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04 mars 2012

Et si on appliquait à CANAL+ un modèle social à l'Allemande...

L'Allemagne, l'Allemagne, l'Allemagne... comme un leitmotiv, une référence pour la France en cette période électorale... Un modèle social que CANAL pourrait tester?

La cogestion pierre angulaire du modèle Allemand!
On ne compte plus les références au modèle allemand. Mais dans ce flot d’analyses et de commentaires, peu sont consacrés au système de la cogestion à l’allemande. Vu de France, tout semble nous éloigner d’un équilibre entre pouvoir des salariés et pouvoir des actionnaires dans l’entreprise.

Mais, quand on insiste sur les performances industrielles enviables de notre voisin, comment oublier une différence dans le rouage central de la machine économique?

En outre, la cogestion allemande, que l’on doit plus justement appeler "codétermination" (mitbestimmung) a fonctionné pendant plusieurs décennies et a résisté jusqu’ici à la pression de la "corporate goverance" fondée sur le primat de l’actionnaire

En 1947 est instituée la parité des représentants des salariés et des actionnaires dans les conseils de surveillance, mais dans un seul secteur, celui des mines et de la métallurgie, afin de mieux résister aux tentatives de démantèlement des entreprises allemandes par les alliés. En 1952, la codétermination est généralisée mais avec un tiers de salariés au conseil de surveillance. En 1976, la parité est étendue à toutes les compagnies de plus de 2 000 employés.

"Collectif d’entreprise"
Ainsi, un nombre égal de représentants des salariés et des actionnaires – ces derniers élus par leur assemblée générale – siègent au conseil de surveillance. Son président est élu par une majorité des 2/3 et possède 2 voix pour permettre la décision.

Il revient au conseil de surveillance de nommer et de révoquer les membres du conseil de direction de l’entreprise. Ces deux conseils doivent faire approuver leurs actions et résultats par l’assemblée des actionnaires, qui seule peut décider des statuts et de la destination des actifs et des profits de la société.

La codétermination institue donc un "collectif d’entreprise" englobant actionnaires et salariés, qui désigne et évalue solidairement les dirigeants chargés du destin commun.

L’expérience ainsi que de multiples études ont montré que la codétermination n’avait pas paralysé les entreprises allemandes, ni fait fuir les investisseurs étrangers, ni provoqué une perte d’efficacité générale... bien au contraire !

En France, les appels à un dialogue social constructif sont récurrents. L’exemple allemand n’est pas transférable, mais il suggère que c’est à partir d’une conception plus équilibrée de l’entreprise que l’on peut espérer un dialogue social véritable.

Transposons ce modèle à CANAL+... une entreprise innovante... sauf dans le social...
Qu’aurions-nous gagné ? Certainement du temps et beaucoup d'argent. Economisées les sommes colossales dépensées en pure perte dans des cabinets d'audit ou d'experts, en charge de détecter le rouage qui grippe, corriger l'organisation inefficace génératrice de tensions, concevoir un périmètre idéal et harmonieux pour tous...

Il suffirait d'interroger les Cadres, les salariés de ces services pour modifier, adapter, transformer des organisations en nécessaire mutation et construire en toute transparence le CANAL de demain.

Au lieu de cela, les nouvelles organisations sont imposées sans concertation, éloignées des besoins opérationnels et fonctionnels, incomprises d’une majorité de salariés résignés...fânés! Des patrons reconnus et adoubés éloignés de leur business d’origine, des projets conçus en "chambre" à quelques-uns, dans une opacité totale.

Nous avons le savoir, ayez confiance!
Malheureusement, ces pratiques ont pour conséquences d’accentuer l’incompréhension et l’inquiétude d’une majorité de salariés.

Cogestion ou codétermination… à CANAL comme ailleurs en France, le modèle Allemand n’est pas prêt de s’imposer…
Quand nos élites et nos dirigeants auront à cœur l’efficacité au service du business et le respect de leurs collaborateurs, alors un grand pas aura été franchis pour que nos entreprises fonctionnent mieux avec leurs salariés et non à côté d'eux !

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22 février 2012

Comment favoriser nos concurrents par une stupide politique sociale ...

Ce n’est plus un scoop, Al Jazeera a décidé de venir patauger les plates-bandes de CANAL+! Impressionnante moisson en quelques semaines, et quelques inquiétudes pour les mois à venir sur les droits sportifs nationaux ou internationaux qui viennent à échéance

Comparaison n’est pas raison…
Les précédentes expériences de concurrence frontale, la première avec TPS, la seconde avec Orange n’ont en rien entamé le socle de compétences sociales de CANAL+!

