L'appauvrissement du débat social ne saurait être gage de progrès pour l'entreprise et les salariés. Pourtant, depuis
plusieurs années, ce n'est pas de progrès dont il est question, mais d'élimination des contraintes internes, légales, historiques, humaines.C'est l'ambition de construire une "nouvelle société", qui ne serait acceptable et possible que dans le renouvellement total de ses cadres. C'est tout simplement impossible, sauf à vouloir éradiquer les fondements mêmes de notre histoire commune, cette histoire qui fit les succès et les défaites de ces dernières années.
Les conséquences de cette politique sont, chaque jour, plus visibles. Désorganisation, perte de sens, pertes de compétences, tiraillements
internes, nous sommes en contradiction totale avec les objectifs recherchés. Faut-il s’en étonner ? Et ce ne sont pas les outils ou les méthodes de management d'outre atlantique qui changeront fondamentalement les choses.C'est d'une stratégie sociale, expliquée, comprise, partagée, dont nous avons besoin.
Basée sur le respect, l'ouverture d'esprit, l'expérimentation, et non le bricolage institutionnel censé répondre par la dérision aux véritabl
es questions posées par de nombreux représentants du personnel.Le chantier est à ouvrir. Il le sera nécessairement dans les prochains mois, porté en interne par de nouvelles ambitions ou en externe, sous la contrainte de notre actionnaire et le possible rapprochement de certaines activités du Groupe Vivendi.
Cette évolution viendra, il suffit d'être patient.
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