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22 décembre 2012

De 2012 à 2013...!

Avant ce dernier message… pour 2012, toute l’équipe de la CGC Médias de CANAL+ vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année, à vous, lecteurs toujours plus nombreux, plus curieux, plus contributeurs!
Merci à toutes et à tous
Bonnes fêtes !

De 2012 à 2013…
Voilà 2012 qui s’éteint déjà, avec à CANAL+ un sentiment mitigé, partagé entre inquiétudes et volontarisme. Inquiétude d’abord parce que la situation économique continue de se tendre avec un impact de plus en plus prégnant sur notre business. Craintes aussi sur le social alors que de nombreux licenciements ont rythmé malheureusement jusqu'aux derniers jours de cette fin d’année. Craintes encore alors que nos organisations subissent de plein fouet les plans d’économies drastiques qui se succèdent année après année. Questions enfin sur ce que nous réserve l’avenir de CANAL+ dans le nouvel ensemble qui va naître en 2013 après la restructuration de Vivendi. Pour couronner le tout, au delà de la pression sur l’emploi, une charge de travail conséquente et des organisations parfois déstabilisées…

Volontarisme…
C’est une constante à CANAL+ ! Depuis que cette entreprise existe, elle recèle des forces incroyables qui lui ont permis jusqu’à aujourd’hui de franchir les obstacles et survivre aux vicissitudes de la conjoncture. C’est une chance pour CANAL+ de toujours disposer d’un vivier de salariés prêts à s’investir sans compter pour que le navire continue de progresser. Jeunes ou moins jeunes, historiques ou nouveaux, femmes ou hommes, cette entreprise génère naturellement son lot de collaborateurs passionnés et volontaires. Mais dans certains secteurs, la limite du supportable est certainement atteinte. Fatigue ou burn out, ce sont des réalités sociales nouvelles qui ne cessent de nous inquiéter et qui justifient notre engagement et nos revendications en ce qui concerne l’emploi et l’attention portée à nos organisations. Un chantier indispensable et urgent. Un chantier qui devrait s’ouvrir dès le premier trimestre 2013.

Cette fin d’année est aussi marquée par les tensions sociales que connaissent nos centres de la relation clients. Sur ce terrain, nous considérons que l’attitude de la CGT n'est pas acceptable. En jouant la confrontation, on se détourne du vrai débat que nous devons mener sur le devenir de nos centres en interne et des solutions que nous devons trouver pour résoudre la crise des temps de pause modifiés unilatéralement depuis octobre dernier. Dialoguer, proposer construire, c'est notre crédo.

Et maintenant 2013 sous le signe du virage stratégique…
Tout concourt à faire de 2013 une année de transition importante pour CANAL+. Son organisation tout d’abord avec le départ programmé de grands patrons de business, l’arrivée de nouvelles têtes et donc de modification à terme des organisations et peut être des stratégies. Business ensuite, car les tensions sur le marché de la Pay TV, la nouvelle concurrence et les évolutions technologiques imposent de repenser un modèle vieux d’une trentaine d’année, une éternité dans notre milieu, même si certains ajustements ont permis de maintenir l’activité. Le développement international encore très prudent, ou notre arrivée sur la TV en clair ne saurait éluder les questions sur nos fondamentaux. La Pay TV Française est à la croisée des chemins, son modèle économique est bousculé, les décisions qui seront prises en 2013 seront lourdes de sens et de conséquence pour l’avenir.


L’emploi…
C’est notre thème de prédilection pour 2013. Notre syndicat l’a volontairement porté tout au long des négociations annuelles qui viennent de se clôturer. Nous avons été entendus. Dans le document final apparait bien cette volonté réciproque de travailler à la fois sur le niveau de l’emploi mais aussi sur la charge de travail et par ricochet sur les organisations. 2 faces d’une même médaille. Un chantier urgent et indispensable pour essayer d’éviter des catastrophes que nous sentons venir depuis des mois.

Emploi aussi parce que nous voyons bien que la masse salariale apparait comme une variable d’ajustement, comme ailleurs, mais parfois de façon inconsidérée ou inacceptable. De nombreux départs qui ne sont pas toujours justifiés, un euphémisme. Départs de salariés compétents, dans la plupart des cas, qui ne seront pas remplacés! Conséquence immédiate, un accroissement de la charge de travail pour celles et ceux qui sont en poste, une autre plus lancinante, la désorganisation progressive de nos activités. Il faut nous pencher avec sérieux sur les effets engendrés par ces départs ou ces évictions.

