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26 mai 2012

L'arlésienne de la prise en charge partielle des frais de transport

La politique d’économies drastiques déployée depuis le début de l'année n'en finit pas de produire des effets collatéraux étonnant.

Dernier exemple en date, la prise en charge de 50% des frais de transport, une disposition légale pour les salariés de toutes les entreprises Françaises.

Depuis début 2012, cette dispostion est remise en question.
Nombreux sont les salariés qui nous ont alerté sur la suppression de la prise en charge de 50% des frais de transports domicile-travail...

Surprise... et cacophonie…
"Zone 5, et moi alors qui habite en proche province, depuis toujours, c'est une remise en cause du contrat passé avec CANAL...! CANAL savait où j’habitais lorsque j’ai signé mon contrat de travail…"

Malgré la démonstration que nous faisons de l’interprétation des textes par CANAL+, les lettres dénonçant cet usage ont finalement été expédiées aux salariés "concernés".

Même si entretemps, certaines dispositions ont été assouplies. Ainsi, certains salariés se vont vu convoquer et signifier de ne pas tenir compte du courrier expédié…

Côté juridique, c’est pourtant clair…et les réponses de l'administration ou de l'URSAFF sont précises...

Côté URSAFF...
"... Tous les employeurs sont tenus de prendre en charge les titres d'abonnement aux transports publics de voyageurs et au service publics de location de vélos permettant à chacun de leurs salariés d'accomplir le trajet de leur résidence habituelle à leur lieu de travail... sans qu’il y ait lieu de s'attacher au critère de convenance personnelle..."

Sur le site service-public
La prise en charge partielle des frais de transports du salarié s'applique au salarié qui souscrit un abonnement pour ses déplacements entre sa résidence habituelle et son lieu de travail... 50% remboursé sur la base du tarif 2ème classe…

Pour tenter de trouver une nouvelle explication à cette décision, la Direction des Ressources Humaines nous a sorti son arme fatale : LE BENCHMARK!

Pensez donc, à TF1 ou M6 c’est comme ça aussi…
Si TF1 ou M6 ne respecte pas le cadre légal, c'est leur problème et celui de leurs représentants du personnel. Mais nous sommes à CANAL+ et la règle doit être respecté...

Nous accompagnons de nombreux salariés sur ce sujet!
Vous êtes concerné? Contactez-nous!

24 mai 2012

Bonne nouvelle, le poste de directeur des relations sociales va renaitre !

Petit retour sur une disparition incongrue et inexpliquée!
C'était il y a 2 mois, nous constations, par hasard... la disparition d'un certain nombre de postes des organigrammes.

La DRH n’était pas épargnée, et pour la première fois dans l’histoire de CANAL+,       le poste de Directeur des  Relations sociales disparaissait des radars...

Pfuittt… évaporé...
Nos élus et nos représentants syndicaux se sont inquiétés de cette nouvelle situation sans véritablement obtenir d’explication probante, plutôt des borborygmes… "… heu, ça vous manque ?...nous sommes là… le 7eme étage n’est jamais loin…"

Il est vrai que ce poste est une véritable arlésienne depuis 4 ans.           3 Directeurs, des mois d’un poste pourvus, un poste impossible comme nous le notions dans un précédent post…

Mais aujourd’hui, la lumière…
Répondant à l’une de nos questions, Bertrand Méheut, visiblement peu féru de lecture d'organigramme, a confirmé que ce poste serait pourvu. Il va donc réapparaitre sur les organigrammes.

Double avantage…
Outre la création d’un nouveau poste, en ces temps de disette, c’est honorable, nous devrions enfin... retrouver un interlocuteur disponible. Depuis des mois nous naviguons d’étages en étages, au gré du bon vouloir de tel ou tel responsable RH…

Ce n’est pas agréable, c’est surtout contreproductif et anormal!
Lorsque les partenaires sociaux ne disposent plus d’un interlocuteur dédié, c’est tout l’édifice qui s’en ressent. Déjà fragilisé par des années d’une politique sociale contraignante, la disparition de ce poste termine de cantonner les relations sociales à leur plus simple expression : circulez, on a autre chose à faire!

