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02 novembre 2011

"...il a fait Harvard...!..."

Bientôt un an d'attente... et enfin, l’annonce d’une arrivée prochaine...
Lors de la dernière convention de la Distribution à Issy les Moulineaux, ce fut une surprise, chacun pensant que l'on ne reverrait pas de sitôt un patron du commercial après l'éviction du précédent.

On a donc trouvé l'oiseau rare...
12 mois de recherche, le marché des Directeurs Commerciaux est donc si tendu en France… ?!

Un peu de patience…
Quelques semaines encore avant de découvrir le nom et le visage du futur Directeur Commercial de CANAL+...suspense, malgré quelques informations distillées ici ou là…

Ce sera finalement un homme…
Difficile parait-il de trouver une femme pour ce type de job... Tiens donc... Pourtant, de potentielles prétendantes nous ont quitté ces deniers mois. Elles étaient en mesure d’occuper ce job, bon cursus, management efficace, ambition mesurée, créativité, reconnaissance... mais on ne va quand même pas faire revenir les anciennes...

Du neuf et du top... from, Harvard please… !
HEC, ce n’est pas assez, faut aller chercher de l'expérience aux States. Si vous méritez CANAL+, CANAL+ saura vous mériter... C'est la dernière annonce avant l'arrivée de cet inconnu, 40 ans et Harvard dans son balluchon ! Le modèle américain deviendrait-il la norme en matière de commerce, ou bien est-ce pur hasard?

Pourtant, selon de fins connaisseurs maison, nos très bonnes écoles Françaises n'ont rien à envier aux belles Américaines...
Ne doutons pas un instant, Harvard ou pas, ce futur patron sera un bon professionnel. Mais pour réussir, il devra s'appuyer sur les équipes en place. Hors, depuis quelques années et avec une accélération certaine ces 12 derniers mois, nous assistons à la valse permanente des cadres de la direction commerciale.
Départ des anciens, avec pour corolaire l’effacement de la mémoire collective, des méthodes et des process qui ont souvent fait le succès des campagnes commerciales de ces dernières années ! Du neuf on vous dit ! Avec parfois le recrutement de jeunes surdiplômés issus généralement de grandes écoles...

Il n'est pas sur que cette politique de recrutement facilite la tâche du prochain patron du commercial.
En effet, comment concilier autorité, management participatif, évolution de carrière, partage d’expériences… lorsque le fossé devient si grand entre "les anciens" et ces nouvelles recrues à qui l'on a certainement survendu une position idéale dans un avenir pas trop lointain.

Ce modèle de recrutement, pose déjà problème…
Certains de ces diplômés finissent évidemment par s'ennuyer, n'entrevoyant aucune perspective professionnelle de court terme, tandis que les anciens dépriment, attendant leur tour d'être mis sur la touche puis éjectés… tranquillement, un bon accord de rupture devant éteindre tout contentieux…

C'est évidemment une conception rétrograde et dangereuse pour l'organisation future de notre entreprise. Cette méthode renie à tous les niveaux la nécessaire complémentarité des compétences portées par les plus anciens avec celles renouvelées de la plus jeune génération. Recruter exclusivement du "TGE" (Très Grandes Ecoles) à chaque étage de l’organisation finira par gripper l’ensemble des mécanismes au détriment du business et du bien être de tous et de chacun.


Le ras le bol gagne en puissance côté Distribution…
Assez de départs de compétences reconnues et nécessaires, assez de monolithisme dans le recrutement !
Les savoirs faire acquis ces dernières années sont irremplaçables.
C’est en respectant et en favorisant la diversité sociale de l’organisation que nous aurons les meilleures chances d’atteindre les objectifs ambitieux fixés pour 2012 et pour se préparer à affronter des lendemains plus compliqués ! Le 4 novembre prochain CANAL+ va "fêter" son 27ème anniversaire. Gageons qu’avant la trentaine, nous aurons retrouvé  le chemin de la raison sociale…

Bienvenu à l’inconnu d'Harvard, et bonne chance!

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25 octobre 2011

Direction des Services Clients, les mouvements se poursuivent !