Les premiers salariés de TPS furent pour beaucoup des "ex CANAL" certains partis depuis plusieurs années, démissionnaires, ou remerciés… et oui déjà à l’époque pour quelques-uns, mais pour des raisons qui n’ont rien à voir avec ce que vivent des centaines de salariés aujourd’hui et dans des proportions sans commune mesure

Pour Orange, mis à part quelques salariés  partis d’eux-mêmes à l’occasion par exemple du dernier plan social de 2007, la majeure partie du staff d’Orange Cinéma Séries est composée de salariés France-Télécom et d’Orange…

L’arrivée d’al Jazeera se passe dans un tout autre contexte social…
L’absurde politique des ressources humaines menée depuis plus de 6 ans, vide CANAL d’un socle de compétences indispensables sans nécessairement le compenser par de nouvelles compétences équivalentes. On ne remplace pas un journaliste aguerri, un fin connaisseur des arcanes sportives, un carnet d’adresses construit sur 15 ou 20 ans par de jeunes recrutés, fussent-ils issus des meilleures écoles de la République…

Indispensable complémentarité entre expérience et jeunesse… Indispensable respect de chacun et de tous dans ce qu'il apporte, dans ce qu'il fait, dans son devenir!

L’absence de perspectives claires, des organisations en mouvements profonds et perpétuels, des mouvements de personnels incohérents ou incompris, des pressions au départ toujours plus fortes pour de nombreux salariés, les plus âgés, ou les retours d’un congé mat. en passant par une fin de mission ou de détachement… achèvent de démoraliser les troupes.

Une véritable perte de sens hante les couloirs, les bureaux et même les ascenseurs, ces espaces bruissent de paroles agacées ou de sourires dépités!

Ce vague à l’âme cantonné depuis 2 ans à la Distribution, gagne aujourd’hui les autres secteurs de la maison, Edition et Direction Technique avant tout.

Mais que diable veut-on…?
Gagner des parts de marché, réussir la transition vers la TV connectée, intégrer les chaînes de Bolloré avec succès, déployer notre savoir-faire exceptionnel à l’international ? Mais avec qui demain?

Que de départs… que de départs…
2011, ce fut 240 ruptures de contrats de travail. Pratiquement 8% de l’effectif global. Si des départs peuvent parfois se justifier, il en est beaucoup qui ne le sont que pour des raisons financières. Cette politique d’économie drastique nous mène vers l’apoplexie.

Cette politique sociale qui veut que l’on reste dans un poste 3 ans au maximum et 5 ans dans l’entreprise… dont on parle moins aujourd’hui car celles et ceux qui soutiennent cette absurdité entament leur huitième, neuvième ou dixième année d’ancienneté… finalement, CANAL, c’est pas mal…

Sans oublier l’absence d'un Directeur des Relations Sociales, un poste occupé par intermittence depuis 2 ans et qui êrturbe le fonctionnement des instances sociales de ce Groupe… Quelques conciliabules de bureau ou de couloirs faisant office… et la résignation de certains responsables du syndicat majoritaire…écoutant la pendule faire tic-tac...tic-tac... alors que tout est à faire et à reconstruire, alors que les sujets sensibles sont légions!

L’argument suprême voudrait qu’il soit nécessaire de transformer de fond en comble et rapidement cette entreprise pour qu’elle puisse affronter les prochains défis…

Mais quels défis…?
Après TPS et Orange, on s’attendait à affronter rapidement Netflix, Apple ou encore Google et voilà que la Qatar débarque innocemment … Quand gouverner c’est anticiper!

Déjà des départs de Journalistes…
Al Jazeera ne propose pas des salaires mirobolants*. Alors pourquoi ces salariés, parfois des anciens de CANAL, répondent ils aux sirènes de Charles... ? Parce que Charles bien sur… Mais peut être et avant tout parce que depuis plusieurs années, nous nous sommes enfermés dans un modèle de dépression sociale.  *(Ils n'ont pas encore de représentants syndicaux dignes de ce nom pour construire une politique sociale salariale d'envergure....)

Des départs de grands compétences, des moyens réduits, des économies tous azimuts qui rendent chaque jour le travail de chacun plus complexe, et c’est le cas aussi aux sports depuis 4 ans!

Voilà pourquoi la nouvelle situation est plus inquiétante que les précédentes. CANAL ne veut plus depuis 6 ans préserver son socle de compétences essentielles, "…ça se remplace…il y a du monde qui attend..." avec le risque de passer par-dessus bord nos fondements qualitatifs.

Cette politique sociale irrationnelle mérite d’être rapidement corrigée!
Est-il déjà trop tard?


