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01 août 2011

Enquête Sofres : Les salariés souhaitent le retour du collectif...

Une enquête réalisée par l'institut TNS/Sofres pour le cabinet Altédia (1005 interviews de salariés, entreprises, privées et publiques, administrations) révèle une attitude sociale des salariés en France en forte évolution et un retour en force du collectif sous toutes ses formes

La rupture du lien entreprise – salarié semble consommée
84% des salariés estiment aujourd’hui que les intérêts des salariés et des dirigeants ne vont pas dans le même sens... (40% pas du tout, 44% plutôt pas...")

Une nette remise en cause du système actuel... Pour 65% des Cadres de ces entreprises, nous sommes dans une crise fondamentale qui montre bien que le système actuel apporte plus de problèmes que de solutions.

29% seulement des salariés des grandes entreprises seraient prêts à s'investir pour faire évoluer le fonctionnement de leur entreprise.

Eléments révélateur, 1/4 de ces salariés seraient prêts à participer à des actions sociales "dures"

Les salariés jugent également leurs employeurs généralement assez solide, mais très éloignés de leurs préoccupations.


46% estiment qu'il ne se comporte pas de façon responsable envers leurs salariés, 55% qu'il néglige l’avenir, formation, carrière...

Rémunération
Si un salarié sur deux estime toujours s'épanouir dans son travail, une nette majorité, 66%, se dégage pour dire qu'ils sont insatisfaits de leur rémunération!

Au final, 44% des salariés estiment que leur situation au travail s'est plutôt dégradée. Ce chiffre monte à 53% dans les grandes entreprises.

Le retour du collectif...
Les effets de la crise et la déstructuration sociale de nos entreprises amènent une majorité de salariés à reconsidérer leur position en estimant qu'un retour du "collectif" pourrait être la source d'une amélioration de leur environnement professionnel!

La confiance décroit partout, tous les secteurs d'activités sont aujourd'hui touchés. Les changements permanents d’organisation, de responsables et de managers, les incertitudes sur l'avenir pèsent sur ce niveau de confiance.

Les discours, parfois inaudibles des dirigeants, accentuent ces sentiments de défiance.
Beaucoup de salariés ne comprennent plus les messages de leurs dirigeants... quant ils existent. Soit ils sont trop simplistes "...augmenter la marge ou le bénéfice net..." soit ils sont incohérent ou trop complexes.

Venez nous voir… !
Un nombre croissant de salariés estiment que les dirigeants sont trop éloignés du terrain. Ils réclament une présence accrue avec une présence physique plus affirmée. "...la vérité ne vient-elle pas du terrain... ?"

La "promesse" ne suffit plus, aujourd'hui, pour remotiver, réengager, ré impliquer les salariés, il faut apporter des "preuves" tangibles d'une volonté de faire avec eux.

Autre constat, le management intermédiaire se sent négligé "squeezé".
L'enquête fait apparaître une fatigue importante du management intermédiaire qui ne peut plus jouer son rôle de "relais". La demande, les attentes du management pour plus d'écoute permettaient peut être de retisser des liens de confiance.

"On ne peut pas vouloir à la place des individus"
Atteindre les objectifs stratégiques de l'entreprise ne pourra être réalisé que s'ils sont portés par le mangement supérieur et surtout intermédiaire. C'est pourquoi il apparait indispensable d'ouvrir aux enjeux fondamentaux de l'entreprise l'ensemble du corps managérial.
Accepter l'objection comme révélateur d'une problématique managériale et sociale apparait indispensable.

Quant aux instances représentatives du personnel, syndicats, Comité d'entreprise... une majorité de salariés estiment qu'elles ne doivent pas être négligées, même si beaucoup restent dubitatifs quant à leur capacité d'agir...

Ces salariés estiment également qu'il faut redonner "du corps" au concept de mobilité et travailler à des perspectives de carrières sérieuses plutôt que de déstabiliser en permanence les organisations.

C'est d'autant plus vrai et nécessaire qu'aujourd'hui, la gestion des carrières doit être réalisée sur une base de 40 à 45 années de travail.

En matière de recrutement, 72% des personnes interrogées estiment que c'est d'abord par leurs propres réseaux qu'ils pourront se repositionner professionnellement, et 42% par les cabinets de recrutement...

En conclusion, cette enquête fait apparaitre quelques lignes de force comme une remise en cause massive du système actuel par les salariés français, une crise de confiance à l’égard tant de son employeur que de ses dirigeants, une ouverture importante aux modes de revendication forts voire durs, une nette dégradation du climat à l’automne.