Mais voilà, notre président partage notre analyse, il considère lui aussi que c’est un poste indispensable!
Il sera donc pourvu!!
A vos CV !

Pour nous contacter, cliquez ici!

20 mai 2012

Boutique de Vélizy : 6 mois d’activités et déjà 3 victimes…

La première boutique de CANAL+ va bientôt fêter ses 6 mois d’existence… 

Drôle d’anniversaire...
...dans la tension parce que des objectifs commerciaux extrêmement ambitieux, mais aussi et surtout parce que 3 salariés de cette première boutique viennent d’être licenciés…

2 Cadres et 1 Employé victimes d’une sanction irréversible!
Un lourd tribut payé pour une erreur de commercialisation, certes, mais une sanction lourde pour ces salariés reconnus pour leurs compétences mises en oeuvre pendant plusieurs années au sein des centres de la relation clients de CANAL+


Une coïncidence ?
Plutôt le doute alors que la Direction des Services Clients et  les Centres de la Relation Clients en particulier vivent une vague de départs importants ces derniers mois. Citons pour exemple Kym Neyret ou Armelle Baudard qui ont claqué la porte il y a quelques mois, ou encore Bruno Mothion et Véronique Parisot, et tant d’autres femmes et hommes dévoués, reconnus pour leurs qualités professionnelles et humaines. Ces cadres de la boutique de Vélizy aujourd’hui remerciés, étaient de cette veine.

C’est d’ailleurs ces qualités qui furent repérées par les plus hautes instances de l'entreprise lorsqu’il fallut choisir puis affecter des salariés de CANAL sur la boutique de Vélizy.

Cette première boutique imposait un choix de qualité pour les encadrants, et le choix justement s’est orienté vers ces salariès là.

Mission accomplie!
Ils ont réalisé un travail d’importance dans des conditions difficiles pour que cette boutique ouvre ses portes dans les meilleures conditions.


6 mois plus tard, c’est la douche froide…
Et l’inquiétude de nombreux cadres qui percoivent pour eux-mêmes un risque à la lecture de cet enchainement rapides de décisions et finalement le licenciement de 3 salariés par le nouveau directeur commercial, fraichement nommé. Lorsqu’une erreur est commise, faut-il que toute la chaîne hiérarchique paie, et dans ce cas, jusqu’à quel niveau hiérarchique doit-on remonter ?

Une décision hâtive… une de plus…
Nous regrettons ces décisions abruptes, incomprises, anxiogènes pour l'ensemble des salariés.
Nous regrettons également de voir partir dans ces conditions malheureuses de nombreuses compétences appréciées et reconnues.  

Nous ne cessons de plaider pour une politique sociale plus sereine, respectueuse des salariés, plus équitable, plus responsable. Il est possible, nécessaire, indispensable, de revenir à des fondamentaux et des valeurs sociales où les femmes et les hommes seront à nouveau respectés, reconnus dans un environnement social et professionnel redevenu normal…


Et au-delà du social, la question toujours prégnantes de l’avenir de nos centres de relations clients, qu’ils soient internes ou externes, en France ou à l’étranger.

Une question essentielle pour sauvegarder en France des milliers d'emplois et un  modèle de relations clients de grande qualité. 

Les salariés licenciés ces derniers jours participaient à leur manière à l’excellence de cette relation client, ce fut là l’essentiel de leur activité professionnelle ces dernières années à CANAL+.

Nous leur souhaitons de retrouver rapidement un environnement professionnel plus serein, constructif, de confiance, de respect, d'élévation... Ils le méritent.


Vos réactions en cliquant ici!





13 mai 2012

Télétravail : le succès...!

Depuis un an exactement, les cadres de CANAL+ peuvent bénéficier du télétravail.

