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10 mars 2010

I>Tele, ses Journalistes, sa Live U, ou la naissance d'un nouveau type de Journalisme!

La Live U, c'est ce nouvel équipement qui permet aujourd'hui à un Journaliste d'être totalement autonome sur le terrain de reportage. Pour cela, il transporte sur son dos et sur ses épaules un équipement... de plusieurs kilos... qui lui permet non seulement de fabriquer des images et des sons mais aussi de les transmettre en live sans avoir besoin pour pour celà d'un véhicule satellitaire.

Live U Broadcast Live Anywhere, Anytime
Voilà ce que proclame la pub sur le site de la société Israélienne qui fabrique ce produit. Voilà qui nous inquiète un peu plus... pour les salariés aux horaires de travail indéfinis... La connexion au réseau peut être effectuée grâce au réseau téléphonique 3G aujourd'hui, 4G demain, par Wifi ou par Ethernet.
C'est un appareil de diffusion qui, plaqué sur une caméra TV, permet de retransmettre des images, en direct, en toute occasion, de tout lieu, même en roulant, sans besoin de passer par un lien satellite.


Cette nouvelle technologie qui va être déployée prochainement à i>Tele nécessite, selon nous, quelques éclaircissements et pose quelques questions.

Tout d'abord sur l'utilisation permanente d'un outil dans un environnement saturé d'ondes électromagnétiques.
Une expérience menée dernièrement a révélé l'impossibilité de transmettre des signaux lorsque plusieurs LiveU étaient utilisées dans un même environnement, saturé d'ondes, aucun signal ne passait plus...!

Qui peut affirmer aujourd'hui que tout salarié exposé dans ce type d'environnement en permanence n'en subira aucune conséquence? Prenons date pour dans 5, 10 ou 15 ans...

Le débat commence d'ailleurs à se développer en France!
Pour preuve, les questions posées par les élus des collectivités locales pour le déploiement des réseaux mobiles en 4G!
Ces élus réclament des expertises avant de se prononcer sur l'installation de ces émetteurs et réémetteurs de forte puissance, qui permettront d'accéder depuis son portable au service disponible sur le Web fixe. L'abonné mobile disposera, a minima, d'une dizaine de Mbit/s au creux de la main pour surfer, regarder la télévision ou communiquer en vidéo avec la même fluidité que sur son PC.


C'est pourquoi nous revendiquons une expertise du CHSCT pour effectuer un diagnostic et apporter des réponses aux questions des Journalistes concernés. Faudra-t-il les équiper de vêtements adaptés, faudra-t-il limiter les temps d'exposition aux rayonnements... toutes ces questions méritent examen!

Autre sujet, les impacts sur l'organisation du travail
Avec ce matériel, le Journaliste va se retrouver seul, ce n'est pas une nouveauté... c'est déjà le cas pour les JRI, obligé de jongler aujourd'hui entre la conduite du Véhicule Satellitaire, les câbles à tirer, le pointage de la parabole, le reportage, le montage, la diffusion... on remballe tout et on recommence...

Ce qui est vrai aujourd'hui pour le JRI en charge d'un véhicule satellitaire le sera encore plus demain pour le porteur de LiveU.

Est ce un progrès pour le métier?

Comme pour toute nouvelle technologie, cette question reste ouverte. Le poids du matériel, l'autonomie totale du Journaliste, sa solitude accentuée vont nécessiter certainement une adaptation des temps de travail effectif. Comment les responsables de la Rédaction de i>Tele ou la DRH traiteront de cette question?


Est ce incongru d'anticiper sur ces problématiques? Il est de notre responsabilité de prendre date alors que se profile de nouvelles orientations pour le métier de Journaliste. Ne nous y trompons pas, il s'agit bien d'une modification des conditions d'exercices de cette profession. Le Journaliste robotisé, asservi à sa machine n'est pas très loin si ne prenons garde aux conséquences du déploiement de ces nouvelles technologies.




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09 mars 2010

Quand il y a une volonté, il y a un chemin!

Lisez, relisez, diffusez, relayez notre communication du jour.