Ce mal-être se traduit surtout par des sentiments de manque de reconnaissance et de perspectives d’avenir, de faible responsabilité perçue de son employeur à l’égard de ses salariés, d’une dégradation de sa situation professionnelle et d’un optimisme très partagé sur son avenir

Et à CANAL+ ?
Le parallèle avec la situation sociale de notre groupe serait trop facile. Toutefois, et l’enquête «d’engagement» réalisée à la rentrée le confirme, les salariés de CANAL+ partagent pour une grande partie ces sentiments. C’est ce que nous essayons de porter dans les instances sociales depuis de nombreux mois sans être entendu. « …tout ne va pas bien, mais quand même, ce n’est pas la mine… ce n’est pas Zola… » « …les salaires à CANAL+ sont en moyenne plus élevés qu’ailleurs… » « .. .il y a très peu de démissions…»

Nous ne sommes pas à la mine, et Zola est bien loin, malgré tout, la dégradation des conditions de travail est un fait inéluctable constaté par une majorité de salariés. Refuser de l’admettre, c’est prendre le risque d’une crispation sociale dans bien des secteurs de l’entreprise. Notre modèle social ne peut être de type Asiatique...

Sur les rémunérations, une moyenne ne veut rien dire, en revanche le salaire médian, référence en la matière, fait apparaitre un net décrochage entre le passé et le présent. Nous continuons de tirer vers le bas les rémunérations, et d’ailleurs leur part dans la valeur ajoutée n’a pas progressé.

C’est un choix d’entreprise, tout comme constitue un choix stratégique d’employer plutôt des prestataires que d’embaucher. La raison « …évitons d’avoir à faire des plans sociaux dans l’avenir… » C’est donc que l’emploi ne peut que se dégrader dans notre groupe ?! Cette analyse était acceptable en 2003 alors que le groupe était au bord de la faillite. Elle l’est moins aujourd’hui alors qu’il va dégager certainement près de 700 millions d’Euros de bénéfices nets… une paille !
Aujourd'hui, de grands groupes Français réinternalisent des activités qu'ils avaient laissés partir il y a quelques années...
Si nous comprenons la prudence économique, l’état des forces en présence devrait amener à plus de souplesse pour que notre environnement social retrouve un peu d’espérance. Le même constat pourrait être fait en ce qui concerne les investissements. Dans certains secteurs, l’informatique en particulier, les besoins sont criants et urgents.

S'il n'y a pas péril économique, et c'est tant mieux, il y a en revanche une progression du risque social. De ce point de vue, CANAL+ est aujourd'hui devenue une entreprise banale. Mais le constater, ce n'est pas l'accepter. Des moyens existent pour favoriser l'émergence d'un nouveau dialogue social, base indispensable de la reconquête par les salariés de leur environnement professionnel.

D'abord présenter une stratégie et des perspectives de moyens et longs termes, qui ne soient pas seulement orientés vers le résultat financier. Partagés par tous, ils deviendraient alors plus facilement atteignables! Mais nous n'avons plus depuis des lustres d'échanges structurants sur ces sujets. Où va-t-on, comment et avec qui... bien malin qui saurait nous le dire!

Nous y gagnerions pourtant en efficacité et en mobilisation collective. Mais pour cela, il faudrait d'abord restaurer la confiance, sortir de la chasse aux sorcières, et transformer en profondeur notre modèle managérial archaïque et parfois dangereux.

Vous pouvez compter sur notre volonté pour que progresse une certaine idée du social. Mais nous ne pourrons le faire qu'avec vous. C'est avec vous que les choses changeront... ou bien alors...

18 juillet 2011

La justice statue sur le forfait jour...

Le 26 janvier dernier, dans un post publié sur notre Blog, nous indiquions que le Conseil de l’Europe avait statué sur les dérives de certains employeurs français dans l'utilisation du forfait jour!   

Depuis, en France, la Cour de Cassation a été conduite à statuer sur les conditions de validité d’une convention de forfait-jours.
La Cour de Cassation a donné raison au cadre qui réclamait le paiement de ses heures supplémentaires, en arguant que sa convention de forfait-jour n'avait pas été respectée.


Et à CANAL+...
Cet arrêt important de la Cour de Cassation est l’occasion de rappeler les règles de validité des conventions de forfait-jours sur l’année. En l'espèce, la plus haute instance judiciaire française a cassé les arrêts des tribunaux des prud'hommes et de la cour d'appel de Caen qui avaient interdit à un cadre commercial au forfait-jour de réclamer le paiement de ses heures supplémentaires.

La raison ? Le dit-salarié n'avait bénéficié d'aucun suivi ou contrôle de son temps de travail de la part de son employeur. Ce qui est aussi la cas à CANAL+ où aucun Cadre au forfait jour ne bénéficie d’un tel contrôle.

