Pour nous contacter, cliquez sur ce lien!

09 décembre 2008

"No We Can't"!

CANAL+ : "No We Can't" ou La panne sociale!

L’échec des négociations sur les rémunérations dont nous attendons l'épilogue, révèle la singulière dégradation des relations sociales à CANAL+. Nous n'avons cessé de sonner l'alarme en CE comme en réunion de négociations syndicales.

Et pourtant, l'année 2009 s'annonce chargée! Pas moins de 3 alertes formulées au cours des 2 derniers CE ou des réunions de négociations syndicales.

Où les couloirs bruissent à nouveau de questions sur de potentielles externalisations...
Vous avez raison de poser cette question dans cette période ou la crise pourrait fournir un alibi de poids à la réduction des effectifs par... des externalisations.

Mais où, dans quels secteurs?
Tout est possible. La société Universal Music, filiale de Vivendi implantée en Allemagne vient d'externaliser une partie de son service financier... en Roumanie! Les Allemands ne parlant pas Roumain et vice versa, la facturation et le reporting sont devenus depuis, chaotiques.

Bien sur, à CANAL, les CRCs restent une cible privilégiée, mais d'autres services peuvent êtres concernés.

La paie par exemple?
En 2003, la paie faisait partie des services potentiellement externalisables! Pourquoi en reparler? Simplement parce que l'organisation de ce service ne cesse de se dégrader. Les salariés anciens, ou récemment engagés font leur possible pour pallier au manque criant de moyens. Mais la situation est tendue, de nombreux départs ne sont pas remplacés. Rendons hommage à toutes celles et ceux qui dans ce service assurent un service essentiel dans des conditions difficiles. C'est la chance de CANAL+ que de disposer, encore, de salariés responsables.
Mais la dégradation du service, ou les erreurs qui pourraient se multiplier en conséquences pourrait servir d'argument...

Le Coeur de métier....
Ha, ce coeur de métier. Qui pourrait en retour nous en donner une définition? Où commence-t-il, serait il encore atrophié, doit-on le dégraisser, l'opérer encore et encore. C'est une question fondamentale car c'est d'abord avec cet argument que les premières externalisations à CANAL+ furent justifiées. C'est le cas dans toutes les entreprises de France. La véritable raison reste financière : faire rentrer du cash, externaliser d'éventuels plans sociaux, refiler "le risque social" aux sociétés sous-traitantes qui, pour certaines continueront de travailler pour nous...!




Sur ces sujets comme sur tous les autres, nous sommes à votre disposition Vigilance donc, contactez nous en cas de doute!

Recevez la NewsLetter en cliquant ICI!

08 décembre 2008

Négociations salariales : fin du 1° acte?

Pas sur!

La reprise du dialogue ne dépend plus de nous. Ce ne sont pas les tentatives dilatoires qui nous éloigneront de notre chemin. En effet, la Direction a tenté d'entrer en relation avec un, et un seul syndicat au cours de ces derniers jours sans succès, évidemment. C'est bien la preuve que la confiance n'est plus là, qu'elle fait maintenant défaut. C'est aussi mesurer l'incompréhension de notre direction à saisir les évolutions sociales et syndicales de ces derniers mois. Mais rien n'est jamais figé et gageons sur l'intelligence pour repartir sur des bases assainies et constructives!

Revenons sur le fond de la négociation
2 options s'opposent aujourd'hui pour faire face à la crise qui s'annonce : La relance par l'investissement et la relance par la consommation et donc le pouvoir d'achat. La France a choisit la première solution tandis que la Grande Bretagne la seconde. Vaste débat!

Et chez nous

Au delà de cette crise économique et sociale qui nous attend, remontons le temps et replaçons-nous quelques mois auparavant. Crise ou pas, le choix de notre Direction aurait été le même : un gros 3% de la masse salariale en plus, distribué essentiellement sous forme d'augmentations individuelles. La crise n'a rien à voir avec ce choix, les raisons en sont ailleurs!

Les véritables raisons
Depuis quelques années, c'est le marché qui dicte sa loi pour les salaires! Il faut aussi citer les objectifs financiers irréalistes de 2010.

Vous avez dit "Benchmark"
Qui ne connaît aujourd'hui ce mot anglais? Le terme vient du vocabulaire professionnel des géomètres, et désigne à l'origine un repère de nivellement. Mais chez nous, il est utilisé en Marketing, au Commercial, en Technique... et maintenant en RH! Rien d'original donc, sauf que...

Les conséquences
Comment justifier une baisse tendancielle des salaires à CANAL+? Le benchmark, bien sur. Avec les entreprises du secteur, TF1, M6 (qui ferme tout...), France Télévision, Lagardère…
Nous avons proposé que ce benchmark soit aussi effectué avec les entreprises du Groupe Vivendi. Intéressant de savoir combien un contrôleur de gestion, un informaticien, un commercial, un ingénieur est rémunéré à SFR ...!

La belle affaire…
Il apparaîtrait que les salaires à CANAL+ seraient bien supérieurs à la moyenne de ces entreprises! Si c'est le cas, n'est-ce pas l'explication des succès récents ou passés de CANAL+ que d’avoir pu recruter l’excellence, ce qui ne semble plus être la priorité? Nous dénonçons cette analyse. En effet, que compare-t-on? La NAO de TF1 inclue-t-elle les promotions et les effets de grille? La politique de rémunération de M6 est-elle un modèle pour le secteur audiovisuel? Est-ce que les avantages acquis des salariés de France Télévision sont intégrés dans ce calcul? On n’en sait rien!

Alors benchmark, oui, benchmark non : d'abord que l'on nous mette à disposition des chiffres sérieux, une expertise solide, des états de comparaison raisonnable, ensuite l'analyse mais pas l'inverse.

Ou comment chercher à justifier l'injustifiable
Une direction des RH trouvera toujours argument à ne pas augmenter les salaires. Mais à CANAL+? Les salariés et notamment l'importante population des cadres en ont assez. Assez de donner sans compter, assez de l'irrespect, assez des promesses non tenues, assez de gérer les urgences dans des conditions difficiles, assez de voir année après année l'horizon s'assombrir sans autre perspective que de se voir offrir un passeport de 5 ans maximum...
La motivation : facteur essentiel de réussite pour les 2 ou 3 prochaines années, alors que des virages stratégiques s’annoncent, notamment à la DTE ! Et la motivation, c’est d’abord la rémunération!