La crise n’explique pas à elle seule les tensions sur notre marché et les difficultés que nous rencontrons. La perte de grandes compétences pèse indéniablement sur les résultats, c’est encore pire lorsqu’elles partent à la concurrence. Sans oublier les erreurs de casting qui ont pu contribuer à l’atonie de certains secteurs, mais chacun conviendra qu’en toute tâche et à l’heure des entretiens annuels, on peut commettre des erreurs…

Pour toutes ces raisons nous voulons faire de 2013 l’année de l’emploi! Nous savons que l’année va être difficile. C’est pourquoi il nous faut travailler à sauvegarder l’emploi, ou mieux, à le développer. Car paradoxalement, des besoins existent. Il apparait parfois urgent d’y répondre. L’arrivée des chaînes de Bolloré constitue de ce point de vue un cas d’école. Des services déjà au taquet et une impréparation dans l’intégration des nouvelles activités a fini par avoir raison du fonctionnement de certains services, supports ou techniques.

Vers un nouveau management….
Certaines formes de notre modèle de management nous conduisent à l'impasse. Des modèles parfois poussés jusqu’à l’absurde sans que cela nous soit spécifique. Mais est-ce une raison pour ne rien changer? Nous voulons contribuer à reconstruire un modèle fondé sur le respect, le développement individuel et collectif, faire le pari de l'intelligence. Ce rôle, nous continuerons de l'assumer au Comité d’Entreprise, au CHSCT ou encore dans le cadre de nos activités syndicales. C’est par exemple le sens de nos revendications formulées pour cette NAO 2012. Un accord cadre, des engagements réciproques, des moyens, il semble que la volonté existe. Inscrit dans l’accord NAO, nous verrons rapidement si cette volonté se traduit dans les faits dès les premières semaines de 2013.

Autre enjeux, les élections professionnelles….
En 2013, en mai ou en juin, les mandats des représentants de l’UES CANAL+ seront renouvelés. L’intégration des activités Bolloré au sein de notre UES semble être acquise, il faudra malgré tout la formaliser en début d’année. Reste l’intégration des holdings de COS et COSA pour lesquelles la réticence de notre direction est toujours de mise. Notre volonté reste intacte d’intégrer ces activités au périmètre de l’UES. Des actions en ce sens devraient être engagées dès le début de l’année 2013.

La conduite du changement est aussi importante que le changement lui-même! On le sait tous, 2013 sera une année de transition, une année perturbée, une année ou l’expression « se serrer les coudes » pourrait prendre tout son sens. Nous serons là, et bien là pour accompagner ce passage. Dans les instances collectives, auprès de notre actionnaire Vivendi, ou au-delà si nécessaire et bien sûr pour recevoir, accompagner, conseiller individuellement les salariés comme nous l’avons déjà fait pour des centaines d’entre vous, ces dernières années. Les élus et les représentants de notre syndicat seront toujours disponibles.

Recevez tous nos vœux pour cette nouvelle année qui s’annonce !
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17 décembre 2012

Vivendi démantelé...

Imaginez un Groupe bien Français, numéro 1 mondial de la musique, imaginez un acteur Français numéro 1 mondial des jeux vidéo, imaginez un numéro 1 des télécoms alternatifs toujours en France, imaginez un Groupe Français, numéro un Marocain des télécoms, imaginez une entreprise Française numéro une des opérateurs haut débit alternatifs au Brésil ou encore le numéro un français de la télévision payante…

http://www.vivendi.com/accueil/
 
Ce Groupe existe, chaque Français le connait, surtout au travers du nom de ses filiales, CANAL+, SFR, Universal, Activision Blizzard, et même à l’étranger Maroc Telecom, ou GVT au Brésil... Ce Groupe de 58 000 salariés, ce Groupe qui affiche un Chiffre d’affaires de près de 30 Milliards d’Euros… Trente Milliards d’Euros… Ce Groupe va certainement disparaitre dans quelques mois…  Sans que cela n’émeuve personne. Lorsque Vivendi était en faillite en 2001, lorsque J6M dirigeait ce groupe, la presse vendait du papier pour justifier le démantèlement et la déroute d’un modèle international de l’entertainment alors à la dérive.

Aujourd’hui, il ne s’agit point de désastre économique mais de succès… Le relèvement du Groupe opéré depuis 10 ans est une évidence. Et alors qu’il a survécu à la crise des années 2000 en se restructurant avec intelligence, il devra finalement se dissoudre… Cherchez la logique de tout cela… !

