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08 octobre 2012

La médecine du travail de CANAL+ en crise...!

Nous l’annoncions dans un message daté du 29 août dernier sur ce blog, et ce que nous pressentions éclate malheureusement au grand jour, la médecine du travail de CANAL+ est en crise.
http://bit.ly/M4DEsm

Selon des sources concordantes, le médecin en poste  devrait quitter l’entreprise rapidement !
Le docteur Dinet  va donc partir après seulement quelques mois d’exercice dans cette fonction sensible et indispensable. Alors que la situation sociale ne cesse de se tendre, alors que le mal être envahit des espaces toujours plus larges de l’entreprise, le médecin jetterait l’éponge. Ce serait un épisode de plus à mettre au débit de la lente mais irrémédiable détérioration des conditions de travail de centaines de salariés du Groupe!

Ce départ illustre peut-être plus que d’autres faits, les conséquences d’une politique sociale contraignante qui voudrait que le médecin du travail se conforme lui aussi aux préceptes managériaux du moment, qu'il accompagne les réorganisations permanentes par de simples recommandations, qu'il utilise le placebo comme remède aux maux inquiétants qui submergent de plus en plus de salariés, déboussolés et inquiets…

Avec ce départ, CANAL+ ne disposerait plus d’un service médical à la mesure d’une grande entreprise. Depuis des mois, ce service ne fonctionne plus normalement. Le manque chronique d’infirmières contribue à le désorganiser. Depuis des mois, l’entreprise n’est plus en mesure de remplir ses obligations légales. Les visites obligatoires ou les accompagnements de salariés en souffrance ne peuvent plus être assurés. Les lieux d'accueils situés sur les grands sites ne sont pas toujours ouverts par manque de personnel. La rotation rapide d'intérimaires qui se succèdent au poste d'infirmiers ne permet plus d'assurer un suivi personnalisé et adapté de très nombreux salariés...  

 
Pourtant les besoins ne cessent de s'accroitre!
La pression au résultat, la désorganisation chronique de nombreux services, l’absence de perspectives partagées, le flou entretenu sur l’avenir de nombreux services, tout cela contribue à accroitre un mal être qui se transforme insidieusement en risque individuel ou collectif.

Depuis plusieurs années, les alertes  des représentants du personnel sur la dégradation des conditions de travail n’ont cessé  de jalonner les réunions sociales ou les échanges avec notre Direction. Mais rien n’y fait, la logique du court terme l’emporte sur toute autre considération. Et les salariés, pour beaucoup submergés de travail, peinent à comprendre le sens d’une histoire qui s’écrit dans ses grandes lignes sans eux ou à côté d’eux…
 
Peu écouté sur ces thématiques, le médecin du travail avait révélé que ce mal être n’était pas une lubie portée par quelques élus sociaux en mal de notoriété, mais malheureusement une réalité en pleine expansion. Est-ce cela que l’on fait payer aujourd’hui au médecin en l’empêchant d’exercer ses responsabilités avec toute l’autonomie requise ?   

Que faut-il lire dans cette nouvelle crise interne?
Tout d’abord, la difficulté pour la médecine du travail de remplir en interne ses missions en toute indépendance, dans le respect des règles éthiques et morales qui président à de telles activités.

Ensuite, le constat que l'on contraint une nouvelle fois une parole contradictoire, et quelle parole ! Celle respectée, d’un médecin présent de droit dans les réunions du CHS CT, ces Comités d’Hygiène et de Sécurité où sont évoqués les problématiques de santé au travail, les conséquences physiques et mentales d’orientations managériales discutables et discutées.  

La parole du médecin invité dans les Comités d’Entreprise comme conseil et témoin, ou encore missionné pour des travaux d’analyses, d’études, d’expertises… Dans chacun de ces cénacles, le médecin peut et doit s’exprimer en toute liberté et révéler ce qui doit l’être. Ces derniers temps, cette parole a simplement confirmé ce que nous relevons depuis de longs mois, cette lente et pernicieuse dégradation de l’environnement social interne et de ses effets délétères sur la santé physique et surtout psychologique de nombreux collaborateurs.

Inquiétude si les maux ne peuvent plus être pris en charge sérieusement en interne.
Car qui maintenant pour reprendre un poste dévalorisé, une charge de travail colossale, un service désorganisé?  Au bas mot, nous estimons qu’un tiers des salariés seraient peu ou prou sujets à des difficultés personnelles engendrées par un environnement de travail dégradé. Qui pour accompagner ces salariés?  

Paradoxalement, l’arrivée des chaînes de Bolloré ajoutent à l’inquiétude !
Des salariés de i>TELE par exemple, dont certains journalistes ne savent plus ce que signifie une "journée de travail normale", ces journalistes qui ont oublié aussi que la fin de semaine pouvait rimer avec "WE", ces salariés à qui l’on va demander encore un peu plus de présence et de travail pour alimenter les nouvelles chaînes en clair. C’est un environnement au bord de l’explosion, car certains n’en peuvent plus, exténués et révoltés.

Les services de l’Edition ou Techniques ne sont pas en reste, alors que ces énormes projets mobilisent depuis des mois des salariés déjà  bien occupés à faire tourner une machine en pleine révolution technologique.

C’est dans cette période de grands bouleversements et de tension manifeste que survient une crise majeure des services internes de santé.

Et maintenant ?
Grèves dans les Centres de Relation Clients, graves tensions à i>TELE, avenir incertain pour des dizaines de salariés, filiales en état d’apoplexie, décidemment, le climat social s’assombrit rapidement. Dans ces conditions, l’absence ou l’affaiblissement d’un acteur aussi essentiel qu'un service interne de médecine au travail ne peut qu’ajouter à l’inquiétude de l’ensemble des partenaires sociaux.

Il ne s'agit plus ici d'évoquer seulement des méthodes managériales dépassées, mais tout d'abord de militer pour le déploiement de nouveaux moyens!
On effacera pas les maux en brisant la thermomètre.  Le retour d'un service de médecine au travail est légalement incontournable.

Moyens, dialogue, prise de conscience...
Un tryptique pour traiter des urgences qui ne sont pas que médicales!



cgc-canalplus@neuf.fr
Tel : 0171351317

4 commentaires:

Anonyme a dit…

bonjour
vous avez raison, nous savons combien le docteur Dinet a voulu faire son travail correctement, pour beaucoup elle a été plus qu'une bouée.
Merci

Anonyme a dit…

bonjour
pas facile d'avoir un rdv avec le médecin, comment on va faire?

Anonyme a dit…

le docteur dinet m'a permis de sortir la tête du puit, MERCI

Anonyme a dit…

Mais comment le Président va t il faire maintenant pour exiger du médecin un vaccin contre la grippe ?

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