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19 février 2012

Il n'y a pas de petites économies...

Dans la liste déjà longue des petites vexations, il y en a une qui devrait bientôt toucher quelques dizaines de salariés... 40, tout au plus…
Qu’ont-ils de si particuliers ces 40 salariés ? Ils habitent au-delà de la "zone 5"!

Quelle idée ! Habiter au-delà de la zone 5, franchement…
Vous n'avez pas les moyens ou la possibilité de vous loger à proximité? c’est problématique et inacceptable… pour la direction des ressources humaines de CANAL+ !
Pensez donc, rembourser quelques dizaines d’euros supplémentaires par mois à ces salariés, au titre de la prise en charge à 50% des frais de transport, c’est du gaspillage…qui plus est "… nous n’y sommes pas obligés…" Circulez… y a rien à voir… et rien à discuter.

Faut s’loger à proximité braves salariés, et si c’est pas possible, faut changer de job… ou d’entreprise…

Début avril, ces salariés devraient perdre ce petit avantage dont ils bénéficient depuis leur engagement à CANAL+ !

Problèmes…
Parole contre écrit… lorsqu’ils furent engagés, on ne leur a jamais signifié qu’il fallait habiter à quelques kilomètres de leur lieu de travail, aucun écrit ne le précise, pour beaucoup, leur adresse n’a pas changé et l’entreprise connaissait donc la situation de chacun d'eux, et l’acceptait !

Juridique ensuite…
Sur quoi repose cette nouvelle oukase? Sur le texte légal concernant la prise en charge des frais de transport. Paradoxe, cette loi de 1982 a évolué en 2009. Elle concernait en 1982 les seuls Parisiens et la carte orange. En 2009, le texte devient applicable à l’ensemble du territoire Français et pour tous les modes de transports. Pourtant CANAL soutient que c’est le seul texte de 1982 qui fait foi… décidemment, nous et le droit…
http://bit.ly/oOohR7

Avantages acquis…
Depuis les origines de CANAL, cette pratique n’a jamais été remise en cause. Elle constitue donc un avantage acquis que l’on ne peut dénoncer sans autre forme de procès. Dans le cas contraire, une négociation syndicale doit s’ouvrir pour en étudier les conséquences et proposer des mesures compensatoires…

Nous ne connaissons pas le coût exact de cette prise en charge, la DRH étant incapable de nous communiquer un chiffre précis… 10 ou 15 000 € par an… peut-être… on vérifiera… nous dit-on! 

Echangerait Passe Navigo... contre Lexus
Pendant ce temps… quelques Lexus supplémentaires… viennent orner les parkings de CANAL!
Alors que 40 salariés risquent de perdre un petit avantage, les Lexus, ces véhicules de luxe, font la joie de quelques membres du CODIR!

Ici pas de zone 5, pas de restriction ou de petites économies… comme son nom l’indique, la Lexus est une voiture Luxueuse, pour cadres dirigeants pressés… de reconnaissance… "…Lui en a une et pas moi…?" 

LEXUS, une division voitures de luxe du groupe Toyota, pourquoi louer français… proposent des modèles haut de gamme. Selon les informations communiquées par les concessionnaires, une Lexus du modèle mise à disposition de CANAL se louerait entre 1500 et 2000€ par mois.

Faut y ajouter la carte essence mise à disposition des utilisateurs!
Cette carte permet d’effectuer le plein d’essence sans avoir à utiliser sa propre carte bancaire… c’est plus simple non…? Et  au besoin, pour dépanner, ça peut servir…
Elle permet également le paiement des péages autoroutiers et la prise en charge de frais annexes liés à l’utilisation du véhicule…

Vous, cher lecteur de ce blog, communiquez nous une estimation globale du coût annuel de l’utilisation de ce type de véhicule…et gagnez une adhésion gratuite à notre syndicat!

Pendant ce temps, quelques salariés vont devoir se serrer la ceinture…
"…faut bien les trouver ces 140 M€ d’économies que Bertrand recherchent pour 2012… comment j'fais...?"

Gratter les fonds de cuve devient le sport le plus prisé d’une direction des ressources humaines qui en vient à fixer des objectifs chiffrés pour les DRH de pôle…

Economies à tous les étages…
CANAL va pourtant dégager un bénéfice net de plusieurs centaines de millions d’Euros, 710, 720 ? En forte progression malgré les aléas de la conjoncture et l’amende de 30M€ payée au titre de la remise à plat du dossier de fusion avec TPS…

Ces mesures sont purement vexatoires avant d’être discriminantes et potentiellement illégales!
Elles dénotent surtout une volonté affirmée de décourager un nombre toujours plus important de salariés…

Car bien sûr, dans une entreprise qui réalise 5000000000€ de CA, le surcoût de quelques dizaines de milliers d’euros pèsent peu. En revanche, le départ de salariés reste un sport ouvert et plutôt encouragé en ces temps troublés. Et de ce point de vue, toute les méthodes sont bonnes.... y compris les plus pitoyables!