Nous vous remercions pour vos messages positifs et vos encouragements. Ces vérités que nous publions, c'est votre vécu au quotidien. C'est vous qui nous alertez sur certaines dérives autoritaires ou dégradantes. C'est vous qui devez faire face aux conditions difficiles de travail, dans un environnement contraint.

Nous savons!
Les 2 prochaines années vont être difficiles. Les plans d'économies vont se poursuivre. Aucun secteur n'est aujourd'hui épargné. Postes non remplacés, productivité accrue, désorganisation... Le malaise général, le désenchantement et la résignation caractérisent un peu + chaque jour notre environnement social.

Mais rien n’est impossible. Lorsqu’il y a une volonté, il y a un chemin. La volonté viendra par nécessité ou par obligation!


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STP : une Convention Collective please!

STP, mais non, ce n'est pas S’il Te Plait, y a bien longtemps que la politesse n'est plus de mise dans certains cénacles directoriaux, mais plutôt Syndicat des Télévisions Privées!

Ce syndicat fut crée en 2004.
Il avait pour ambition de rassembler les 3 grands acteurs du monde l’Audiovisuel Privé… Français… pour qu'ils prennent leur place au sein des organismes paritaires du secteur. Et ce fut fait!

Quelle révolution!
Les ennemis d’hier… se font aujourd’hui la bise !

Il y a 4 ans, il était impensable qu'un Cadre de CANAL+ déjeune avec un Cadre de TF1. C’était cause de rupture et d’engueulades des 2 côtés de la Seine. Aujourd’hui, on se congratule, on se serre dans les bras... Ben oui quoi, les temps sont durs pour tout le monde, on a intérêt à se rapprocher non?

Pourquoi pas… si ces bises servent les intérêts de nos entreprises… et des salariés qui y travaillent! Mais là, c'est une autre histoire.

TF1, M6 et CANAL+, c’est environ 10 000 salariés, sans compter la dizaine de milliers qui travaillent comme intermittents, prestataires, stagiaires … Et sans oublier les 4000 salariés des chaines thématiques de l’ACCeS, bref un secteur qui commence à peser... il est vrai pas seulement par le nombre de ses salariés!

Et puis face à ces étrangers, ces nouveaux venus, faut aussi se protéger!
Vous les voyez vous, tous ces Telcos arriver dans notre business. Les Orange, SFR et autres, attirés par le contenu alors qu'ils ne vendaient que du tuyau.

Souvenirs, souvenirs...
Qui se souvient de l’affaire des intermittents qui avait débuté à CANAL+ par la mise en cause du responsable de la production, Alain De Greef, obligé d'aller s'expliquer devant les tribunaux. Cette interpellation avait nécessité une réponse collective car, si CANAL+ avait été épinglé tous les acteurs de l’audiovisuel étaient et restent concernés.

Une fois ce problème réglé…à peu près… par des accords négociés au plan national, le syndicat STP s’est mis de lui-même en sommeil…

Et puis janvier 2010, réveil brutal en fanfare!
Voilà que Mmes & Mrs les responsables de ce Syndicat à savoir les dirigeants de M6, TF1 et CANAL+ décident de lancer une négociation sur le thème d'une Convention Collective de Branche !

Ben mais que vous arrive-t-il, vous vous ennuyez, vous répondez à l'appel du Gouvernement, vous trouvez qu'il serait bon de rétrécir ces bons bons vieux accords d'entreprises que vous trouvez trop gourmands?

Qu'en est-il vraiment? Ce n’est pas encore très clair ! On verra!
Premier problème : la Branche Professionnelle, elle n’existe pas ! Aujourd’hui chaque entreprise est régit par sa propose Convention Collective. Sans parler de l’Audiovisuel Public en pleine refonte de ses systèmes sociaux après la fusion et le rapprochement des sociétés opérées ces dernières semaines !