Quand on est numéro 1, n’y a-t-il d’autre alternative que de disparaitre? Comment expliquer que le démantèlement ait été finalement le choix privilégié par les dirigeants de Vivendi plutôt que la continuité dans un Groupe qui est allé de succès en succès ces dernières années. Comment expliquer que personne ne se soucie de cela alors que Vivendi fait vivre des dizaines de milliers de salariés en France, employés par le Groupe ou indirectement par des sous-traitants, alors qu’il est un poids lourd de la création, un acteur majeur du financement du cinéma Français et Européen, un pôle de développement et de référence à l’international…

L’explication vient peut-être de ce que le Canard Enchaîné publiait le 5 décembre dernier « Le va-tout de Fourtou avec Vivendi »

« … En 10 ans Jean Bernard Levy a redressé le Groupe… mais il a commis une impardonnable faute aux Yeux de JRF, l’action Vivendi a perdu 30% de sa valeur… alors que Vivendi a affiché d’excellents résultats en 2010 et en 2011, la plus belle rentabilité de son histoire et 3,4 Milliards d’Euros de dividendes encaissés en 2 ans par les actionnaires !» 
 
Depuis, Jean Bernard Levy a été viré, c’est la course à l’échalote. Eviction du patron de SFR, prise de contrôle de Vivendi par des patrons qui sont menacés par… la retraite ! Plan social chez SFR, recherche d’acheteurs tous azimuts pour les filiales à l’étranger, au Maroc ou au Brésil…

Comme le précise  « le Canard » ces décisions n’ont pas bouleversés le cours de Bourse… c’est le moins que l’on puisse dire. Le journaliste poursuit en indiquant qu’il serait temps que les 58 000 salariés comprennent l’un des enjeux de ces manœuvres : de belles plus-values à réaliser. Bolloré possède maintenant grâce à CANAL+ 66 millions de titres, soit 1,056 milliard d’Euros au cours actuel, et JRF selon le calcul du journal « Les Echos » du 29 novembre, détiendrait 800 000 actions, soit 12 800 000 Euros… A côté de Bolloré, ce n’est pas grand choses, mais comme indemnité de départ à la retraite, ça peut faire rêver conclut le journaliste.

Voilà peut-être comment et pourquoi ce Groupe va disparaitre… Dans la plus grande indifférence, comme s'il fallait d’abord une faillite, des plans sociaux, une catastrophe industrielle pour attirer l’attention.
 
Il y aura dans cette affaire quelques gagnants, ils sont déjà identifiés. Mais il y aura aussi, soyons en sûr, des milliers de perdants, d’abord les actionnaires qui une fois encore risquent de perdre gros et être mis devant le fait accompli en avril ou mai prochain lors de la prochaine assemblée générale. Il y a bien sur les 58 000 salariés et leurs familles qui attendent parfois impatiemment de voir l’avenir avec plus de sérénité. Ils sont déjà plus de 1000 à se faire virer sans raison sinon que pour justifier une vente de SFR au meilleur prix... 

Nous risquons de payer au prix fort ces choix stratégiques qui vont affaiblir l’ensemble de nos business au lieu de les renforcer. Au final, il risque de n’y avoir qu’un seul gagnant : Bolloré. Entré au Conseil de Surveillance la semaine dernière, il est maintenant aux manettes. Avec plus de 5% du capital, grâce à la vente à CANAL+ des chaînes D8 et Direct Star, vendues au prix fort, un deal orchestré, voulu par B. Meheut, V. Bolloré va pouvoir dicter ses exigences, nommer les dirigeants qu’il veut, encaisser les dividendes…

Pour quoi faire ? Qui a posé la question à Mr Bolloré ? Même pas les journalistes de i>TELE, la chaîne Info de CANAL+ ! Ca n’intéresse donc personne ? Et si Bolloré n’était intéressé que par le catalogue de Droits détenus par CANAL+? Quel avenir dès lors pour la TV cryptée à la française, l’un des 3 grands groupes de Pay TV au monde à côté du Groupe Murdoch ou de HBO aux USA…

Alors que les bouleversements actuels supposent un renforcement des fonds propres, l’adossement à un actionnaire de référence et en bonne santé, le Groupe va s’affaiblir de lui-même, se faire ara-kiri, et sombrer dans des turbulences qui vont entrainer ses activités vers des rivages inconnus.