Vite un retour à la raison…
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13 février 2012

Quand les syndicalistes quittent eux aussi CANAL… !

Depuis des mois, les départs dans se multiplient. Depuis le début de l’année 2011, c’est peut-être 250 ou 300 contrats de travail qui ont été rompus à CANAL+!
Quand on parle de turn-over faible, il faut donc relativiser. L’UES compte 3200 salariés, le calcul est simple…

Parmi ces salariés et ces compétences qui quittent le navire, il y a bien sur quelques syndicalistes, le dernier en date fut Guy Plard.

Guy Plard, un pro du commercial comme on aimerait en avoir en nombre, un spécialiste des réseaux commerciaux qui a donné pendant + de 26 ans le meilleur de lui-même  au service du business.

Attaché Commercial, créateur et animateur de la première boutique CANAL en 1985 (le stand VIP et Collaborateurs… on invente si peu…), puis 13 années passées à labourer pour CANAL+ les terres de Bourgogne ou de Bretagne, il rejoindra le siège de CANAL en l'an 2000.

Il créera alors  "l’Assistance Réseau", l’ancêtre du Service Distributeurs, un service qui comptera jusqu'a 26 collaborateurs, dont un nombre conséquent furent présents pour lever le verre du départ il y a quelques semaines...

Il transforme alors "le stand" en boutique de service, pour les abonnés, les clients et les salariés. Il développera également un pôle formation au sein de la Direction Commerciale.

Un rôle de formateur qu’il remplira avec merveille auprès de nombreux salariés dont certains assument encore quelques responsabilités de taille comme Hervé Lacaussade patron jusqu'à aujourd'hui du Service Distributeurs, et appelé à de nouvelles fonctions en… Cote d’Ivoire !

Guy fut donc de toutes ces actions commerciales qui ont fait les succès des 20 premières années de CANAL+!

Mais aujourd’hui, comme pour beaucoup de salariés, on a retiré à Guy ce qui donnait du sens à son activité professionnelle. Dans les derniers mois de 2011, il s’agissait plus de capter ses compétences et son carnet d’adresses que d’utiliser son savoir-faire au service du business.

Amoureux des femmes et de la bonne chère, Guy a toujours eu également le souci de son prochain. C’est pourquoi il a intégré naturellement notre syndicat, pour y porter haut les couleurs de la Direction Commerciale, mais plus largement pour faire entendre une voix de la raison lors des grands débats sociaux de ces dernières années.

Le Respect : Une valeur essentielle qu’il a toujours défendue avec passion! malgré les difficultés croissantes à la partager ces dernières années!

Comme d'habitude, pour tous ces cadres de l'entreprise qui partent, aucun entrefilet dans l’Intranet, pas même une présence au pot de départ pour signifier à ces salariés qui ont rendus un fier service à leur entreprise un simple remerciement du travail accompli ! Partez, c’est assez… !

Et l’action syndicale…
Il a trouvé auprès de notre syndicat, un espace pour agir au service des salariés. Des valeurs communes, une justesse dans certaines analyses, une excellente connaissance des organisations, un réseau incroyable, bref, une bible commerciale et sociale ambulante…

Professionnel, sincère, humaniste… et pourtant placardisé… il y avait de quoi enrager… et finalement accepter de négocier pour  partir.
Pourtant, Guy a l’envie de travailler, il a toujours d’excellentes idées, une capacité de jugement incroyable sur les bénéfices de telle ou telle opération commerciale, il sait dire ce qui va marcher de ce qui va échouer… rares sont les fois où son jugement fut approximatif.

Mais CANAL ne veut plus de ce type de profil…
Plus de 55 ans en fait ... + de 58…, salarié depuis l’origine, syndicaliste… no way… go Out !!

Pourtant, ses compétences font déjà défaut, on ne lui a pas donné l’occasion de transférer ses savoirs faire, il n’y avait plus d’espace dans cette organisation commerciale bousculée depuis des mois.

Une politique sociale néfaste
pour le Groupe!
Ces méthodes sociales sont en contradiction avec de nombreux engagements pris par notre Direction, comme par exemple les principes régis par l’accord sur les Seniors. Ce texte négocié et signé par quelques syndicats indique un meilleur chemin à suivre pour les salariés qui, comme Guy, arrivent en fin de carrière et sont placardisés pendant des mois, découragés, poussés vers la sortie.