Au nom de la protection de la santé et du droit au repos, la plus haute instance judiciaire française juge en substance que toute entreprise appliquant le forfait-jour ne prévoyant pas un contrôle strict et un suivi régulier du temps de travail de ses salariés concernés peut voir les dispositifs mis en place retoqués.

Cela revient à dire que l'entreprise devra vérifier que ses salariés au forfait-jour respectent les durées de travail et de repos quotidiennes et hebdomadaires, fixées notamment par le droit européen : à savoir 48 h de travail maximum par semaine et 11 h de repos consécutif.

L'employeur doit encadrer la durée du travail de ses salariés au forfait-jour. A défaut, les entreprises s'exposeront à être poursuivies devant les tribunaux et condamnées à payer des heures supplémentaires à leurs cadres !

+ de clarté...
Les accords collectifs qui ne sont pas explicites en matière de suivi et contrôle du temps de travail des cadres en forfait-jour devront être renégociés par les partenaires sociaux, afin d'éviter la multiplication des contentieux devant les tribunaux. Tous les gardes-fous prévus dans les accords collectifs devront être appliqués. A défaut, les forfaits-jours seront nuls et non avenus.

+ de contrôles...
Ainsi, s’agissant des «caractéristiques principales» des conventions de forfait, il est nécessaire de prévoir le contrôle du nombre de jours travaillés, les modalités de prise des journées ou demi-journées de repos ou, encore, l’évaluation de la charge de travail. Des précisions qui font défaut dans l’accord de CANAL+.

Rappelons à cet égard qu’il résulte de l’article L. 3171-4 du Code du Travail qu’en cas de litige relatif à l'existence ou au nombre d'heures de travail accomplies, l'employeur doit fournir au juge les éléments de nature à justifier les horaires effectivement réalisés par le salarié.

+ de suivi...
La convention de forfait-jours doit faire l’objet d’un suivi!
Dans son arrêt, la Cour de Cassation a aussi jugé que lorsque l'employeur contrevient aux clauses d'un accord collectif organisant le contrôle et le suivi des conventions de forfait-jours, ces conventions sont privées d’effet et le salarié peut prétendre au paiement d’heures supplémentaires. Rappelons que, dans ce cas, la rétroactivité de la demande peut porter sur les 5 dernières années… conservez vos états de service…

De plus, il est rappelé que le salarié titulaire d’une convention de forfait-jours doit bénéficier d’un entretien annuel individuel portant sur sa charge de travail, l'organisation du travail dans l'entreprise, l'articulation entre son activité professionnelle et sa vie personnelle et familiale, ainsi que sur sa rémunération. A CANAL, ces entretiens ne sont pas menés aujourd’hui.

De la négo en perspective...
Nous devrons travailler à clarifier ces dispositions dans l’application de cet accord à CANAL+. Il est en effet inacceptable pour l’employeur de se réfugier derrière cette convention pour exiger une présence et une disponibilité quasi permanente à certains de ses cadres comme c’est le cas aujourd’hui dans quelques secteurs de l’entreprise, DSI ou DTE notamment.
Pour se mettre en conformité avec cet arrêt de la Cour de Cassation, le passage par la case négociation est redevenu obligatoire. Nous devrions nous y employer d’ici la fin de l’année.

Plus d’info ? Cliquez ici et contactez nous.

11 juillet 2011

Psychodrame pour un mail à la Distribution... Révélateur!

Quand un simple mail envoyé la semaine passée provoque une véritable bronca à la Distribution.  La demande formulée dans ce mail ? «… pourriez vous nous envoyer un CV actualisé avant le 12 juillet…» Sans plus d’explication… Un peu abrupte vous en conviendrez….

Erreur de jugement et de communication... mais comment ce simple mail, cette initiative RH banale se transforme en psychodrame? Pourquoi un mail laconique génère-t-il autant de remue-ménage?

Une demande validée par la hiérarchie RH… du moins, on l’espère… Dans un environnement social normal, apaisé, serein, une telle demande envoyée aux salariés de la Distribution du Groupe CANAL+ pour la mise à jour de leurs données personnelles serait certainement passée presque inaperçue... Normal en effet de mettre à jour les données personnelles et de disposer d'informations fiables et actualisées dans un système d'information RH... Alors?

Alors voilà, nous sommes à CANAL+, en juillet 2011 et dans le business de la Distribution

Ce business bousculé depuis plusieurs mois par des changements permanents d'organisation, des organigrammes incomplets depuis des mois, pour certains poste depuis plus d'un an, des castings remodelés, des audits à répétition...