Nous avons évoqué quelques pistes de réflexions pour financer cette évolution salariale de 2009. D'autres voies existent, mais nous ne sommes plus entendus...
Dommage, car par les temps qui courent, le dialogue social ne sera pas monnayable... Il redevient incontournable. A ne pas vouloir le comprendre, c'est la voie sans issue qui s'ouvre à nous... avant de nouveaux choix… ou quelques changements structurels?!

Réagir à cet article ou recevoir la Newsletter : Cliquez ICI!
La CFE-CGC de CANAL+ sera toujours à vos côtés!

05 décembre 2008

Le communiqué de presse...


Communiqué de presse de l’intersyndicale de CANAL+
Rupture des négociations salariales à CANAL+

../..
Les négociations engagées entre la direction du Groupe CANAL+ et la majorité des syndicats présents à la table des négociations ont été rompues. Les syndicats du Groupe CANAL+ revendiquent un maintien du pouvoir d’achat pour tous en 2009. Au lieu de cela, la Direction propose essentiellement des augmentations individuelles. Depuis de nombreuses années, le pouvoir d’achat des salariés de CANAL+ est amputé. Cela devient insupportable dans une période où l’inflation atteint environ 3%. Comme seule réponse, la direction de CANAL+ nous oppose un constat de désaccord. Pour que le dialogue reprenne sur la base de nos propositions, l’intersyndicale appellera les salariés à des actions collectives.

../..

A notre demande, les Délégués Centraux se réuniront en début de semaine pour évoquer les suites à donner à cette action.
Dans cette période difficile, la CFE-CGC reste et restera ouverte au dialogue. Le dialogue, s'impose, mais il faut être deux ... au minimum! Retrouver la voie de la raison et du respect pour envisager l'avenir sous de meilleurs auspices!

Vous abonnez à la Newsletter en communiquant une adresse mail, cliquez ICI!

04 décembre 2008

Rupture consommée!

3° réunion de négociations salariales: C'est la RUPTURE!

Quel échec!
Pour la première fois dans l'histoire sociale de CANAL+, les négociations salariales n'ont pas abouties! La Direction de CANAL+ est restée intransigeante : elle n'ira pas au delà de sa première proposition, pas un centime de plus pour les salariés! Et surtout, pas question de corriger les effets pervers de l'inflation. Les propositions que nous avons formulées n'ont même pas fait l'objet d'une discussion.


Drôle de négociation.
Dans ces conditions et à l'unanimité, les syndicats ont décidé de rompre unilatéralement le semblant de "négociations" engagées.
Le discours sur la crise seriné maintenant à longueur de réunion et le benchmark avec les entreprises du secteur est exaspérant et inacceptable. Pour se mettre à "niveau" il faudrait que les salaires de CANAL+ baissent en moyenne de 15% ! Bref, la politique salariale de CANAL+ repose sur la capacité des syndicats de TF1, France Télévision ou de M6 de négocier correctement (c'est quel syndicat déjà à TF1? ). Quel drôle de chantage, quelle vision (ir)responsable!

Vous chantiez? Et bien danser maintenant! (Danser? chiche! ça nous manque vraiment Président de boire un verre et de chanter! Même le 4 novembre, y s'est rien passé?! Ha si, Le Cube! Bravo aux salariés de la DTD!)

Si certains salaires sont plus élevés ici que là, tant mieux, mais pénaliser les 4000 salariés du Groupe CANAL+ pour cette raison, ce n'est pas sérieux!

La Direction s'est également refusée à fournir les évolutions des 10 plus hautes rémunérations du Groupe et la part des augmentations dues au titre des promotions qui ne devraient pas impacter la NAO. Vous êtes promu, très bien et si votre salaire augmente, ce sera au détriment de votre collègue, qui, même s'il a bien fait son devoir, devra se serrer la ceinture!

Comment dans ces conditions discuter sérieusement? Aucun chiffre, des informations fallacieuses sur l'inflation, une déconnexion totale des réalités opérationnelles, tous ces ingrédients font craindre un durcissement des relations sociales dans les prochains mois. Nous le regrettons. Mais le social, l'humain restent des préoccupations visiblement bien éloignées de nos dirigeants actuels.

Nous sommes là pour rappeler que sans les femmes et les hommes qui travaillent parfois dans des conditions difficiles, Journalistes à I>Télé par exemple, mais aussi dans les services supports, au commercial, à la technique... il ne saurait y avoir d'avenir.


Nous avons formulé des propositions pour financer cette augmentation générale : par exemple, en intégrant une grande partie des 1000 prestataires et consultants qui travaillent en permanence pour CANAL+ mais à un coût 3 à 4 fois plus élevé qu'un CDI!
Même de celà il ne fut question. Comment, les syndicats ont des idées? Depuis quand?! A CANAL+? Non, c'est une plaisanterie, ça se saurait.... Allons, que chacun travaille, s'estime heureux d'être chauffé, de disposer d'un ordinateur, d'un restaurant d'entreprise au top et du reste...!

Et maintenant?
La Direction va proposer un constat de désaccord. Elle pourra ensuite appliquer la politique qu'elle veut, reprendre ses propositions, ou les réduire encore... Tout est possible!

Du côté syndical, une communication renouvelée et de nouvelles réunions sont programmées pour échanger avec vous sur cette situation bloquée. L'avenir VOUS appartient! Nous en serons aussi, évidemment.

Vous voulez recevoir la Newsletter? Cliquez ICI et communiquez une adresse mail!
Vous soutenez nos actions et souhaitez adhérer? Cliquez ICI, nous reprendrons contact avec vous.

03 décembre 2008

Assemblée Générale du 4 décembre

A situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle!

Notre syndicat s’associe à l’intersyndicale et appelle à participer à l’Assemblée Générale du 4 décembre à Lumière !
Pour la 1° fois depuis de nombreuses années, notre syndicat revendique une augmentation générale pour tous afin de pallier aux effets de l'inflation.

Comme de nombreux syndicats dans les grandes entreprises Françaises et Européennes, les revendications se multiplient pour le maintien du pouvoir d'achat des salariés.

Avec environ 3% d'inflation cette année contre 1,6% en 2007, les rémunérations stagnent ou pire baissent. Ce n'est pas acceptable. Les résultats 2008 du Groupe seront bons mais la crise serait déjà là?! Ou pire, les salaires de l'entreprise seraient en tel décalage avec ceux du «marché» qu’il serait normal d’accepter une régression des rémunérations ?! Comment accep
ter ce discours alors que les salariés de CANAL+ s’investissent sans compter, ont tout fait avec les salariés de TPS pour que la fusion soit réalisée sans difficulté majeure et alors que des projets complexes ont été mené à bien, alors que tant et tant de Cadres se plaignent du manque de reconnaissance et de respect au quotidien...