Et à CANAL+, décidemment, chaque changement majeur de management plonge le Groupe dans la plus grande incertitude. Le départ d’André Rousselet avait laissé le Groupe orphelin. Le départ programmé de Bertrand Meheut va se réaliser dans une période nouvelle de grande instabilité, marchés bousculés, concurrence de nouveaux acteurs, bouleversements technologiques, fallait-il y ajouter l’incertitude de l’actionnariat au risque d’affaiblir un peu plus l’entreprise en l’empêchant de disposer des moyens de son futur développement ?
 
Et les salariés dans cette affaire ?  Vous prendrez bien un peu de mon plan social...!
 



12 décembre 2012

Le voyage en Pologne

Faire le voyage en Pologne, visiblement un must en cette fin d’année 2012 pour certains de nos dirigeants!

Pour découvrir les marchés de Noël ? Pour aider Julien Verley, ex directeur Financier de CANAL+ et futur patron de la nouvelle filiale de CANAL+ dans ce pays après la fusion avec TVN à se poser? Peut-être!

Mais après tout, une petite virée dans cette contrée bien fraiche permettra de s'éloigner de la routine parisienne et de ses acteurs sociaux en ces temps de négociations salariales... Un bon bol d’air frais après la dégustation d'une Chłodnik litewski, cette soupe froide à la betterave et au yaourt, de quoi se requinquer avant de retrouver la grisaille parisienne…

Cette fusion, un évènement d’importance passé presque inaperçu en France et à CANAL+. La finalisation de cet accord de partenariat financé et soutenu par Vivendi entre Cyfra+ la filiale de CANAL+ en Pologne et la société TVN, donne naissance à un nouvel acteur important de la Pay TV sur le marché Polonais mais aussi Européen. Grâce à cet accord, la Pologne devient le second marché de CANAL+ après la France.
Le rapprochement de Cyfra+ et du bouquet satellitaire  "n" de TVN donne naissance à une nouvelle société, NC+, plate-forme majeure de télévision par satellite disposant d’une base totale de 2,5 millions de clients dont 830 000 proviennent de TVN. Groupe CANAL+ détient 51% du nouveau bouquet payant. Les deux autres actionnaires seront TVN 32 % et LGI Ventures 17 %, maison mère de UPC, qui possédait jusqu’à présent 25 % des parts de "Cyfra+". La société TVN avait fortement concurrencé CANAL+ sur les marchés internationaux d’achats de Droits notamment aux USA avec Paramount, Dreamworks, 20th Century FOX… Seul Universal était resté fidèle à "Cyfra+".

Mais la concurrence reste importante avec le premier acteur de TV payante "Cyfrowy Polsat" qui revendique 3,44 millions d’abonnés. La Pologne compte cinq bouquets satellites là où la plupart des pays européens en comptent un ou deux seulement. Rappelons que contrairement à la France, CANAL+ n’est pas disponible sur les réseaux hertziens en Pologne, et encore moins sur la TNT. Le rachat de TVN pourrait donc permettre à CANAL+ de rentrer à moindres frais dans l’offre de la TNT et de mettre ainsi un pied dans l’univers de la télévision gratuite en Pologne, un peu à l’image du rachat de Direct 8 survenu en France. TVN possède le premier portail internet de Pologne, Onet.pl. Ce portail, CANAL+ ne souhaite pas le conserver.

Du Zlotys économisés à profusion...!
La fusion "Cyfra+/ n" pourrait engendrer jusqu’à 250 millions de zlotys d’économies dès la troisième année d’exercice selon certains analystes.

Ce rapprochement consacre l’aboutissement d’une négociation engagée voici plus de 2 ans et le repositionnement de CANAL+ sur un marché difficile mais en expansion. La taille critique atteinte par ce nouvel ensemble pourrait permettre à CANAL+ de devenir enfin un acteur majeur de la Pay TV en Europe du nord. Le rachat intégral de TVN par Canal+ pourrait intervenir d’ici trois à quatre ans.
Cette affaire est d’une importance cruciale pour l’avenir du groupe. La réussite de cette opération pourrait conditionner un repositionnement international et sécuriser l’avenir alors que les nuages s’accumulent en France. Elle apparait comme un pendant à l’arrivée de CANAL+ sur le gratuit en France. 

Ironie de l’histoire…
Pourtant, en 2003, cette filiale polonaise Cyfra+ l’a échappée belle.  Année du démantèlement des activités internationales de CANAL+, et fin de la présence du groupe sur le continent Européen, en  Belgique, Italie, Espagne, Danemark… et Pologne. Toutes ces filiales furent cédées parfois bradées comme notre filiale Italienne Telepiu!