Résultat, des salariés en quête de sens et qui s'interrogent sur l'avenir !
Depuis quelques mois, l'inquiétude n’a cessé de grandir dans un environnement social qui se dégrade 

Alors que se profile une énième réorganisation pour la rentrée 2011les grands professionnels continuent d'être débarqués ou préfèrent quitter le navire. Dans le même temps, des «réallocations de ressources» sont encore annoncées pour la rentrée. Conséquence : une tension sociale toujours croissante... Où va-t-on, pourquoi et comment se demandent de très nombreux salariés. C'est l'attente et la fatigue des élites guette !

Voilà pourquoi ce mail s’est révélé comme le catalyseur de toutes les angoisses du moment, voilà pourquoi il a déclenché ces réactions en chaîne des salariés de la Distribution!

Un climat difficile…

Cette expérience malencontreuse devrait nous permettre d’aborder enfin les questions de fond toujours éludées et ne pas se contenter de tancer un salarié qui n’a fait qu’exécuter des ordres.

Les audits à répétition que chacun subit depuis des mois ajoutent à la confusion et participent aussi de la dégradation du climat social… !
CANAL+ en général et la Distribution en particulier vivent au rythme d'audits permanents. Jamais dans l’histoire récente de cette entreprise nous n’avons été autant assaillis de questionneurs en tout genre munis de leur barda intellectuel formaté et connu de tous. Les investissements colossaux consentis aux cabinets d’audits seraient mieux employés à l’embauche de salariés compétents et professionnels où encore aux financements d'outils et de développements informatiques qui font tant défaut aujourd'hui et qui serviraient tant le business! 

Mac Kinsey après le cabinet Bain dont les sombres conclusions ont été vite rangées au magasin des accessoires, lui même intervenant déjà après un autre cabinet …
Mac Kinsey qui publiait d'ailleurs en 2005 "Comment la France peut-elle tirer parti des délocalisations de services..."
Qui sera le prochain, PricewaterhouseCoopers? Cap Gémini Consulting? (non, ceux là sont déjà partout dans CANAL...) Ernst & Youg? KPMG? Accenture, eux aussi déjà très présent à CANAL...?

Pour annoncer quoi ? Encore et encore des réorganisations...
On a envie de dire stop! Est-il encore nécessaire de démontrer que ces réorganisations à répétition ne servent pas le business, qu’elles démotivent et inquiètent les salariés. Nous revendiquons un peu de stabilité, des orientations claires, une stratégie partagée, des organisations complètes, le respect des collaborateurs, un échange constructif avec les partenaires sociaux...

Il faut rapidement cesser de se voiler la face, rétablir un dialogue global et respectueux avec les salariés et les responsables syndicaux. Ceux là même qui ne cessent d’alerter depuis des mois sur un environnement social qui se dégrade.

Comprendre, expliquer et agir pour répondre aux interrogations de salariés inquiets, parfois meurtris, voilà l’enjeu essentiel.
Nous mettons également en garde contre toutes décisions et mise en œuvre intempestives de nouvelles organisations ou «réallocations» de ressources dans la torpeur de l’été... à la Distribution comme ailleurs dans l'entreprise avec d'autres décisions qui pourraient influencer le quotidien des milliers de salariés. Ce serait alors pour nous l’annonce d’une rentrée sociale plus complexe… !
Voilà l’enjeu, ce qui devrait être comme le ferment des prochains séminaires de rentrée pour que vive et se développe cette idée forte d’un management renouvelé et respectueux, seul gage de nos futurs succès... et bien sur de relations sociales constructives !

Bonnes vacances à celles et ceux qui partent...
Le Blog de la CGC vous servira tout au long de l'été une actualité sociale renouvellée... restez connecté...


Un syndicat engagé pour vous!

07 juillet 2011

Retraites supplémentaires... une négociation qui s'ouvre après 3 ans d'attente...

Depuis 2008, la CGC de CANAL+ revendique l’ouverture d’une négociation pour mettre en place un régime de retraite supplémentaire ! Et bien ca y est !
Inutile de revenir sur cette nécessité, l’actualité parle pour nous en ce domaine alors que le gouvernement souhaite accélérer le calendrier en augmentant encore la durée effective de travail avant de bénéficier d’une retraite à taux plein. Ce dossier mérite d’être ouvert et négocié dans les meilleurs délais, nous avons déjà perdu trop de temps.


Un peu d’Economie…
Pour payer les retraites des Français, 2 sources de financement existent, les cotisations sur les revenus versées par les employeurs et les salariés. Dans les entreprises privées, des versements au « régime général » et comme ce régime n’assure tout au plus qu’un revenu à hauteur de 50% du plafond de la sécurité sociale, soit 1473€ par mois, un complément issu d’un « régime de retraite complémentaire obligatoire » distribué par 2 organismes, l’AGIRC et l’ARCCO.