Le discours actuel est mensongé. Lorsque la Direction fait état d’une augmentation de la masse salariale de 4,77% pour les agents de Maîtrise et de 5,15% pour les Cadres en 2007, elle oublie de préciser le poids des promotions dans ce calcul! Lorsqu’on est promu, il est «normal» que cela s’accompagne d’une augmentation de salaire… mais pas au détriment de son voisin qui lui, devra se serrer la ceinture et constater que sa rémunération stagne.
Il faut sortir les promotions et les repositionnements de grille de la NAO pour avoir le seul, le véritable chiffre de masse salariale distribué au titre de la négociation annuelle.

Pourtant, il est possible de dégager des marges de financement : CANAL+ emploie depuis des années des centaines de prestataires. Dans bien des cas, cela se justifie, mais en général, des CDI devraient assurer la production. Le coût d’un prestataire est de 3 à 4 fois supérieur à celui d’un CDI. Intégrer des prestataires, c’est dégager des marges financières pour financer des augmentations salariales dument méritées.

Penses t on un instant faire redémarrer l’économie en baissant les salaires ?

02 décembre 2008

Négociations salariales, la suite!

Si vous êtes passé ce matin à Eiffel ou à Lumière sans me prendre ou si vous êtes sur un site plus éloigné, vous pouvez toujours me lire et m'inprimer!

+ d'infos avec la Newsletter : Cliquez ICI!
++ d'infos en adhérant : Cliquez ICI!


















26 novembre 2008

Négociations salariales : "Plus tu travailles, moins tu gagnes"

Les premières propositions de notre Direction sont tombées cet après midi : Déception!

Cette année est exceptionnellement marquée par le retour de l'inflation qui évolue en ce moment autour de 3%. C'est pourquoi l'une de nos revendications porte sur le maintien du pouvoir d'achat, en particulier des Cadres et de Journalistes alors que leurs rémunérations ont tendance à se tasser depuis plusieurs années.


Pour seules réponses : "La crise.... Des Salaires largement au dessus du marché..." Cette analyse minimaliste n'est pas acceptable en l'état. Demander le maintien du pouvoir d'achat alors que de nombreux cadres ne cessent d'en perdre depuis plusieurs années ne nous semble pas incongru. C'est même plutôt logique en cette fin d'année 2008 particulièrement chargée : fusion TPS, projet Renaissance, nouvelles organisations...
Promotions...
Les augmentations liées aux promotions et financées au titre de la NAO fausse également l'analyse. Un salarié promu voit sa rémunération évoluer, quoi de plus logique. En revanche, quand cette augmentation est réalisée au détriment des autres salariés du service car financée sur le budget des augmentations annuelles, c'est anormal!

Nous aurons l'occasion de développer l'ensemble de nos revendications dans les prochains jours.


Réactions ou Newsletter : Cliquez ICI!

21 novembre 2008

Expression partagée...

Il y a quelques semaines encore, on nous serinait de croissance, de marchés, de concurrence. On pointait du doigt la ringardise du combat collectif à l’heure de la réussite individuelle. Aujourd’hui, on dénonce pêle-mêle la dérégulation, l’individualisme, l’inconscience de certains patrons ou de traders fous. Aujourd’hui, des milliers de salariés sont désemparés devant l’annonce de leur licenciement brutal et appellent au secours : «toi, le syndicaliste, sauve-moi !».

Cela serait donc ça, le syndicalisme ? Une bouée de sauvetage ?


La CFE-CGC se bat pour changer le regard de ceux qui nous toisent. Il n’y a pas, d’un côté, les patrons employeurs et de l’autre, les salariés victimes. Pour un syndicat responsable, l’intérêt général se décline concrètement dans sa participation à la mise en œuvre de règles normatives qui font l’objet de négociations dans et hors de l’entreprise. L’a-t-on oublié !

Oublié, le syndicalisme qui a mis sur pied et qui entretient notre système de protection sociale. Oublié, le syndicaliste administrateur qui déploie des trésors d’abnégation pour assurer le fonctionnement d’institutions que tout le monde considère comme étant «de droit» : AGIRC, ARRCO, APEC, maladie, famille, logement... Oublié, le militant qui prend sur son temps de travail pour animer un comité d’entreprise bien souvent garant de la pérennité de l’entreprise elle-même. Oublié, le conseiller du salarié qui éclaire l’employé sur la meilleure façon d’aborder une difficulté professionnelle. Oublié le conciliateur qui sauve la tête de celui qui se trouve désarmé devant la machine à broyer les faibles, ou le conseiller prud’homal qui dit le droit avec son expertise et sa connaissance de l’entreprise.

La CFE-CGC fonde son action d’abord sur les valeurs «piliers» de toute démocratie sociale : humanisme, éthique, sens des responsabilités, dialogue constructif. C’est tout le motif de son engagement pour défendre les intérêts de celles et ceux qu’elle représente, mais aussi pour conserver aux notions de solidarité collective tout leur sens. Mais aujourd’hui, qui profite de cette implication ? Dans neuf entreprises sur dix ce sont près de douze millions de personnes qui n’ont pas accès à une représentation du personnel... alors que, comble de l’incohérence, une loi dite de démocratie sociale vient de réduire au seul niveau de l’entreprise toute l’expression des salariés. Une absurdité entretenue par ceux qui nous gouvernent.

Il existe une régulation naturelle dans notre économie : le syndicalisme. Bien pensé, responsable, il est le meilleur outil d’anticipation et d’adaptation pour nos entreprises. Il est temps de lui donner les moyens de sa vocation : nous devons passer d’un droit au militantisme reconnu à contre cœur, à l’établissement d’un véritable contrat d’engagement social. Notre économie ne s’en portera que mieux.

Bernard Van CRAEYNEST

20 novembre 2008

CE du 20 novembre...


...Plan de formation, nouvelle offre commerciale, activités du pôle sport, le cinéma sur nos antennes ou la présentation de l'accord de Gestion des carrières... Tous ces sujets à retrouver dans notre dernière Newsletter!

Si vous ne la recevez pas encore, communiquez une adresse mail en cliquant ICI!

17 novembre 2008

Négociations sur les salaires... suite

Ou comment tenir parole avec.... 2 ans de retard!

