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31 juillet 2010

CANAL+ et ses prestataires... entre réalité et légalité!

Après la grave crise de 2003, les prestataires ont prix une place importante dans le paysage social et économique du nouveau périmètre de CANAL+.

Que s'est il passé?
L'externalisation d'activités autrefois gérées en interne apporte une première réponse. Atos pour l'informatique, Dalkia pour les services généraux en sont les sociétés les plus visibles, mais il en existe bien d'autres.

Là où le bat blesse, c'est lorsque la part prise par les prestataires vient combler, détourner, un impossible recrutement.

Depuis 2003, B. Méheut a décidé de bloquer le recrutement de salariés.

Il s'effectue depuis au compte goutte...
Conséquence, hors épisode intégration TPS, une diminution des effectifs qui se poursuit encore. Dès lors, comment faire lorsqu'il faut assumer la gestion du quotidien tout en préparant l'avenir par le développement de projets dévoreurs de moyens humains et financiers?

Les patrons de business ont intelligemment trouvé la parade en adoptant une attitude bien compréhensible!
"Je ne peux pas recruter?" Et bien réfléchissons à un projet hypothétique, écrivons une lettre de mission, puis une FED, une fiche d'engagement de dépenses, et hop le tour est joué. Des centaines de prestataires ont ainsi été engagés depuis 2003 pour répondre à des besoins opérationnels permanents sans avoir à passer par la phase recrutement, totalement figée.

Cette situation a perduré jusqu'en 2007, sans trop de contraintes et avec pour conséquences une présence tellement importante que les CDI en venaient à se compter...

Un coût prohibitif!
Les conséquences financières de cette situation sont loin d’être négligeables. Un prestataire de bon niveau, c'est 3, 4 ou 5 fois le coût d'un CDI. Lorsque des prestataires sont présents sur des durées de 5 à 10 ans, cela donne le tournis en termes de dépenses... C'est particuliérement contradictoire avec la politique d'économies drastiques poursuivies depuis quelques années.

Contradiction totale!
Lorsque nous demandons à B. Méheut pourquoi nous engageons autant de prestataires, la réponse est claire, "hors les services permanents, informatique ou moyens généraux, le prestataire est là pour travailler... sur du projet!" ..."Si le prestataire travaille sur de la production, la transformation du poste en un emploi pérenne est logique !"
Répondant à l'une de nos questions, notre président a encore confirmé dernièrement ce principe.

Que constate-t-on?
Que le discours et la réalité sont bien éloignés! Des centaines de prestataires continuent d'occuper des postes qui devraient être occupés par des CDI!

Et le social dans tout cela?
L'encadrement juridique des prestataires est limpide. Les conditions d'emploi, de présence dans l’entreprise, de relations professionnelles avec les salariés permanents sont parfaitement détaillées par le code du travail et la jurisprudence.

Hors, depuis 2003, CANAL+, s'en est affranchie !
Conséquence, des dépenses colossales alors que l'on aurait pu recruter des salariés, économiser des budgets importants, favoriser un meilleur fonctionnement des business, bénéficier d’une qualité de service bien plus grande, respecter la législation sociale et le code du travail, etc.
D'ailleurs, pour faire respecter un minimum le droit en la matière, l’inspection du Travail est intervenue en 2008.

Nous étions alors dans l'illégalité ! Nous sommes encore et toujours border line!
Aujourd'hui, la DR(H) de CANAL+ essaie de minimiser la présence de prestataires travaillant en interne, non pas sur des projets, ceux là ont toute leur place, mais bien sur des missions pérennes, et toujours pour combler des manques de personnels et détourner ainsi l'impossibilité de recruter.

Travaille-t-on mieux ainsi?
La réponse est peut être simple. Les choses sont plus complexes lorsque l'on veut analyser la situation.

Et finalement...
"Nous en avons pour notre argent" C'est ce que les salariés estiment quant ils ont affaire à des prestataires.


Car si l'investissement est conséquent, les budgets sont malgré tout contraints!
Conséquence les prestataires répondent aux sollicitations de CANAL+ dans la limite du budget alloué... Logique non?

Avec un prestataire, tout devient long, il faut 3 semaines de délai là ou 3 jour auraient suffit en interne. La perte de qualité est souvent flagrante, les salariés permanents s’essoufflent à rattraper des situations impossibles…
Les prestataires peuvent s'affranchir des règles internes, prendre des libertés… avec bien souvent pour les permanents, la nécessité de reprendre tout ou partie des éléments livrés…

Cette situation génère de la frustration, fait perdre du temps, de la qualité, engendre des relations difficiles...

Parfois, après 3 ans, on en vient à sélectionner 2 ou 3 prestataires en se disant "On les vire... ils n'ont pas répondu à notre cahier des charges..." Mais si, ils y ont répondus, mais avec le niveau de budget alloué par CANAL+!

Une fois viré, on repart de zéro, et on en reprend au minimum pour 3 ans, en se disant que les choses vont nécessairement s'améliorer! Un nouveau qui arrive va mettre les bouchées doubles la première année, puis après avoir été pressuré, lévera le pied... comme tous!
C'est une utopie que de croire en une améliorarion par le renouvellement, les mêmes causes produiront les mêmes effets! L'illusion sera totale!

