Crise Managériale en cours... le vernis se
craquèle. Au grand jour apparaissent les dommages provoqués par 7 années d’une politique
managériale aux antipodes de la modernité sociale, à des années-lumière d’un modèle de
gestion humaine adapté à l'ADN de notre entreprise !
Les uns
après les autres, celles et ceux qui furent présentés il y a quelques mois encore comme
la relève, ces hauts potentiels craquent, démissionnent, s’en vont !
Les
départs emblématiques de quelques cadres supérieurs ces trois dernières semaines dévoilent une grave crise de confiance, une crise
qui affecte l’ensemble des business de la Distribution, de l’Edition ou de la Technique de CANAL+ !
Ce n’est pas
une surprise pour nous! Nous savons que la politique des ressources humaines en oeuvre aujourd'hui
ne peut mener qu’à l’impasse. Nous ne cessons de lancer des alertes sur ses conséquences néfastes pour les salariés ou pour le business, des centaines de salariés en ont déjà fait les frais ces dernières années dans tous les secteurs de l'entreprise. Maintenue sous le boisseau jusqu’à maintenant, elle apparaît aujourd'hui au grand jour du fait même de la personnalité des salariés concernés. Car il s’agit aujourd’hui de
nos cadres supérieurs, et il est bien difficile de cacher l’échec global que révèlent
ces nombreux et soudains départs.
Ils s’en
vont dépités, sous d’autres cieux plus intelligents, affectés, ou pire pour certains
lorsqu’ils présentent tous les signes d’un burn out caractérisé !
Mais
pourquoi donc cette accélération de départs en ce début 2014 ? Charge de
travail, mobilité incomprise, postes non remplacés, désorganisation, économies drastiques, des
éléments qui ont fini par saper le moral de nos meilleurs cadres.
Pourtant, cette
année présente le visage d'une année stratégique pour le Groupe. D’abord parce
que notre actionnaire se réorganise, laissant à CANAL+ les clés d’un vaisseau
amiral en charge du développement des activités médias en France comme à l’International.
Ensuite parce que nous prenons enfin le virage de l’Internet global, avec pour
corollaire une réorganisation interne rapide, mais déstabilisante pour de nombreux salariés.
Enfin parce que la crise "imposerait" davantage et toujours des économies et une productivité
que l’on devrait encore faire progresser... Un schéma managérial qui tourne à l'absurde, générateur
d’un climat de défiance aux conséquences désastreuses!
Pour
justifier cette politique, que l’on cesse de se réfugier derrière un
actionnaire présenté comme un ogre dévastateur qui réclamerait
toujours moins de charges ! Ne serait-ce pas plutôt un alibi, un discours éculé
destiné à justifier l’accélération d’un processus de renouvellement rapide de
notre base sociale, celle dont on dit qu’elle vieillit trop, qu’elle ne répond plus aux canons du moment… ?
Dans cette période
cruciale, l’édifice social se fragilise dangereusement, le climat devient délétère. Dans
cette ambiance de fin de règne, ce sont les leaders de demain qui s’en vont. Alors
que la relève explose, comme nous, les leaders d’aujourd’hui devraient
être inquiets !
A force d’expérimentations
managériales hasardeuses, la vie professionnelle devient invivable. C’est l’hémorragie !
Johann, Coralie, Olivier et les autres, car ils ne sont pas les seuls à avoir jeté
l’éponge depuis 1 mois, ces jeunes cadres pleins d’avenir, brillants, ont
préféré partir. Un gâchis qui s’ajoute aux erreurs de casting des années 2012
et 2013.
Veut-on fabriquer une entreprise
sans personnel ? Ainsi plus de problèmes RH, plus de gestion des femmes et
des hommes que l’on a tant de mal à respecter, à faire progresser, à garder ?
C’est peut-être l’objectif
Les
réalistes et les pavloviens ! Aujourd’hui, deux attitudes sont
envisageables. L’une consiste à faire l’autruche, à conserver des réflexes de survie
dans une démarche pavlovienne, à durer, à patienter quitte à souffrir en silence
ou à en tomber malade, épuisé. L’autre voudrait
que l’on privilégie une posture
réaliste, une prise de parole libérée, sans crainte de sanction, sans risque de
se faire virer. A chacun son schéma!
Notre syndicat, révolté et inquiet du développement de ces situations inacceptables, souhaite que l’intelligence
sociale au service de l’entreprise l'emporte rapidement, afin de construire un nouvel avenir respectueux des femmes et des
hommes qui font les succès d’aujourd’hui et tentent de préserver le futur. Ceux-là
attendent une éclaircie salvatrice !
Et comme à l’accoutumé,
nous nous substituerons à notre Intranet qui restera une nouvelle fois muet sur ce point, pour
remercier ces femmes et ces hommes qui ont tenté d’œuvrer ces 2 dernières
années pour le bien du Groupe et de ses intérêts dans des conditions difficiles
parfois jusqu’à l’épuisement. Merci !
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