L'année commence plutôt bien pour CANAL+.Le travail des salariés permet d'atteindre des objectifs ambitieux, et si le mouvement se poursuit, le résultat de l'entreprise devrait être à la hauteur des espérances, tant mieux!
Cette première étape nous invite à revisiter certains business, et parmi eux, une fois n'est pas coutume, les services supports.
Du Juridique au Financier ou à la DRH, il y a dans ces services des femmes et des hommes de grande qualité qui, dans l'ombre, facilitent, encadrent, conseillent, accompagnent les salariés chargés de produire, de vendre, de créer.
Le mois dernier, la Direction Financière a vécu un mouvement important de ses cadres dirigeants. Si nous n'avons pas encore bien compris la finalité de ce mouvement, il faut espérer qu'il le fut dans le respect du désir de chaque salarié concerné...
De ces services "supports", il est un service dont on parle peu et qui pourtant effectue un travail essentiel : la DRH!
Ce service a vécu lui aussi d’importants bouleversements depuis 5 ans. La tension sur les postes non remplacés, la réorganisation des périmètres de chaque RH, des évictions et quelques recrutements, tous ces évènements ont modifié profondément la sociologie de ce service mais aussi son rapport à l'entreprise et aux salariés.
Là aussi, de nombreux postes n’ont pas été remplacés!
Et les missions effectuées par ces salariés qui ont quitté l'entreprise ou le service pour une mobilité interne ou externe sont mainteant assumées par les collaborateurs toujours en poste. C'est le lot commun dans tous les services, la DRH n'y déroge pas.
Ce que nous regrettons, c'est le mouvement de balancier qui tente à faire de la DRH
dans certains business une Direction Opérationnelle. C'est cette évolution que nous fustigeons car elle est brouille tous les repères. Les conséquences en sont multiples. Des salariés dubitatifs, des erreurs de casting, de l’incompréhension sur les choix effectués en matière de stratégie, d’organisation ou de recrutement, de la perte de confiance…
lir avec indépendance son rôle transverse premier, celui d’un service d’accueil et d’écoute indispensable au fonctionnement équilibré d’une grande entreprise. La confiance disparait parce que la DRH devient juge et partie.Cette contrainte rend d’autant plus méritoire le travail des salariés de ce
service soucieux de par leur formation, leurs envies, leurs ambitions, à remplir d’abord un rôle d’aide et de soutien actif aux salariés du Groupe. Cette mission est particulièrement indispensable en cette période d’évolutions permanentes de nos organisations. Les salariés de la RH essaient, dans leur grande majorité, de maintenir ce modèle d’entreprise où le collaborateur constituait bien plus qu’une ressource, mais une valeur, un capital.Sous le double effet de la financiarisation et de la mondialisation, nos entreprises ont toutes versées dans un modèle unique : le résultat financier d’abord. Dès lors, les organisations RH devaient devenir des outils tournés vers ce seul objectif de court terme. Le temps humain n’étant pas le temps financier, les dérives commencent alors à se multiplier, lorsqu’il faut accélérer les mutations sans soubresauts, sans casser l’image…
De cet instant à la prise de pouvoir opérationnel, il n’y a qu’un pas
allègrement franchi par certains. Cette situation n’est pas spécifique à CANAL+, elle est courante dans beaucoup d’entreprises moyennes ou grandes aujourd’hui en France, le PDG nommant à la tête de la RH une sorte de numéro 2 de l’entreprise aux pouvoirs très étendus, sans en mesurer nécessairement les conséquences sociales.L’histoire n’est pas écrite. Nous aurons à nouveau besoin dans un très
proche avenir d’un retour du balancier vers plus d’équilibre en faveur des salariés et de l’entreprise, et donc d'une DRH plus tournée vers le Social que vers l'Opérationnel.Nous savons que beaucoup de salariés de ce service à CANAL+ attendent ce virage avec intérêt et impatience. Il participera du renouveau social de l’entreprise, d’un fonctionnement normalisé où chacun retrouvera sa place pour le bien de tous et de chacun. Mais d'ici là, chapeau bas à celles et ceux qui maintiennent, contre vents et marées... le cap originel!
A suivre dans nos prochaines NewsLetter
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