Pendant ce temps des dizaines de millions d'Euros auront été dépensés pour le grand bonheur de grandes ou petites sociétés externes ! Désabusés, les salariés accepteront avec résignation cette situation. Et ainsi passe le temps...

Nous revendiquons un véritable audit économique et social sur ce sujet !
Pas un reporting établi sur un coin de table, mais une véritable analyse et une mise en perspective avec les projets du Groupe. Evoquer également la responsabilité sociale de nos entreprises dans le développeement de l'emploi pérenne.

Les règles de droit social doivent également être appliquées et respectées. Il faut que cesse cette communication hypocrite qui consiste à dire "regarder, CANAL+, c'est 4000 salariés quand il en faut 10 000 au service public pour faire moins et moins bien..." Aujourd’hui, en rassemblant les prestataires et les permanents, nous devons dépasser allégrement les 10 000 salariés concernés par nos activités!


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28 juillet 2010

Renouveau du dialogue social : Agir sur l'organisation du travail!

Une négociation est ouverte à CANAL+ portant sur le stress et le bien être au travail. Le législateur a en effet imposé cette négociation dans les entreprises de plus de 1000 salariés après les drames survenus dans de nombreuses entreprises françaises.

Plus que le stress, nous préférons utiliser la notion de risques psycho-sociaux qui répond selon nous, bien plus précisément aux problématiques posées par les évolutions de nos organisations du travail.

Cette notion est issue de la réflexion d'un organisme très sérieux, la DARES ou Direction de l’Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques qui dépend conjointement du Ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi et du Ministère du Travail, des Relations sociales.


Cette administration a réalisé une série d'enquête dans les entreprises Françaises et mis en lumière une augmentation des contraintes organisationnelles dans la majorité d’entres elles.

Pour exemple sont cités : le travail dans l'urgence permanente, le travail morcelé, le rythme de travail perturbé par des demandes à satisfaire immédiatement, etc...

Ces enquêtes démontrent également que 24% des salariés interrogés déclarent être souvent obligés de se débrouiller seul dans des situations difficiles, avec un sentiment de responsabilité qui s’accroit, et 35% déclarent recevoir des ordres ou indications contradictoires.

Parce que l’employeur à une responsabilité de résultat, l’organisation du travail doit protéger la santé physique et mentale des salariés.

CANAL+ n’échappe pas à cet état de fait, consécutif de l’évolution des modes d’organisation, du travail posté, chacun derrière son PC, de l’urgence à réaliser des tâches, des ordres souvent contradictoires….

Nous proposons :
Tout d’abord de lancer une étude indépendante sur nos modes d’organisation et de fonctionnement à la fois par des interviews de terrain mais aussi par une analyse des processus de décision et de management, puis de l’organisation de nos business.

Ensuite de diffuser, d’expliquer et d’appliquer les textes internes : Convention Collective, accord sur la durée du travail, chartes internes… qui contiennent des dispositions relatives à l’organisation du travail. Malheureusement appliquées en partie ou détournées, ces dispositifs légaux ne permettent plus de réguler l’activité interne. Cet arsenal est pourtant à disposition, il suffirait d’un peu de volonté pour le faire appliquer en totalité, ce qui contribuerait, nous en sommes persuadés, à détendre l’atmosphère dans certains secteurs de l’entreprise.

D’améliorer la communication à l’intérieur des business, de repenser nos modes d’échanges et de discussion en laissant le temps de l’expression individuelle et collective sur le travail et sur l’organisation.

De fixer des objectifs business qui ne soient pas seulement d’ordre financiers, mais en relation directe avec nos activités de production et de diffusion.

Cette liste n’est évidemment pas exhaustive, mais elle permet d’envisager une organisation du travail plus respectueuse des salariés dans un environnement de travail plus détendu…


Voilà quelques pistes d’actions et de réflexions portées par la CFE-CGC de CANAL+ car, plus que de bien être au travail, il s’agit pour nous de circonscrire les risques de dégradation de l’environnement, ou de proposer des modes opératoires pour que les environnements dégradés s’amenuisent et disparaissent!




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26 juillet 2010

CANAL+ ragaillardie...


L'été est là, et comme nous l’évoquions dans notre message d'hier, cette période est propice aux réorganisations, ou à tout le moins, aux préparatifs des réorganisations de la rentrée.

Malgré les affirmations de notre Président, Bertrand Meheut, lors d'un dernier Comité d'Entreprise, nous restons dubitatifs sur les restructurations à venir des périmètres de nos business.

En effet, à la question que nous avons posée "des réorganisations sont elles envisagées d'ici à la fin de l'année 2010" la réponse fut "... "Rien d'important, des réorganisations à la marge, mais rien de fondamental..."

Quant on circule dans les couloirs, il flotte pourtant comme un parfum d'attentisme, un parfum de "...il va se passer quelque chose..."

Direction Commerciale, Studio, Direction Technique, Services Supports, périmètre du Groupe, SFR, développement international, sans oublier i>TELE où certains responsables se voient déjà de retour dans le service public attendant avec impatience la prochaine désignation de la nouvelle direction de France télévision avec laquelle ils seraient en proximité... celle qui serait issue d'Europe 1 en tout cas...
Tout concoure à faire de ce 2ième semestre 2010 et de l’année 2011 une période de bouleversements.

