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17 août 2010

Retour des vieux chez les Bleus... ou le management par l'expérience

"Il a choisi l'expérience"
Titrait le journal l'équipe du 7 juillet. De quoi parle-t-on ? Du renouvellement des responsables du football français après l'échec retentissant de l'équipe de France en Afrique du Sud!

Est-ce bien sérieux...?
Entraineur adjoint : 56 ans, coordinateur sportif : 67 ans, directeur administratif : 61 ans, responsable de presse : 64 ans... etc. En faisant revenir également des salariés licenciés... et "âgés"

Pendant que, chez nous, le max c’est 25 30 ans, à 35 ans vous vous ringardisez à vive allure, à 40 ans il faut penser au bilan de carrière, car on approche la 1ière limite d'âge, à 45 ans faudrait penser à sortir…

Sauf si, par chance, on parvient à échapper à la mobilité obligatoire, jusqu’à la sortie définitive, mais en acceptant de voir sa carrière stoppée, promotion, augmentation salariale, formation… des souvenirs que tout cela!

Nos amis les bleus…
Dans le monde de l’entreprise, le sport est souvent cité comme exemple, pour le management, l’esprit d’équipe, la gagne, etc…

Cette fois, l’exemple est intéressant, le nouveau sélectionneur a choisi l'expérience... par l'âge pour redresser une situation catastrophique.

Si les sportifs le font...
L'âge ne serait donc pas un handicap pour encadrer, manager, entrainer....?

Viens donc Laurent Blanc, leur expliquer tes choix, ca vaut bien une session "en savoir plus" non?!
Si les sportifs montrent la voie, il serait temps que nos dirigeants reviennent sur leurs idéaux et leur dogmatisme !

Depuis plus de 4 ans, nous répétons que ce n’est pas en sortant, parfois violement, les plus anciens, en se séparant de véritables compétences, en nivelant uniformément le corps social de l’entreprise que ce sera à tous les coups gagnant. C’est d'ailleurs plutôt l’inverse qui se passe.

C'est la diversité qui nous fera gagner!
L'entreprise gagnante, ce sera celle qui aura su maintenir une grande diversité sociale, par les âges, les formations, les niveaux de recrutement.
L'uniformité et la consanguinité sont sources d'échecs!
Ou la fascination pour le jeune âge...
On pense que plus une entreprise vire ses vieux, mieux elle se portera... Les exemples ne manquent pas pour démontrer l'inverse.



En Allemagne ou en Scandinave, dans toutes les entreprises, les plus âgés cohabitent avec les plus jeunes... En dix ans, les pays nordiques ont modifié en douceur leur marché du travail et réussi à garder leurs seniors actifs et plutôt heureux.

Consensus, souplesse, pragmatisme... à mille lieues du modèle hexagonal.

L'objectif fixé à Stockholm est de remonter à 50 % en 2010 le taux d'emploi des 55/64 ans. 2010, on y est !

La Suède, partie il est vrai d'un niveau déjà élevé, a dépassé les 77 %. Le Finlande a atteint la barre des 50 % alors que le taux d'emploi des seniors y était encore plus bas qu'en France, soit 34 %.

Pourquoi les Finlandais, les Scandinaves en général, ont-ils réussi là où nous échouons? Sur quelles valeurs, quelle vision de l'humain. Voyez les intitulés des programmes finlandais: Working Life Development, Well-being at Work, Age Management (Développement de la vie active, Être bien au travail, Le management des âges).

Dixit R. Depardon
« Au pays d'Astérix, on est raide, dogmatique, conflictuel, l'humain est au menu fixe alors qu'aux pays des elfes, on est souple, pragmatique, consensuel, l'humain est à la carte. »
Dans ces pays, L'éthique du travail prime sur celle de l'emploi.

Selon certains sociologues
"L'un des grands principes du modèle scandinave, c'est que l'organisation du travail est adaptée aux capacités et compétences de chacun. Il revient à l'entreprise de favoriser l'échange et la complémentarité des générations." En Suède, l'accent est mis sur l'esprit collectif. La plus grande importance est accordée au groupe, à ce qui se passe autour de la machine à café, au déjeuner, au roulement des équipes, à l'organisation des horaires."

Encore faut-il avoir du temps pour échanger, et non pas un rythme intense à la française.
En Grande-Bretagne, les entreprises ont massivement fait appel aux seniors quand elles ont eu besoin d'eux comme force d'appoint. Leur taux d'emploi y a frisé les 60 %
Un salarié est-il un "esclave de son salaire" ou "un investisseur sur son propre capital humain"demandent-ils?

Et que dire également de la responsabilité sociale de nos entreprises qui refusent ainsi d'assumer leur rôle en reportant sur la collectivité la gestion des fins de carrières... et en privant l’économie de nombreuses compétences ! Une aberration économique, sociale, stratégique, financière, culturelle...

Qu'ils se dépêchent ceux là même qui décident de ces politiques et qui ne vieilliront pas ensemble... de s'appliquer à eux mêmes ces préceptes.



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