Depuis plusieurs années, nous revendiquions l’ouverture d’une négociation sur ce sujet. Mais il a fallu attendre l’automne 2009 et le risque d’une épidémie de grippe aviaire pour que notre direction accepte enfin de mettre ce sujet sur la table. L’hypothèse de cette épidémie avait  contraint les entreprises à imaginer des modèles de travail à distance.

A cette époque, rien n’était cadré juridiquement. Il fallait engager cette négociation afin d'encadrer très précisément ce premier projet de texte. Il n’était pas question d’ajouter l’insécurité juridique au risque sur la santé… Comment travailler à distance, avec quels outils et matériels, comment seraient pris en charge les risques liés à l’activité comme les accidents survenant à domicile, quels contrôles managérial à distance, qui serait concerné, pendant combien de temps…
Refus…
La direction avait alors refusé de négocier sur tous ces points… pas de bras, pas de...!

Chaque année nous sommes revenus à la charge et finalement, en 2011, le projet devint réalité.
Sous certaines conditions, nous sommes parvenus à la rédaction d’un accord expérimental pour une année. Après sa mise en œuvre, plusieurs dizaines de salariés, hommes et femmes confondus de tous les business du Groupe, ont profité de cet accord ces 12 derniers mois.

Finalement, un bilan très positif !
Côté salariés, quelques critiques mais surtout un accord plébiscité par tous. "J’ai gagné en productivité, je travaille bien mieux dans le calme, je peux me concentrer beaucoup plus facilement sur mes dossiers, je ne perds plus 4h dans les transports…" Côté managers, les retours sont aussi encourageants.

Limité à 1 jour par semaine, (1 et non 2 comme écrit par erreur hier) le salarié devant être présent au moins 4 jours dans l'entreprise, réservé à une certaine catégorie de salariés, pouvant être ouvert à d'autres salariés dans certains cas particuliers : maladie, handicap… le télétravail trouve enfin sa place dans la palette des outils intelligents mis à disposition des salariés de CANAL+ et de leur management.
Cet accord vient à expiration fin juin, c'était prévu ainsi. Dans les prochaines semaines, nous allons négocier pour le pérenniser.

Vous avez bénéficié du Télétravail en 2011 et 2012, vous êtes intéressés par ce sujet ? Questions techniques ou matérielles, organisation du travail, contraintes, liens à distance avec les services internes, dysfonctionnements informatiques...
Contactez-nous pour nous faire part de vos remarques et nous transmettre vos suggestions.

22 avril 2012

22% !

Non, ce n’est pas le score final de Philippe Poutou ou de Nicolas Dupont-Aignan au 1er tour de la présidentielle, ou bien l’augmentation de l'abondement au plan épargne CANAL+, il stagne depuis des années à 500€. Ce n’est pas non plus la progression du nombre de licenciements depuis janvier, même si ce chiffre reste à vérifier, ce n’est pas plus la progression de l’audience de i>TELE, non, rien de tout cela, c’est tout simplement l’augmentation de la rémunération globale de Bertrand  Meheut pour l’année 2011. (source Satellifax du vendredi 20 avril)

22% et pendant ce temps.. les restrictions budgétaires et salariales succèdent aux restrictions. Citons pour exemple, la remise en cause du remboursement des frais de transport pour celles et ceux qui habitent au-delà de la zone 5 francilienne, des augmentations de salaires réduites cette année à la portion congrue, une incapacité à juguler définitivement les différences de rémunération entre les femmes et les hommes, un abondement pour le PEE sauvé in extremis, une mise sous contrainte comme jamais de la masse salariale, l’arrêt total de recrutement…

Lors des négociations salariales de fin d’année, notre syndicat avait proposé que les 10 plus hautes rémunérations du groupe renoncent à leurs augmentations. Nous savons ce qu’il en est advenu avec des négociations qui ont finalement capotées en décembre dernier. Plutôt que d’ouvrir un dialogue respectueux, la direction a décidé contre l’avis de tous, d’appliquer un taux très réduit de progression de la masse salariale pour 2012, refusant de discuter dans le même temps d’un ensemble de revendications collectives, revalorisation du ticket restaurant, des frais kilométriques, des primes diverses, des rémunérations d’astreintes, etc.