La CFE-CGC avait proposé et obtenu l'ouverture d'une négociation sur un régime de retraite supplémentaire destiné notamment à compenser la baisse de rémunération des cadres et des journalistes partant en retraite. La Direction s'était alors engagée à ouvrir cette négociation qui devait aboutir avant la fin de l'année 2008... Comme Bernadette (ou Sophie), nous avons attendu... mais rien n'est venu...
Et puis arriva les froidures de novembre et la négociation sur les salaires 2009! Avec son cortège de mauvaises nouvelles et... une proposition : réouvrir ce dossier des retraites!

Soyons clair : la CFE-CGC n'acceptera pas d'engager cette négociation cette année au titre de la NAO! La Direction n'a pas tenu parole et il faudrait maintenant accepter d'amputer la NAO 2009 par ce projet? C'est Non!

Cette négociation doit s'ouvrir en 2009, mais hors négociations salariales, comme cela était prévu dès l'origine. Le respect d'une signature, c'est un minimum, c'est aussi le gage d'un bon dialogue social. Force est de constater que pour notre Direction, le dialogue social n'est pas la priorité du moment. Très pauvre depuis de nombreux mois, nous ne pouvons que le regretter.

Négociations salariales : Une exigence de transparence!

NAO 2009...

Des documents pauvres et incomplets fournis par la Direction, difficile ou impossible dans ces conditions, d'analyser sérieusement la situation à CANAL+ alors que s'engagent les négociations sur les salaires 2009!

La Direction de CANAL+ nous a remis un document succinct portant sur l'évolution des rémunérations d'un échantillon de salariés depuis... décembre 2003! Où il apparait que la masse salariale aurait augmenté de 4,70% en moyenne annuelle sur les salaires fixes et de 5,48% sur le fixe et le variable. Pourquoi ne pas remonter à 2001, année de fusion avec Vivendi ou mieux, analyser l'augmentation moyenne des 10 plus hautes rémunérations de CANAL+!

Un peu de sérieux! Comment peut-on analyser les rémunérations sur une période aussi longue et si chargée en évènements? (3 plans sociaux depuis cette date) En analyse de rémunérations, une moyenne, ça ne veut rien dire! Ce qui aurait du sens, ce serait de nous fournir des chiffres sur l'augmentation des salaires médians, ou les augmentations liées aux promotions, ou encore les conséquences chiffrées du passage au forfait jours de nombreux Cadres, etc...
Au lieu de cela, on nous présente des chiffres excentriques. Pourtant, lorsque l'on discute avec des cadres et des journalistes de CANAL+, ils nous affirment tous qu’ils ont plutôt le sentiment d'avoir perdu du pouvoir d'achat!

La CFE-CGC revendique un minimum de documentations pour mener à bien cette négociation:

  • Combien de cadres sont passés au forfait jours en 2007 et 2008 et avec quelle incidence sur la masse salariale?
  • Combien de salariés ont été promus et avec quelles incidences sur la masse salariale?
  • Quel est le chiffre exact réservé aux augmentations individuelles en 2007?

    Voilà qui aurait du sens et nous permettrait d’engager une discussion sérieuse et respectueuse, gage de bonne volonté réciproque !

16 novembre 2008

Parts variables : Hypocrisie et perversité!

Pour un moratoire sur les rémunérations variables.

Après le tout individuel qui a succédé au tout collectif, nous souhaitons une approche plus rationnelle et économique des modèles de rémunérations variables.

Les parts variables sont aujourd'hui constitutives de la rémunération d'une majorité de Cadres de CANAL+. Elles ont été étendues en 2005 sous l'impulsion de C. Sanchez, prédécesseur de S. Guieysse à la Direction des Ressources Humaines du Groupe. Son ambition était alors de supprimer la distribution de primes et les enveloppes au mérite. C'est à ce moment que sont apparus les fameux BSO.
Les commerciaux ont toujours bénéficié de parts variables, mais depuis 2005, la majorité des cadres du Groupe y ont accès. Elle est basée sur la réalisation d'objectifs collectifs et individuels et peut varier de 5% à 40% environ de la rémunération annuelle.

Hypocrisie
Force est de constater l'aspect hypocrite de cette forme de rémunération. Ce n'est pas spécifique à CANAL+, une majorité de grands groupes Français ont adopté ce type de dispositif. Pourtant, toutes ces entreprises, sans exception, distribuent systématiquement 70 à 80% de cette part variable (études de cabinets d'audit portant sur plusieurs centaines de grandes entreprises Françaises). La part "variable" ne concerne donc véritablement que 15 à 20% de cette forme de rémunération. Peut on encore dès lors parler de "variable"?
De plus, bien souvent, la complexité des critères d'attribution empêche une lecture transparente et opposable de cette forme de rémunération.

Perversité
Elle se transforme en mécanisme pervers lorsque des objectifs, naturellement fixés en début d'exercice, ne sont pas révisés alors que la situation économique, concurrentielle, technique... bouleverse l'environnement et influence tout ou parti des business.
Il en fut ainsi cette année avec l'apparition des offres d'Orange ou de la crise financière qui va, sans nul doute, peser sur la stratégie et les résultats. Revoir ces objectifs en temps réel devient dès lors, une nécessité!

Le déploiement des BSO fut stoppé dès le changement de DRH. Dès ce moment, des disparités sont apparues. Elles perdurent et se développent au fil du temps, car certains services ont vu les BSO descendrent assez bas dans leur hiérarchie tandis que d'autres n'ont pas eu le temps d'y accéder. Ces disparités ne sont pas acceptables, il faut donc les corriger.

Perversité également lorsque les objectifs sont d'abord financiers. Economie et restrictions ne sont pas nécessairement des réponses adéquates aux besoins d'investissements. Les récentes tensions sur le commerce pourraient en être une exemple flagrant... Ils pourraient être consécutifs d'économies à court terme réalisés sur les investissements techniques…

Questions ?
Avec ce type de rémunération, les objectifs financiers ou commerciaux sont ils mieux atteints qu'il y a 5 ou 10 ans lorsque cette forme de rémunération n'était pas aussi développée? Travaille-t-on mieux, dans de meilleures conditions aujourd'hui? Ces systèmes ne sont ils pas simplement des outils susceptibles d'accroître le niveau de stress de l'encadrement, celui-ci n'ayant pour seul horizon, que l'objectif à réaliser, au risque sinon de perdre une part non négligeable de sa rémunération?...

Ce sont toutes ces questions et bien d'autres que nous voudrions aborder en 2009. Nous ne préjugeons pas du bien fondé de la rémunération variable. Mais il nous semble nécessaire qu'elle soit parfaitement comprise par les salariés, qu'elle démontre son efficacité, qu'elle soit opposable par tous, qu'elle permette à chacun mais aussi à l'entreprise de progresser. Alors peut-être sortiront nous enfin des échanges souvent stériles sur le sujet.