Du gâchis à l’état pur dont nous mesurons chaque jour les conséquences côté commercial et marketing…

Dans ce départ négocié, il faut aussi voir le responsable syndical…
Dans la période présente, l’affaiblissement des partenaires sociaux semble être un leitmotiv partagé par quelques responsables de l’entreprise, heureusement peu nombreux, mais assez actifs pour être remarqués.

Guy Plard sait, comme beaucoup de responsables sociaux, combien il est essentiel de maintenir et développer un dialogue social de haut niveau et de qualité, que c’est un passage obligé, car, sans ce dialogue, les objectifs de business seront moins bien partagés et de fait plus difficilement atteints.

La vision de court terme adoptée aujourd’hui par le management de CANAL+ ne pourra pas perdurer longtemps.

Mais c’est une affaire que nous allons dorénavant gérer sans Guy, avec une volonté réaffirmée de défendre nos valeurs et nos ambitions sociales au service des salariés comme de CANAL+.

La liberté retrouvé, Guy va pouvoir agir sans contraintes…
Merci Guy pour ton action sociale et syndicale de ces 15 dernières années, ton action au service du commerce... Beaucoup de salariés savent ce qu’ils te doivent, le développement commercial aussi,  CANAL+ aurait dû s’en souvenir un peu mieux !

Bon vent et merci !

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09 février 2012

Polytechniciens à tous les étages !

Le "sourcing" monolithique favorise-t-il la réussite de nos business?

Le sourcing… un terme anglo-saxon utilisé en Gestion des Ressources Humaines pour décrire un processus d’identification de candidats correspondants aux profils recherchés par une entreprise. L’entreprise travaille alors par élimination et sélectionne des écoles ou des profils de postulants.

Cette sélection alimente une base de données, "un vivier", dans lequel  la DRH est censée puiser la perle rare et répondre dans les meilleurs délais aux besoins des opérationnels!

A Canal+, cette méthode est usitée depuis des lustres. Mais elle devient aujourd’hui pratiquement monolithique. L’effet conjugué  de recrutements aux compte-gouttes, économie oblige, et d’une volonté de recruter à minima des Bac+5 de Grandes Ecoles expliquent  en partie cette évolution, somme toute assez récente.

Puisque l’on recrute peu, recrutons du top partout… on a moins de chance de se tromper… Rien n'est moins sur. A CANAL+, depuis quelques années et avec une accélération ces derniers mois, les Polytechniciens tiennent la corde. Ils sont parmi les plus recrutés dans tous les secteurs de la maison et à tous les niveaux.

L’Ecole Polytechnique est l’une des plus grandes et prestigieuse écoles de la République. Napoléon 1er lui donna en 1805 son statut militaire. Les femmes n’y accèderont qu’en 1972…

Cette Ecole forme avant tout des scientifiques qui ont irrigué depuis l’origine tous les grands corps de l’Etat. Mais les grandes entreprises Françaises ne sont plus en reste pour recruter des Polytechniciens.

En cause un tarissement de l’offre d’emplois publics et une disponibilité accrue de compétences de haut niveau sur le marché de l'emploi. Mieux payés, positionnés souvent rapidement à des postes importants, même très jeunes, les propositions des entreprises sont souvent alléchantes.

Finance, Marketing, Commercial, Services clients, Technique… pas un secteur de CANAL+  n’échappe aujourd’hui aux Polytechniciens, favorisé certainement par un effet cooptation…

Si le recrutement de têtes bien faites et bien pleines  est indispensable pour l’avenir de notre belle entreprise, il n’est pas sûr que cela suffise à répondre à l’ensemble des besoins opérationnels présents et futurs. Pour recruter à tous les niveaux de tels profils, l’entreprise est obligée d’offrir une perspective de carrière alléchante associée à une rémunération conséquente. Et c’est là que le bât blesse.

Cette politique de recrutement engendre parfois la frustration et l’incompréhension...
En effet, une entreprise de 4000 salariés comme CANAL+, ne peut offrir de rapides débouchés aux trop nombreux recrutés de grandes écoles.

et parfois quelques tensions...
La proximité dans certains services et pour des postes similaires, de profils de haut voir de très haut niveau avec des salariés titulaires de formations plus classiques ou plus hétérogènes favorise l’émergence de tensions internes.

Plus jeunes, salaire plus élevé, responsabilité plus grande, on peut comprendre dans certaines conditions la frustration de certaines catégories de personnels, surtout lorsque ce type de recrutement ferme toute possibilité d’évolution à court terme…

CANAL+ a évidemment besoin de ces profils!
La réussite de quelques uns de ces salariés recrutés dernièrement pour occuper des postes clés a largement contribué à l’amélioration du fonctionnement de certains services.