22% ! Cette progression est peut être calée sur la progression du résultat net de l’entreprise, il est vrai très important cette année malgré les aléas, 701M€ cette année, un chiffre jamais atteint par CANAL+, même dans les meilleures années…

Mais faut-il rappeler que ce résultat, c’est d’abord celui du travail des 4000 salariés du Groupe qui s’évertuent année après année, à faire tourner l’ensemble des business dans des conditions toujours plus difficile. Malgré le manque de moyens, l’absence de budgets d’investissement, une organisation déficiente notamment côté Distribution, l’entreprise a réalisé son meilleur résultat financier de toute son histoire.

http://bit.ly/IFYOaF
Lorsque les rémunérations de certains dirigeants atteignent des sommets, les cadres, les responsables des business sont étonnés de les voir progresser encore dans des proportions importantes alors qu’eux se débattent comme ils peuvent pour justifier auprès de leurs collaborateurs des restrictions budgétaires et des augmentations de salaires au rabais, bien éloignées du simple maintien du pouvoir d’achat! Ils ne sont pas les seuls, la réactions des actionnaires lors de l'Assemblée Générale de Vivendi fut de ce point de vue également révélatrice.

Sur ces sujets comme sur beaucoup d’autres, il nous semble que l’exemple devrait  venir du plus haut niveau hiérarchique! Les efforts demandés aux salariés devraient être équitablement répartis.

Pour notre président, si l’on additionne les rémunérations fixes, les actions attribuées et les accessoires de rémunération, nous atteignons pour 2011 un montant global de 2,913M€, soit une hausse 9,4% pour la totalité des éléments de rémunérations, avec une progression de 32% pour le variable et de 6% pour le fixe, sommes auxquelles il faut ajouter une retraite chapeau de 2M€ incluant l’indemnité conventionnelle (page 111 du rapport annuel 2011 Vivendi)!

Il est vrai que nous sommes encore loin des 10M€ engrangés en 2011 par Lucien Grange, le patron américain d’Universal Music Group et de ses 700000€ d’avantages en nature…
http://bit.ly/HTJJ2W
Plus étonnant, Franck Esser, l’ex patron de SFR, a vu sa rémunération stagner alors qu’il contribue pour plus de 38% au résultat du groupe vivendi, que le chiffre d’affaire de SFR est de 12 milliards quand celui de CANAL est de 4,9 milliards, que le groupe SFR emploi plus de 10 000 salariés… benchmark… encore et toujours, mais pas pour tous et pas sur les mêmes registres…
Remercié sans ménagement, il a pourtant fait de SFR le 2ème opérateur mobile de France, tout en respectant un dialogue social de qualité avec l'ensemble des partenaires sociaux... C'est donc possible!

Dans l’exposé de ces chiffres, faut-il y voir également une prochaine évolution du management du groupe et donc un pari financier pour le proche avenir...?

Ce que nous constatons, c’est un décalage grandissant dans l’application de la politique de rémunération. Les écarts deviennent colossaux et nous sommes loin, très loin, des recommandations d’Henri Ford qui considérait, au début du siècle dernier, qu’un rapport de 1 à 20 entre les plus hautes et les plus basses rémunérations devait être une règle de saine gestion…  et pourtant ce fabuleux Henri était tous sauf un vulgaire gauchiste!

Il est possible de récompenser les salariés de leur investissement, possible et indispensable, sans remettre en cause un quelconque équilibre financier. C’est toute la politique salariale qu’il nous faut revisiter. Cette politique qui doit être au service de l'engagement de milliers de salariés qui croient encore en l'avenir. Que notre Direction nous prouve qu'elle croit aussi en eux en les récompensant et en les respectant !


L’arrêt des discours lénifiants sur le niveau de rémunérations des salariés de CANAL+ qui seraient bien au-dessus du marché, ce que ne démontre aucune étude sérieuse, est également un préalable. Culpabiliser ne sert à rien. Ces méthodes contribuent en revanche au désengagement de tout un chacun, CDI, Intermittents, CDD, stagiaires...