A cette époque, la filiale Polonaise n'avait pas trouvé preneur. Elle était finalement restée dans le giron du groupe, comme un trophé des belles années d'expansion de CANAL+ du nord au sud de l'Europe. Ce fut finalement une chance. C'est en effet grâce à cette filiale que CANAL+ pourra afficher des résultats positifs dans les premières années qui ont suivi la restructuration du Groupe, entre 2003 et 2008.

Julien Verley aura toutefois fort à faire pour remplir le contrat ! Le marché est difficile, et dans quelques mois, il ne pourra peut-être plus compter sur notre actionnaire Vivendi si le démantèlement du groupe venait à se réaliser.

Alors, si vous aimez la soupe froide aux betteraves, les températures bien basses, les paysages bucoliques, précipitez-vous ! Ne laissez pas Julien partir seul, aidez le à réaliser son rêve !
 




 

07 décembre 2012

Plan social chez SFR... pour une mariée désirable?

Soit belle et tais toi!
En voulant se restructurer, Vivendi assouvit d’abord les ambitions des marchés financiers qui désespèrent d’une valeur de l'action qui ne décolle pas…

Première victime de ces projets, SFR qui, avant d’être cédé, s’habille en Prada pour attirer le chaland ! Comme toujours, c’est par un plan social que commence les ronds de jambes aux investisseurs potentiels. Comme s'il fallait d’abord offrir en pâture aux oiseaux de mauvais augure des milliers d’emplois pour prouver que l’entreprise allégée sera plus élégante et donc plus rentable !

Mais d’où nous viennent ces archaïsmes? D’une hérésie issue d’un modèle économique vieux de plus de 150 ans, lorsque dans l’industrie des centaines de milliers d’emplois pesaient lourd au compte de résultat, lorsque la menace sociale d’un peuple d’ouvriers révoltés devait être maté par la contrainte ou le retrait du contrat de travail.

Un capitalisme de la rentabilité plutot qu'un capitalisme de l'efficacité à l'oeuvre aussi chez Vivendi! Ces schémas sont certainement toujours inconsciement à l’œuvre, parce que les dirigeants de nos grandes entreprises sont issus de cette génération formée dans les écoles du milieu du 20 ème siècle et dans lesquelles la valorisation du capital humain fut annihilé  au seul profit du capital financier, guide suprême et salvateur de nos sociétés capitalistes "modernes". Un capitalisme de court terme, aujourd’hui de très court terme où la rentabilité en deçà des 20% annuel rend nos entreprises inintéressantes pour le fond de pension Américain.  

Les résultats, on les connait ! La plus grave crise économique mondiale depuis les années 30. Et pourtant, malgré les catastrophes actuelles, on continue allègrement sur ce chemin comme nous irions livrer notre âme au diable de la finance, ce diable qui a toujours pouvoir de vie ou de mort sur des milliers et des milliers d’emplois et de l’avenir d’autant de familles.
Depuis peu, c’est aussi comme ça chez Vivendi ! Car comment expliquer que l’on licencie 1000 salariés ou plus alors que la masse salariale pèse si peu au compte de résultat de SFR? Nos amis syndicalistes de cette entreprise et les salariés qui les accompagnent sont révoltés par cette situation. Si l'arriviée de Free constitue l’alibi idéal, personne n’est dupe de cet artifice. Malgré les difficultés actuelles, l’entreprise SFR reste très rentable. Mais visiblement elle ne s’inscrit plus dans le nouveau schéma de développement du groupe Vivendi, dans l’épure de rentabilité de court terme. 

Pensez donc, comment comprendre un groupe qui vend du jeu en ligne, de la musique, de la TV ?  Une des plus belles entreprises Françaises risque donc d’être démantelée pour le seul intérêt des marchés financiers qui n’en peuvent plus d’attendre. Mais attendre quoi au fait ? Peut-être aussi pour assouvir quelques ambitions personnelles de dirigeants aux ambitions démesurées, qu'ils viennent seulement de franchir le seuil ou qu'ils soient installés depuis plus longtemps aux commandes de quelques business.    
En agissant ainsi, sert-on les intérêts de notre communauté? Sert-on l’emploi? Sert-on le développement de nos technologies françaises?  Non ! C’est un véritable gâchis qui se prépare en catimini! Un gâchis qui pourrait faire de Vivendi un prochain Alcatel, une entreprise dépecée, fragilisée, incapable d’investir en France ou à l’étranger les sommes considérables que nécessitent le déploiement des nouvelles technologies. Sans parler de ses filiales qui ne pourront s’appuyer sur un actionnaire fort, internationalement reconnu pour financer leurs projets de développement.