Mais privilégier ce modèle pour tous les secteurs de l’entreprise et  à tous les niveaux peu s'avérer contre-productif et destructeur de valeurs... humaines et financières!
Sauf à mettre en œuvre le fameux principe du 3/5, 3 ans dans un poste, 5 ans dans l’entreprise... Une sottise que même leur promoteur n'arrive pas à s'appliquer pour eux mêmes! 

Dans certains secteurs, la greffe prend très bien, dans d’autres c’est parfois l’échec, la rupture, l’incompréhension, et au final un gâchis important pour tous!
Ces derniers mois, quelques-uns de ces échecs retentissants ont démontré la fragilité d’un modèle unique ou privilégié de "sourcing".  

L'échec génère également de la désorganisation et de l’incompréhension. Ces erreurs de casting coûtent chers, très chers. Ces profils sont en effet généralement "chassés" par de grands cabinets de recrutements dont la philanthropie n’est pas la caractéristique première.

Un modèle de recrutement ne doit-il pas épouser au mieux la sociologie des clients de l’entreprise?
Recruter à tous les étages des jeunes issus exclusivement de Grandes Ecoles ne fait que générer une frustration qu’il sera difficile de maitriser dans le proche avenir.

La diversité du recrutement redevient un enjeu majeur à l’heure d’une réorganisation profonde de notre Groupe, à l’heure également où nous allons devoir affronter de grandes mutations technologiques, à l'heure enfin ou de nouvelles concurrences émergent...

La Diversité comme gage de créativité… et donc de renouveau devrait être favorisé!
L’avenir est à la diversité, la formation de très haut niveau peut être gage sans conteste d’une efficacité à la réflexion et à l’action. Mais la créativité ne se décrète pas, même dans les meilleures écoles !

Bienvenu aux polytechniciens et autres recrutés de Grandes Ecoles!
Mais bienvenu également aux Universitaires, aux BTS techniques, aux créateurs de tous poils et de tous horizons. C’est avec eux, ensemble, que l'on va construire le CANAL+ de demain et d'après demain.

A l’image de CANAL+, diversions nos recrutements!

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06 février 2012

UES mon amour…

L’Unité Economique et Sociale… un bien étrange terme pour une idée simple : tous sous le même toit social !

Depuis 20 ans, la majorité des entreprises du Groupe CANAL+ vivent au rythme social  d’une seule et même entité, l'UES CANAL+.

Cela signifie que l’ensemble des collaborateurs salariés de ces entreprises bénéficient des mêmes droits sociaux, des mêmes protections, des mêmes textes qui encadrent au quotidien la vie professionnelle de chacun.

Ainsi, une Convention Collective unique pour tous! Négociée en 1987, puis amendée régulièrement par les syndicats, elle s’applique à tous les salariés de l’UES.
Les salariés des entreprises hors UES sont régis par des conventions collectives diverses, atypiques,  Informatique, Service… des conventions collectives parfois très éloignées de nos activités audiovisuelles.

CANAL+ Overseas Afrique bénéficie par exemple depuis le 1er janvier 2011 d’une nouvelle convention collective intitulée "...des entreprises techniques au service de l’évènement..."! sic!
http://bit.ly/wLtSgV

Ce qui fait l'évènement c'est plutôt cette convention collective! 
Un texte pauvre au contenu plutôt inadapté aux activités de CANAL+ Overseas.

Pourquoi ce nouveau texte, qui a négocié ce changement, dans quelles conditions, les salariés ont-ils été informé des conséquences de ce changement, quels avantages apportent ce nouveau texte… 
Accords sociaux, mutuelle et prévoyance, gestion des carrières, emploi des seniors, parité, grilles de salaires, intéressement, temps de travail… c’est la vie quotidienne de milliers de salariés qui est encadrée et protégée par ces accords dont les organisations syndicales... de l'UES... sont les garantes.
 
C’est évidemment le volet le moins voyant et pourtant le plus important!
Viennent ensuite les avantages sociaux du comité d’entreprise de CANAL+, comme l'accès aux activités sociales et sportives, la possibilité de bénéficier de subventions pour les colonies de vacances ou des aides aux voyages…

Appartenir à l’UES permet aussi d’être conseillé et soutenu syndicalement!
Il est impossible pour un délégué syndical de l’UES CANAL+ d’accompagner un salarié d’une entreprise du Groupe qui ne serait pas dans l’UES, la loi ne le permet pas.