D’abord à Rennes…
La Direction des Services Clients poursuit sa réorganisation. Après avoir perdu depuis quelques mois de très nombreuses compétences, c’est le Centre de Relations Clients de Rennes qui voit son patron partir.
Rappelons que Bruno Mothion a d’abord effectué une grande partie de sa carrière à CANAL+ au cœur de la DSC, où il construisit avec professionnalisme une offre de service externalisée, contrôlée et maîtrisée.
De nouveaux outils pour l'analyse de la performance furent alors déployés avec une conséquence majeure : une nette amélioration de la qualité relationnelle avec nos clients.

Ces entreprises partenaires se sont alors pliées aux exigences de CANAL+ et de la DSC pour offrir le meilleur dans l’intérêt de tous. 
Indiscutablement, cette révolution silencieuse a contribué à renouveler l’offre de services aux clients abonnés. Elle obligeait également ces entreprises à se réorganiser  sur un nouveau modèle où la qualité n’était plus l’ennemie de la quantité !

Le tout avec un maintien des activités et des emplois sur le territoire Français!
Ce qui, de notre  point de vue, a contribué à maintenir cette filière à niveau alors que de nombreux opérateurs n’ont pas hésité à délocaliser leur centre de relations clients à l'étranger. La responsabilité sociale de l'entreprise est alors engagée. 

En retour le CRC de Rennes va y gagner une compétence … de la finance. 
C’est en effet un polytechnicien  féru de chiffres qui va prendre la suite de Bruno Mothion.  Nous sommes persuadés que la nécessaire analyse chiffrée ne saurait prendre le pas sur l'appréhension des problèmes sociaux et humains dans ce centre aux 350 salariés, un centre aujourd'hui incontournable pour maintenir une relation étroite et de qualité avec nos abonnés ! 

La DSC continue sa mue…. et se questionne sur son avenir.
Lors du dernier Comité d’Entreprise, les élus ont été consulté sur la réorganisation générale du pôle Distribution. La question fut posée sur les mouvements à la DSC. La réponse fut nette et précise : Non, pas de mouvements... !
Mais, dès le lendemain, nous apprenions qu’un certain nombre de salariés furent convoqués pour se voir signifier leur déménagement d’Issy les Moulineaux à St Denis… 

Mais alors...
Dans ce cas précis, les instances représentatives du personnel devraient être saisies, le CHSCT informé. Il est vrai que ce sujet fut abordé il y a quelques mois, mais sans jamais faire l’objet d’une présentation précise et détaillée. Le prochain CE sera l’occasion pour nous de revenir sur ces points et surtout d'évoquer la stratégie et les ambitions de court terme de la DSC. 

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23 octobre 2011

Modernisation de la diffusion : De la dyna...MIT...!

Le projet de modernisation des infrastructures techniques de diffusion et de post production dérive dangereusement!
Présenté il y a 2 ans, à juste titre, comme incontournable, il apparait aujourd’hui aux yeux de beaucoup, comme un bateau ivre.

Essai sur les possibles causes et raisons de cette dérive!
Dès l'origine du projet...
Plutôt que de confier aux ingénieurs de CANAL+  le pilotage du projet, la direction technique a décidé à l’époque, d’en remettre les clés à IBM, la société sélectionnée après un appel d’offre international. Pourtant, depuis de très nombreuses années, les ingénieurs et techniciens de CANAL+ ont toujours fait preuve d'un grand professionnalisme.
Souvenons nous du déménagement dans la douleur des installations techniques du Quai André Citroën vers Boulogne, ou du déménagement du Centre de Diffusion Technique. Malgré la complexité de ces opérations, la diffusion des programmes n'avaient pas été affectée. Une prouesse extraordinaire réalisée dans des conditions extrêmes par les ingénieurs et techniciens de CANAL!…

La première phase du projet actuel a été réalisée sans trop d'anicroche malgré une gestion opérationnelle complexe.

Pour la seconde phase, c'est beaucoup plus compliqué, a tel point qu'IBM a faillit rendre son tablier il y a quelques temps... ambiance…

24 mois que le projet est lancé… et déjà 12 mois de retard…
Certains se demandent d'ailleurs si les solutions techniques retenues il y a 2 ans ne sont pas obsolètes ?