Sous l’effet du choc démographique, le nombre de retraités augmenterait de plus de 60% entre 2005 et 2050 La dégradation généralisée des systèmes de financement des retraites, base comme complémentaires, impose de mettre en œuvre des mécanismes de compensation afin d’assurer aux salariés un revenu décent lorsqu’ils partiront en retraite. Et pour maintenir ce niveau de retraite acceptable, il fallait inventer et mettre en œuvre de nouveaux mécanismes financiers sécurisés et pérennes.



C’est ainsi que nait la retraite supplémentaire… Et c'est Fillon qui s'y colle en premier...!
Une première réforme initiée par la loi Fillion de 2003 permet aux salariés de bénéficier d’un nouveau régime, voilà la retraite supplémentaire inventée! 

Ce nouveau régime est facultatif

PREFON, loi Madelin, Article 83, Article 39, Assurances vie, Plan Epargne en Actions… Tous ces mécanismes inventés par le législateur visent à proposer une palette diversifiée de d’épargne retraite aux Français


Première solution, souscrire individuellement, en dehors de l'entreprise à l'un de ces régimes de retraites supplémentaires auprès des organismes financiers habilités. Le plus connu de ces mécanismes individuels étant le PERP ou Plan d’Epargne Retraite Populaire

L’autre solution consiste à souscrire un plan d’épargne retraite supplémentaire au sein de l’entreprise. C'est évidemment la solution la plus répandue !
Ces régimes prennent alors le nom de collectif !
Le plus connu étant le PERCO ou Plan d’Epargne Retraite Collectif. Ce sont ces régimes qui ont connus le plus de succès ces dernières années, d’abord parce qu’ils peuvent être financés par de l’épargne salariale, avec les sommes affectées à la participation ou à l’intéressement, mais aussi parce qu’ils sont généralement abondés par l’entreprise.


A CANAL+ ENFIN !
Le 12 juillet, une première réunion exploratoire est convoquée. Elle réunira les partenaires sociaux et devrait permettre de fixer le cadre de cette négociation à CANAL+.


Nous attendons ce moment depuis 3 ans.
Nous aussi nous savons ce que veut dire « benchmark » !
De très nombreuses entreprises ont mis en place ces régimes depuis longtemps, c’est le cas chez Vivendi, chez SFR, ou encore à TF1... Mais les exemples sont légions. Malheureusement, la modernité sociale n'est pas la priorité du moment à CANAL+...


A CANAL, notre direction n’a cessé de tergiverser sur le sujet ces dernières années. 2008, 20092010... Mais notre détermination est à la hauteur des enjeux, notamment pour les Cadres en général et les femmes en particulier pénalisées par des carrières plus complexes…


Pour rester simple, rappelons, que plusieurs régimes peuvent être mis en place selon la sociologie de l’entreprise, l’âge de ses salariés et de la sécurisation souhaitées des sommes ainsi épargnées.


… avec des régimes à cotisations définies !
La retraite supplémentaire à cotisation définie est la plus répandue. Comme son nom l’indique, l’accord négocié fixe une cotisation pour le salarié généralement abondée par l’employeur et qui transformée en rente ou en capital lors de la retraite.



… ou à prestations définies …
L’autre régime intitulé à prestations définies dont l'un de ces régimes est surtout connu sous le terme de « retraite chapeau ». Comme son nom l’indique, le bénéficiaire connait par avance, dès la signature du contrat ce qu’il touchera lorsqu'il partira...! Sympa...
Cette formule coûte cher à l'entreprise. Elle est généralement réservée aux… dirigeants. Ou plutôt, les dirigeants se réservent ce dispositif...


Ce sont eux qui en bénéficient le plus aujourd’hui…
Les montants de ces retraites chapeaux sont publics pour les entreprises côtées à la Bourse... Quelques scandales ont d’ailleurs inondés la presse ces dernières années parce que, quelques patrons indélicats…


Ces régimes extrêmement favorables aux bénéficiaires peuvent être étendus par accord aux autres salariés, mais pour l’obtenir à CANAL, nous aurons besoin de votre mobilisation… !


Juste avant la fête nat.le 12 juillet... !
Rien ne dit que nous aboutirons. Cette négociation ne fait que commencer, et les aléas sociaux et organisationnels à CANAL+ peuvent venir perturber un calendrier établi… Mais nous sommes persuadés que chacun comprendra l’intérêt réciproque de conclure sur ce sujet.