Pourquoi dès lors lancer ce projet ? C’est bien la question que nous nous posons.
Il n’y a pas de nécessité absolue à écrire une nouvelle Convention Collective dite de Branche pour l’Audiovisuel en France. A moins que… dans le maelstrom qui se prépare tant sur les chaînes publiques que sur les chaînes privées, et dans le secteur des chaines thématiques ou locales, il s’agit de créer un socle social minimal commun…


Oui mais…
Il n’est pas question d’accepter une quelconque remise en cause des Accords d'Entreprises qui régissent les relations sociales à CANAL+. Nous revendiquons d'ailleurs l’inscription de ce principe dans le préambule comme dans le corps de ce nouveau texte.

Autour de la table...
C’est une négociation nationale, on retrouve donc toutes les organisations syndicales… la CFDT, qui se tâte encore pour savoir si elle reste ou pas, la CGT qui se tâte aussi pour d’autres raisons, la CFTC tendance TF1, FO, et votre syndicat, la CFE CGC !

3 réunions se sont déjà tenues.
Le terrain commence à être déminé, chacun prend ses marques. Tout est encore possible, arrêt des négos ou poursuite tout au long de l'année à raison d'une réunion tous les 15 jours. Si le texte arrive à échéance et est ratifié par une ou plusieurs organisations représentatives, il pourrait dès lors devenir règle commune, voire s'appliquer à tout le secteur en cas d'extension décidé par le Gouvernement, hors accords d'entreprises existants.

Nous ne sommes pas demandeur de cette négociation.
En revanche, nous connaissons par cœur les discours de la DRH de CANAL+ qui chaque année nous ressasse, lors des négociations salariales, l'exemple d'un "benchmark local" pour nous faire comprendre combien nous devons nous sentir heureux à CANAL+. « Regardez donc comment sont traités les salariés à l'extérieur... Vous voulez quoi encore… »
Cette politique et ce langage primaire lancinant et exaspérant nous laisse songeur quant à l’utilisation qui pourrait être faite de ce texte minimal si jamais la négociation devait aboutir.

Nous prenons date !
C'est pour cette raison que nous serons présent et actif pour que ce texte, si jamais il était adopté, ne devienne en aucun cas la référence sociale du secteur. Ce serait alors un cas de casus belli automatique!

A bon entendeur...

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08 mars 2010

Bertrand Meheut : 8 réussites... 1 échec!

A l'occasion de la communication à la presse des excellents résultats financiers 2009 du Groupe CANAL+, B. Méheut est présenté comme le sauveur du soldat CANAL+ en perdition et en faillite dès 2001. (cf : Les échos du 1 mars et du 2 mars 2010)

C'est vrai, B. Méheut a redressé les comptes de CANAL+!
Il a contre vents et marées, assuré la pérennité du modèle de Pay TV à la française. Il a taillé dans les coûts et rationalisé la structure tentaculaire montée par Pierre Lescure. Il a engagé de jeunes loups capables de prendre à bras le corps ce bébé en apoplexie avancée!

7 ans plus tard, le bébé se porte bien, très bien même!
CANAL+ dégage des bénéfices confortables, comme jamais depuis sa création, plus de 652 millions d'Euros ! CANAL+ commence à se redéployer à l'étranger. CANAL+ est redevenu un acteur majeur de la TV française voire européenne... mais à quel prix social !!

Pendant qu'on redressait les comptes, on pressurait les hommes! Que de dégâts sociaux depuis 2002!
Nous ne réfutons pas la nécessité d'un modèle économique contraint, mais pas au seul service de l'actionnaire. Le Capital humain doit redevenir un enjeu central dans la stratégie de nos entreprises. C'est peut être l'enjeu majeur de l'entreprise de 21° siècle. Sinon, nous y perdrons nos âmes et à terme nos ambitions. CANAL+ peut devenir un exemple... en devenant exemplaire!