CANAL+ concerné au premier chef ! Comment a-t-on financé le développement de CANAL au Vietnam ? Qui a financé et garanti les achats de droits du foot ? Qui permet à CANAL+ de se développer en Pologne ? Qui a permis à Bolloré de vendre ses 2 chaînes à CANAL+ en échangeant, cher… leur valeur pour une part du capital du Groupe Vivendi ?  Ces quelques exemples pour comprendre que Vivendi nous a permis non seulement de survivre en finançant en 2003  le déficit abyssal du Groupe par un chèque de 3 Milliards d’Euros … mais aussi en servant de banque pour financer les grands projets de développement du Groupe.
Bien sûr, dans tout cela, l’humain compte pour peanuts! Rien dans les maigres échanges que nous avons avec les nouveaux dirigeants du Groupe Vivendi ne laisse penser à un quelconque souci du social. L’argent fera le nécessaire si besoin. Un plan social chez SFR de 40 ou 50 M€, quelle importance ! C’est au final la collectivité qui prendra le relai, pôle emploi submergé de chômeurs, attend avec résignation ces nouveaux exclus du travail.

Du PNB au PNDB... Le Produit National Brut se transforme ainsi en Produit National Des Brutes, un capitalisme débridé qui semble dépassé par les évènements, ne sachant plus vers quel saint se tourner. Reste la madone des marchés qui pourtant a perdu tant de son éclat depuis 2008.   
Rendre la mariée plus belle… !
Une expression banale de syndicalistes aux aguets, inquiets de voir se démanteler un fleuron qu’ils ont contribué à construire.

N’y a-t-il donc aucune autre alternative possible ? Evidemment que oui ! Certains pays restructurent leur économie en pariant sur l’humain. Cela arrive parfois en France, mais rarement. Et quand cela se produit, les résultats sont au RDV ! La méthode ? Une simple écoute des personnels associés aux décisions stratégiques. Ce modèle a assez bien réussi en Allemagne. Il fait des merveilles dans certains pays du nord de l’Europe. Mais chez nous, il faudra encore des années ou peut être un tsunami économique pour qu’enfin les yeux de nos dirigeants d’entreprises se décillent, s’ouvrent à la modernité d’un temps qui n’est plus depuis longtemps celui du décideur visionnaire. Cette révolution-là viendra obligatoirement.

Nos entreprises de communication pourraient servir de modèles, mais non! Elles sont gérées à la bonne franquette sur un modèle industriel usité au 19 ème siècle, entre gens de bonne compagnie, à l’abri des regards d’importuns qui n’y connaissent rien au management ou à l’économie...
Funeste erreur! Ce capitalisme là mourra de cette cécité. Entre temps, il aura provoqué malheureusement énormément de drames et de dégâts sociaux.

A CANAL, nous avions toujours en modèle cette entreprise SFR, attachée au dialogue social et au respect des instances représentatives du personnel… Mais c’était un autre temps, celui de Franck Esser, formé dans une grande université de Cologne, patron d’un grand groupe Allemand avant de devenir PDG de SFR, issu de cette culture germanique où le dialogue social dans l’entreprise constitue un gage de réussite. Nous sommes passés à autre chose !

Il reste 5 mois aux dirigeants de Vivendi pour décider de l’avenir de 50 000 salariés et de leurs familles ! Espérons qu’ils soient bien inspirés pour que le modèle économique qui surgira de ces cogitations contribue au développement de l’emploi, à la préservation de nos acquis industriels, au renforcement de nos activités d’abord en France mais aussi à l’étranger...
Vivement 2013...
Contact SFR : Jean-Luc MARTIN jean-luc.martin@sfr.com
Blog salariés SFR : www.cfe-cgc-sfr.org 

06 décembre 2012

En 2013 et 2014, l’emploi pourrait devenir une préoccupation à CANAL+ !

La conjoncture économique, un business qui se tend, une politique d’économies qui se poursuit année après année, un bouleversement de la structure capitalistique de Vivendi, l’intégration des activités Bolloré, tout concours à l’inquiétude sur le front de l’emploi pour les 2 années à venir.