C’est ainsi que des centaines de salariés se retrouvent sans véritables protection, livrés pratiquement à eux-mêmes, particulièrement lorsque les difficultés surviennent.
 
L’UES c’est aussi la possibilité de traiter les problématiques d’emploi sur l’ensemble du Groupe!
Contrairement à ce qui est colporté de-ci de-là, ne pas appartenir à l’UES fragilise l’emploi des salariés concernés.  D’abord parce que la mobilité fonctionne dans un seul sens…
Chacun a un collègue qu’il a vu partir vers de nouveaux horizons, le plus  souvent vers CANAL+ Overseas. Dans bien des cas, la Direction impose la rupture du contrat de travail CANAL+ et la signature d’un nouveau contrat de travail dans l’entreprise d’accueil.
Le salarié se retrouve alors soumis à un nouveau droit social, bien souvent on ne lui dit pas… une nouvelle convention collective bien moins protectrice, une autre mutuelle, l’absence d’accords sociaux pour encadrer son activité et le protéger… et bien sur l’absence de représentants syndicaux en mesure de négocier des accords, de vérifier l’application du droit, d’accompagner les salariés en difficulté…
 
Pourtant, dans ces filliales, sans CANAL+ point d’activité! C'est bien ce qui fonde l'unité économique.
C’est cette anomalie que nous proposons de corriger depuis quelques années.
Voilà 2 ans que les représentants syndicaux de CANAL+ planchent sur le sujet, associés à leurs experts juridiques et techniques. Flab prod, Cuisine TV, Canal Events, Canal+ Overseas… des entreprises dont le cœur ne bat qu’au rythme de celui de CANAL+.
 
Malgré cela, la Direction de CANAL+ nous oppose une fin de non-recevoir. "…on verra plus tard… ce n’est pas la priorité… les salariés de ces sociétés ne veulent pas intégrer l’UES… ils perdront tellement d’avantages…"

Ou plus menaçant… "…vous voulez élargir l’UES, et pourquoi ne pas la réduire…"

Autant de bêtises et d’approximations, de petits mensonges, d’imprécisions… pour maintenir les salariés dans un déni social où les questions de ce type n’ont pas droit de citer.
 
Ce concept d'UES fut créé par le législateur pour permettre justement aux salariés d’un même groupe mais employés dans des sociétés différentes d’être couverts par une même règle de protection sociale!
 
Si le législateur s’est penché sur cette question, c’est bien parce qu’il constatait les dérives d’un modèle où une entreprise pouvait superposer de petites entités juridiques tout en s’abstenant d’appliquer le droit social des grandes…

C’est cela que nous refuse actuellement notre direction. Nous continuons de penser que les salariés concernés perdent en protections et en avantages...
 
C’est pourquoi ce dossier restera ouvert le temps nécessaire. Il en va de la protection sociale de centaines de salariés et de leurs familles!
 
 
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03 février 2012

Directeur des affaires sociales : Le poste impossible ?

3 ans, 3 directeurs des affaires sociales à CANAL+… un poste si difficile? Guy Delfourd 2004 -2009, Jérôme Tilly 2009-2010, Thierry Chamouton 2010-2011... et maintenant?

Depuis 3 ans, la valse des Directeurs à ce poste stratégique ne fait qu’accentuer un malaise persistant depuis plusieurs années

Avec plus de 4000 salariés, le Groupe CANAL+ n’est pas une petite PME dans laquelle le DRH peut remplir de multiples fonctions. Les sujets à traiter sont complexes, les interlocuteurs sont nombreux, la politique sociale d’un grand groupe comme CANAL impose un traitement permanent et régulier de ces questions.

Le directeur des affaires sociales, c’est tout d’abord l’interlocuteur des partenaires sociaux! Comité d’Entreprise, CHSCT, DP, négociations syndicales, les sujets sont lourds et complexes. A CANAL, il manage également une vingtaine de collaborateurs, notamment les équipes de la paie et du reporting social, des équipes invisibles mais indispensables et essentielles au bon fonctionnement de l'entreprise.

Un interlocuteur en charge de ces dossiers est tout simplement indispensable à CANAL+ !

3 en 3 ans… il y aurait comme un problème…?
Guy Delfourd, Jérôme Tilly et Thierry Chamouton ont tenté tous les trois d'apporter leur contribution à la construction d’un nouvel espace de dialogue social dans notre entreprise.

Il serait donc impossible de trouver la perle rare adaptée à la sociologie de CANAL+… ou à sa hiérarchie… ? D’engager un homme ou une femme capable d'accepter un modèle de management plutôt contraignant, tout en restant ouvert, créatif, disponible en permanence avec l’ensemble des partenaires sociaux ou managériaux internes…? Une quadrature infernale et intenable !