Combien pour les salariés, combien pour l'investissement? Peu, pas assez!
Le bénéfice financier présenté cette année, c'est le résultat du travail accompli, mais aussi des sacrifices consentis depuis des années par les salariés. C'est le résultat d'un travail acharné de tous. C'est pourquoi nous revendiquons une redistribution plus équitable.
Petit retour sur l’histoire, 1° plan social : 2001
145 salariés virés, c'est le début de la purge. Mais B. Méheut n'est pas encore aux commandes, c'est Xavier Couture qui s'y colle, patron pour quelques semaines encore. Ce plan concernera avant tout la production audiovisuelle.
Tout commence sérieusement en 2003!
Nous étions loin d'imaginer ce qui allait arriver pour des milliers de salariés! 2003, c’est l’année des pleins pouvoirs pour B. Méheut. Il trouve une situation économique catastrophique, un groupe en quasi faillite, des comptes qui ne cessaient de se dégrader, des abonnés qui fuyaient. Pour redresser tout cela, BM va adopter un plan drastique.
5 milliards d'Euros de dettes!
A l’époque, le groupe CANAL+ croulait sous 5 milliards de dettes. Trois actions vont être menées pour le redresser.
Une recapitalisation de 3 milliards d’Euros par notre actionnaire Vivendi… que nous continuons de rembourser. C’est ce qui explique en partie la remontée du bénéfice vers Vivendi chaque année.


La vente... le bradage de nombreuses filiales étrangères, l’Italie d’abord à notre ennemi de l’époque R. Murdoch avec lequel nous étions en procès aux USA. Telepiu fut vendue pour une bouchée de pain alors que des centaines de salariés de CANAL+ avaient réussi à la redresser en travaillant d’arrache pied. Elle commençait à rapporter de l’argent quand… le drame se produisit. Cela eu pour effet également d’éteindre le contentieux avec Murdoch aux USA alors que nous étions en passe de le gagner! Nous estimons toujours que ce fut une erreur.

3° axe : Un plan social dur et des coupes dans les coûts fixes de stuctures, des économies tous azimuts que nous continuons de pratiquer. C'est à cette époque que nous passons du jus d'orange bien frais à la fontaine distribuant de l'eau... chaude!

Pour l'étranger, toutes les filiales étrangères vont y passer sauf... la Pologne!
Et pour cause, Personne n'en voulait à l'époque. C’est pourquoi cette société est restée dans le Groupe. Et tant mieux, car, aujourd’hui, la Pologne participe pour une part très importante au résultat financier du Groupe... comme quoi… Le bénéfice de CANAL+ serait bien moindre si nous n’avions plus cette société dans notre giron !
Du gâchis également avec le dépeçage de CANAL+ Technologie! Cette filiale employait 600 ingénieurs de très haut niveau. C’était la 2° entreprise mondiale de conception et de production de système de contrôle d'accès et de systèmes interactifs pour la TV, des systèmes que nous vendions dans le monde entier! Elle fut bradée à Thomson qui se dépêchera de la revendre quelques mois plus tard. Ce fut un déchirement, un gâchis technologique, économique et social.
2003 la purge : le Groupe passe de 5000 salariés environ à ... 2500! 375 salariés virés, des milliers externalisés... Sans compter les centaines de salariés qui travaillaient pour CANAL+ dans des filiales, en France et à l’étranger.

Fallait-il en passer par là?
Peut être, mais pas totalement! La violence du choc social, la déstructuration sociale du Groupe nous le payons encore aujourd’hui.
Et les externalisations
Avec des externalisations de services entiers, Direction Informatique, Distribution, Production Audiovisuelle, Services Supports, nous avons perdu irrémédiablement des compétences et des savoirs faire!
Mais plus que cela encore. Ces activités sont depuis assurées par des prestataires dont certains vont au passage se sucrer. Le coût d'un prestataire est de 3 à 5 fois le coût d'un salarié en CDI. Des centaines, des milliers de prestataires ont travaillé ou travaillent pour CANAL+...
Puis viendront les plans sociaux après la fusion avec TPS, plus de 300 salariés concernés ou le plan social de 2007 à i>Tele qui perdra 15% de ses effectifs!

