
Nous le signalons déjà depuis quelques semaines, mais le même message semble parcourir aujourd’hui toute l’entreprise CANAL+, filiales comprises.
Les raisons d'un tel discours
Renouvellement tout d'abord, par l'éviction des plus anciens et le rajeunissement des troupes. Dans un contexte en évolution permanente, il faut des entreprises malléables, sans contraintes, notamment sur
le plan social… Le renouvellement y contribuerait…Le "benchmark" sur les salaires ensuite qui démontrerait que les salariés de CANAL+ seraient les mieux traités du paysage audiovisuel français. Ce benchmark commence à dater et surtout ne repose sur aucune étude contradictoire sérieuse. Réalisé à la demande de la Direction de CANAL+, il est tout simplement incohérent et partial.
Que compare-t-on ?
Les salaires des collaborateurs de CANAL+ avec ceux de France Télévision ou encore de M6 et de TF1!
érieurs, ce qui n’est absolument pas le cas, comment prend-on en considération l'organisation du travail dans les différentes entreprises, les moyens mis à disposition de chacun, le niveau d’engagement des salariés, la durée de la journée de travail, etc. ? Rien de tout cela n’est analysé dans cette enquête.La DRH de CANAL+ s’appuie pourtant sur elle pour justifier sa politique sociale actuelle et les évictions de salariés. Ainsi, nous serions « des enfants gâtés », comme ne cessent de le répéter à longueur de réunions des DRH de pôle, ânonnant sans discernement un message issu des plus hautes sphères directoriales.
C’était il est vrai déjà ce message que portait B. Meheut il y a quelques années lorsqu’il comparait TPS à CANAL+. « …Sans moyens, ils ont réussi à nous challenger… c’est bien la preuve que la réussite ne dépend pas du niveau d’investissement… » la belle affaire…
L’inefficacité de cette politique sociale
Cette politique n'est pas nouvelle, elle se développe à marche forcée depuis 4 ou 5 ans. Mais en ce début d'année 2011, les message
s se font plus directs, plus violents encore que dans les années précédentes, comme s’il fallait accélérer le mouvement. Cette option managériale apporte-t-elle des résultats probants?
Rien n'est moins sur. La Distribution en est l'exemple flagrant. Touchée par de vastes mouvements de restructurations depuis la fusion avec TPS, départs massifs de salariés, postes non pourvus, salariés détachés ou en mobilité forcée, collaborateurs recrutés puis remerciés après quelques mois seulement, tout concourt à rendre illisible la stratégie
Conséquence, le business est à la traine, le moral des troupes s’affaisse de mois en mois, la perte de compétences accroit les tensions, l'horizon s'obscurcit, et pourtant... le mouvement continue... Patrons de business encore remerciés, restructurations majeures en cours, objectifs de business pour le moins flou, 2011 risque d’être un grand cru, une apothéose sociale et managériale… Inquiétant !

Pendant ce temps au CODIR...
"Tout va bien Mr le président!" Personne n'ose l'ouvrir pour dénoncer une situation parfois ubuesque, souvent alarmante, peut être par crainte pour son propre poste, parfois par résignation.
La zone d’alerte est pourtant atteinte
Mal être en
forte croissance, découragement, inquiétude, on ne peut pas dire que le climat actuel soit des plus sereins. Les ressources financières ne font pourtant pas défaut.Une autre politique sociale est possible.
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