Des réorganisations...nécessaires …
au regard du contexte économique qui va continuer de se tendre ces prochains mois, des évolutions techniques et du développement des offres sur l'internet ou le mobile, de l’environnement commercial enfin avec la fin de la prédominance du réseau physique de distribution et la montée des ventes en réseau.


Pour répondre à ces enjeux majeurs, personne ne conteste que des adaptations de nos organisations soient indispensables. En revanche, nous contestons la méthode actuelle faite de contraintes, d'irrespect envers un nombre croissant de salariés afin de les pousser au départ, de pratiquer le "bougisme" permanent, de déstructurer les services, de créer en certains endroits un climat délétère... Ces méthodes sont détestables et condamnables.

Comme nous l’avions prévu depuis de nombreux mois, ces méthodes atteignent maintenant la rive droite de la Seine, les pressions s'accroissent dans de nombreux services de l'Edition.

Que des évolutions soient indispensables, personne ne le nie.

Mais pas en s'attaquant aux valeurs essentielles de la relation humaine et d'abord à la première d'entre elles : le respect.


CANAL+ ragaillardie, CANAL+ en mutation, CANAL+ hors des frontières, mérite mieux. Il y faut peu de chose pour que ça change! Patience, mais que de dégâts humains entre temps!

13 juillet 2010

CANAL+ l'été... ses stagiaires...


Les sagas de l’été 2010…

CANAL et ses stagiaires…
Le nombre de stagiaires progresse régulièrement depuis de nombreux mois, pour ne pas dire des années. Quoi de plus naturel alors que les recrutements sont toujours contraints pendant que le business lui se développe. Les patrons de business trouvent toutes les parades pour contourner cette impossibilité de recruter : prestataires, CDD, et … stagiaires…

Mais selon que l’on est stagiaire à l’Edition, à i>TELE, à la Distribution, à la technique, on est traité différemment !

Des questions...
Nous nous sommes inquiétés de cette situation au dernier Comité d'Entreprise, notamment des disparités de rémunération des stagiaires.

Réponse : "c’est normal, il n’y a pas de grille de rémunération et selon les business, les demandes sont variables."


Faux ! Une grille existe à CANAL, mais on refuse de l’appliquer à tous. Cette grille n’est pas contractuelle, effectivement, mais elle a pour avantage de fixer à minima des niveaux de rémunérations qui vont de 416€ pour les stages de moins de 3 mois à 815€ pour les stages de durées supérieures.

Dans le même temps, le siège de Vivendi rémunère ses stagiaires entre 1000 et 1357,07€. Cerise sur le gâteau, ils ont accès aux tickets restaurant, à la cafétéria, etc.

Ainsi donc, ce qui possible avenue de Friedland serait impossible Place du Spectacle...

Les plus maltraités ce pourraient être les Journalistes!
Les Journalistes devront d'abord accepter de stagiairiser pour quelques centaines d’Euros, sans pour autant être persuadé d’effectuer un stage de… Journaliste…

C’est le cas à CANAL+ en ce moment, où certains occupent des emplois de CDI, effectuant parfois des stages n'ayant qu'un lointain rapport avec leur formation, et viennent surtout combler les défauts de recrutements ou de remplacements de postes laissés vacants…

A CANAL, quand la demande est forte, les prix baissent !
C’est ainsi à CANAL+ aujourd’hui, sur le marché du travail du stagiaire, c’est l’offre et la demande qui fixe les prix !


C’est la réponse apportée à cette différence de traitement pour les stagiaires Journalistes "…la demande est telle que nous pouvons les rémunérer faiblement…" dans ces conditions, poussons le raisonnement et demandons leur de payer leur venue à CANAL… après tout, il faut bien que quelqu’un signe la convention de stage, que quelqu’un les accueille, que quelqu’un les suive, que quelqu’un valide leur rapport de stage… et ce n'est pas... normalement... un stagiaire qui se charge de ces tâches...!

Grande avancée sociale, tout à l’honneur de notre belle entreprise, alors que le sujet fait l’objet de récriminations au niveau Européen (cf : rapport au parlement Européen du 14-06-2010, extraits en fin d'article)


Déjà, il y a quelques années, des alertes... et le retour du naturel!
C’est pourquoi notre syndicat revendique une clarification de la politique stagiaire au sein du Groupe CANAL+, la rédaction d'une charte et la publication d'une grille de rémunération applicable à tous, dans tous les secteurs de l'entreprise, la publication régulière d'un reporting sur la durée, le nombre, la rémunération, les emplois occupés...

De nombreuses réflexions existent sur le sujet, au plan national comme international. En s'appuyant sur ces données, CANAL+ et le Groupe Vivendi s'honorerait en montrant l'exemple!

Extrait du rapport de la Commission européenne en date du 14 juin 2010 et portant sur la promotion de l'accès aux jeunes au marché du travail, le renforcement du statut des stagiaires, du stage et de l'apprenti

Les rapporteurs du texte considèrent
« ... que les jeunes intègrent principalement le marché du travail via des emplois atypiques, très flexibles, incertains et précaires (temps partiel marginal, emploi temporaire ou a durée déterminée, etc.), et que la probabilité qu'il s'agisse d'un tremplin vers un emploi permanent est faible… »

« …que les stages semblent être de plus en plus fréquemment utilisés par les
employeurs pour remplacer l'emploi régulier, en exploitant les obstacles a l'intégration sur le marche du travail auxquels les jeunes font face… »

Prochain article... mouvements browniens... même l'été à CANAL+

10 juillet 2010

SFR, UMG, CANAL+, Activision Blizzard, Holding Vivendi, année après année, les mêmes constats...

