22 heures de travail sans discontinuer, ou comment faire 3 jours en un, c'est possible et c'est à i>TELE! Oui mais c'est en province, alors...
En moyenne les journalistes de province enchaînent des journées extrêmement longues de 10h, 12h, 14h parfois plus, pendant 9 à 12 jours sans discontinuer.
Des conditions de travail très dégradées!

Depuis des mois, la situation se dégrade sans que la direction de i>TELE ou la DRH ne prennent en considération nos préoccupations, nos questions et nos revendications. Des mois et des mois de remontées, d’échanges, de discussions sans résultats, alors cela suffit !
Aberrant!
Certains de ces journalistes prennent parfois quelques congés... Alors,pendant ces périodes, le binôme de région prend en charge la totalité du temps de travail de son collègue absent, il va couvrir la semaine ... et les Week End d'astreintes! Car pas une absence n'est toléré. Si le deuxième JRI est absent pour congés, maladie, ou autre... débrouillez vous, mais vous devez assurer l’antenne !
Comme exemple d'organisation du temps de travail, cela peut donner :
Un WE «d'astreinte»... très souvent travaillé
Une semaine «normale»... enfin... des journées très très longues
Un second WE «d'astreinte» du collègue qui a réussi à s’échapper de cet enfer
Et pour conclure, une semaine «normale»... enfin de très longues journées normales...
Et comme la chaîne investit de plus en plus sur le sport et
notamment le foot le WE... les astreintes se passent sur le terrain... de foot! ben oui quoi... il vont s'ennuyer chez eux ces pauvres jri!Conséquence, pour le WE, des amplitudes de travail comme celles-ci :
Samedi 9h - 1h30 puis dimanche 6h30 - 14h
Avec des interventions à l'antenne le matin, l'après midi, et le soir tard, puis, souvent une reprise dès le lendemain matin pour les matinales ! Rythme infernal...
Et mon 3 tonnes ? T’en prends soin… hein!
Le JRI est aussi conducteur de son «VS» le fameux véhicule satellitaire de 3 tonnes qu’il doit conduire jour ET nuit…
Une conduite en solitaire, parfois en pleine nuit, pour couvrir des évènements souvent sensibles ou des alertes météos... alors que le journaliste qui cond
uit ce véhicule n'a dormi parfois que... 2h! Certes les nuits d'hôtels ne sont pas refusées, mais encore faut-il avoir le temps de dormir!Dans les cas cités, il n'est pas rare de voir des journalistes enchainer 2, 3... 4 semaines de travail sans discontinuer... samedis et dimanches compris! Et ce, sans compter les astreintes... non rémunérées, alors que nous revendiquons depuis 2 ans l'ouverture d'une négociation sur ce sujet! Et que peut être… en fin d'année 2010...?
Et ce n'est pas encore suffisant!
La rédaction parisienne peut exiger de ces journalistes "...d'intensifi
er leurs efforts..." pour la matinale par exemple. Des duplex dès 6h du matin, et tout au long de la journée, avec parfois une fin de journée après minuit et un dernier duplex vers 23h30, voilà le quotidien de nos journalistes de province!Ce même journaliste sera bien sur à l'antenne, les traits tirés pour assurer les duplex à répétition. N’oublie pas la trousse… de maquillage !
Tu fermes à quelle heure ?
Le nodal de Paris, centre de réception des images tournées en province, ferment à 0h30. Mais certains sujets sont terminés beaucoup plus tard. Hors, ces sujets doivent êtres envoyés pour la matinale du lendemain... conséquence : le journaliste qui termine son montage à 1h ou 2h du matin ... se lève à 5h pour l'expédier à paris lorsque le nodal est réouvert...Bien sur, le journaliste est évidemment frais et dispo pour une nouvelle journée de 15h de travail!
Malgré nos remontées auprès des directions concernées depuis des mois, rien ne change, bien au contraire
Il arrive que certains journalistes ne dorment que 3h par nuit seulement pour remplir leurs multiples missions fixées depuis Paris. Il arrive que ces mêmes journalistes travaillent trois semaines sans discontinuer, samedis et dimanches compris et sans avoir avant longtemps, la possibilité de récupérer et encore moins de se faire rémunérer les horaires en dépassement.
Pas le temps de déjeuner ou de dîner "Ha, mais enfin c'est un argument futile..." réponse de la rédaction parisienne aux journalistes concernés
Toutes les chaînes d'infos disposent de "relèves" disponibles sur place ou sur Paris pour pallier à ce besoin de disponibilité quasi permanente
… y compris BFM TV!!Chez nous, c'est non, malgré plus de 120 cartes de presse, la relève est impossible, démerdez vous!
Faut il encore parler de droit du travail dans ces conditions ?
Le code du travail n'est pas respecté, les 11h de repos obligatoire entre chaque vacation ne sont plus qu'un vague souvenir. Les journées de travail qui ne peuvent qu'exceptionnellement excéder 10h deviennent en fait interminables, 10h, 12h, 15h.... Les Week End sont passés sur le terrain, caméras à l'épaule...
Ca suffit!
Les journalistes de province en ont assez des bonnes raisons et des fausses réponses. Cette situation doit cesser. Les journalistes de i>TELE doivent travailler dans des conditions normales et acceptables. Ils doivent être respectés.
Le code du travail, les conventions et textes de lois internes doivent être appliqués et respectés. Toutes les heures supplémentaires effectuées doivent être rémunérées.
Depuis plus 2 ans, le dossier social de i>TELE est ouvert.
Il suffit de se reporter aux messages du blog de ces derniers mois pour comprendre combien la situation sociale de la chaîne est tendue. Depuis plusieurs emaines, l'inspection du travail a saisie la Direction de la chaîne pour obtenir des réponses précises sur un certain nombre de ces questions… Elle est encore en attente de réponse !
Du jamais vu à CANAL+
La Direction lambine, ne répond pas, ou répond à demi, relançant les débats, les injonctions, avec pour résultat de nouvelles crispations.
Ce n’est pas ainsi que le climat va se détendre
I
l est d’ailleurs révélateur que i>TELE fasse partie des services ou le taux de participation à l’enquête d’engagement fut le plus faible… cherchez l’erreur !Gagner du temps pour mieux en perdre!
L'absence de dialogue social au sein de l’entreprise ajoute au désarroi. Nous sommes dépités devant tant de cynisme. Les limites de l’acceptable sont depuis longtemps dépassées. Nous saurons désigner les responsables en cas de crise majeure, nous saurons revenir sur les responsabilités de chacun en cas d’accident et nous appelons les journalistes de i>TELE à se mobiliser pour que cessent une fois pour toute ces insupportables dysfonctionnements sociaux.
En attendant nous en appelons à la responsabilité de tous les acteurs, et d'abord de nos dirigeants pour qu'ils se saississent avec nous de ce dossier. Et il y a urgence!
CFE CGC de CANAL+
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