Une autre politique sociale est non seulement possible mais indispensable. Vite, le changement! Dans le cadre d'un dialogue rénové, respectueux, ouvert. Pour construire la 4ème histoire sociale de CANAL+, avec ses collaborateurs et pas à côté d'eux!

Venez y réfléchir avec nous, apportez votre contribution!
Un contact en cliquant ici!


19 avril 2012

DH et le fraisier de la discorde…

Le grand bazar de la Distribution : épisode sucré de la semaine écoulée…

Comment satisfaire plus d’un responsable éditorial et mieux encore un responsable marketing en mal d’affichage?

Grâce à 1 ou plutôt 2 bonnes nouvelles de la semaine passée, le Golf sur CANAL et la diffusion de la série desperate housewives, la Der des Der, la huitième saison sur nos antennes…

Ça valait bien un gâteau… aux fraises!
Pour fêter cette bonne nouvelle dans cet océan de désillusions et de doutes que nous vivons depuis plusieurs mois, une bonne lampée de crème devait permettre de ressouder des équipes malmenées et désorientées.

C’est ce que Maxime Saada a dû penser en offrant aux salariés du marketing une magnifique tranche de pâtisserie…

Dans cette période de vache maigre, où le moindre Euro est pisté, et alors que la remise en cause de quelques microscopiques avantages sociaux acquis constitue le quotidien de salariés qui se demandent quand tout cela va enfin s’arrêter, et bien du côté marketing on bamboche… et on a bien raison!

Car après tout, cette superbe brochette de nanas à la quarantaine branchée a de quoi ravir ou faire rêver jusqu’au plus hauts étages de la maison… et vaut mieux les admirer sur CANAL!

Oui mais voilà, le gâteau, c’est bien, mais tout le monde n’aime pas… faut pas gâcher!
Alors, quand le lendemain il reste quelques miettes, on les descend d’un étage et on les partage… au commercial… trop sympa, merci…! Mais, pourquoi pas le même jour, pourquoi sans explication, sans message... ? " Ben vous n’allez pas nous faire une salade d’un gâteau aux fraises… qui plus est de la meilleure facture et qui fut apprécié par beaucoup..."


Ok, ok…
Mais ce petit psychodrame résume l’ambiance de tout un secteur, la Distribution. Le marketing oui, le commercial non, semble-t-on nous faire comprendre à longueurs de décisions incohérentes et inexpliquées. Désillusions, inquiétudes, perte de sens… au secours McKinsey …

Car aujourd’hui, on semble jouer les anciens réseaux contre les nouveaux, le physique contre l’immatériel, l’immaturité contre l’expérience, et il faudrait accepter l’air du temps celui du court terme et de la vision déformée d’un horizon que personne ne semble plus maîtriser… ou comprendre!

Cette glissade vers l'insondable continue de faire des victimes…
Certains cadres de la Distribution n’auront pas eu le loisir de s’en payer une tranche. Abattus, stressés, déboussolés, ils sont un certain nombre à s’éloigner, volontairement ou par la contrainte, de cet environnement devenu irrationnel pour tenter de retrouver un équilibre fragilisé par des mois de turpitudes managériales et opérationnelles.

Les reverrons-nous?
Pour certaines de ces personnes, nombreux sont ceux qui l’espèrent, car il y a chez ces salariés-là, justement de la probité, de l’intelligence, du courage, des denrées rares et malmenées en ces temps troublés.

D'autres changements sont également attendus ces jours prochains côté DRH distribution, le CDD portant en lui même ses propres limites de durée légale. Qui pour prendre ... ou reprendre le poste...? Une nouvelle incertitude, une de plus! 

Dans cet univers impitoyable, nous proposons un retour à plus de sérénité!
Tiens, un p'tit séminaire de campagne pour mieux partager, ensemble, non seulement les mauvaises nouvelles, mais aussi les fruits de la croissance, les réussites, les succès, qu’ils soient de fraises ou de bulles… pour que chacun retrouve un sourire qui ne soit plus de façade, pour que l’on partage et surtout pour comprendre une stratégie de long terme, une organisation pérenne, des choix inexpliqués!