Les membres du Comité de Groupe Vivendi réunis en séance plénière le 1° juillet 2010 en présence du Président du directoire du Groupe, Jean Bernard Levy, ont adoptée unanimement la motion ci-dessous :

Le Comité de Groupe Vivendi est une instance de dialogue social regroupant des Représentants des alariés des entreprises du Groupe Vivendi implantées en France: SFR, CANAL+, Universal Music Group, Activision Blizzard, Holding Vivendi


Juillet 2010 - Le Comité de Groupe Vivendi communique :

Les membres du Comité de Groupe Vivendi (*) réunis en séance plénière le 1° juillet 2010 en présence du Président du directoire du Groupe, ont adoptée unanimement la motion ci-dessous :

VIVENDI

Les élus du comité de Groupe Vivendi constatent que malgré d’excellents résultats et en dépit d’alertes déjà exprimées par cette instance, le poids des impératifs financiers dans la gestion du Groupe est toujours aussi excessif. Il se traduit par une pression sur les coûts au profit des actionnaires et au détriment de l'emploi direct et des conditions de travail.
Les dividendes distribués, au nom d'une politique de soutien du cours de bourse qui se révèle inefficace depuis plusieurs années, atteignent ainsi des sommets.

Cette pression sur les coûts se concrétise sur le terrain, certes par des gains de productivité mais en corollaire par un accroissement significatif de la charge de travail des salariés et par une montée inquiétante du stress.

Les élus constatent également et le déplorent que, hors acquisition, la croissance des activités du groupe ne génère pas de création d’emplois en interne.
La politique de sous-traitance, dont l’efficacité économique est souvent douteuse, est de fait érigée en dogme: les emplois nécessaires à l’accompagnement de la croissance sont créés à l’extérieur du Groupe.

Les élus du Comité de groupe considèrent donc qu’en n’assurant pas directement la gestion des emplois nécessaires à l’activité, les dirigeants de Vivendi, grande entreprise très profitable, n’assument pas pleinement leur responsabilité vis-à-vis de la société civile.

C’est au nom de cette Responsabilité Sociale que les élus du Comité de Groupe demandent l’application d’une politique de recrutement en interne ambitieuse et pérenne afin d’accompagner la croissance des activités et de réduire la charge de travail dans les secteurs où elle atteint des sommets inacceptables.


Contact : Geoffroy de Vienne, Secrétaire du Comité de Groupe -

Tel : 06 09 18 00 48

(*)
Vivendi en Quelques chiffres - 2009 -
15 400 salariés en France 49 000 dans le monde, 27,1 Milliards d’€ de chiffre d’affaire, un EBITDA de 5,4 Milliards d’€, un résultat net de 2,6 Milliards d’€

05 juillet 2010

L'échec des Bleus? Une belle leçon de management... à méditer!


L'échec de l'Equipe de France en Afrique du Sud nous permet de tirer quelques leçons... de management applicables à CANAL+ en cette période sociale troublée...

Si Aimé Jacquet servait d'exemple il y a encore quelques années dans les écoles de commerce, Raymond Domenech apparait maintenant comme le parfait contre exemple...
Il nous a donné en direct la démonstration éclatante que les stars ne sont pas nécessairement les meilleures recrues pour former une équipe gagnante!

Recruter des individus au profil soi disant de haut niveau, favoriser les antagonismes au sein même du groupe en imaginant qu'ils serviront d’aiguillon pour le dépassement collectif, tenter de manipuler les médias en distillant quelques informations pour essayer de créer un électrochoc… et surtout se dédouaner de ses responsabilitéstous ces choix se sont révélés au final catastrophique.

1ière leçon : on ne peut pas fabriquer une équipe gagnante quant elle est composée exclusivement des "meilleurs" de leur spécialité.

Pour gagner il faut un bon coach, un leader et une équipe "normale", de niveau moyen! Croire un seul instant que le recrutement exclusif de "l'excellence" permettra de gagner est une absurdité...managériale! Merci Raymond de nous l’avoir démontré!

2ième leçon : Instiller le venin de la division et des antagonismes favoriserait le dépassement individuel et donc le succès final!
Erreur funeste! Nous le vivons tous les jours à CANAL+. La montée des antagonismes individuels et collectifs fragilise le corps social de l'entreprise. Au lieu de la mener à l'efficacité, cette vision managériale l'emmène sur des chemins hasardeux... pour l'instant, sans conséquence humaine majeure... mais que de dégâts en 4 ans!

3ième leçon, l'individualisme conduit à l'échec collectif!
Banalité? Idée simpliste? il suffit d'ouvrir les yeux pour comprendre les dégâts provoqués par cette montée de l'individualisme.


Gâchis humain...
Jamais les salariés n'ont été aussi refermés sur eux mêmes, attendant pour certains l'inéluctable discours "...t'as pas encore bougé..." "...sois proactif, allons fais ton marché...va frapper aux portes" "...tu vas pas t'endormir, il est temps que tu prennes ta carrière en main..."

Discours d'une bêtise totale ayant pour seul objectif de faire croitre le nouveau sésame de la gestion du personnel de CANAL+ : "LE TURN OVER"!

