Sur le plan économique,
pas mal…Au regard de l’état du Groupe il y a 11 ans, on peut dire que le travail a été fait et bien fait. De 5 milliards d’euros de dettes, le groupe a dégagé l’an dernier 700M€ de bénéfices nets… pas mal du tout! Nous revenons de loin, en 2002, le pire était tout proche. Si l’activité centrale de CANAL+ comme soutien aux industries culturelles Françaises avait été de moindre importance, il n’est pas sûr que le Groupe serait sorti de cette impasse aussi simplement.
C’est en effet toute l’industrie cinématographique qui aurait été bouleversée et au-delà l’ensemble de l’industrie audiovisuelle. Pire, le seul champion Européen de la TV en crypté aurait pu sombrer, laissant le champ libre aux intérêts étrangers et notamment Anglo-Saxons…
Le premier
et le plus important d’entre eux, c’est la recapitalisation par notre
Actionnaire Vivendi à hauteur de 3 Milliards d'€… ! Le chèque signé par vivendi permettra à Canal de se sortir de cette très mauvaise passe, alors que le
déficit atteignait le chiffre d’affaire…
Autre actif
bradé, mais pouvait on résister à l’époque … notre filiale Italienne
Telepiu ! La vente à notre ennemi d’alors, Rupert Murdoch avec lequel nous étions en procés aux USA... Une filiale Italienne qui
venait d’être enfin redressée grâce aux efforts colossaux de centaines de
salariés Français, alors que cette entreprise commençait
à dégager des bénéfices, et puis patatras, une vente au rabais, là aussi un gâchis économique et
humain… En répondant à l’une de nos questions en 2002, concernant sa vision du Groupe, « … je le vois bien adossé à un pôle en clair… »… Lui ne s’en souvient pas ou fait semblant, nous oui. ! Déjà, à l'époque, n’est-ce pas normal pour un Breton Barreur de prévoir le gros temps et de connaitre le port d’arrivée ? Un classique pour un patron de business, mais enfin... Et puis le rachat de TPS, la simplification administrative du Groupe, l'achat des chaînes Bolloré, le développement en Pologne, le développement du Studio Canal...
Incompréhensible pour beaucoup. Comment et pourquoi Bertrand Meheut, ce Breton modéré bon teint, a-t-il laissé dériver une politique sociale aussi contraignante ?
Il y avait moyen de faire autrement !Il est temps. C’est pourquoi nous appelons de nos vœux une politique de refondation sociale que nous allons accompagner avec volonté et détermination. Nous pensons qu’il est d’un intérêt vital pour l’entreprise de redonner du souffle au 4 000 salariés alors que certains n’en peuvent plus, sont fatigués, s’en vont ou se désespèrent. L’explosion du mal être est en partie issu de cette indéniable dégradation de la relation sociale et managériale. C’est incompréhensible de laisser ainsi dériver le paquebot alors que le groupe se porte bien. Les conséquences sur les salariés sont visibles et parfois inquiétantes, il est urgent de redresser la barre sur ce terrain.
La politique
sociale d’un Groupe comme le nôtre, une entreprise résolument tournée vers la
modernité, ne peut s’appuyer sur des concepts erronés fussent-ils à première
vue de bon augure. Car au cœur de cette stratégie se trouve un mal qui ronge
sans bruit la superstructure. Il n'est pas visible à l’œil nu ou au premier venu. Mais certains
collaborateurs, et parmi eux les représentants du personnel savent
à quel point certains business sont atteints dans leur chair…Il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir…
Ce n’est pas faute d’alerter, mais rien n’y fait. Pour notre syndicat, c’est un échec de n’avoir su convaincre. Pourtant nos actions ont été tout au long de ces 7 dernières années, souvent curatives alors que nous privilégions le préventif. Aurions-nous du laisser filer des situations individuelles dramatiques pour une prise de conscience plus rapide? Nous ne le pouvions pas, et nous ne le ferons jamais.
C’est donc la face la plus grise de l’action de ces 10 dernières années, un résultat irrémédiablement décevant, souvent un gâchis humain, une perte de compétences trop importante...
Est-il trop tard ? Espèrons que non, mais il est temps, il est urgent d’ouvrir ce chantier.
Hardi les gars, vire au guindeau...

Tel : 0171351317


2 commentaires:
probleme : beaucoup de salaries ne disent rien par peur
c'est vrai que c'est tendu
il faut de la détente
merci
des salariés eiffel
bonjour
Pourquoi rien ne change?
ou plutot pourquoi tout se dégrade
c'est l'automne social de canal
jri.
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