Le systématisme, l'éthique serait de reconnaitre que le modèle économique ne peut être seul porteur de valeur pour l'entreprise. Aujourd'hui, il faut y associer un modèle de développement social, et là, le bât blesse depuis 5 ans! C’est le point d’achoppement, celui qui détruit et qui casse, qui affaiblit de très nombreux salariés. Beaucoup partent… avec la bénédiction de la DRH, sans être remplacés. D’autres sont virés. D’autres sont en mobilités plus ou moins forcés depuis des mois.
Mais force est de constater que cette politique atteint ses limites. Le cas le plus extrême étant i>Tele où depuis des mois, la situation n’a cessé de se dégrader, où nos interventions nous ont conduit à interpeller l’Inspection du Travail pour faire respecter à minima le code du travail, (la procédure est toujours en cours) et pour que le management s’assouplisse et cesse de s’en prendre aux Journalistes !
Malheureusement, si nous avons gagné parfois quelques répits, c’est toujours sans lendemain. La situation reste très tendue, les Journalistes abasourdis et fatigués. Ce modèle social là, nous n’en voulons pas, il est destructeur de valeurs humaines et économiques !

Dans le Groupe depuis 5 ans, ce ne sont que mobilités fortement conseillées vers l'extérieur. Ce ne sont que discours sur des plans d'économies qui se succèdent à marche forcée, ce ne sont que désorganisations et pressions avec son corolaire de dégâts humains : montée du stress, déstabilisation des équipes et du management, perte de sens, etc.

Un autre modèle social est possible, souhaitable, indispensable pour les 4000 salariés du Groupe!
Il faut que cesse cette politique de la terre brulée. Nous ne cessons de le dire depuis 5 ans.
CANAL+ ne saura affronter les enjeux de ces prochaines années qu'avec ses salariés, pas contre eux!

Là où existe une volonté, il existe un chemin...
Arrêtons les pressions au départ des seniors, redonnons le pourvoir managérial aux managers... en le retirant à la DRH, assouplissons les règles d'économies drastiques, revoyons l'organisation, embauchons là ou les besoins sont les plus criants, respectons les salariés, arrêtons de pressurer le Cadre en lui demandant de travailler sans relâche du matin au soir, le WE, au bureau…chez lui !

L'ensemble des salariés sont concernés, qu’ils soient Journalistes à i>Tele les plus maltraités, qu'ils soient techniciens à Lumière ou au CDN, à la Distribution qui a tant souffert ces dernières années, partout c’est le même langage !
Nous voulons un environnement social plus détendu, soucieux du salarié, du collaborateur! Ce sont les femmes et les hommes de cette belle entreprise qui en font la force et la richesse. Ce capital humain incroyable doit être enrichi, respecté, choyé! Construisons l'avenir de CANAL+ avec eux!
Nous sommes persuadés que nous perdons à cause de cela des parts de marché. Pire, nous risquons la catastrophe humaine, nous surfons en permanence sur le risque social.
Oui, bravo Monsieur le Président pour votre réussite économique. Mais prouvez nous maintenant que le social n’est pas l’ennemie de l’économique, que vous allez y porter une plus grande attention, que les hommes et les femmes de cette belle entreprise que nous aimons vont retrouver le sourire et la niaque! Pour que vive et se développe un nouveau modèle social qui fera référence et que vous serez fier, comme vos résultats financiers, de présenter !

Merci pour toutes celles et ceux qui se démènent et qui souffrent, souvent en silence !
Prochaine NewsLetter !
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02 mars 2010

Y a maintenant une double Arête dans la MIT...!

Le 2 février dernier, au Comité d'Entreprise, les élus + Libre, contre l'avis de tous les autres Représentants du Personnel, sélectionnait le cabinet Arête pour lancer une expertise sur la MIT, ce projet d'envergure de Modernisation des Infrastructures Techniques.

Petit rappel historique
La Direction Technique de CANAL+ a décidé de procéder à la numérisation totale des processus de production et de diffusion de ses chaînes, dont certaines continuent d'être alimentées encore par de la cassette...

Même si cette cassette est totalement numérisée, il fallait que CANAL+ saute le pas et que nous entrions enfin comme nos concurrents ou voisins anglo-saxons, dans le 21° siècle du Broadcast... et du Broadband!

C'est ainsi que, depuis un an, nos valeureux ingénieurs travaillent d'arrache pied pour sélectionner un système de serveurs et des outils annexes devant permettre d'ici à 2 ans de supprimer totalement la bande magnétique du circuit de production et de diffusion!