4ième leçon : de la nécessité d'un objectif fédérateur...
Lorsque les objectifs sont clairement fixés, la troupe peut se mettre en action dans le meilleur ordre pour les atteindre.
Dans le cas contraire, c'est à nouveau l'individualisme et ses travers qui l'emporteront. Un objectif qui ne mobilise pas fragilise, et tue le collectif au profit de l’individualisme.

Où est le projet collectif de CANAL+?
Quelle télévision pour demain, comment allons nous adapter aux nouveaux défis technologiques... le seul développement international ne saurait servir de sésame lorsque le coeur du réacteur restera alimenté pour longtemps encore par les activités françaises...

Toutes ces questions restent en suspend.... favorisant l'éclosion d'objectifs spécifiques dans chaque business, renforçant les silos que l'on veut abattre depuis des lustres...

5ième leçon : gérer les conflits individuels sans les exploiter collectivement !
Plutôt que de traiter individuellement le cas d'un joueur qui «pète un câble», le coach s'en sert pour mettre en cause l'ensemble de l'équipe. Résultat, l'esprit d'équipe s'est vite reformée pour dénoncer la manipulation médiatique de cette affaire et mettre au jour les incompétences managériales...

Dans cette affaire, depuis le début, un contre pouvoir efficace aurait peut être permis de pointer les manques et les faiblesses collectives, les dérives et les incompréhensions.

Mais ici comme dans l'entreprise, ce contre pouvoir est indésirable.
Seule la voix du leader, fut-il en second, doit être écoutée! Il sera bien assez tôt pour analyser les échecs... alors que les personnes qui en auront porté la responsabilité seront bien loin de leurs forfaits à l’heure de vérité... Cela vous renvoi à quelques exemples vécus ou à venir à CANAL+...?!

N'attendons pas que la situation se dégrade trop au point où elle pourrait provoquer des ruptures irrémédiables! L'alerte est lancée depuis de nombreux mois... faut-il se contenter des résultats chiffrés pour comprendre ce qu’ils contiennent en souffrance et en germes de révolte ? La réussite économique ne saurait masquer indéfiniment les manques et les faiblesses sociales de nos organisations.

Un équilibre est possible ! Le social n'est pas l'ennemi de l'économique. Tant que rien ne casse… poursuivez… il sera bien temps de sanctionner lorsque la rupture provoquera quelques catastrophes… bien visibles...

Un brin d'écoute, la réaffirmation de quelques valeurs fondamentales comme le respect, la transparence ou la probité, l'arrêt des dénigrements individuels, des objectifs expliqués et partagés... finalement, une équipe ressoudée, voilà ce que nous pourrions tirer comme leçons de management après l'échec retentissant de l'équipe de France en Afrique du Sud! Applicables chez nous? sans aucun doute!



29 juin 2010

La Rumeur et l'Architecte


La coupe du monde terminée, CANAL va s'endormir sur ses lauriers un petit mois avant la reprise du Championnat de Football le 8 Aout prochain… Les clubs s’activent pour la reprise avec chacun leur objectif … Europa League, Champion’s League…

Dans le même temps, à nouveau, les couloirs de CANAL+ bruissent de multiples rumeurs, comme il est de coutume chaque année en cette période !

Mais cette fois, les choses semblent déjà bien engagées.

D’Eiffel 2 à Eiffel 1, certains patrons de business n'auront pas beaucoup de chemin à parcourir pour appliquer la nouvelle règle commune de la mobilité « je change radicalement d’orientation ». Ce pourrait être le cas côté Services Clients

On a fait de longues études, laissez nous appliquer nos bonnes méthodes … elles ont fait leurs preuves ailleurs… alors...

Des preuves, nous en avons...

Surtout quand la politique de ces dernières années a consisté à faire partir de véritables compétences, remplacées … quand c’est le cas … par du moindre niveau, du stagiaire ou du prestataire ! Nous y reviendrons.

Ce n’est peut être que la mise en œuvre accélérée du programme « leadership architect »
Vous savez, ce programme américain, sensé redonner du sens à l’action des managers et proposé comme axe de progrès.
Après tout, nous n’en sommes pas à une expérimentation près. Acheté au rabais sous format papier. .. et oui, nous sommes aussi en période d’économies pour les achats d’outils de management… on ne va quand même pas gaspiller inutilement nos ressources…

Quelques fiches ce formidable outil managérial du 21ième siècle exploitable en cette fin de saison 5 !
Fiche 32 : « démontrer une grande capacité à apprendre sur le terrain », Fiche 6 : « avoir de l’ambition maîtrisée », ou encore Fiche 48 : « avoir le sens politique »… a moins que ce ne soit l'application d’un mix de tout cela. Manque plus que le 360°, et nous aurons enfin à CANAL+, expérimenté les outils déjà oubliés par nos amis américains... Il est vrai qu'ils ont fait leurs preuves ces dernières années aux USA... en nous plongeant dans la plus grave crise économique de l'après guerre!

Mais avant de parler du chemin, quel est l’objectif déjà ?
Organiser après avoir déstructuré? Continuer à fragiliser les carrières plutôt que de les renforcer? Instiller un peu plus le doute dans les esprits de chacun sur son avenir dans cette belle entreprise au turn over encore si faible?