Nous irons au terme de cette négociation car elle est nécessaire, notamment pour les jeunes Cadres qui rentrent aujourd’hui sur le marché du travail.
Là comme sur d’autres sujets sociaux, nous saurons être créatifs pour offrir le meilleur aux salariés de CANAL+.


Vos contributions sont les bienvenues !
Plus d’infos en cliquant ici !


28 juin 2011

CANAL+ comble une lacune, et engage son expert en rémunération...!

Johann Breton rejoint la Direction des Ressources Humaines du Groupe CANAL+
 
In English Please...
"Compensation & Benefits Manager, Canal+..."
C'est en tout cas la fiche présentée sur Viadéo et déjà mise à jour qui nous annonce sa venue... alors que cette nomination est encore de portée confidentielle en interne…

Compensation & Benefits Manager… comment vous ne savez pas de quoi il retourne?!
Cette terminologie anglo-saxonne pourrait être traduite par “contrôleur de gestion sociale spécialisé dans la détermination et le pilotage de l’évolution de la masse salariale”

... vous avez enfin compris… les rémunérations à CANAL, c’est le problème number one !
Il est vrai que, depuis la curée de ces dernières années, CANAL+ était fortement démunie en compétences dans ce domaine. C'était donc une priorité absolue...avant la gestion des carrières qui n’a plus de responsable depuis 3 ans, avant la Direction de la Formation qui a perdu sa directrice il y a aussi quelques années, avant le renforcement des équipes de la paie ou du reporting ou encore des affaires sociales…

Cet expert ne vient pas de n’importe où mais du Cabinet Hay. Sur le site Internet du Cabinet, on peut y lire cette présentation « Hay Group est une société de conseil internationale qui travaille avec les leaders d'entreprise pour les aider à transformer leur stratégie en réalité. Nous développons les talents, nous réorganisons les entreprises pour plus d’efficacité et pour conduire les ressources humaines à être plus performantes. Notre objectif est de promouvoir le changement et d’aider les entreprises à déployer tout leur potentiel…. » Quel programme...! 

Parmi les spécialités du groupe Hay, les rémunérations…
Le Cabinet Hay n’est pas inconnu des représentants du personnel et syndicaux de CANAL+ . C’est en effet ce cabinet qui avait été chargé d'une enquête sur les rémunérations dans le secteur de l'audiovisuel.  Ce fameux "benchmark" destiné à nous prouver combien nous avions tort de revendiquer une progression des salaires...

Depuis, chaque année, ce benchmark nous est resservi en hors d’œuvre des négociations salariales comme justification de compression de la masse salariale et des augmentations minimales allouées à chacun des collaborateurs de l'UES.

...enfin, un benchmark, une analyse  dont nous n’avions pu lire que les 5 dernières pages…
Peut-être pourrons nous espérer maintenant disposer du document complet afin d’en faire une analyse sérieuse et partagée…

Mais c’est une autre affaire, qui nous occupera certainement en fin d’année…
La question qui nous effleure concerne cette priorité affichée relative aux rémunérations !
La masse salariale c’est à peine 6% du chiffre d’affaire. Considère-t-on que c’est encore trop? Que les disparités salariales sont trop importantes ? Ou bien faut-il travailler sur les écarts entre les + hauts et les plus bas salaires avec un gap pouvant atteindre 1 à 40 ou 1 à 66 si l’on prend la plus haute des plus hautes…

Nous savons que comparaison n’est pas raison…
Le benchmark proposé à l’époque par le cabinet Hay mérite une analyse fine. Mais surtout, la problématique de l’emploi à CANAL+ dépasse et de loin la simple question des rémunérations.

Depuis 2007, nous constatons une présence très élevée de prestataires et de consultants dans tous les business. Présents pour certains depuis de très nombreuses années, en dépit du bon sens, ces salariés là n’apparaissent pas les bilans sociaux et salariaux et pour cause… l’entreprise règle une facture globale mais pas les salaires de ces collaborateurs. Pourtant ces salariés exécutent des missions et fournissent un travail pour le compte de CANAL+, faussant ainsi les analyses sociales globales. 

Responsabilité sociale de l’entreprise, efficacité des organisations, dépenses faramineuses (le coût prestataire de bon niveau peut atteindre à la masse salariale de 3 CDI…) repenser le modèle actuel s'impose.
Travailler sur les rémunérations suppose donc avant tout de travailler sur les organisations, les objectifs business, la stratégie. Ce travail là n’a pas encore vu la lumière. Espérons qu’enfin il s’engage en transparence, avec les représentants du personnel…

Au fait, le poste "Compensation & Benefits Manager" à été publié sur l’Intranet ? Ha... on a pas le droit de publier une annonce en Anglais...!? Ben, évidemment !

