendre ce virage stratégique. Cette évolution est prévisible depuis plus de 7 ans. Hors, il y a 7 ans, nous absorbions TPS. Pourquoi ne pas avoir réalisé une telle opération en ce temps là alors que Free était encore un nain industriel sur le marché des Télécoms?  Et pourquoi avoir snobé pendant si longtemps SFR, notre partenaire naturel dans Vivendi ?   

Côté SFR, la seule annonce pourrait être une mise en bourse d’une partie de son capital…Pourquoi faire ? Permettre l’arrivée d’un financier étranger dans le capital de SFR, d’un fond de pension Américain ? Mais dans ce cas pourquoi avoir racheté à Vodafone il y a quelques mois les 44% qu’il détenait dans SFR ? Ce choix pourrait s’avérer dangereux pour cette très belle filiale, qui, même si elle souffre un peu de l’arrivée de Free sur le mobile, n’en reste pas moins une très belle entreprise à l’avenir radieux si les bonnes décisions sont prises.

Pour l'avenir de Vivendi, les questions restent donc ouvertes. Une certitude, on ne démantèle pas ainsi un groupe de 60 000 salariés en interne, des centaines de milliers en externe d’un coup de baguette magique et c’est heureux.  

Au regard de ce maelström, on comprend pourquoi Jean-Bernard Levy a préféré partir ! Car lui avait su construire un projet industriel doublé d’une ambition sociale. Le projet industriel est à reconstruire, l’ambition sociale est à terre. Des milliers d’emplois pourraient être concernés par ces restructurations sans certitude d’un accroissement de la valeur globale du Groupe.

Lors de cette Assemblée Générale, certains actionnaires ont demandé à Jean-Bernard Levy de rendre ses indemnités de départ. Nous pensons au contraire qu’il faut remercier ce grand patron, le seul à nous avoir balisé le chemin pendant une dizaine d’années, tout en poursuivant sereinement une politique de redressement spectaculaire et de développement raisonné en France et à l’étranger, une expansion intelligente, maîtrisée et qui porte ses fruits. Rachat d’EMI, développement de CANAL+ en Pologne, achat de GVT au Brésil, tous les investissements réalisés sous l’ère Levy ont été générateur de valeur, dira-t-on la même chose dans 5 ans ?  
 
Malheureusement, le rendement financier et les ambitions personnelles ne peuvent attendre. Et ces actionnaires avides de rendement à court terme seraient prêt à se saborder avec l’équipage pour tenter de retrouver un hypothétique eldorado disparu corps et âmes avec son promoteur dans les affres d’une aventure devenue alors incontrôlable.  

Vivendi est une très belle entreprise Française, un Groupe qui a su construire un modèle international original dans les médias et les télécoms, un Groupe solide, aux finances saines, aux capacités d’investissements importantes. Qu’il faille restructurer ou modifier l’organisation du groupe, personne n’en doute. Certains actionnaires avaient proposé l'an dernier d'en finir avec le Directoire et le Conseil de Surveillance et d'organiser les activités autour d'un Conseil d'Administration. D'autres avaient même proposé que Jean-Bernard Lévy en prenne la tête...
 
Aujourd'hui, c'est une autre option qui est sur la table. Mais démanteler par appartement pourrait apparaitre finalement comme un gâchis monstrueux destiné à assouvir quelques ambitions personnelles et permettre d’augmenter de quelques euros la valeur d’une action au seul profit d’actionnaires avides de rendement de court terme.

Le pire n’est jamais sûr, mais la période est à la question alors que les grandes décisions sont peut-être déjà prises ! 58 000 salariés et leurs familles attendent la suite de l’histoire avec grand intérêt, mais vous avez raison Monsieur Fourtou, prenez votre temps avant de démanteler ce paquebot, les salariés ne sont pas pressés!       


 

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28 avril 2013

Relation clients délocalisée au Maroc, rumeurs sur l'informatique en Inde : 3 syndicats de CANAL+ sur 4 s’engagent pour la défense de l’emploi en France et l’avenir de nos centres internes !

Après la découverte d’un contrat offshore concernant le développement d’une activité de la relation clients au Maroc avec nos prestataires, notre syndicat continue de mobiliser contre cette idée de délocalisation car elle va contribuer à détruire de l’emploi en France sans répondre aux objectifs de qualité dans le traitement de la relation avec nos millions de clients.   

Le chiffre de 5 millions de chômeurs vient d’être dépassé dans l’hexagone, 300 000 chômeurs de plus en un an, 1 300 personnes viennent grossir chaque jour les cohortes de Pôle Emploi  et l’on ne trouverait pas en France des salariés acceptant de travailler pour CANAL+ ou ses prestataires afin de répondre aux 11 millions de clients de notre entreprise ?