Quelques exemples en cours d'application
Au commercial
, un audit qui ne veut pas dire son nom est bien avancé. Le rapport prévu pour juillet devrait permettre de passer à la phase opérationnelle dès la rentrée…

A la Direction technique avec ces responsables de services tous «missionnés» après le départ de quelques grands patrons … missionnés… pour quoi ?

Au studio le divorce finalement annulé d’avec Universal pour la distribution vidéo… mais pa seulememnt... à la Direction France aussi cela pourrait swinguer rapidement...

A la Direction Technique de l'Edition, côté rive droite
Avec la MIT, son formidable rapport d'expertise, son ambition de progès social, son pouvoir d'attraction inconsidéré...

Dans ces conditions, nous préférons la Fiche 60 : « savoir constituer des équipes performantes » ou la Fiche 58 : « faire preuve de qualités stratégiques »

Mais c’est une autre histoire, on ne va quand même pas s’appliquer à soi même des idées destinées à la plèbe ! Le mélange des genres n'est pas acceptable ! Faites vos preuves et partez ! Mon turn-over vaut bien quelques déceptions... bien achetées...

Bonnes vacances!

23 juin 2010

Retraites : Ce que dit la CFE-CGC!



La CFE-CGCest consciente que le dossier retraites doit se traiter en trouvant des réponses liées aux contraintes démographiques et en mettant en œuvre de nouvelles ressources financières.

Le projet du gouvernement ne pérennise pas le système de retraite par répartition, notamment vis-à-vis des jeunes générations.

Le volet recettes est très largement insuffisant.

La CFE-CGC exige davantage de financements affectés aux retraites, notamment :
En mettant fin aux exonérations de charges patronales qui n’atteignent pas l’objectif fixé
En élargissant l’assiette par la mise en place d’une cotisation sociale sur la consommation affectée
En triplant la taxation des retraites chapeau et des stocks options…

La CFE-CGC réaffirme que l’emploi reste le cœur du problème :
La CFE-CGC exige l’ouverture immédiate d’une négociation sur les conditions d’emploi et la qualité de vie au travail.

La CFE-CGC demande une vraie prise en compte des seniors dans l’emploi permettant une réelle évolution de carrière et l’accès à la formation jusqu’à la retraite.

La CFE-CGC revendique
  • l’instauration d’un bouclier retraite pour arrêter l’érosion des pensions et garantir ainsi un niveau de vie en retraite décent

  • la mise en place d’une véritable égalité salariale entre les femmes et les hommes, assortie de sanctions financières pour les entreprises qui ne respectent pas cette obligation légal

  • l’intégration de l’ensemble des éléments de rémunération des agents des Fonctions publiques pour le calcul de la retraite

  • la prise en compte des années d’études supérieures
  • la reconnaissance des risques psychosociaux comme facteur de pénibilité
  • l’absence de conditions de ressources pour les pensions de réversion et le cumul possible avec un emploi

  • une meilleure prise en compte des polypensionnés

  • le maintien du dispositif des carrières longues


Si ces conditions ne sont pas réunies, la CFE-CGC ne peut envisager le report de l’âge légal.
La CFE-CGC est fermement opposée à tout allongement de durée de cotisation au-delà des 41,5 annuités prévues par la loi Fillon de 2003.

22 juin 2010

Convention Collective de Branche...

C'est toujours l'Arlésienne...
Après un mois d'interruption, les négociations ont repris sur cette convention collective dite "de branche", et qui pourrait concerner les salariés de l'audiovisuel public et privé, si elle aboutit...

Si... si!
Puisqu’on vous le dit. Le STP, le Syndicat des Télévisons Privées la veut absolument sa convention collective...

Petit rappel historique
En début d'année, les partenaires sociaux furent invités par le STP à se réunir pour engager une négociation sur une convention collective de branche de l'audiovisuel français. Se sont alors retrouvés autour de la table la CFE CGC, la CFDT, la CGT, FO, la CFTC... Face à eux, les représentants du STP, les DRH de TF1, M6 et CANAL+.

Premier problème... la branche n'existe pas...
Une branche, c'est un secteur d'activité couvert par une convention collective unique. Hors, dans l'audiovisuel, chaque entreprise possède sa propre convention collective. De plus, l'audiovisuel public, en plein bouleversement, négocie actuellement dans la douleur, une nouvelle convention collective après l'unification des sociétés de France Télévision.
Autour de la table ne se retrouve donc que les représentants des directions de l'audiovisuel privé!

Quel est l'objectif du STP?
Il est simple : accroitre la précarité de l'emploi à tous les échelons de nos entreprises, notamment pour l’Encadrement, remettre en question les contrats qui lient les intermittents aux entreprises de l'audiovisuel en proposant d'autres formes de relations contractuelles que le CDDU, ou CDD d'Usage qui encadre depuis quelques années les relations de travail entre les intermittents et leur employeurs, essentiellement les grandes chaînes de télévision françaises.

Et la vérité parait...
Il a fallut attendre quelques semaines pour découvrir le véritable objet de cette négociation : proposer une panoplie de contrats dits "particuliers" dixit dans le texte présenté par le STP.

Dès lors, tous les syndicats, sans exception ont dit leur refus de cautionner une telle dérive et ont revendiqué le retrait de cet article contesté.