Apportez votre contribution en cliquant ICI

Pour recevoir votre Newsletter, cliquez et transmettez une adresse mail de réception!

12 novembre 2008

NAO 2008-2009, c'est (mal) parti!

Mercredi 12 novembre : 1° réunion de négociation sur les salaires.

Comme toujours, il s'agit avant tout pour cette première rencontre d'un round d'observation, mais déjà des réponses de la Direction.... sur l'accessoire!

L'accessoire porte sur les conséquences de la loi de modernisation sociale promulguée et appliquée depuis août 2008. Plusieurs dispositions de cette loi (voir message du 1 octobre et précédents) bouleversent de fond en comble le droit social dans l'entreprise. Parmi ces dispostions, nous en retiendrons 2 : Le CDD à objet défini et la rupture conventionnelle du contrat de travail.
La Direction de CANAL+ ne souhaite pas utiliser en 2009 ces nouvelles dipositions, "la jurisprudence sur ces sujets étant à ce jour peu fiable". Concrètement, on ne devrait pas en 2009 vous proposer une rupture "amiable" de votre contrat de travail, on ne devrait pas engager des salariés sous CDD à objet défini, etc. Dans le cas contraire, nous vous invitons à prendre contact avec nous.

Pour le fond de la négociation, il faudra attendre les prochaines réunions et des propositions de la Direction pour que s'engage un véritable dialogue.

Nous reviendrons dans les prochains messages, sur nos premières propositions et réflexions générales formulées au cours de cette première réunion.

Nous restons bien sur à votre disposition pour recueillir vos avis et commentaires.
Vous qui ne recevez pas encore la Newsletter, transmettez une adresse mail en cliquant ICI!

07 novembre 2008

Négociation en cours...

La NAO commence la semaine prochaine. Déjà beaucoup de contributions.
Continuez à nous alimenter en idées et souhaits!

Pour prendre contact, cliquez ICI ou appelez le 0629110617.

...En réponse au précédent message ...


Précisions de la direction de Vivendi en réponses aux questions posées dans le cadre du comité de Groupe !

...La situation de Canal Plus dans l’environnement actuel des télécoms fait partie des préoccupations de la Direction ; celle-ci n’est pas en mesure d’apporter toutes les réponses aujourd'hui... C'est toutefois la complémentarité entre plateformes qui devra jouer... Dans certains cas, des recouvrements sont possibles, dans d’autres, une concurrence est inévitable... Chacun doit par ailleurs continuer à cultiver ses points forts, en termes de créativité, de marque, de qualité des réseaux de distribution et des systèmes d’information...

Concernant le lien entre performance financière et question sociale, la Direction renvoi les partenaires au dialogue social qui doit avoir lieu au sein de Canal Plus. Les actionnaires de Vivendi et de Canal Plus estiment que la performance fixée est atteignable car le marché de la télévision payante est en bonne santé... Canal Plus est capable de comprendre son marché, ce qui devrait permettre d’améliorer ses recettes, son ARPU – ce qui est déjà le cas – et son chiffre d'affaires (4 % plusieurs années de suite serait positif). L’atteinte de cet objectif passe également par des économies réalisées au niveau de la chaîne technique et par une baisse des droits des programmes (cinéma et sports). L’ensemble de ces atouts autorise à penser que Canal Plus pourra atteindre la même marge d’exploitation de BSkyB... Celle de HBO se situe, quant à elle, déjà au-dessus de 30 %... La dimension sociale de ces évolutions sera prise en compte une fois que la fusion avec TPS sera achevée.

Sur le pouvoir d'achat...
...la Direction de Vivendi souhaite que le dialogue social se déroule dans de bonnes conditions et que la question du pouvoir d’achat soit traitée comme elle doit l’être, conformément aux obligations légales et à la culture du dialogue.
L'intégralité des échanges sur demande en envoyant un mail à
Abonnez-vous à la Newsletter en cliquant ICI!

04 novembre 2008

De l'intérêt d'être elu....

... au Comité d'entreprise permet, parfois... quelque fois, d'exprimer auprès de nos dirigeants une certaine réalité du terrain dont ils sont éloignés... volontairement ou par necessité. C'est aussi une possibilité offerte de rencontrer une ou deux fois par an, les dirigeants du Groupe Vivendi, nos actionnaires et censeurs... financiers avant tout, dans le cadre du Comité de Groupe Vivendi.
Ce fut le cas en juin dernier, et vous trouverez ci-dessous ce que fut l'expression de la CFE CGC auprès de JB Levy. Ce que porte cette expression n'a pas pris à notre avis, une ride. Donnez nous le vôtre...votre avis!

Extraits...

...la feuille de route fixée traduit l’ambition d’un retour sur investissement élevé pour Canal Plus : à hauteur de 20 % à court terme, contre 5 % aujourd'hui. Ce faisant, Vivendi s’aligne sur le modèle de BSkyB (18 %), or ce dernier n’a pas les mêmes contraintes que Canal Plus en France et jouit de surcroît des bénéfices qu’il tire des jeux d’argent. A l’époque la plus favorable, lorsque Canal Plus vendait Premiere en Allemagne, le retour sur investissement était sept fois moins élevé, et nous étions dans une période faste.
...les salariés s’inquiètent de cet objectif et s’interrogent sur la manière dont l’Entreprise entend l’atteindre. Pour l’heure, ils constatent que certains engagements financiers continuent d’être réduits ou contraints, notamment pour le recrutement. Si Canal Plus est parvenu à intégrer 400 des 600 salariés de TPS, sa structure sociale reste très contrainte : l’Entreprise fait encore appel à un grand nombre d’intérimaires, de prestataires et de stagiaires, parfois pour des activités qui correspondent à son cœur de métier, et ce, pour un coût non négligeable. La stratégie sociale de Canal n’est donc pas claire pour les salariés...
...la CFE CGC s’interroge également sur la question cruciale de l’interpénétration des télécoms et des médias. Orange a lancé une chaîne sportive et s’intéresse depuis quelques années aux contenus, ce qui démontre que, même si France Télécom est à « l’arrière-garde » par certains côtés, ses moyens financiers sont suffisamment importants pour lui permettre d’investir fortement dans l’innovation. ... quelle position de Vivendi à court terme dans la bataille qui s’annonce. Il semblerait que des discours contradictoires soient parfois tenus au sein du Groupe, quant à la place que doivent avoir les télécoms et aux synergies, qu’il s’agirait de créer soit en interne, soit avec d’autres entreprises.
La fusion avec TPS a eu lieu : apparemment, elle s’est bien déroulée, notamment grâce à la présence de partenaires sociaux responsables, mais elle est aussi affaire d’hommes : toutefois, déception des salariés qui constatent que, si les partants ont été bien accompagnés, les moyens permettant d’accompagner ceux qui restent n’ont pas été à la hauteur. En effet, il aurait fallu faciliter le rapprochement des équipes et accompagner la mise en œuvre de synergies qui n’ont rien d’évident entre deux entreprises qui se sont fait concurrence pendant dix ans...

