Titrait le journal l'équipe du 7 juillet. De quoi parle-t-on ? Du renouvellement des responsables du football français après l'échec retentissant de l'équipe de France en Afrique du Sud!
Est-ce bien sérieux...?
Entraineur adjoint : 56 ans, coordinateur sportif : 67 ans, directeur administratif : 61 ans, responsable de presse : 64 ans... etc. En faisant revenir également des salariés licenciés... et "âgés"
Pendant que, chez nous, le max c’est 25 30 ans, à 35 ans vous vous ringardisez à vive allure, à 40 ans il faut penser au bilan de carrière, car on approche la 1ière limite d'âge, à 45 ans faudrait penser à sortir…
Sauf si, par chance, on parvient à échapper à la mobilité obligatoire, jusqu’à la sortie définitive, mais en acceptant de voir sa carrière stoppée, promotion, augmentation salariale, formation… des souvenirs que tout cela!
Nos amis les bleus…
Dans le monde de l’entreprise, le sport est souvent cité comme exemple, pour le management, l’esprit d’équipe, la gagne, etc…
Cette fois, l’exemple est intéressant, le nouveau sélectionneur a choisi l'expérience... par l'âge pour redresser une situation catastrophique.
Si les sportifs le font...
L'âge ne serait donc pas un handicap pour encadrer, manager, entrainer....?
Si les sportifs montrent la voie, il serait temps que nos dirigeants reviennent sur leurs idéaux et leur dogmatisme !
Depuis plus de 4 ans, nous répétons que ce n’est pas en sortant, parfois violement, les plus anciens, en se séparant de véritables compétences, en nivelant uniformément le corps social de l’entreprise que ce sera à tous les coups gagnant. C’est d'ailleurs plutôt l’inverse qui se passe.
C'est la diversité qui nous fera gagner!
L'entreprise gagnante, ce sera celle qui aura su maintenir une grande diversité sociale, par les âges, les formations, les niveaux de recrutement.
L'uniform
ité et la consanguinité sont sources d'échecs!Ou la fascination pour le jeune âge...
On pense que plus une entreprise vire ses vieux, mieux elle se portera... Les exemples ne manquent pas pour démontrer l'inverse.
L'objectif fixé à Stockholm est de remonter à 50 % en 2010 le taux d'emploi des 55/64 ans. 2010, on y est ! Dixit R. Depardon
« Au pays d'Astérix, on est raide, dogmatique, conflictuel, l'humain est au menu fixe alors qu'aux pays des elfes, on est souple, pragmatique, consensuel, l'humain est à la carte. »
"L'un des grands principes du modèle scandinave, c'est que l'organisation du travail est adaptée aux capacités et compétences de chacun. Il revient à l'entreprise de favoriser l'échange et la complémentarité des générations." En Suède, l'accent est mis sur l'esprit collectif. La plus grande importance est accordée au groupe, à ce qui se passe autour de la machine à café, au déjeuner, au roulement des équipes, à l'organisation des horaires."Un salarié est-il un "esclave de son salaire" ou "un investisseur sur son propre capital humain"demandent-ils?
Et que dire également de la responsabilité sociale de nos
entreprises qui refusent ainsi d'assumer leur rôle en reportant sur la collectivité la gestion des fins de carrières... et en privant l’économie de nombreuses compétences ! Une aberration économique, sociale, stratégique, financière, culturelle...Qu'ils se dépêchent ceux là même qui décident de ces politiques et qui ne vieilliront pas ensemble... de s'appliquer à eux mêmes ces préceptes.
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