1 mois plus tard…
Nous nous retrouvâmes donc en ce début de semaine après ce mois d'interruption pour discuter …de 2 articles... le recrutement, et l’emploi des seniors! Les articles contestés… enlevés…reviendront... plus tard!!

Qu'est ce qui aura changé dans quelques semaines, dans quelques mois? Peut être des têtes… mais pas notre position.


La CFE CGC réaffirme qu’ il ne peut y avoir que 2 formes de contrats de travail: le CDD et le CDI, celui ci constituant la forme normale des relations entre un salarié et un employeur. Il n'est pas question d'accepter la création d'objets juridiques non identifiés qui remettraient en cause les fondements du contrat de travail de milliers de salariés du secteur de l’audiovisuel!

A CANAL+, nous sommes déjà confrontés à la volonté de notre Direction de voir partir le maximum de salariés, poussés vers la sortie en permanence. Nous n’ajouterons pas la précarité à l'inacceptable!

Un peu de sérieux !

On ne peut demander aux syndicalistes qui ont négocié les contrats pour les intermittents, ces fameux CDDU, de balayer ces années de débats et de négociations avec le gouvernement pour créer des contrats de travail du type « contrats de chantier », utilisés par exemple dans le bâtiment, avec pour conséquences des salariés précarisés ne bénéficiant que du droit de se taire et de se faire jeter sans indemnités ou sécurité juridique!

C'est non !
En août, en septembre ou en décembre, avec nous, il n'y aura pas de contrat de "type particulier"

L’Audiovisuel Français ne doit pas devenir le champ d’expérimentations juridiques et sociales. Ou bien alors, s'il s'agit de faire progresser le Droit Social, mais non pour le démanteler.

La situation des salariés de ce secteur ne cesse de se dégrader depuis quelques années, que ce soit dans le privé ou dans le public. Nous avons déjà bien des difficultés à faire respecter le Droit du Travail dans nos entreprises et particulièrement à CANAL+, pour ne pas accepter de sculpter dans le marbre des dispositions juridiques qui n'auront pour effet que d'accroitre la précarité et l'insécurité!

Des idées, nous en avons !
L’audiovisuel Français doit être source d’exemple dans la modernisation du marché du travail, mais pour qu'il progresse, pas dans une remise en cause permanente du socle de nos relations sociales si douloureusement acquis. Ces dirigeants de l’audiovisuel qui se gaussent de ne vouloir recruter que des salariés avant tout créatifs, en manque singulièrement … de créativité.

A suivre
Prochaine NewsLetter, ce sera début Juillet
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21 juin 2010

Et notre retraite...


La réforme des retraites
« L'âge légal de départ à la retraite sera porté à 62 ans en 2018, contre 60 ans aujourd'hui », a annoncé Éric Woerth, ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique, mercredi 16 juin 2010 au cours d'une conférence de presse de présentation de la réforme des retraites.


Ajoutons : une retraite à taux plein ne sera possible qu'à partir de 67 ans et non plus 65 ans.

Objectif : retrouver un équilibre financier pour le système des retraites en 2018 alors qu'il est en déficit de 32 milliards d'Euros aujourd’hui.


Le Gouvernement présente son projet sur une base économique faussée : 3% de croissance, 6,5% de chômeurs... Hors, nous sommes péniblement au dessus de 1% de croissance, et le taux de chômage est plutôt à 10%.

La question des seniors dans nos entreprises?
Pour résoudre cette question, il faudrait mettre sur la table l'ensemble des données démographiques et financières. Par exemple, la taux d'emploi des seniors est de 38% en France, de 70% en Suède, de 62% aux USA et de 54% en Allemagne! L'âge moyen de cessation d'activité en France c'est 58 ans!!

Comme à CANAL+...
Aujourd'hui, nous sommes dans une forme de racisme vis à vis des seniors dans l'emploi. Un récent rapport de la Halde démontre que la première discrimination à l'embauche... c'est l'âge!
Les 48/50 ans reçoivent trois fois moins de propositions d'emplois que les 28/30 ans. Et quand cela concerne exclusivement les Cadres, le rapport passe de 1 à 7!

A CANAL, c'est plus simple, on licencie avant 50 ans, en reportant sur d'autres cette problèmatique.

Des exemples dans d'autres pays...
Les scandinaves, la Finlande en particulier a augmenté le taux d'emploi des seniors de 35 à 53%. Les entreprises embauchent des salariés de 50 à 55 ans, les forme à une seconde ou à une troisième carrière

Les conséquences de cette réforme?
Sur les femmes en particulier qui vont payer un lourd tribu à cette réforme!
Aujourd'hui on ne compte que 44% des femmes qui ont bénéficié de carrières complètes, contre 86 % chez les hommes. Leurs pensions ne sont que de 66% de ce qu'elles sont chez les hommes!

Malgré tout, il ne faut pas se voiler la face sur la situation financière de nos systèmes sociaux. Des efforts seront nécessaires, sans ceux là, la descente pourrait être dure et brutale dans quelques années.

Ce que propose la CFE CGC sur ce dossier
Tout d'abord, de continuer à discuter et à négocier avant la présentation du projet au parlement en juillet.
Ensuite, de travailler sur des systèmes à la carte, parce que dans certains secteurs la pénibilité doit être prise en considération, nous ne sommes pas égaux devant la durée de vie après le départ à la retraite.