Au delà des dérives financières et technologiques, il nous faut alerter sur la fatigue d’une partie des équipes techniques et notamment de celles de la maintenance.

Elles sont à bout de souffle…
Pressurée de tous côtés, ces équipes sont sur le terrain pour assurer le maintien des anciennes installations techniques mais aussi prendre en main les nouvelles, le tout dans un environnement figé : pas d’embauches, des compétences essentielles qui claquent la porte par ras le bol et humiliation, une pression sur le temps de travail insupportable…


Quand une organisation ne peut plus répondre…
Depuis la fusion avec TPS, les économies réalisées sur les coûts de structure et particulièrement sur les embauches, se font aujourd’hui durement ressentir.

On ne peut tout externaliser sans risque !
Une fragile maîtrise d’ouvrage,  des moyens limités, une organisation sous tension depuis plusieurs années, tout est réuni pour que ce projet de modernisation, fondamental et nécessaire, prenne un dangereux retard, voir échappe à tout contrôle…

Quand on reparle des astreintes…
Des équipes fatiguées aussi par une organisation sous pression. Lorsqu’il y a 2 ans, nous proposions d’ouvrir une négociation sur les astreintes, nous savions pourquoi. La MIT (Modernisation des Infrastructures Techniques) allait démarrer, il fallait absolument clarifier l’organisation du temps de travail car s’il est normal de constater certaines dérives sur ce type de projet, il est en revanche inacceptable de ne pas les anticiper…
Refus de la Direction d'alors, nous n’avons pas négocié d’accord, résultat, des équipes fatiguées.

Pendant ce temps…
Dans les réunions officielles, les représentants du personnel sont abreuvés de discours optimistes, «tout va bien… pas d’inquiétude…»… le tout emballé d'une présentation de slides vieux de … 2 ans… ! …rien n’aurait changé depuis… !


Le temps de l’alerte a sonné…
Après la déesse ISIS et ses dizaines de millions engloutis en pure perte côté Distribution, le projet de modernisation technique pourrait devenir le prochain tonneau des dana…mit ! …

Il suffirait peut être de peu de chose…
Une écoute renforcée en interne, un pilotage clarifié, quelques moyens humains supplémentaires, un management de proximité souple et respectueux. Mais, quelques soient les solutions retenues, le temps de la clarification est venu.

Alors que les économies de «coûts de structure» sont encore à l’ordre du jour, comprenez réduction d’effectifs et de la masse salariale, il serait incompréhensible pour beaucoup que des dizaines de millions d’Euros s’évaporent dans des projets mal maîtrisés.

Rendons encore une fois hommage aux Cadres et Techniciens qui assurent tant bien que mal, dans des conditions difficiles la gestion au quotidien de ces installations. Mais cela ne saurait trop durer. 

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19 octobre 2011

i>TELE : La détente sociale...?!

Depuis quelques semaines, le climat social se détend à i>TELE, et c’est incontestablement l’arrivée de 2 nouvelles femmes au sein de la chaîne qui contribue à cette amélioration.

Depuis plusieurs mois, nous bataillons dans les instances sociales, CE, DP, CHSCT... ou en direct avec les patrons de la chaîne ou la DRH  pour que s’améliorent les conditions de travail, les échanges et la communication, la prise en considération de problèmes petits ou grands des salariés de la chaîne qu’ils soient à Paris ou en province, bref une certaine idée du respect individuel et collectif.  

Jusqu’à ce jour, l’inaction l’emportait avec pour conséquence une dégradation permanente de l'environnement social de la chaîne.

Et puis…
L’arrivée d’une nouvelle Directrice Générale et d’une nouvelle RH de pôle bouleverse la donne !
Nous assistons à une transformation rapide du management de proximité. L’écoute est de rigueur et la résolution des problèmes une priorité.

Le respect des salariés redevient incontournable, comme si tout à coup, on avait compris que les problèmes que nous soulevons depuis tant de mois étaient réels et importants et qu'ils devaient être traités avec sérieux!
Les partenaires sociaux ne sont pas en reste, puisqu’enfin, leur parole est écoutée, entendue, comprise, respectée et prise en considération.