Oui mais voilà...
Tous ces changements sont nécessaires, mais ils impactent l'organisation de l’entreprise, les missions des salariés, les tâches de chacun. Des centaines de salariés, peut être plus de 1000 en interne comme en externe, chez nos prestataires, sont concernés par cette révolution.


Après quelques péripéties où l'on voit le syndicat +Libre se prendre les pieds dans le tapis juridique de l'ordre de missions, faisant appel, pour nommer un expert, d'abord au CHSCT alors qu'il eut fallut commencer par le Comité d'Entreprise… quelques mois plus tard et donc de perdus, plusieurs cabinets présentent leurs projets et leurs compétences aux élus afin de permettre une sélection de celui qui apparaitrait comme le mieux armé pour répondre au cahier des charges dans un délai très très court!

A notre grande surprise...
Ce n'est finalement pas celui qui apparait à 6 organisations syndicales sur 7 comme le plus compétent qui est sélectionné. +Libre, qui a la majorité au CE, vote pour la cabinet ARETE contre l’avis de tous les autres Représentants du Personnel. Pire, il semble que le choix était déjà entériné dans quelques cénacles directoriaux avant même que les élus aient eu leur mot à dire…

Rebelote au CHSCT...
Puis vient … enfin, et dans l'ordre cette fois, le tour du CHSCT de se prononcer sur le choix d’un expert pour cette instance. Rappelons que le CHSCT, Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail, peut engager également de son côté et en parallèle du CE des expertises s’il le juge nécessaire. En toute cohérence… avec lui-même…, le syndicat +Libre poursuit sur le même chemin… et encore une fois, seul contre tous...!

Chacun jugera de la pertinence de ce choix.
Mais il nous apparait évident que d'autres cabinets étaient mieux armés pour répondre dans un délai aussi court à une expertise technique complexe de cette ampleur.

Cette expertise est pourtant essentielle. Elle devait nous permettre d’appréhender les enjeux et les conséquences des choix technologiques qui vont être effectués à CANAL+. Elle devait aussi nous permettre d’appréhender les conséquences sur l’organisation… et donc sur les emplois qui vont être impactés ! Des métiers vont disparaitre, d’autres vont apparaitre, il va falloir gérer cela avec doigté pour que personne ne reste sur le bord du chemin, et pour que numérisation soit synonyme de progrès et non de régression pour le millier de salariés concernés !

Mais qu'importe pour certains...
Visiblement, ce n'est pas l'intérêt de l'entreprise ou des salariés qui prime !

La CFE CGC, avec d’autres, le regrette profondément, persuadé qu'il nous fallait des compétences que certains possédaient déjà, des expériences acquises, des ouvertures sur des systèmes déployés à l’étranger...

Pour exemple, l'Angleterre a basculé dans ce mode de gestion. L'économie et l'organisation des chaînes publiques et privées de ce pays en est totalement bouleversé. Est ce ce modèle là que nous allons importer en France?

Nous allons vivre cette révolution en France et nous avons besoin, comme représentant du personnel, d’analyses solides, d'expériences certifiées, d'ouvertures internationales pour travailler sur l'avenir professionnel de centaines de salariés, sur la future organisation et la place de la technique dans notre groupe!

Dommage!

Prochaine NewsLetter!
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01 mars 2010

"...l'ère de la réduction des coûts à courte vue est terminée..."

Non, cette citation n'est pas de Bertrand Méheut, elle n'a pas été prononcée lors d'un récent Comité d'Entreprise de l'UES de CANAL+ ou d'une réunion de négociation syndicale, cette citation, c'est celle de Stéphane RICHARD le nouveau patron de France Télécom!

Prononcée dans une interview publiée vendredi 26 février par le journal "Le Monde", Stéphane RICHARD évoque la situation du Groupe dont il vient de prendre la Direction et il réalise un premier diagnostic du malaise que traverse cette entreprise depuis plusieurs mois, après de nombreux suicides de salariés.

Que souhaite mettre en place le nouveau PDG de FT pour remédier à cette situation?
D'abord "...un nouveau pacte social..." et une réhabilitation du rôle des syndicats, avec l'ouverture de négociations sur le stress mais aussi des négociations sur l'organisation du travail, la fin des mobilités... forcées... ect.