C’est dans ce contexte social très tendu que notre syndicat, la CGC Médias, en association avec la CFDT et  la CGT de CANAL+, a décidé de poursuivre ses actions et d’interpeller notre actionnaire Vivendi. Le syndicat UNSA +Libres ne s’est pas encore associé à cette démarche intersyndicale pourtant essentielle pour la défense de l’emploi en France et pour l’avenir de nos deux centres internes de Rennes et de Saint Denis. Plusieurs milliers d’emplois pourraient être fragilisés ou disparaitre si cette décision venait à être confirmée puis amplifiée.   

http://bit.ly/agFZWm
Notre actionnaire Vivendi est doublement concerné par ce projet de délocalisation de l’emploi au Maroc. Vivendi est en effet actionnaire à 100% de CANAL+, notre holding pèse sur les choix stratégiques de ses filiales. Seconde raison, Vivendi a bénéficié ces dernières années de plusieurs milliards d’euros d’économies d’impôts au titre du Bénéfice Mondial Consolidé. * En contrepartie de cette réduction d’impôts Vivendi s’est engagé, dans la création d’emplois

Ce système d’optimisation fiscal est toujours d’actualité. Depuis quelques semaines, Vivendi réclame à l’état Français près de 500 millions d’euros toujours dans la cadre de ce Bénéfice Mondial Consolidé. Combien d’emplois dans Vivendi et ses filiales à ce tarif ? http://bit.ly/13npQkH

Depuis 2004, Vivendi bénéficie de cet avantage fiscal important et s’est engagé en contrepartie à créer de l’emploi notamment dans le domaine de la relation clients… Depuis cette date, des milliers d’emplois ont été ainsi créés dans ce secteur d’activités à Douai, Belfort, Dreux, Châtellerault, Chalon… partout en France Vivendi a mené une politique intelligente permettant à des milliers de personnes de retrouver un job. Et maintenant, l’une de ses plus importantes filiales exporterait pour son propre business ces emplois au Maroc ? Comment comprendre ou interpréter ce désengagement social, cette incohérence stratégique? Le départ de Jean-Bernard Levy de la Direction de Vivendi sonne-t-il le glas des engagements sociaux et moraux pris depuis 2004 ?   

Les emplois de la relation clients pourraient ne pas être les seuls concernés. Des rumeurs persistantes ont annoncé le voyage de Jo Guegan patron des services
techniques de CANAL+ et d’Olivier Urcel patron de la direction informatique du Groupe vers l’Inde. Si ces rumeurs se confirmaient, ce serait en fait un vaste plan de délocalisation de l’emploi qui serait en cours. L’Inde n’est pas inconnue de nos services techniques. Ce pays et ses ingénieurs avaient déjà été mis à contribution il y a quelques mois dans le cadre de la modernisation de nos installations techniques. Il ne faudrait pas que ce passage ponctuel se transforme en installation durable. Il est temps de clarifier la stratégie en matière d’emplois et réaffirmer que CANAL+ doit favoriser le maintien de l’emploi en métropole pour l’ensemble de ses business.
 
Emploi et qualité de service, c'est en France que ça doit se passer !
 

 Tel 01 71 35 13 17
 

 

26 avril 2013

Ocre comme la couleur du sable…

L’offshore, cet anglicisme pour désigner le départ vers des cieux plus cléments et moins onéreux des services de la relation clients. Aujourd’hui, lorsque les clients appellent CANAL+, ils entrent en relation avec un salarié basé en France. Demain, la semaine prochaine, ce sera au Maroc! C’est l’opération baptisée "Ocre" par la direction des services clients de CANAL+

Les prestataires de la relation clients de CANAL+ ouvrent des postes au Maroc ! Et ce serait à leur demande ?! Avant de franchir la Seine pour la rive droite et devenir le patron de l’Edition du Groupe CANAL+, Maxime Saada a pris ou a laissé prendre une mauvaise décision pour notre entreprise, pour l’emploi, pour la qualité de service, pour le business : le départ pour la rive sud de la méditerranée de dizaines et de dizaines d’emplois aujourd’hui basés en France. C’est l’épilogue d’un triste échec, celui d’une organisation de la Distribution malmenée, du départ depuis 3 ou 4 ans de très nombreuses compétences et maintenant de nos emplois vers l’étranger!
 
Nous comprenons maintenant pourquoi il fallait bouleverser l'organisation et faire partir tant de compétences rapidement, l'objectif est aujourd'hui affiché... La boucle est bouclée pour M. Saada, et dans le plus grand secret, depuis 1 an, au mépris de l'information des instances représentatives du personnel, la direction des services clients de CANAL+ a tout mis en œuvre pour éloigner de la France une activité historiquement basée en métropole. Ce secret prouve bien le malaise de notre direction pour traiter ouvertement, en transparence de cette question essentielle pour CANAL+ et pour l'emploi!

Quelles garanties, quel avenir maintenant pour les Centres de la Relation Clients internes à CANAL+ ? C’est officiel, pour l’instant quelques dizaines de positions et demain? Aujourd’hui le traitement des appels à "faible valeur ajoutée" mais où s’arrête le curseur? C’est un nouveau signe inquiétant pour l’avenir de nos propres centres de la relation clients en France, mais c’est aussi prendre un risque énorme et avéré pour la qualité de service rendus à nos dix millions de clients abonnés.

Un mauvais cadeau de départ de Maxime Saada! L’offshore, c’est la porte d’entrée, le premier pas de l’externalisation de la Relation Clients de CANAL+ vers l’étranger et nous ne pouvons l’accepter !