Cette considération pour nos élu(e)s sur le site de Montparnasse contribue indubitablement à l’amélioration de la situation, car nous savons précisément identifier les problèmes qui polluent le quotidien de chaque salarié comme de l'ensemble des services.
Bien sur, il reste de nombreux problèmes à résoudre, notamment sur le plan de l’organisation du travail à Paris et en région. Mais avec un  dialogue social rétabli et ouvert, les conditions sont à nouveau réunies pour travailler à les résoudre ensemble.

Cette nouvelle orientation sociale constatée à i>TELE devrait susciter réflexions et actions dans d’autres secteurs et business de CANAL+, là où l’indifférence est souvent la seule réponse aux problèmes et aux souffrances de très nombreux salariés, là où les partenaires sociaux sont ignorés.

Le chemin de la reconstruction sociale passe incontestablement par ce nouvel élan fondé sur un respect réciproque. C'est la voie de la réussite et du renouveau.  C'est la seule possible!

Souhaitons que cette reconstruction se poursuive avec un élan et une volonté durable...

Nous resterons evidemment attentif et présent sur le terrain comme dans les instances sociales pour porter les questions, proposer nos idées et pour que finalement les conditions de travail des salariés de i>TELE s'améliorent aprés de trop nombreux mois d'incompréhension .
A suivre... 

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17 octobre 2011

Les cabinets de consultants, mètre étalon de la réorganisation… ?

Bain, Mckinsey…Les cabinets de consultants sont-ils les mieux placés pour analyser, proposer et orienter les réorganisations de nos entreprises ?


Depuis des mois, les 1100 salariés de la Direction de la Distribution vivent au rythme d’une restructuration permanente qui ne veut pas dire son nom, habillée sous la forme de synthèses des travaux effectués par de grands cabinets de consultants.


Est-il impératif de dépenser des centaines de milliers d’Euros pour parvenir à des conclusions déjà fixées dans un cahier des charges cadré par le client ? Combien de postes en CDI cela représente-t-il ? 10, 20 postes sur une année ? Peut être plus… !

La question mérite d’être posée à la veille de la consultation du Comité d’Entreprise et alors que de très nombreuses questions restent encore en suspend... !
Le client reste maître… Il faut justifier des décisions déjà prises… !
On le sait tous sans oser le dire, lorsqu’un cabinet est appelé à opérer dans une entreprise, une grande partie des objectifs sont déjà fixés. Il s’agit seulement de trouver à justifier tel ou tel choix. Comment un cabinet présent quelques semaines, dans le cas présent 2 ou 3 mois, peut-il prendre la mesure de l’ampleur des défis d’un groupe complexe comme CANAL+ ? Impossible.

Il le fait sur la base d’analyses fournies par… son client… Dans le cas présent, a-t-on mesuré les intéractions avec l’Edition ? Avec les services supports, avec Vivendi, avec l’environnement concurrentiel externe ? Nous pouvons en douter au regard de la méthode...

Quand une organisation ne se résume pas à son organigramme… Les oublis… et les manques…
Dans certains services, il fut notable de constater la faiblesse de la compréhension des organisations. Erreurs de communication ou d’appréhension, ainsi, ces projets de transfert de services vers de nouvelles directions… alors que ces services étaient déjà transférés depuis de nombreux mois… Ou l’incapacité à comprendre l’intéraction de services et d’activités de façon transverse sur l’ensemble du groupe… ainsi pour la DEC qui va encore subir quelques évolutions de périmètre sans pour autant trouver un modèle d’organisation efficient car disséminé et illisible pour beaucoup…. Mais la DEC reste un sujet en soi qu’il faudra bien traiter un jour dans sa globalité et non par tranche.

Sur le plan social c’est encore plus flagrant… Lorsque, au Comité d’Entreprise, nous posons la question de l’accompagnement des salariés au changement individuel ou collectif, et ils vont être très nombreux… chacun se renvoit la patate chaude… "accompagnement…ha mais la porte de la DRH du pôle sera toujours ouverte…"

Nous ne doutons pas de cette disponibilité, mais lorsqu’un pôle est ainsi bousculé, il ne s’agit pas de mettre en œuvre un accompagnement classique de premier niveau, il faut une présence d’exception, un cabinet spécialisé externe doit être mobilisé, et sur la durée, 4 ou 6 mois pour aboutir au meilleur, lisser les aspérités, combler les manques…. Et éviter les errements de l’après fusion TPS que nous payons encore !