Bienvenu Monsieur Breton dans l’univers impitoyable mais tellement formidable de l’audiovisuel privé Français !

De nouvelles réactions dans la NewsLetter d'été à paraitre prochainement.
 

27 juin 2011

Quand l'argent du pétrole débarque dans le foot Français...

Le Pétrole Football Club prend ses marques... en France !
Sans crier gare, le petit émirat du Qatar, 2 millions d'habitants, dont seulement 300 000 nationaux, débarque en France pour y investir des sommes colossales dans le football !

Après le retrait d'Orange, nous pouvions imaginer cette année une négociation plus sereine, un retour à la décence pour l'achat de droits qui avaient atteint des sommets faramineux il y a 5 ans...

Lorsque le Qatar avait décroché la coupe du monde, les commentaires avaient fusés…
Libération  http://bit.ly/hldGg4  http://bit.ly/igUW4q
Rue 89  http://bit.ly/ghHp1p
Le Monde  http://bit.ly/kEDb5s

Cette péninsule Arabique s’invite maintenant au tour de table du foot Français, au grand étonnement de tous, achète le PSG, s’intéresse à la chaîne sports du groupe Orange et investi dans les droits de la Ligue 1 pour les saisons 2012 2016 !

Il est vrai que les ressources de ce petit état sont à la mesure de sa richesse.
Le PIB par habitant est 5 fois supérieur à celui de la France... Il a donc les moyens de ses ambitions... Mais pourquoi faire? Et surtout pourquoi maintenant?

Avant d’évoquer quelques hypothèses sur la venue de ce pays dans le tour de table du foot business Français, félicitons-nous de la bonne tenue et des résultats de cette négociation. Contrairement aux négociations précédentes, pas de grandes manifestations médiatiques cette année. A couteaux tirés… mais en coulisse, l'appel d'offre s’est déroulé dans un climat moins délétère. Il est vrai que la disparition du challenger Orange a facilité les choses.  

Cet épilogue est de bon augure, d'abord pour l’économie globale du Groupe CANAL+ mais aussi pour le football dont l'inflation des droits avaient de quoi choquer profondément, particulièrement dans la conjoncture économique actuelle.

On éteint les contentieux ...
Ainsi, chacun rentre chez soi, ceux qui savent faire de la TV en diffuseront le contenu tandis que ceux qui sont chargés de transporter les signaux se concentrent sur leur cœur de business.


Tant mieux pourrait-on dire…
Et pourtant, ce qui vient de se passer prouve que le football draine bien d’autres intérêts que les seuls intérêts sportifs… Malgré le développement extrêmement rapide des nouveaux réseaux et d’une consommation des médias sur Internet en pleine expansion, la télévision n’a pas encore disparue des radars politiques…

Alors? Quand le pouvoir médiatique et l'attrait de l'argent sucitent ou réveillent quelques appétits...
Le Foot a toujours suscité de réels appétits politiques. souvenons nous de la période Tapie, et des premières compromissions entre politique et football... Aujourd'hui, c'est la Ligue de football qui souhaite maintenir un niveau d'investissement coûte que coûte... utilisant pour cela toutes les ficelles imaginables... et même s'il faut en passer par les pétrodollars !


Reste que cette équation est plus inquiétante pour l’avenir qu’il n’y parait !
« … Nous verrons bien dans 5 ans… » peuvent répondre certains responsables lorsque l’on évoque la suite des évènements ! Mais gouverner et diriger n’est-ce pas prévoir et anticiper ? Pour le coup, rien n’avait été envisagé. Aujourd’hui le Qatar, et demain... la Chine ?!
 
Manquerait plus qu’ils s’intéressent aux 20% de Lagardère à vendre dans CANAL+ France…

Dans cette affaire nous avons tout de même perdu Foot+. La perte du chiffre d’affaire de Foot+ est largement compensée par la baisse de l’investissement consenti pour les 4 années à venir. Mais le savoir faire acquis en ce domaine est indéniable, et des équipes sont en charge de cette activité... Leur avenir nous intéresse.     

Autre question, la production des matches qui n’est pas encore ficelée.
Si CANAL perd la production du grand match, quid de son savoir faire, de ses experts, de ses analystes ? Ironie de l'histoire, c'est Charles Bietry qui va discuter notamment avec CANAL+ pour les compte de l'Emirat... Retour de Charles dans une boutique dont il a dirigé le service des sports pendant de longues années, c'est original!

Beaucoup d’interrogations subsistent encore. On ne peut exclure quelques conséquences sociales désagréables dont il nous faudra mesurer l'ampleur avec précision!