Les réactions dans un prochain post!

Cliquez Ici pour réagir ou vous abonnez à la newsletter

02 novembre 2008

Premières réflexions avant l'ouverture des prochaines négociations salariales...

Comme certains économistes ou responsables politiques nous pensons que l'on ne s'en sortira pas sans un meilleur partage des revenus, un meilleur équilibre entre salaires et profits. Henry Ford (1863-1947), qui a contribué à sauver le capitalisme notamment au moment de la crise de 1929, disait : "Je paie mes salariés pour qu'ils achètent mes voitures." Après la guerre, on a reconstruit le capitalisme autour de l'idée de fortes rémunérations. Aujourd'hui, la part des salaires et des prestations sociales a diminué d'une dizaine de points dans le produit intérieur brut". Quand Henri Ford dirigeait son entreprise la différence entre les hauts salaires et les plus bas était de 40, aujourd'hui cet écart peut aller jusqu'à 600 dans certains secteurs!

Pour que la catastrophe économique ne se transforme pas en hécatombe sociale, il faut revoir de profondément les modes de management. Aujourd'hui, c'est essentiellement le management par l'objectif, associé à une rémunération variable toujours plus importante qui prévaut pour la majeure partie de l'encadrement. Est ce que nos entreprises atteignent mieux leurs objectifs dans ces conditions qu'il y a quelques années alors que les modes de rémunérations étaient différents? Est ce qu'elles fonctionnent mieux? Est ce que les Cadres travaillent dans de meilleures conditions ou au contraire avec un niveau de stress en progression inquiétante? Toutes ces questions méritent d'êtres posées alors que nous entrons à CANAL+ comme ailleurs dans une zone de turbulence dont personne ne sait où elle va nous mener.
Comment travailler mieux en contribuant au développement de l'entreprise, l'heure est peut être venue de réfléchir aux impacts de choix réalisés dans l'euphorie d'une croissance sans fin. Retrouvons nos fondamentaux pour plus d'efficacité et de meilleures conditions de travail.


29 octobre 2008

Salariés à temps partiel....


... vous bénéficiez d'une priorité pour les emplois en CDD ou à temps plein disponibles à CANAL+. L'employeur est dans l'obligation de vous informer de l'existence de tels emplois si vous avez manifesté votre intérêt pour un poste à temps complet ou pour accroître votre activité. La priorité dans ce cas, n'est pas cantonnée aux CDI à temps plein!

Un contact, une question juridique ou pratique, recevoir la Newsletter?

25 octobre 2008

Prestataires de tous les étages...


... Unissez vous!

La loi dite de "modernisation du marché du travail" du 28 juin 2008 modifie singulièrement la position des salariés prestataires présents dans une entreprise. Les décrets d'application ne sont pas encore parus. Toutefois, lors des élections professionnelles, la loi prévoit non seulement la comptabilisation dans les effectifs des prestataires présents, mais également la possibilité pour ces salariés de se présenter aux élections professionnelles organisées dans l'entreprise d'accueil! Dans ces conditions, il vraisemblable que les entreprises d'accueil vont demander à leurs prestataires de déguerpir.... On imagine aisément le volume de M2 libérés à CANAL+....

Vous êtes prestataire à CANAL+ et vous souhaitez nous rencontrer ou faire valoir vos droits, cliquez ici.
Plus d'infos avec la NewsLetter!
Cliquez ici et communiquez une adresse mail pour la recevoir.

19 octobre 2008

Gestion des carrières : les raisons d'un désaccord!

Depuis plusieurs semaines, les syndicats de CANAL+ négocient un accord dit de GPEC, plus simplement de gestion des carrières dans le Groupe CANAL+.


Dans cet accord, nous constatons que 80% de son contenu est déjà en application : Speed meeting, formation sur les métiers, échanges sur les carrières... Pourquoi dans ces conditions négocier un accord sur des mesures qui sont déjà appliquées.

Sur les 10% de choses nouvelles, de quoi s'agit il? Créer des "ateliers métiers" notamment sur les métiers dits "sensibles" c'est à dire déclinants ? Franchement, on peut se demander si ce type d'outils fonctionnera. Comment imaginer des patrons de business partageant des stratégies d'évolution des organisations et donc des métiers avec des syndicats qu'ils ne connaissent pas ou peu, qu'ils ne veulent pas connaître pour la plupart, ce que nous regrettons, ou qu'ils ne considèrent pas comme sérieux?

L'autre raison de notre doute, c'est tout simplement la réalité sur le terrain et dans les différentes directions de CANAL+. Nous rencontrons chaque jour des salariés qui vivent mal la période présente. Que ce soit pour la mobilité, ou des organisations parfois totalement fragilisée après la fusion avec TPS ou tout simplement dans l'exercice de leurs fonctions et missions, beaucoup de salariés et notamment des Cadres et des Cadres Supérieurs baissent les bras. Peu de clarté dans la stratégie, incohérence économique, tensions sociales, dialogues social en panne, etc... Ne nous racontons pas d'histoire, il nous semble que signer ce texte reviendrait à valider la politique sociale actuelle alors que ça ne marche pas bien.

De plus, la DRH, en qualité de direction transverse, n’occupe pas dans ce texte une place assez coercitive, ce qui nous semble indispensable à la bonne application d'un texte sur la gestion des carrières. C'est le seul moyen selon nous de franchir des obstacles notamment managériaux pour que la gestion des carrières devienne réalité à CANAL+ avec de l'incentive significatif sur les bonus.

Autre élément, nous constatons sur le terrain une volonté à peine dissimulée de renouvellement en profondeur du corps social de CANAL+ mais aussi du maintien drastique du nombre de salariés dans une épure très étroite avec ses conséquences néfastes et perverses (Cf : ref au dossier prestataires) Alors, gestion des carrières? Mais quelle est la perspective d'emploi à CANAL+ : 3, 5 ou 10 ans? La politique actuelle nous fait plutôt penser à une volonté de renouvellement forcé, en contradiction avec le texte négocié.