Déjà, tout au long de l’année, nous ne cessons d’accompagner des salariés qui finissent par quitter le Groupe, volontairement ou contraints, et ils sont de plus en plus nombreux. Ces postes libérés et qui le reste bien souvent pour toujours participent de la désorganisation actuelle et contribuent à l'augmentation de la productivité individuelle parfois dans des proportions si importantes qu'elles pèsent sur le moral et le mental des salariés 

Pour 2013, nous sommes persuadés qu’un véritable plan de réduction des effectifs est à l’étude. Un plan qui pourrait être mené de manière "douce" et discrète, comme aujourd’hui ou des dizaines de salariés disparaissent des radars du jour au lendemain. Mais il pourrait en être tout autrement si la situation venait à se dégrader, nous pourrions alors passer d’une méthode "douce" à une méthode plus contraignante!

C’est pourquoi en cette fin année 2012, notre syndicat a décidé d’orienter les négociations annuelles vers un nouveau chapitre, celui de l’emploi, de sa sauvegarde, ou mieux, du recrutement là où les besoins sont les plus criants.

Mais nous revendiquons beaucoup plus. Nous voulons un véritable travail d'analyse et d'expertise sur nos organisations. Depuis 7 ans, les coupes sombres dans les budgets, les réorganisations plus ou moins violentes, les réductions budgétaires ont porté des coups très durs aux infrastructures de l’entreprise.  

Pour contourner ces difficultés, les managers se débrouillent. Ils engagent des dizaines de prestataires ou de consultants, confient à des stagiaires des responsabilités importantes, engagent à tour de bras des contrats de professionnalisation. Résultat, des sommes considérables sont englouties dans ces budgets de compensation, au détriment de l'investissement ou de l'emploi perenne.

Les conséquences de cette politique sont particulièrement visibles sur la rive gauche. Distribution, Services Supports, et maintenant Studio, partout cette même politique produit ses ravages créant une instabilité qui nuit indiscutablement à la qualité de nos productions. Pire, cette politique pèse sur le moral de centaines de salariés déboussolés par tant de mouvements ou d'incohérences.    

C’est pourquoi notre syndicat propose d’engager une analyse en profondeur de nos organisations afin d'en détecter les dysfonctionnements et d’y remédier notamment en créant des emplois de CDI chaque fois que cela sera indispensable et possible.

Car nous préférons des CDI intégrés, à des budgets de prestations colossaux et pluriannuels, des salariés de CANAL plutôt que des consultants de grandes entreprises de conseils que nous finançons à fonds perdus…
 
Avec ces économies budgétaires réalisées, nous sommes persuadés que plusieurs dizaines d’emplois pourraient être créés en interne pour le plus grand profit de l’entreprise et de ses salariés. Meilleure organisation, emplois pérennes, pari sur l’avenir, stabilité sociale, c’est un véritable aggiornamento managérial dont nous avons besoin.

Il semble que notre discours et nos arguments sur ces sujets commencent à être entendus. Tant mieux! Mais il nous faudra plus que des paroles, des engagements écrits et des actes.

Car notre objectif est double! Tout d’abord sauvegarder l’emploi alors que le chômage explose en France. Ensuite contribuer à une meilleure organisation de nos business déstabilisés par tant de mouvements, et peut être enfin, participer à l’économie générale de l’entreprise alors que les tensions vont s’accroitre en 2013.

CANAL+ peut et doit porter sa part dans la défense de l’emploi en France! En interne, nous déplorons de devoir accompagner tant de salariés vers la sortie. Cette politique de court terme doit cesser pour faire place à un véritable projet stratégique où le management social trouverait sa place, non comme un fardeau mais comme une promesse de reconquête et de succès.

Il est urgent de changer de braquet !



 

05 décembre 2012

La Fête... et demain?

Merci !

On vous l’avait bien dit! Une bonne fête ferait le plus grand bien pour regonfler le moral des troupes abîmé ou malmené ces derniers mois. On ne s’est pas trompé. Belle fête, dans la pure tradition Canal, terminée une peu tôt… mais, bonnes huitres, champagne fameux, ambiance sympa, à renouveler ! Comme un tour de chauffe pour préparer "the big fête", celle des 30 ans de CANAL+, en 2014.  Et si le 4 novembre 2014 tombe aussi... un mardi, autant réserver le vendredi pour un voyage au bout de la nuit.