Les conséquences de ces échecs de recrutement répétés sont multiples…
Sur le dialogue social avant tout. Nous passons de phases constructives au bricolage institutionnalisé. De l’ouverture de grandes négociations, à l’arrêt brutal de l’ensemble des travaux, de la multiplicité des relations à… l’unicité ! Ce yoyo volontairement entretenu accentue les tensions. De multiples dossiers ont été ouverts, puis laissés en jachère : Retraites, accord sur les astreintes, élargissement de l’UES… sur tous ces plans et bien d’autres, c’est à nouveau l’ère de la glaciation !

En l’absence d’un Directeur des affaires sociales, la majeure partie des dossiers sont abordés dans un cercle restreint, 2 ou 3 personnes, dans un bureau du 7eme étage de la Direction Générale, décident de la politique sociale du moment, en dehors de tout échange ou dialogue avec les partenaires sociaux… L’entrée dans ce cénacle vaut adoubement mais aussi résignation. Hors de question d’avoir une idée, de soumettre un projet, de discuter d’une orientation…

De ce contexte, peut surgir le meilleur et le pire! Ainsi du dossier sur l’élargissement de l’UES… Un jour, un refus global d’ouvrir le dialogue revendiqué par l’ensemble des organisations syndicales, le lendemain une discussion avec un syndicat… pour étudier le rapprochement avec une seule entité… Cuisine TV… en l’occurrence… et provoquer ainsi quelques zizanies… ou acheter un peu de paix sociale...

Gagner du temps… pour mieux en perdre !
Le leitmotiv actuel pourrait être de gagner du temps tout en poursuivant la déstructuration du corps social de l’entreprise, hors Edition, secteur protégé par un autre modèle de management…

Pourtant, les enjeux du moment imposent un dialogue permanent et renforcé !
L’inquiétude sociale grandit, elle atteint maintenant la rive droite de la Seine. L’arrivée d’Al Jazzera n’y est pas pour rien, beaucoup de salariés, Journalistes, techniciens se questionnent sur leur avenir.

La segmentation des activités du clair et du crypté et de ses conséquences importantes à moyen terme sur le management de l’entreprise, la réorganisation de la DTSI, la disparition de la DEC, 1 petite année seulement après sa création, les tensions sur l’organisation des services supports, finances, RH, Juridiques… la réorganisation des filiales du groupe, Canal+ Overseas en tête, l’intégration future des chaînes du Groupe Bolloré, tout impose un dialogue social permanent, développé, de qualité, respectueux…

A CANAL… c’est tout l’inverse…
La représentation du personnel est en perpétuelle tension. Les intimidations et récriminations sont monnaie courante. Il faut contraindre ce contre-pouvoir, soit disant représentatif… de la vieille garde, celle d’avant 2003 ! Quelle erreur !

75% des salariés ont voté aux dernières élections.
Des femmes des hommes, jeunes ou moins jeunes, diplômés ou non, de tous les secteurs se sont exprimés pour nous élire et choisir leurs représentants.  Notre organisation est ainsi devenue le 2eme syndicat représentatif de l’entreprise. Ces femmes, ces hommes que nous rencontrons, que nous accompagnons, que nous conseillons sont à l’image du CANAL+ diversifié d’aujourd’hui.

Imaginez l’inverse, c’est méconnaitre l’activité des principaux responsables sociaux de l’entreprise, c’est contraindre le dialogue à sa plus simple expression, celle d’une dialogue top down unique et sans retour…

Nous savons que de très nombreux managers ne comprennent plus cette politique. Les représentants du personnel, celles et ceux qui sont encore en poste, sont en première ligne et subissent jour après jour ces méthodes contraignantes et improductives pour le lien social.

Le temps du renouveau n’est pas loin, mais en l’absence d’un directeur des relations sociales, l’environnement social connait de nouvelles tensions.

Il n’y aura pas de succès futurs sans dialogue social reconstruit et respectueux.
CANAL+ doit s’engager rapidement sur la voie du renouveau. La nouvelle entreprise qui va naître des prochains bouleversements devra s’appuyer sur une représentation sociale acceptée et respectée. Croire encore l’inverse, c’est obérer et obscurcir l’avenir, ce que personne ne souhaite, avant tout les partenaires sociaux! 

Salariés de CANAL et de ses filiales, toujours plus nombreux à nous lire, continuez à suivre et commenter ces évolutions, ces révolutions en gestation dans nos prochaines publications, NewsLetters, blogs, communications diverses!

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