Au final, nous ressortons de cet appel d’offre avec un sentiment mitigé, de satisfaction mais aussi d’étonnement et d’interrogation.
Décidemment, tous les chemins mêmes sinueux peuvent être bons pour contraindre...
Nous ne sommes donc pas au bout de nos surprises. C’est un nouvel épisode d’un long feuilleton à rebondissement que nous venons de vivre. Soyons persuadés que la suite sera tout aussi détonante! ... mais, espérons-le,  pas trop pour CANAL+!
 
Vive le football ?!


    

23 juin 2011

Mutuelle MERCER... de l'oukase à la concertation pour le bien de tous...!

Souvenez-vous !
C’était il y a tout juste un an. En plein mois d’été, vous étiez informé d’une augmentation unilatérale de vos cotisations mutuelle Mercer.

Raison invoquée alors, un déficit concernant le régime frais de santé qui s’accentuait.

Cette décision prise sans concertation avec les partenaires sociaux avait provoqué agacement et exaspération.

En effet, tout changement ou évolution concernant ce dossier doit faire l'objet d'une concertation avec les partenaires sociaux. C’est ainsi par la simple application et le respect des accords négociés il y a quelques années !

Prise la main dans le pot de confiture, la Direction avait alors retardé la mise en œuvre de cette décision d’un mois. Cela lui permettait de la présenter au Comité d’Entreprise avant application… et donc de la légitimer. Un véritable tour de passe passe… ! Du grand art… bravo !!

Mais voilà, nous veillons au grain... !
Nous savions aussi que c’était là le premier étage d’une fusée qui en comportait au moins 2 ! Une nouvelle augmentation était déjà programmée pour les mois à venir… !

Pour répondre à ces oukases, nous avons alors proposé de revenir sur le chemin de la négociation et de la concertation, afin de traiter avec sérieux de cette question complexe.
C'est alors que nous avons proposé de nommer un expert capable de nous éclairer sur l’état exact de notre régime et sur les différentes possibilités offertes pour remédier aux dérives constatées et préparer l'avenir sereinement.

Quel expert… !
L’expert retenu a effectué un travail d’une très grande qualité, reconnu par tous les acteurs sociaux présents, CFDT, +Libres et CGT mais aussi par la Direction de CANAL+ .

Il n'y avait qu'une seule bonne façon d'agir... Nous l'avons mise en oeuvre !
Pendant des mois, grâce au cabinet Actuarielles, nous avons travaillé pour comprendre, disséquer, analyser, étudier, proposer… et finalement décider !

De nouvelles dispositions sur la prise en charge des frais de santé furent présentées et validées au Comité d’Entreprise du mois de mai.

Ce qui va changer…
En hospitalisation, les honoraires vont êtres encadrés. La prise en charge de la chambre particulière va évoluer. Les frais de prothèses dentaires seront plafonnées. Pour les verres optiques simples ou complexes, la prise en charge sera corrélée en fonction des dioptries…Voilà quelques décisions qui ne remettent absolument pas en question la qualité des prestations offertes aux salariés, mais surtout qui ont pour objectif de sécuriser le proche avenir

Pour compléter le processus,  une information plus précise et complète sera communiquée à chaque salarié mais aussi mise à disposition sur l'Intranet.

C’est la bonne méthode !
Plutôt que de se précipiter au premier déficit… au final bien moins important que prévu…et d’agir sans concertation,  nous voulions du temps pour l’analyse, le partage et la prise de décision dans le respect réciproque…

Nous avons obtenu tout cela et nous pouvons affirmer que les mesures prises vont dans le bon sens : péreniser une excellente prise en charge des frais de santé, freiner les dépenses somptuaires qui commençaient à plomber le régime…chambre particulière à l’Hôpital Américain, Kiné à Monaco… Rappelons que le déficit provoqué par quelques dérives est financé par tous. Il fallait donc agir.

Voilà qui est fait !
Nous sommes satisfaits du travail accompli. L’ensemble des partenaires sociaux, CGT comprise, l’ont d’ailleurs validé en Comité d’Entreprise.  

Mais il ne s’agit là que d’une mise en bouche.
Il nous faut maintenant travailler sur le moyen et le long terme pour pérenniser l’excellence du régime alors que la part des dépenses supportées par les assurances privées et les mutuelles vont continuer de progresser ces prochaines années.

Il est de notre devoir et de notre responsabilité d’anticiper, de réfléchir et d’agir.

Prochaine étape pour vous : une communication de la Direction en juin et une mise en œuvre des mesures en juillet.

Vous avez des questions particulières sur le sujet ? Contactez nous, nous sommes en mesure de vous apporter des réponses précises, y compris sur le niveau de remboursement que vous obtiendrez en fonction de la nature des frais engagés !

Contactez-nous!
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