Alors, allez... encore une p’tite lampée…?

Pour nous envoyer un message, cliquez ICI!

18 avril 2012

Tiens donc… la DRH recrute…

Alors que depuis 7 ans, le périmètre de la DRH de CANAL+ s’est réduit comme peau de chagrin, un nouveau poste à pourvoir vient d’être affiché sur l’intranet : Directeur de la Formation.

Bigre, mais la formation redeviendrait donc une priorité alors que le service a été en grande partie vidé de ses forces vives, alors que la dizaine de formateurs chargés de former les centaines de Conseillers Clientèles des Centres de Relations Clients ont été remerciés, laissant derrière eux un désert et une attente…

Ce poste de Directeur de la Formation n’est plus pourvu depuis… 2009, Delphine Daniel ayant été la dernière à l'avoir occupé. Il a depuis disparu des radars, comme beaucoup d’autres… Responsable des Relations Sociales, Responsable Mobilité, Directeur de l’Administration du Personnel en 2008, Chargé de Recrutement et tant d’autres postes…

Mais pourquoi donc, alors que les plans d’économies succèdent aux plans d’économies, alors que les licenciements succèdent aux licenciements, alors que la contrainte ou la réduction de la masse salariale reste un objectif de moyen terme, pourquoi donc dans ce contexte recréer ce poste de Directeur de la Formation ?

Est-ce le poste le plus urgent à pourvoir ?
Depuis décembre 2010, nous n’avons plus de Directeur des Affaires Sociales, un poste pourtant stratégique, important pour l'exercice d'un dialogue social "normalisé". La disparition de ce poste réduit à néant le maigre dialogue depuis trop longtemps sous perfusion.

Le poste est même supprimé des organigrammes de la Direction Générale! Une première en 28 ans d’histoire de CANAL+, une première certainement en France pour une entreprise de plus de 4000 salariés, ce qui en dit long sur la considération que porte notre direction actuelle au dialogue social…

Un Directeur des Affaires Sociales pourquoi faire après tout, le dialogue avec les syndicats, avec les Représentants élus du Personnel, pfuiiittt… Eradiquons ces empêcheurs de tourner en rond, exilons-les, qu’ils restent injoignables, isolés, bannis…

Pourquoi dans ces conditions recréer aujourd'hui ce poste?
Pour trouver un point de chute à quelques amitiés en mal de contrat de travail, pour favoriser l’intégration de quelques élèves de grandes écoles, Polytechniciens, HEC, Ecoles des Mines… ou mieux pour intégrer un expert de chez McKinsey…

Ou bien alors, mais ce serait une révolution, pour favoriser une mobilité interne, récompenser celle ou celui qui a tout donné dans ce service pour compenser l’absence depuis des années d’une direction, un service qui a dû se plier aux oukases d’une politique de formation déclinante…

A l’heure où les DRH centrales tentent ou ont pris sur ordre le contrôle opérationnel d’un certain nombre de fonctions vitales de nombreux business, organisation, rémunérations, missions… au grand dam des patrons opérationnels qui n’en peuvent plus, il est urgent de mettre en œuvre une autre politique sociale.

Ce renouveau est attendu par des centaines de salariés, de Cadres, de Responsables de Business et de Services qui ne comprennent plus, qui ont perdu confiance dans des services essentiels et recherchent ailleurs le soutien dont ils ont besoin.

Il est urgent que chacun regagne ses casernes, que les DRH centrales s’occupent de social laissant aux opérationnels le soin de gérer leur business...

Les dégâts collatéraux produits par cette offensive permanente sont importants, des changements radicaux seront indispensables pour y remédier. Certaines fondations de notre modèle social, celles-là même qui ont indéniablement favorisé les succès passés, sont aujourd’hui atteintes, contribuant à fragiliser une organisation qui devrait être au contraire renforcée pour affronter vent debout les défis du moment.