Puis il poursuit en indiquant qu'il faut "redonner des marges de manoeuvre aux managers..." et "... renforcer a filière Ressources Humaines..."

Autre sujet abordé : Les rémunérations.
Changement total de paradigme sur le sujet, contrairement à ce que soutiennent mordicus une grande partie des dirigeants des Entreprises Françaises, il souhaite "...remettre du collectif dans les rémunérations..." "...indexer la part variable des Cadres, y compris celle des Cadres Dirigeants, sur les performances sociales de l'entreprise..." et précisant "...Celle ci sera le reflet de la satisfaction des salariés dans leur travail..."

Si nous pouvions remplacer le nom de France Télécom par celui CANAL+ et appliquer ces orientations dans notre Groupe, nous pourrions considérer qu'un pas serait franchi dans la reconnaissance des difficultés sociales que rencontrent les 4000 salariés de CANAL+ dans l'exercice de leurs missions.


Aux mêmes maux, les mêmes remèdes.
Sur le plan social, le parallélisme peut être troublant. Organisation sous tension, réduction des coûts, volonté d'accélérer les mobilités, gestion de court terme, manque de perspectives claires et partagées, management dubitatif, stress en augmentation sensible... Tous ces maux que la CFE CGC ne cesse de porter au devant de la scène sociale depuis des mois et qui participe de la dégradation du climat social.


Nous savons combien de salariés souffrent de cette situation.
Nous en accompagons suffisamment pour le savoir, pour toucher de près l'incompréhension, le désarroi, parfois la détresse!


Cette situation n'est pas irrémédiable!
Un nouveau pacte social à CANAL+? Ce serait prometteur! Mais il y faut avant tout une volonté. En attendant cet évènement, nous demandons l'assouplissement des politiques drastiques de réduction des coûts au profit de l'investissement et du recrutement, nous demandons le respect des salariés dans leur volonté de gérer leur mobilité, d'accompagner sereinement leur gestion de carrière. Nous revendiquons la reconnaissance de la compétence et non le seul asservissement au résultat financier. Nous revendiquons le retour du manager comme élément central de l'organisation, en lui redonnant le pouvoir qu'il n'aurait pas du perdre dans la gestion des équipes et des business. Nous réclamons, dans certains secteurs d'activités de CANAL+, le retour à leur rôles premier des services supports, notamment de la DR(H), celui qui leur est normalement dévolu comme le soutien au management, le support aux salariés, la médiation lorsque cela s'avère nécessaire... plutôt que de l'ingérence permanente et contre productive dans la production!

Rien de tout cela ne semble être à l'ordre du jour en ce début d'année 2010, et nous le regrettons. Dans ces conditions, nous considérons que la situation sociale des salariés de CANAL+, et notamment la position de l'encadrement, va continuer de se dégrader!

+ 30M€!
Lorsque l'on sait que le résultat financier va devoir progresser de 30M€ en 2010... on reste songeur, mais aussi inquiet sur les conséquences humaines et sociales de ces choix!

Bertrand, vos salariés, vos Cadres attendent une explication de texte franche et limpide, ils attendent une clarification sur les choix et la stratégie de notre entreprise pour les 3 à 5 ans à venir, à l'heure des grands bouleversements technologiques qui nous concernent en priorité, alors que le marché de la Pay TV Française se complexifie et se ramifie à vue d'oeil, alors que les développements internationaux balbutient, alors que des choix stratégiques d'envergures sont à l'oeuvre chez Vivendi!


Prochaine NewsLetter, Intervention de B. Méheut
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22 février 2010

Même sur les pistes... Bloguez avec nous!

Profitez de ces quelques jours de vacances pour revisiter quelques articles du passé... mais tellement d'actualité!

D'ici là, vous aurez tous reçu votre lettre de bonnes ou de mauvaises nouvelles! Incompréhension, déception, questions diverses sur vos augmentations de salaires? Venez nous en parler, nous pourrons vous éclairer et vous renseigner sur les recours possibles!

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