Les (absences) d’augmentations salariales auront eu pour
effet de provoquer un mouvement de grogne d’une rare ampleur. Pourquoi ?
Certainement parce que cette année cumule l’absence de récompense avec l’absence
de reconnaissance !
Qu’on en juge !
Des dizaines de salariés déboutés de leurs ambitions
légitimes, non pas qu’ils seraient éloignés de l'atteinte de leurs objectifs, bien au
contraire, mais d'abord pour répondre aux contraintes
budgétaires permanentes, ou bien mettre en pratique le fameux concept de "courage
managérial "... mais enfin, trop de salariés sont augmentés, c'est pas normal..." même si cela se traduit par de l’injustice flagrante !
De l’incompréhension à l’indignation !
Et les injustices ont été visiblement légion. Des dizaines
de salariés se sont vu refuser le sésame tant
attendu, la croix dans l’une des 2 cases de l’entretien annuel qui apporte le %
d’augmentations souvent plus que mérité dans un contexte où l'investissement individuel et collectif dépasse parfois l'entendement avec une charge de travail en constante augmentation!
Des dizaines de salariés qui ont atteints ou dépassés leurs
objectifs, n’auraient donc pas la "croix magique" dans la bonne case pour les raisons évoquées
un peu plus haut. Voilà donc l'une des raisons de l'existence de cette évaluation : la régulation de la masse salariale. Le phénomène, visiblement d’une ampleur sans
égal dans tous les secteurs de l’entreprise, provoque la levée d’un vent
de mécontentement sans précédent !
Cette situation impose de revisiter le concept même des budgets
d’augmentations annuels et de ce qui constitue la rémunération, la récompense et la reconnaissance du travail accompli. Nous sommes là comme ailleurs dans des centaines d'entreprises, dans un système qui atteint ses limites jusqu'à l'absurde. Si 1,8% ne constitue pas la panacée, c’est malgré tout,
dans une entreprise comme la nôtre, un budget de plusieurs millions d’€ qui devraient alimenter
les portefeuilles de l’ensemble des salariés.
Alors où passe l’argent ?
Comme nous l’avons déjà souligné, dans le financement des promotions et des changements de statuts et dans les augmentations conventionnelles encadrées par la convention collective. Dès lors, le budget réservé aux augmentations individuelles se réduit comme peau de chagrin. Il suffit également que quelques très hautes rémunérations
bénéficient d’un % même minime d’augmentations, pour grever inconsidérément le
budget global. C’est une injustice notoire !
C’est pour cette raison, chacun l’aura remarqué, que les
promotions ou changements de statuts sont souvent réalisés dans le dernier trimestre
de l’année… « … Attendez la NAO, vous serez augmenté… » Double peine
car il est sûr dans ce cas que le salarié bénéficiera de l’augmentation
conventionnelle mais sera « dispensé » d’augmentation individuelle… « .. .
C’est déjà bien non… ? » Pourtant, la NAO ne devrait en aucun cas être impactée
par ces phénomènes naturels !
Petit rappel, la NAO ou Négociation Annuelle Obligatoire,
est un moment où les partenaires sociaux se mettent d’accord… ou pas… sur un %
d’augmentations salariales pour l’année à venir. Les budgets des promotions et
des changements statutaires sont eux par principe non négociables, ils ressortent
de l’application de la convention collective et doivent s’appliquer dès que le changement
est réalisé ! Depuis plusieurs années, tel n’est plus le cas. On
ponctionne ainsi le budget NAO pour financer du conventionnel, dans les temps fastes,
cela se voit peu, dans les temps de disette, cela devient problématique !
Ne rien dire de son désarroi, une erreur !
Beaucoup de salariés prennent contact avec nous pour nous dire
leur incompréhension voir leur colère, ils ont raison. Nous leur conseillons de
mettre en œuvre la procédure usitée en prenant un RDV avec leur RH de pôle afin de bénéficier d’une
explication précise, écrite. Ne pas le faire c’est au
mieux se résigner, au pire accepter ! C’est particulièrement indispensable
lorsque les objectifs ont été atteints ou dépassés sans être reconnus. Rappelons encore qu’une
atteinte ou un dépassement de ses objectifs doit se traduire par une augmentation.
L’inquiétude grandit également sur les conséquences de cette
politique ! Alors que de nouveaux efforts vont encore être demandés aux salariés
en 2013, ils n’auront même pas vu la couleur d’un brin de reconnaissance pour l’investissement
réalisé en 2012… bonjour la motivation !
Une politique contreproductive ! Sur la plan macro-économique, il est évident qu’en retirant
du pouvoir d’achat aux salariés, ils consommeront moins, aggravant la récession
d’une économie déjà mal en point !
Mais que veut-on ? De ce benchmark permanent pour justifier cette politique
qui vire à l'absurde, il ressort que cette course est sans fin, ou plutôt ne se stabilisera
que lorsque la rémunération moyenne du salarié Français aura rejoint la rémunération
moyenne du salarié Chinois ! Alors peut être aurons-nous la paix… mais
rien n’est moins sur dans cette course à la réduction des coûts dont tout un
chacun commence à souper !
Notre proposition ! Pour résoudre cette équation, nous proposons de basculer
tout le monde au SMIC, du CODIR de B. Meheut au salarié de base, une économie d’échelle
de grande ampleur pour la bonne cause, celle d’une rentabilité toujours plus
élevée même par gros temps ! Chiche… !
En attendant, éteignez ce blog, retournez à vos occupations,
et n’oubliez pas de fixer votre RDV RH ! De bonnes paroles valent mieux
que de la frustration éternelle !

Tel 01 71 35 13 17
2 commentaires:
oui c'est tout à fait vrai ce que vous dites malheureusement et pour certains c'est un vrai drame
ensuite faudrait se pencher sur tous les dpéparts, combien de licenciements en ce moment car dans certains services on dirait qu'il faut décimer
merci à vous
bon courage
il y a come un air de nettoyage en ce moment. beaucoup de nos collègues partent, en mobilité, ou pire sont licenciés. merci pour votre soutien dont j'ai bénéficié dans ces moments difficiles et je peux dire qu'il a été efficace
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