Organiser un tel bastringue en 3 semaines, super challenge... réussi!Une pensée malgré tout pour toutes celles et ceux qui n’étaient pas là. Ces salariés qui travaillaient ou qui n’ont pas voulu venir… pas la tête à boire ou à danser…  Ils sont pourtant de la famille et leur absence nous pesait un peu!  

La fête, très bien, mais faudrait quand même pas croire au père Noël ! Les dossiers chauds ne se sont pas volatilisés et sont plus que jamais ouverts

En premier lieu, les négociations salariales alors que la dernière réunion de négociation est programmée pour vendredi prochain. Des négociations difficiles mais pour une fois non rompues. Il faut reconnaitre que la prise en considération de nos revendications sur l’emploi change un peu la donne.

Comme chaque année, nous bataillons pour que l’augmentation de la masse salariale soit suffisante pour profiter à tous. Mais c'est le second sujet porté lui aussi par notre syndicat et relatif à l’emploi a fait l’objet d’une ouverture de notre Direction. Chaque année, pourtant ce sujet  fut systématiquement rejeté par une fin de non-recevoir ! "Circulez, ça ne vous regarde pas, nous faisons ce que nous voulons…"

En cette fin d’année 2012, ce fut une surprise d’obtenir une réponse positive et un engagement écrit de la Direction pour négocier un accord sur ces sujets en 2013, et pourquoi pas en 2014, c’est notre ambition.

Car nous ne traiterons pas de ces sujets importants et complexes en quelques semaines ! Mais il reste maintenant à concrétiser cette volonté réciproque par un accord cadre.
Nos propositions sont posées, claires et limpides! Organisation, productivité, prestations, recrutements, sur tous ces sujets, le travail est immense car il s’agit de reconstruire une base sociale et des organisations fortement ébranlées par des années de coupes sombres dans les effectifs et de désorganisation de nombreux business avec les conséquences que l’on sait sur le moral des salariés, les effets pervers de choix contre productifs, des coûts prohibitifs pour pallier aux insuffisances et aux faiblesses de nos infrastuctures.
L'emploi au coeur des préoccuptations des salaires de CANAL comme des autres salariés Français!
La bonne réception de notre tract par les salariés prouve que nous ne nous trompons pas d'orientations, que nous répondons à une préoccupation commune.
Demandez notre tract cgc-canalplus@neuf.fr

Nous préférons des salariés actifs et en CDI que de fabriquer des cohortes de demandeurs d’emploi.
Notre syndicat porte cette revendication avec force. Parce que nous pensons que l’emploi devient un enjeu majeur et tout aussi important que le maintien ou la progression salariale.

Nous n’oublions pas pour autant les salaires !
La dernière proposition de la direction est décevante. 1,8%, c’est peu, surtout lorsque l’on sait que ce budget est en partie détourné de son objet lorsqu’il finance les promotions ou les changements de statuts. Nous avons gagné 0,6 point depuis le début de la négociation, mais ce budget ne permettra pas de récompenser les salariés pour leur travail ou mieux de maintenir pour tous le pouvoir d’achat.

Mais nous n’irons pas à Canossa pour une cuillerée de lentilles! En revanche, nous revendiquons quelques coups de pouce pour certaines catégories de personnel comme par exemple les Commerciaux ou certains Journalistes de province dont certaines primes n’ont pas été réévaluées depuis… 18 ans !

Egalement,une attention particulière pour les salariés touchés par la réduction de la prise en charge des frais de transport. Un impact financier très important pour certains.  

Enfin, nous revendiquons une augmentation de l’abondement du PEE pour le porter à 700€. Dans cette affaire, tout le monde y gagne puisque l’entreprise bénéficie d’une réduction de la fiscalité pour les sommes investis au profit des salariés.

Sauvegarder l’emploi, recruter là où c’est nécessaire, reconnaitre et corriger quelques injustices, nous estimons être raisonnables. Mais garder raison sur ce terrain impose de finaliser un accord cadre sur l’emploi !

Ce chantier devra démarrer dès le début 2013 dans des conditions optimales pour favoriser le maintien de l’emploi et le remplacement de prestataires par des CDI, pour construire des organisations plus solides, plus limpides, plus efficaces et finalement moins coûteuses !

Nous verrons vendredi prochain si ces orientations seront prises en considération.A l'ouverture, notre syndicat, la CGC Médias, y est disposée, mais en contrepartie d’engagements écrits et d’un calendrier précis.
RDV vendredi!
Et vivement la prochaine fête!


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