
Notre syndicat mène depuis plusieurs mois une campagne de clarification sur la présence des prestataires et des consultants au sein du Groupe. Devant le refus de notre direction de fournir au Comité d'Entreprise les éléments d'analyses sur ce sujet, nous nous étions rapprochés de l'inspection du travail pour faire établir un constat flagrant : une présence exponentielle de prestataires et un traitement social border line pour ne dire plus.
Ces interventions ont conduits à une certaine clarification. Il suffit de se pencher sur le rapport annuel de Vivendi et de constater que le reporting effectué sur la présence de prestataires dans les différentes entreprises du Groupe Vivendi laissait penser qu'il n'y en avait très peu à CANAL+… 13 en 2006, 3 en 2007 et .... 888 en 2008 ! (cf. données sociales et environnementales rapport 2008 Vivendi page 21)
Nous avions alors pointés quelques contradictions
Un prestataire, c'est un employé d'une société externe qui coûte à l'entreprise d'accueil
entre 3 et 5 fois ce que coûte un CDI. Si cela peut être justifié dans certains cas, dans beaucoup d'autres nous avions atteint le summum de l'incohérence : le plus ancien avait 9 ans d'ancienneté. Autrement dit, il aurait du être embauché par CANAL+ depuis longtemps au regard de son activité pérenne. L’incohérence, c’est également l’absence de recrutement alors que nous dépensions,… nous dépensons des sommes colossales pour employer des prestataires sur de longues durées.Sur le plan social, nous étions et nous sommes peut être encore border line. En effet, l'emploi de prestataires et de consultants est parfaitement encadré par le code du travail. Un minimum à respecter pour CANAL+. Ce sujet reste d'actualité et nous avons proposé qu'il soit abordé dans le cadre de la mission d'expertise confié au cabinet Tandem pour le Comité d'Entreprise.

Les postes non remplacés
Depuis de longs mois, nous ne cessons d'interpeller notre Direction sur le non remplacement de postes. Les salariés qui partent parce qu'ils profitent d'une mobilité, parce qu'ils démissionnent ou sont licenciés, parce qu'ils souhaitent prendre une année sabbatique... ne sont pas remplacés dans leur grande majorité.
Inacceptable
Les postes existent, ils ne sont pas supprimés, on les trouve… pas tous, généralement dans l'intranet. Mais ils ne sont pas pourvus.
Pourquoi
Plusieurs raisons à ce phénomène. Le premier participe de la politique d'économies généralisées voulue pour atteindre ou approcher les résultats financiers que vous connaissez. Ainsi, en différant de plusieurs mois, voir en ne recrutant pas, on gagne de la masse salariale immédiatement et en passant on amortit les éventuelles indemnités de départs...

Réorganisation
Cela permet également d'accélérer la réorganisation dans des secteurs qui doivent "bouger" ou qui devront dans les prochains mois subir quelques ajustements.
Le « bougisme » ce nouveau crédo porté par la DRH comme l'un des remèdes majeur à nos difficultés. Nous aurons l’occasion d'y revenir.
Les conséquencesLa désorganisation s'accroit. Mais surtout, la productivité continue de progresser alors que nous considérons à la CFE-CGC qu'elle atteint des niveaux inquiétants. Certains cadres devront cet été raccourcir leurs congés pour pallier au départ de salariés non remplacés!
Stop
Nous regrettons que le Direction de CANAL+ joue la montre en refusant d'aborder clairement le sujet. Nous allons donc procéder comme pour le dossier prestataires, avec les mêmes outils et en collaboration avec l'ensemble des autres organisations syndicales du Groupe pour que ces pratiques soient clarifiées.Tous les services sont concernés
Services Supports et Transverses, Distribution, Edition, Technique, Studio Canal, i>Tele... aucun service n'échappe à cette politique clairement explicité à l'ensemble des DRH de pôles... mais pas aux instances représentatives du personnel. Ces postes non remplacés étaient bien occupés par des personnes physiques, qui remplissaient des missions, missions qui ne s'évanouissent pas du jour au lendemain. Si la Direction de CANAL+ et la DRH en particulier considèrent qu'il existe encore des poches de productivité un peu partout et que l'on peut tirer encore la ficelle, nous, à la CFE-CGC, nous pensons le contraire.

Une vision à court terme
C'est véritablement une gestion à très court terme. De nombreux dossiers restent en souffrance, le quotidien est de plus en plus difficile à assumer par ces salariés qui font le maximum pour remplir leurs obligations. Mais cela a et aura des conséquences désastreuses dans un proche avenir. Pour l'organisation de l'entreprise, pour le respect de ses obligations légales, pour la santé des salariés.
C'est pourquoi nous avons décidé de passer à la vitesse supérieure de l'action!
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