Nous l'avons déjà dit, nous ne sommes pas là pour (se) faire plaisir ou rendre service en signant un texte (bling bling) qui ne change rien sur la gestion des carrières et de la mobilité des salariés de CANAL+. Nous nous étonnons d’ailleurs que certains syndicats aient annoncé leur décision depuis longtemps alors que les réunions de négociation étaient en cours et que nous pouvions encore espérer une amélioration significative du contenu du texte... A chacun de juger...

Sur ce sujet, vous pouvez d'ailleurs, au regard de l’influence des textes négociés sur votre vie quotidienne : mutuelle et prévoyance, salaires et rémunérations, formations, congés… nous rejoindre et contribuer à la qualité du travail social en renforçant nos équipes pour que le professionnalisme s'impose progressivement. C’est passionnant. C’est enrichissant, c’est extrêmement formateur, c'est surtout indispensable !


Prenez contact en cliquant ICI !
Demandez notre Newsletter

17 octobre 2008

ITele : Rencontre CFE-CGC et Direction...

A sa demande, la CFE-CGC a été reçue par la Direction de ITele. Objectif : Faire un point global sur la situation sociale un mois après le démarrage de la nouvelle formule.

Nous voulions réaffirmer que les salariés de ITele, Journalistes et Techniciens ne sont en rien responsables de la gestion passée. Il ne serait pas acceptable de faire porter certains dysfonctionnements actuels aux seuls salariés alors qu’ils sont en grande partie le fait de la mauvaise gestion des anciens dirigeants.

Respect des salariés, particulièrement dans cette période de réorganisation. Nous veillerons à ce qu'il n'y ai pas de dérapage dans la gestion des ressources humaines. La Direction de la chaîne reconnait le professionnalisme et la compétence des salariés. Elle pense que malgré tout, des ajustements seront nécessaires pour que chacun soit à l’aise dans l’exercice de ses fonctions et de ses responsabilités. «Cette chaîne n'a jamais fonctionné comme une chaîne d’info permanente ! Une nouvelle organisation est nécessaire pour la rendre efficace.» C’est pourquoi l’ensemble des procédures devront êtres clarifiées et appliquées.

L'organisation du travail des Chefs d'Edition, les missions et la charge des JRI, la productivité, les astreintes, les ajustements en matière d'organisation... tous ces sujets ont été abordés avec franchise. Pour + d'infos contactez Claudie Jacquin.



NewsLetter disponible sur demande en cliquant ICI

14 octobre 2008

Prestataires...

L'ensemble des organisations syndicales du Groupe CANAL+ ont adressé un courrier à la Direction des Ressources Humaines pour recueillir des informations précises sur les activités des prestataires. Cette question revient régulièrement et depuis plusieurs mois au Comité d'Entreprise ou dans les réunions de négociations sociales. Malheureusement, elle reste sans réponse... C'est pourquoi les organisations syndicales ont pris cette décision de formuler par courrier une demande précise : Nombre de prestataires agissant pour le compte de CANAL+, nature des missions, durées, coût, etc.

13 octobre 2008

NA quoi?

NAO pour Négociation Annuelle Obligatoire.

Dans toutes les grandes entreprises de France, une négociation portant sur les rémunérations et les conditions de travail est obligatoire.
Comme chaque année, CANAL+ mène la sienne, le calendrier vient de nous être communiqué. Et comme chaque année, la CGC recueille au plus près du terrain les souhaits et réflexions que nous portons ensuite à la table de négociation.
Nous reviendrons largement sur nos revendications dans de prochaines éditions du Blog!
Pour l'instant, c'est à vous d'agir et de prendre contact avec nous directement ou par l'intermédiaire de nos représentants sur les différents sites du Groupe. La NAO porte bien sur les salaires, mais aussi sur les rémunérations variables, les bonus, les rémunérations différées comme le PEE et l'intéressement, le temps de travail ou encore l’égalité professionnelle.

09 octobre 2008

Commerciaux de CANAL+..."Et Notre Rém...?"

Des objectifs commerciaux intenables !

La Direction annonce à la presse (http://blogs.lexpress.fr/media/2008/09/chez-meheut.php) que les objectifs de recrutements d’abonnés pour CANAL+ et CANALSAT seront plus difficiles à atteindre cette année : «100 000 abonnées de moins que nos prévisions!».

Pourtant, les objectifs des commerciaux restent les mêmes, inchangés ! Le marché est en pleine ébullition, la crise frappe, le ralentissement économique est général, la concurrence déboule, mais pour les commerciaux de terrain, pas de changement!
C'est pourquoi nous disons qu’à situation exceptionnelle, il faut apporter des réponses exceptionnelles !


La CFE-CGC demande la révision des objectifs fixés en début d’année, pour l’ensemble de nos commerciaux, réseau et CRC.

La rémunération des commerciaux concernés est en grande partie basée sur la réalisation d’objectifs dont on savait déjà qu’ils seraient difficiles à atteindre dans une situation économique normale, trop ambitieux. Aujourd’hui, c’est tout simplement intenable ! Notre Direction le reconnait, c’est impossible!

Dans ces conditions, les rémunérations des commerciaux, Réseau et CRC ne doivent pas être amputées de façon drastique. Les causes de ce ralentissement sont exogènes. Nous demandons en urgence une révision de ces objectifs et l’assurance du maintien de la rémunération de chacun des salariés concernés.

Nous proposons d’engager sans attendre la prochaine NAO, un dialogue sur ces sujets avec la Direction de la Distribution et la Direction générale du Groupe. En effet, il n’échappe à personne que la plus grande partie des objectifs à réaliser le sont dans cette période de fin d’année.


Vos réactions en cliquant ICI !

08 octobre 2008

Et ma Carrière?

Bling Bling+ en panne!
La négociation sur la gestion des carrières, la bien nommée à CANAL+, n'a pas repris. Pfuitt, interrompue! La dernière réunion sur le sujet s'est tenue le 18 septembre dernier! (voir article blog du 19 septembre) Depuis no news?! C'est si difficile aujourd'hui de sortir du bling bling+, d'envisager sereinement, avec responsabilité l'avenir des salariés du Groupe avec un engagement ferme et tangible pour obtenir de réels résultats sans se contenter d'accord de façade?

Il est vrai que nous avons l'habitude depuis quelques temps des négociations qui n'avancent pas... ou qui ne démarrent pas malgré des engagements écrits... alors, 2009 ou 2010 pour celle là, quelle importance! La NAO arrive, on va les distraire.
Suivre et commenter cette affaire, comme les autres en cliquant ICI!