Il faut aussi repenser la formation pour que les seniors y accèdent, accompagner les femmes qui ont travaillé par périodes plus ou moins longues tout au long de leur carrière, améliorer les conditions de travail, dans un environnement économique difficile et qui va continuer de se dégrader, réfléchir à un financement élargi du système non plus seulement en ponctionnant les revenus salariaux mais par d'autres moyens comme par un prélèvement sur la TVA...

La CFE CGC souhaite que se poursuive la négociation avant de décider de s'engager si nécessaire dans d'autres actions en juillet ou à la rentrée.

15 juin 2010

Drei Flugzeuge nach Berlin!

Pas terrible pour le bilan Happy Planet!
3 avions, plus de 120 salariés des CODIR en séminaire à Berlin, et voilà comment on met en place une véritable politique d'économies... ciblées!

Mais pourquoi aller si loin?
La campagne Allemande serait-elle si verdoyante à cette époque? Première, l'ex CANAL+ Allemand, a-t-il invité nos chers dirigeants à partager des réflexions sur la nouvelle Europe de l'audiovisuel? Fallait-il vérifier le niveau des langues étrangères de nos managers à l'heure de la nouvelle internationalisation du Groupe?

Fallait-il s'éloigner aussi loin de la vie Parisienne et de ses tracas pour mieux réfléchir ! Pensez donc, en pleine élection des représentants du personnel, il fallait prendre du recul, de la hauteur...!

Et le contenu?
Ha, évidemment nous n'en savons rien. Secret défense, comme toujours dans ce genre de réunion. C'est sur, le contenu aura été plus fourni que la présentation de la stratégie présentée au dernier Comité d'Entreprise. Ce fut insipide, sans saveur, sans aucun intérêt, ce fut une séance pour rien, pour se moquer de la représentation du personnel. Nous y avons parlé stratégie pour les trois prochaines années en évoquant ... les chiffres de 2009! Bon sang, mais bien sur, fallait y penser, décrypter les chiffres de 2009, que tout le monde connait… c’est forcément indispensable pour comprendre l’avenir !

Alors, quoi donc, pourquoi cette expatriation momentanée?
Pour parler du résultat du premier tour des élections professionnelles et de la progression de la CFE CGC? Ou du déploiement du blog (hilarant)interne de la DR(H) et qui se veut d'jeune? Pour cela mieux vaudrait nous demander conseil… CANAL+ ne va pas en sortir grandi! Quel stagiaire peut donc bien être derrière ce clavier? Faut-il se cacher pour communiquer ainsi et est ce légal?

...Ou pour évoquer le rapprochement d'activités au sein de Vivendi, avec SFR par exemple? Ou la poursuite de la politique de mobilité forcée? Ou bien de la capacité à casser les silos. Ces Allemands sont bien arrivés à faire tomber leur mur, pourquoi nous, nous n'arrivons pas à faire tomber les nôtres...? Faut aller voir cela de près...!

... Ou encore de l'avenir du GIE Studio CANAL en perdition? De la MIT, tiens la MIT, voilà bien longtemps qu'on en parle plus...? De l'élargissement de l'UES à COS, CANAL EVENTS ou Cuisine TV? Du départ du directeur des affaires sociales qui n'a même pas eu le temps de participer à un séminaire... le pauvre! Non, tous ces sujets sont pour nous, ils feront l'objet de notre attention, il vont être d'actualité ces prochains mois.


Peut être tout cela à la fois!
Comptez sur nous, nous poserons la question au prochain CE de la fin du mois!

Et pour lire les non réponses, penchez-vous sur notre prochaine NewsLetter!
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Social : vers un nouveau départ?

Non, il ne s'agit pas de savoir si la Direction des Ressources Humaines va encore perdre l'un de ses éminents collaborateurs, mais plutôt d'imaginer l'avenir des relations sociales après le départ précipité du Directeur en charge des Affaires Sociales à CANAL+.

L'appauvrissement du débat social ne saurait être gage de progrès pour l'entreprise et les salariés. Pourtant, depuis plusieurs années, ce n'est pas de progrès dont il est question, mais d'élimination des contraintes internes, légales, historiques, humaines.

C'est l'ambition de construire une "nouvelle société", qui ne serait acceptable et possible que dans le renouvellement total de ses cadres. C'est tout simplement impossible, sauf à vouloir éradiquer les fondements mêmes de notre histoire commune, cette histoire qui fit les succès et les défaites de ces dernières années.

Les conséquences de cette politique sont, chaque jour, plus visibles. Désorganisation, perte de sens, pertes de compétences, tiraillements internes, nous sommes en contradiction totale avec les objectifs recherchés. Faut-il s’en étonner ? Et ce ne sont pas les outils ou les méthodes de management d'outre atlantique qui changeront fondamentalement les choses.

C'est d'une stratégie sociale, expliquée, comprise, partagée, dont nous avons besoin.
Basée sur le respect, l'ouverture d'esprit, l'expérimentation, et non le bricolage institutionnel censé répondre par la dérision aux véritables questions posées par de nombreux représentants du personnel.

Le chantier est à ouvrir. Il le sera nécessairement dans les prochains mois, porté en interne par de nouvelles ambitions ou en externe, sous la contrainte de notre actionnaire et le possible rapprochement de certaines activités du Groupe Vivendi.

Cette évolution viendra, il suffit d'être patient.


A suivre dans notre NewsLetter
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