Et bien rien… ! Les conséquences humaines des choix organisationnels effectués par Bain ou Mc Kinsey ne semblent pas préoccuper plus que ça ! Après tout, ce n’est que de l’humain, et chacun sait aujourd’hui l’attention que l’on porte à ces questions en certains business de CANAL+… !


Des schémas bien formatés…D’où viennent ces experts, de quoi nous causent-ils… ou pas ? Dans quel langage… ? Quel est leur cahier des charges ?
Mc kinsey, ce sont avant tout des process et des méthodes formatés exploités sur la planète entière… De la segmentation stratégique, celle qui consiste à découper l’entreprise en unités homogènes, de l’analyse de la chaîne de valeur pour atteindre les meilleurs marges, ou le diagnostic « PEST » (Sic…) pour environnement Politique, environnement Economique, environnement Social, environnement Technologique, des matrices BCG (re sic…) pour Boston Consulting Group… quand se vaccine-t-on ? ou la matrice « Atouts/Attraits » toujours de nos amis Mc Kinsey...

Ou leur grille de lecture intitulée "les 7-S" une structure d'analyse de l'organisation en 6 activités interdépendantes : Structure, Systems, Style, Staff, Strategy, Skills, et qui évoluent en interaction avec un système : Shared Values, et qui déterminent le succès d'une stratégie. Ces modèles n’atteignent-ils pas leurs limites dans ce monde en révolution ?

Petit exemple concret, MC Kinsey … et les femmes ou Maxime dévoilé...
Dans ces modèles d’organisation, on descend parfois très bas pour justifier telle ou telle orientation. Ainsi en est-il de la présence des femmes. Pour Mc Kinsey c’est la clé du succès ! 

Nous pensons bien sur que les femmes doivent avoir toute leur place dans les organisations du plus bas au plus haut niveau, mais à parité…

Nous portons, nous, sur le plan social cette image de la diversité, notre représentation syndicale est équilibrée, nous sommes le syndicat le plus féminisé de CANAL+ et l’on ne pourra nous faire le procès en retour du mâle dominant.


Mais nous savons aussi que les clés de la réussite passent par la diversité, diversité des sexes, diversité des âges, diversité des formations, diversité des origines… Et bien ici, à CANAL+, aujourd’hui, à la Distribution, il n’y a plus qu’un seul modèle, le BAC+ 5 x2, ex consultants, triplement diplômé de grandes écoles et de sexe féminin ! On commence à comprendre les ravages que cela produit en se baladant dans certains couloirs ! Inepties de la soi-disant modernité, de l’air du temps…

Nous ne porterons pas de jugement sur l’interdiction des réunions le mardi matin, ou le périmètre idéal des réunions, ou encore les conseils basiques aux managers… Ce serait indiscutablement odieux envers ces braves consultants qui gambergent tant… !

Les nouveaux traders de l’organisation… ? Des jugements et des décisions sans conséquence… pour Mc Kinsey !
Ou plutôt, l’assurance de revenir dans un an ou deux, sur qu’ils seront de combler les lacunes qu’ils auront mises à jour sans les traiter !




Mais comment pratique-t-on dans les meilleures entreprises du monde ? Ce schéma est-il obsolète ? Doit-il être l’alpha et l’oméga d’orientations stratégiques sur l’organisation des entreprises particulièrement quand le premier objet de préoccupation devrait en être aujourd’hui les femmes et les hommes. Ils sont malheureusement à nouveau les grands oubliés de cette affaire.

Quant aux partenaires sociaux, ils n’existent pas….
Pensez-donc, les idées sulfureuses qu'iles portent, eux qui circulent de service en service, qui connaissent pour certains sur le bout des doigts l’organisation de cette entreprise et son histoire, qui en connaissent parfaitement les faiblesses et les points forts… pourquoi les questionner…Ignorés… ce qui en dit long sur le souci de l’humain.