07 octobre 2008

Dif...fusons le DIF!

Le DIF, ou Droit Individuel à la Formation est né en avril 2005. Il a fait l’objet d’une négociation et d’un accord au niveau national puis auprès des branches professionnelles.
Il aurait pu être décliné de façon plus favorable à CANAL+ mais certains syndicats et la Direction de CANAL+ ne sont pas parvenus à cette époque, à se mettre d’accord sur un texte interne, c’est donc l’accord de branche qui s’applique. Les salariés dits «intermittents» ne sont pas concernés par cet accord
Le DIF pendant ou hors temps de travail ?
La formation peut avoir lieu pendant ou en dehors du temps de travail, à l’exception des jours de congés payés, des jours de congés pour évènements familiaux et toute période d’arrêt de travail pour raisons médicales.
S’il est réalisé hors du temps de travail, le salarié bénéficie d’une indemnité équivalente à 50% de sa rémunération nette de référence.


La demande
La demande de DIF peut être formulée tout au long de l’année ou au moment de l’entretien annuel. Elle doit être faite au minimum 3 mois avant la date du début de formation pour être recevable sauf acceptation de l’employeur pour réduire ce délai. L’absence de réponse dans le mois suivant la demande vaut acceptation

Qui peut faire une demande de DIF?
Il faut avoir une année d’ancienneté en qualité de CDI. Pour les CDD et les salariés à temps partiel, le temps de présence est calculé prorata temporis, idem pour les journalistes pigistes en CDI ou CDD

Utilisation du DIF
Il est possible depuis 2005, d’utiliser 21 h de formation au titre du DIF par anticipation. C’est pour cette raison que vous disposez aujourd’hui de 84h, si bien sur vous n’avez pas encore utilisé tout ou partie de vos droits disponibles. Le DIF est géré par année civile.

Pour quelles formations?


L’accord liste un certain nombre de formations prioritaires mais le droit au DIF ne se limite pas à cette liste. Le salarié peut proposer une formation pourvue qu’elle garde un caractère professionnel.


100% des demandes de DIF ont été acceptées l’an dernier (dixit Service Formation au dernier CE)
Profitez de votre DIF !

Plus d’infos en cliquant ICI

03 octobre 2008

Astreintes...astreignantes...

Les astreintes sont monnaies courantes dans certains services du Groupe. C'est particulièrement vrai à la DSI ou encore à I>Tele. Problème : A CANAL+, aucun texte ne les encadre. Pourtant, le code du travail définit l'astreinte ainsi : "une période pendant laquelle le salarié, sans être à la disposition permanente et immédiate de l'employeur, a l'obligation de demeurer à son domicile ou à proximité afin d'être en mesure d'intervenir pour effectuer un travail au service de l'entreprise".

Durant cette période le salarié peut vaquer à ses obligations personnelles mais doit rester disponible pour intervenir en cas de besoin.

Période de travail ou de repos?La période d'astreinte n'est pas assimilée à du temps de travail effectif mais à du temps de repos quotidien ou hebdomadaire.... mais ce temps de repos doit être respecté : 11h consécutives pour le repos quotidien et 35 h pour le repos hebdomadaire.

En terme de jurisprudence, une incertitude pèse toujours sur la nature du temps de l'astreinte (temps de travail ou temps de repos). Pour compliquer un peu l'affaire, le Droit Européen ne connait pas l'astreinte.
Nous reviendrons en fin d'année, lors des négociations annuelles, sur une proposition que nous avions déjà formulée pour encadrer les astreintes par un accord d'entreprise. Pour l'instant, aucun avenant au contrat de travail n'ayant été proposé aux salariés concernés, il s'agit d'un accord de gré à gré. Vous n'êtes donc pas obligé d'accepter les astreintes qui vous sont imposées. Par ailleurs, vous devriez en être informé dans les 15 jours précédant celles-ci sauf évènement justifiant une intervention d'urgence...

+ d'Infos? Contactez-nous
Faites nous part de vos expériences. Cliquez ICI!

01 octobre 2008

Suite de notre examen de la Loi dite de "modernisation du marché du travail"... Modification de la période d'essai


De nouvelles règles applicables en 2009 pour la période d'essai


Une nouvelle durée maximale de période d’essai est introduite dans le code du travail : 2 mois pour les employés, 3 mois pour les agents de maîtrise et les techniciens et 4 mois pour les cadres.

A CANAL+, ces dispositions sont immédiatement applicables. Toutefois, à titre transitoire, les accords collectifs de branche, conclus avant la loi, fixant une période d’essai plus courte que la durée légale continueront de s’appliquer jusqu’au 30 juin 2009. Ce qui est notre cas à CANAL+. Après cette date, tout nouveau salarié se verra proposer une période d’essai de 2, 3 ou 4 mois selon son statut.


Attention : cette période doit être notifiée dans le contrat de travail ou la lettre d’engagement. Son renouvellement est possible si cela est prévu par un accord collectif de branche et si cela est noté dans le contrat de travail ou la lettre d’engagement. En cas de renouvellement, la durée de la période d’essai pourra être portée au maximum à : 4 mois pour les ouvriers et employés (soit deux fois deux mois), 6 mois pour les agents de maîtrise et techniciens, 8 mois pour les cadres.

Rupture de la période d'essai : Désormais, la rupture de la période d'essai est soumise à un délai de prévenance. L'employeur qui met fin à la période d'essai avant son terme ou à son issue doit prévenir le salarié dans un délai minimal de 24 heures si ce dernier compte moins de 8 jours de présence, 48 heures entre 8 jours et 1 mois de présence, 2 semaines après 1 mois de présence, 1 mois après 3 mois de présence.


Lorsque c'est le salarié qui met fin à la période d'essai, celui-ci doit respecter un délai de prévenance minimal de 24 heures pour une durée de présence inférieure à 8 jours, 48 heures pour une durée de présence de 8 jours et au-delà.

Stagiaires. En cas d’embauche à l’issue du stage réalisé effectué lors de la dernière année d’études, la durée du stage est déduite de la période d’essai, sans que celle-ci ne soit réduite de plus de la moitié, sauf accord collectif plus favorable. Par exemple, un étudiant embauché pour un emploi de cadre, dont la période d’essai ne peut dépasser 4 mois, verra son stage de 6 mois pris en compte seulement pour 2 mois et devra effectuer 2 mois de période d’essai.

Restez connectés! Demandez la NewsLetter mensuelle
Guide Annuaire

Recherchez Ici