Est-on sûr dans ces conditions que la priorité soit le retour d’un Directeur de la Formation? Si ce poste est évidemment indispensable, il en est d’autres qu’il faut pourvoir en urgence.

Et des lendemains qui chanteront lorsque nous aurons retrouvé, rive gauche, un fonctionnement normalisé et respectueux des femmes et des hommes, des organisations et des business!

Un préalable à toute reconquête!  

Contactez-nous en cliquant ICI!  




04 avril 2012

Commerciaux & ingénieurs… "Universum contre Best workplaces"

Le 19 mars dernier, l’intranet nous révélait le baromètre 2012 des entreprises préférées par les jeunes étudiants. Réalisé par Universum, et publié par le journal Le Monde Economie le 20 mars dernier, ce sondage révèlait que CANAL+ se classe en  5ème position pour les écoles de commerce.
http://bit.ly/Hf7SXs

Une stabilité d’intérêt bienvenue alors que le commerce souffre et que les prochains affrontements avec nos nouveaux concurrents vont nécessiter du punch et de la créativité….
Encore faut-il être honnête et signifier à ces jeunes étudiants que CANAL+ ne recrute plus, parfois du stagiaire, souvent du CDD ou du prestataire, mais passons, il n’y a pas de mal à se faire du bien !…
Toutefois, cette présentation fait abstraction du reste de l’enquête, et notamment de notre 45ème position dans les écoles d’ingénieurs !
Alors que certains patrons rêve de transformer leur business en "Google machine", alors que la technologie reste un enjeu majeur pour l’avenir du groupe, les étudiants des écoles d’ingénieurs délaissent CANAL+ pour préférer EADS, Google, Apple, mais aussi l’industrie plus classique, Renault, Michelin, ou encore Décathlon…. bien avant notre entreprise!
Il est vrai que depuis la disparition de CANAL+ Technologies en 2003, filiale qui a employé jusqu’à 600 ingénieurs et techniciens, il n’existe plus à CANAL+ de secteur technologique digne de ce nom. Tout est sous-traité, confié à d’autres, imaginé ailleurs…
Mais un autre sondage dont notre direction ne parle pas, a été réalisé par le Figaro Magazine, «le best workplaces 2012».
http://bit.ly/rTkofS
Et là, surprise, CANAL+ disparait totalement du spectre. On y trouve Microsoft, Leroy Merlin, ou Procter & Gamble, mais pas de trace de CANAL+ !
La méthodologie adoptée par l'organisme qui a réalisé cette enquête explique peut-être ce résultat. En effet, l’environnement social de l'entreprise est prix en considération, «une entreprise où il fait bon vivre, c’est une entreprise ou le salarié a confiance en son encadrement, est fier de son travail et de son entreprise et peut travailler dans une atmosphère conviviale. »  On commence à comprendre…
Pourtant, la méthode semble éprouvée.
Le palmarès est établi à partir de 2 enquêtes menées au sein de chacune des entreprises consultées. 59 questions pour la première enquête pesant pour 2/3 de la note finale. La seconde partie de l’enquête repose sur une évaluation qualitative de la culture de l’entreprise et de ses pratiques RH… Voilà certainement l’explication de notre absence...
La perte de sens de très nombreux salariés, les tensions sociales qui ne cessent de s’accroitre, une politique RH plus orientée aujourd’hui sur la mobilité… vers l’extérieur, un environnement dégradé, voir en certains secteurs très dégradé, expliquent certainement l’absence CANAL+ dans ce sondage.
Au-delà de ces analyses, il est étonnant de se réfugier derrière ces études pour essayer de prouver à tout un chacun que CANAL+ reste sexy !   
Mais les salariés en interne savent exactement de quoi il retourne. Ils ont cette chance d’être intégrés et de vivre au quotidien le meilleur comme le pire... Alors, méthode Coué,simple effet de communication ou auto-persuasion?