Au final, le retour au schéma précédent… ?
Déjà circule dans les couloirs comme une rumeur… et si finalement on recréait ce que nous avons détruit il y a quelques années… sous prétexte d’efficacité ? Dans certains services, la réponse peut déjà être affirmative, il faudra demain en mesurer l’ampleur…

Sur le principe du "… on n’a pas le temps…" "... nos concurrents nouveaux frappent déjà à la porte..." "...il faut du d'jeune pour accompagner tout cela..." L’on produit de l’anxiété et de l’inquiétude, on fabrique de la déprime, au final, on perd du temps, de l’argent et de l’énergie.


Reste le sujet essentiel…l’humain !
Nos questions au prochain Comité d’Entreprise portent essentiellement sur cet aspect. C’est votre travail, votre investissement, votre bien être qui produira le succès ou non. Et nous aurons beau dépenser encore des centaines de milliers d’euros en cabinets de consultants que cela ne servira à rien tant que nous n’aurons pas abordé frontalement et en responsabilité cette question. De grandes entreprises internationales, Françaises notamment, le font, pourquoi pas nous?... Nous reviendrons sur ce thème dans un prochain article.


Le prochain CE sera déterminant pour juger de l’efficacité et de la pertinence des choix ainsi effectués !
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12 octobre 2011

La prime de perlimpinpin...

La fameuse prime de partage des profits, se transforme en fiasco juridique et social!
Après les réformes sociales de 2008 imposées au forceps, et qui ont bouleversé le paysage social de notre pays sans nécessairement le rendre plus lisible ou efficace, le Gouvernement n'a eu de cesse que d'inventer des "machins" susceptibles de servir les salariés et leur pouvoir d'achat. C'est ainsi que la loi de finance rectificative de 2011 a créée cette fameuse prime de partage des profits.

Le Gouvernement avait à l’époque, annoncé un montant moyen de versement de 700€… alors que la loi ne fixe aucun plancher…
Selon l'enquête menée auprès d'une quarantaine d'entreprises soumises à la prime de partage des profits, son niveau médian se situe autour de 300 euros par salarié... pour ceux qui y ont droit...
Dans certaines entreprises, elle a atteint le niveau record de … quelques euros… créant frustration et réactions, comme auprès des salariés de l’institut IPSOS qui accorda une prime de… 6 euros!

Ou encore cette entreprise où le compteur s'est bloqué à 3,5 euros !

L’effet d’annonce passé, beaucoup de salariés se trouvent forts dépourvus...
Il y a d’abord ces milliers d’entreprises non cotées et qui ne versent aucun dividende. Et puis cette prime ne concerne que les entreprises commerciales. Elle est donc réservée à une partie … très restreinte de salariés.
CANAL+ n’est pas concerné par cette prime, le Groupe Vivendi n’ayant pas versé un dividende en augmentation par rapport à la moyenne des 2 années précédentes... c’est la règle !
En termes d’efficacité et de rendement pour le salarié, nous préférons pour les salariés de CANAL+, un supplément d’intéressement ou de participation plutôt que cette usine à gaz.
Car ce supplément peut être d’un montant plus élevé que la prime. De +, il peut être placé sur un plan d’épargne et de ce fait exonéré d’impôt. Alors que le dispositif prime n’est exonéré... que des charges sociales, mais pas de l’impôt… L’état reprend d’un côté ce qu’il impose aux entreprises de financer…


La juste rémunération du capital n'est pas l'antinomie mais la condition d'une bonne rétribution du travail. L'opportunité et la modalité du partage des profits sont des choix si stratégiques pour l'entreprise qu'ils doivent rester dans l'entreprise. Les prochaines négociations salariales à CANAL+ nous permettront de vérifier cette volonté commune…
Les bricolages institutionnels ne servent ni l’intérêt des salariés ni ceux des entreprises. Ils réduisent le champ de la négociation là où le même gouvernement souhaite qu’elle se déroule avant tout au niveau de l’entreprise. Incohérence, frustrations, que va-t-on nous inventer pour Noël…

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