L’évasion d’emplois comme l’évasion fiscale, contribue à accentuer la crise ! Un choix économique… la belle affaire ! Cette décision est alarmante. Elle rompt, selon notre syndicat, les engagements que nous avions pris en fin d’année 2012 avec la Direction de CANAL+ sur le thème de la défense de l’emploi en France!

Notre résultat économique en serait trop affecté? Alors que le pays s’enfonce dans la crise, alors que 5 millions de chômeurs hantent les Pôles emplois et que près de 8 millions de Français vivent au niveau du seuil de pauvreté, on veut nous faire croire qu’il serait impossible de trouver des salariés qui accepteraient de répondre le samedi ou le dimanche au téléphone à nos abonnés? Que cela couterait trop cher?! 

Mais où sont les calculs économiques, a-t-on calculé le risque que fait courir à l’entreprise ce choix que les futurs dirigeants de l’entreprise devront assumer lorsque celles et ceux qui les ont décidés seront partis sous d’autres horizons. Ce sujet a déjà l'objet de nombreuses batailles stratégiques, mais toujours la raison l'avait emporté, même au plus fort de la crise traversée par CANAL+ en 2003, les emplois sont restés en France.
 

Et puis ces salariés qui travaillent pour CANAL+ chez nos prestataires sont certainement pour beaucoup aussi nos clients. C’est évident, ils aiment le foot, le cinéma, l’infos, ils aiment CANAL+, ils doivent être abonnés. Que vont-ils faire lorsqu’ils seront tous au chômage ? Quels budgets familiaux vont-ils réduire? C’est un cercle vicié, c’est une mauvaise nouvelle!

Qu’en pense notre actionnaire Vivendi ? Nous savions que l’arrivée du nouveau patron des centres de la relation clients de CANAL+, Olivier Le Gallo, pouvait signifier ce retournement stratégique alors que depuis toujours, depuis 1984, c’est en France que sont traités les appels de nos abonnés.
 
Pourtant Vivendi s’est engagé à développer une politique socialement responsable ! Est-ce responsable d’accepter de délocaliser hors de France des dizaines d’emplois de nos prestataires Acticall ou Arvato ?
 
Rappelons également que Vivendi a bénéficié pendant plusieurs années du BMC, le bénéfice mondial consolidé. Un levier intelligent pour optimiser ses impôts en mutualisant les pertes financières à l’international. Les économies réalisées sur plusieurs années par Vivendi se chiffrent en  milliards d’Euros. La contrepartie de cette avantage fiscal ? La création d’emplois dans des bassins défavorisés et en crise. C’est ainsi que pendant plusieurs années Vivendi s’est transformé en créateur de centaines d’emplois, notamment… dans la relation clients !  Maintenant que ces emplois existent, que des entreprises se sont créés, que des familles survivent grâce à ces activités, une filiale du groupe Vivendi décide de délocaliser petit à petit ce type d'emplois vers l’étranger. C’est étrange… !

L’offshore n’est pas une rationalisation économique c’est une faute pour le client, notre abonné ! Nous ne gagnerons rien à cette "offshorisation".
 
Nous sommes persuadés que l’offshore est un relai de croissance non pas économique mais du taux de "churn", ce taux de rotation de la base clients.
 
Lorsque la qualité baisse, le client a le plus souvent tendance à partir plus vite. Quand il n’y a plus de considération ou de reconnaissance, il s’en va ! Cette politique risque donc à terme d’affecter le portefeuille alors que nous sommes dans une période compliquée. De nombreux exemples viennent nous confirmer que bien souvent ces choix sont contreproductifs car ils ne permettent pas de répondre aux critères d’excellences que nous devons maintenir et améliorer lorsque nous sommes en relation avec nos clients. Des entreprises comme SFR, Renault, Bouygues en ont fait l’amère expérience. Certaines en sont déjà revenues.

Triste sort, le Maroc est le pays d’Afrique du Nord où CANAL+ est le plus piraté. Et c’est dans ce pays que nous allons installer nos prestataires. Drôle de monde, drôle de choix.

C’est un premier pas historique pour pousser la relation client de CANAL+ vers l’ailleurs, c’est un pas qui nous attriste et nous inquiète. Car si aujourd’hui une cinquantaine de postes sont concernés, il n’est pas imaginable que l’on va s’arrêter là. On n’engage pas ainsi une négociation depuis des mois pour quelques dizaines de postes. Il y a dans les cartons de CANAL+, une extension déjà programmée de cette "offshorisation". Le risque est grand, il est réel il est temps de tirer la sonnette d’alarme pour sauvegarder l’emploi en France, pour garantir la qualité de service à nos abonnés, pour respecter les engagements sociaux pris par notre direction ou dans le cadre de la responsabilité sociale chez Vivendi!


Merci pour nos clients 
Merci pour nos services clients 
Merci pour nos centres internes, ses salariés, ses grands experts
Merci pour CANAL+ et son avenir


Merci pour le combat citoyen de l' emploi " made in France " Bataillons pour le maintien de ces emplois en métropole.


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