Et vous, votre sondage?
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01 avril 2012

Le doux bazar du Marketing Distribution…

Depuis plus d’un an, le marketing distribution vit au rythme d’un nouveau management. Changement encore, changement toujours dans ce business  alors que la stabilité primait depuis de longues années.

Effet McKinsey ou simple volonté de bouleverser des organisations pour les "mettre en mouvement"? Le constat est aujourd’hui pourtant rude et sans appel : la perte de sens et la désorganisation ont gagné beaucoup d'esprits et pratiquement l'ensemble des espaces marketing!

Des organisations bouleversées, des pertes de compétences, des changements hiérarchiques importants, des orientations constamment revues fragilisent un édifice pourtant au cœur de la stratégie de conquête et de stabilité commerciale du Groupe. A quoi ont donc servi ces études Bain et McKinsey menées pendant plus d’un an et payées au prix fort, plusieurs centaines de milliers d’Euros, si ce n’est à accroitre souvent l’illisibilité et l’incohérence dans cet environnement.

Est-ce la conséquence d’une mauvaise application des suggestions proposées par ces cabinets, ou bien faut il y voir encore une fois l’effet désastreux de décisions prises sans réelle concertation avec les premiers concernés?

Absence également d'un accompagnement au changement, que nous revendiquons en permanence, toujours refusé, et pourtant indispensable lorsque des bouleversements profonds viennent affecter des organisations bien huilées.

L’arrivée de la DEC, un fardeau de plus dans un environnement déboussolé… ce pourrait-être la goutte d’eau…
Avec l’arrivée d’une partie de la "DEC" (Ex Direction de l'Expérience Clients) démantelée dernièrement après une petite année de fonctionnement, c’est tout l’édifice Marketing qui tangue un peu plus. Certains ex DEC sont ainsi soulagés de se retrouver côté DTSI car ils connaissent les carences et les soubresauts du business Marketing.

Il faudrait en effet que ces salariés nouvellement rattachés soient immédiatement opérationnels, qu’ils aient intégré de nouveaux objectifs et compris sur le pouce une organisation bouleversée. Nous sommes là dans un registre proche de l’improvisation!

La promesse d'abord d’un joyeux bazar… ou comment la dilution des responsabilités et l’absence d’orientation clairement partagée obèrent le présent tout en contribuant à accentuer les tensions.

Du Responsable au stagiaire, tous subissent les effets de souffle et cette ambiance délétère.

Et comme toujours, c’est en fin de ligne que les choses se concrétisent, mais parfois sous la seule responsabilité d’un pauvre stagiaire qui doit apprendre mais surtout comprendre et mettre en musique des opérations plus ou moins complexes.

Prenez une idée de bon matin, partagez là rapidement, jetez  là en fin d’après-midi, et recommencez jusqu’à fort tard...
Du matin où les réunions d’échanges devraient permettre de cadrer le travail de chacun, au soir où la majeure partie des projets sont à nouveau remis sur l’établi, il ne se passe pas une semaine où des dizaines de salariés travaillent jusqu’à très tard le soir pour réécrire, ré-entreprendre, reformater des projets afin qu’ils soient de nouveau présentés le lendemain matin…  Et c’est ainsi depuis des mois, mais aujourd’hui la fatigue gagne, le découragement guette et le business s’en ressent!

Ces méthodes ont aussi des conséquences sur l’ensemble des autres business, notamment côté commercial.
Perte de temps, perte de sens et surtout conséquences physiques ou psychologiques de plus en plus visibles sur les salariés, il est de notre devoir d’alerter sur un système qui fatigue et favorise surtout nos nouveaux concurrents ravis d’accueillir des compétences souvent aigris, démissionnaires ou… virées!

A ce stade, et dans le contexte présent, il est indispensable de reprendre le chemin de la raison, celui d’une organisation lisible et stable, d’accueillir et de dérouler des projets expliqués, partagés, de bannir les perpétuelles refontes quotidiennes des projets, de respecter les durées de travail de l’ensemble des salariés de ce business, de refuser le systématisme du travail nocturne...

Le retour à la normalité s’impose... rapidement!
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